Séminaire Costech en mai 2014

Les 15 et 16 mai 2014 aura lieu le séminaire transversal du laboratoire COSTECH.

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Comment les images viennent à nous – Journée doctorale, lundi 15 avril 2013

Comment les images viennent à nous

Journée doctorale

Lundi 15 avril 2013

9h30 – 12h30 // 14h – 17h

62 boulevard de Sébastopol, locaux de l’UTC à Paris

Les Laboratoires CARISM (IFP, Paris 2) et GRIPIC (CELSA, Paris 4) organisent chaque année une rencontre doctorale autour d’un thème qui fédère les recherches de plusieurs de leurs doctorants. Ils associent cette année le COSTECH (UTC) afin que toutes les équipes d’accueil en Sciences de l’information et de la communication du PRES Sorbonne Universités soient représentées.

Comment les images viennent à nous ? Le mot image est entendu au sens large : documents audiovisuels, photographie, cinéma, supports à modalités plurielles sur le Web…

Comment donc les images sont pensées en amont pour des publics : conditions de production, économie des images, conditions de leurs diffusions ? Comment se soumettent-elles à l’interprétation des publics ? Quelles sont leurs intentions et leurs conventions, les rituels qu’elles convoquent quand elles sont partagées ? Comment les sciences sociales pensent-elles cette traversée des objets médiatiques qui vont du lieu de leur production à leur lieu de réception…

Rencontre présentée par Frédéric LAMBERT (directeur CARISM) Laurence MONNOYER SMITH (directrice du COSTECH) Adeline WRONA et Karine BERTHELOT GUILLET (responsables du GRIPIC)

Guillaume SIRE -Paris II, Sorbonne Universités Equipe d’accueil 2293 : Centre d’analyse et de recherches interdisciplinaire sur les médias (CARISM)

Les images dans la focale des moteurs de recherche

Les moteurs de recherche, et Google en particulier (92% des parts de marché en France), ont pour vocation d’indexer et d’ordonner les documents publiés en ligne. Ils sont devenus des carrefours  incontournables dès lors qu’un producteur souhaite que son document soit consulté par une audience la plus large possible. Comment les images peuvent-elles traverser ce prisme ? C’est la question que nous proposons de traiter ici, en nous intéressant en particulier aux méta-informations qui peuvent être attachées aux images dans le but qu’elles soient référencée d’une part, mais aussi pour contrôler les conditions de leur indexation et les modalités de leur diffusion, et pour tenter, enfin, d’optimiser leur référencement. Après avoir présenté le cadrage disciplinaire et théorique qui nous permet de traiter de tels objets, nous analyserons les quatre principaux moyens de communication image/moteur : le fichier « Robots.txt », les SiteMaps XML, les Méta-tags et les Rich Snippets.

Clément MABI – Université de technologie de Compiègne (UTC) Equipe d’accueil 2223 : Connaissance, Organisation, Systèmes techniques (COSTECH)

Quand le dispositif de médiation « donne à voir » un objet technoscientifique

Notre travail doctoral cherche à comprendre pourquoi des acteurs se sentent suffisamment concernés par une question, à un moment donné, pour s’impliquer dans sa discussion. Nous cherchons à comprendre comment se construit le « concernement » des participants dans les dispositifs de démocratie dialogique. Ainsi, se sentir concerné impliquerait la création d’un lien entre l’objet technoscientifique mis en débat et ses publics. Notre hypothèse principale est que cette relation est rendue possible par un ensemble de médiations qui permettent aux publics d’avoir accès aux objets débattus et de s’en construire une définition. En fonction de leur configuration les dispositifs de médiation n’offriraient pas de prises sur toutes les dimensions des objets technoscientifiques et favoriseraient l’engagement de certains acteurs en fonction des facteurs de concernement activés par le cadrage proposé et le design de la procédure permettant de les discuter. Dans notre intervention, nous souhaitons montrer qu’il est heuristique d’analyser « d’un point de vue communicationnel » (Davallon, 2004) la mise en procédure dialogique d’un objet technoscientifique pour saisir comment ce processus dynamique participe à la construction des publics venus discuter sa définition. Cette réflexion sera illustrée par une étude de cas sur un débat public organisé par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) sur un projet de parc éolien offshore. Comment les éoliennes sont-elles « données à voir » aux publics par le dispositif ? La médiation contribue-t-elle à fabriquer son public en fonction de la définition de l’objet proposée ?

Jean-Christophe PLANTIN – Université de technologie de Compiègne (UTC) Equipe d’accueil 2223 : Connaissance, Organisation, Systèmes techniques (COSTECH)

Comment la visualisation vient au chercheur : pour une généalogie des données de la recherche en SHS

L’émergence du champ des Digital Humanities, avec leur accent sur le traitement visuel de données numériques, renforce la nécessité d’un débat sur les outils de visualisation en SHS. Cette communication vise à appliquer cette distance critique envers l’image aux étapes précédant celle-ci : nous faisons l’hypothèse que la mise en avant des étapes de construction des données préalables à leur visualisation permet de neutraliser les effets de naturalisation, de resémantisation et de révélation qui se retrouvent dans les outils visuels. Cette mise en avant des étapes de construction des données participe d’une réflexion plus large sur la migration d’outils entre différentes sciences, ici des sciences exactes vers les SHS, avec les réajustements épistémologiques nécessaires. Une sélection de cartes géographes utilisées dans le cadre de projets de Digital Humanities nous permettra de proposer une liste des « bonnes pratiques » pour conférer une saillance à la construction des données en SHS.

****Pause déjeuner ****

Juliette Charbonneaux – Paris IV, Sorbonne Universités Equipe d’accueil 1498 : Groupe de recherches interdisciplinaires sur les processus d’information et de communication (GRIPIC)

L’histoire franco-allemande au quotidien. Images d’hier dans Le Monde et la Frankfurter allgemeine Zeitung

« Toujours, devant l’image, nous sommes devant du temps ». Suivant cette affirmation de Georges Didi-Huberman, nous proposons d’interroger le temps donné à lire par les images du journal quotidien afin de saisir le rapport que celui-ci entretient au temps long, au passé.

Le périodique quotidien, fait de « présents qui s’effacent les uns les autres » (Mouillaud-Tétu), et les images d’histoire semblent a priori « tournés dans deux directions opposées du temps ». Pourtant, pas de grand quotidien sans son service des archives dans lequel la rédaction va piocher régulièrement de quoi nourrir sa production d’actualité. Partant de ce constat et écartant l’idée d’une incompatibilité entre ces deux régimes de temporalité, nous envisageons le support de presse quotidien en moteur d’actualisation d’images du passé et en terrain de ce fait favorable à leur survivance.

Henri DANEL – Paris IV, Sorbonne Universités Equipe d’accueil 1498 : Groupe de recherches interdisciplinaires sur les processus d’information et de communication (GRIPIC)

La circulation des reproductions de Fontaine de Marcel Duchamp : l’élaboration polyphonique de la valeur d’une œuvre d’art

Depuis sa création en 1917, Fontaine de Marcel Duchamp a connu une destinée particulièrement contrastée. Après un scandale qui n’a pas concerné plus d’une cinquantaine de personnes (l’Affaire Richard Mutt), Fontaine a été oubliée pendant près de trente ans, avant de bénéficier d’un regain d’intérêt, jusqu’à devenir une des œuvres les plus célèbres et les plus commentées du 20ème siècle. Comme pour toutes les œuvres d’art passées à la postérité, en particulier celles que l’on peut considérer comme des icones de l’art telles que La Joconde ou Les Demoiselles d’Avignon, les reproductions photographiques de Fontaine ont beaucoup circulé. Nous analyserons le cas des reproductions photographiques de Fontaine, qui permet de considérer différents régimes de valorisation de cette œuvre : une valeur testimoniale liée à la dimension icono-indicielle de la photographie, une valeur esthétique par la magnification des propriétés formelles de l’artefact par l’image photographique, une valeur mythique produite par un processus de stéréotypage.

Heloïse BOUDON – Paris II, Sorbonne Universités Equipe d’accueil 2293 : Centre d’analyse et de recherches interdisciplinaire sur les médias (CARISM )

Rendre visible une affaire politique dans une série télévisée : l’exemple de l’ « affaire Karachi » et Reporters.

Le 8 mai 2002, quatorze expatriés français, travaillant dans les chantiers navals, perdent la vie dans l’attentat de Karachi, au Pakistan. Aussitôt, les autorités locales et françaises évoquent l’hypothèse d’un attentat islamiste, bien qu’un faisceau de constats orientent l’enquête vers une affaire politico-financière. En 2009, la chaîne Canal + diffuse la deuxième saison de sa série Reporters, produite et écrite par des journalistes, mettant en scène, à demi-mots, ce qui est devenu « l’affaire Karachi ». En effet, la fiction propose une interprétation politique de cet événement, accréditant la thèse de représailles à la suite de l’arrêt de rétro-commissions. Il s’agit, dans cette intervention, de déterminer le rôle que peut jouer la fiction dans la mise en scène et la mise en visiblité de problèmes publics . Pour ce faire, nous fondant sur le cadre-analyse d’Erving Goffman, nous étudierons la modalisation et la fabrication de la réalité dans la fiction et évaluerons sa fonction d’opérateur au sein de l’arène publique.

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Doctorales EPIN : jeudi 7 mars 2013, Salle K230, Université de Technologie de Compiègne

Session 1. Discutante : Virginie Julliard

9h30: Clément Mabi

« Quand le dispositif légitime le public du débat. Eléments pour une approche SIC des débats CNDP »

10h15: Mariane Begnon

« Net art et expression politique à l’ère du Web participatif : des formes alternatives de médiation du politique ? »

Pause: 11h-11h30 café croissant

Session 2. Discutant : Charles Lenay

11h30: Jean-Christophe Plantin

« Pour une ethnographie des pratiques de recherche numérique »

12h15: Yohan Barres

« Penser les interactions dans l’écosystème des données : une gouvernance basée sur le don »

Déjeuner: 13h-14h

Session 3. Discutant : Hugues Choplin

14h: Isabelle Cailleau

« Les outils d’écritures collaborative synchrone à la lumière d’une théorie opérationnelle de l’écriture numérique »

14h45: Lénaïk Leyoudec

« Production audiovisuelle amateure et transmission du souvenir familial : approche préliminaire »

Conclusion : 15h30

Renseignements : jean-christophe.plantin@utc.fr

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Conférence d’ouverture de la journée d’étude SACRED: Noortje Marres, Goldsmith, University of London

Dans la cadre de la journée d’étude SACRED du jeudi 14 février 2013, Noortje Marres (Goldsmith, University of London) donnera une conférence d’ouverture intitulée: « Tooling up or tooling down? On issue mapping and other interface methods ». Voici le résumé:

‘There is no such thing as raw data’ remains the truism that is often repeated, yet remains to be addressed in relation to data-intenstive science and politics. The truism calls to mind a philosopical idea, namely that of the ‘theory-ladenness of data’, on which the holistic philosophy and sociology of knowledge have long insisted. But it can also be taken as a highly practical observation, in that the ‘data initiatives’, that so many organisations in science, politics and industry are today undertaking, tend to make available not so much data, but data tools. These tools come with particular concepts and methods build in (forcing us to consider the method-ladeness of data), and format informational practices in more or less forceful and limiting ways.

One of the risks of data-instensive science and politics, in this regard, is surely that of ‘methods creep’, as the built-in assumptions, measures, techniques, and action formats of data tools come to inform social, cultural, political research and engagement much more widely. The danger is that in seeking to expand our engagement with digital networked contexts (‘tooling up’), we end up dumbing down both our knowledge and our politics. The lecture proposes and explores the heurisitic of ‘interface methods’ as a way of engaging with this situation.

To consider data tools as ‘interface methods’ is to approach them as sites of engagement with the wider research apparatus of data-intensive science and politics. It is to consider informational devices as unstable formations, where relations between researchers and researched, and between data, objects, methods are being configured today. I will explore this way of approaching data tools as interface methods in this talk through a discussion of a particular method: issue mapping. This social and political research method is today being re-negotiated through the deployment of data tools, and it can therefore serve as a useful site for examining whether and how data tools allow for creative and critical engagement with data-intensive science and politics.

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Programme de la journée d’étude SACRED

Penser l’écosystème des données.

Les enjeux scientifiques et politiques des données numériques

14 février 2013

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)

20 rue Berbier-du-Mets, 75 013 Paris

Le projet SACRED est financé dans le cadre des Projets Exploratoires en Sciences de la Communication du CNRS.

Inscriptions gratuites obligatoires : clement.mabi@utc.fr et jean-christophe.plantin@utc.fr

Programme journée SACRED (PDF)

Matinée

Animateur: Jean-Christophe Plantin (UTC)

Conférencière invitée - Noortje Marres (Goldsmith, University of London)

Tooling up or tooling down? On issue mapping and other interface methods

Première session : Les données numériques et la recherche en SHS

Présidence : Valérie Schafer (CNRS-ISCC)

La double face de l’Open Data – Primavera de Filippi et Danielle Bourcier (Paris 2)

Expérimenter de nouveaux dispositifs de médiation autour de la donnée : « l’Infolab »- Amandine Brugière (FING) et Sarah Labelle (Paris 13)

Using APIs in Social Scientific Analysis of Big Data: Methodological and Ethical Challenges- Peter Mechant (iMinds/UGent), Cédric Courtois (iMinds/UGent), Pieter Verdegem (UGent)

Digital Devices and Digital Informants – Between Ethnography and Digital Methods- David Moats (Goldsmith, University of London)

Après-midi

Animateur : Clément Mabi (UTC)

Une approche interdisciplinaire des grandes masses de données : le cas du Défi Mastodons

Mokrane Bouzeghoub (Directeur adjoint scientifique Informatique de l’INS2I/CNRS, Professeur Université de Versailles, PRISM)

Deuxième session : Les enjeux de l’ouverture des données

Présidence : Laurence Monnoyer-Smith (UTC)

Open Government : les technologies de l’ouverture en question- Romain Badouard (Mines ParisTech)

Ouvrir les coulisses de l’Open Data: pour une ethnographie des pratiques  de libération de données- Jerôme Denis, Samuel Goeta (Telecom ParisTech)

La « data », moteur de croissance de l’économie numérique de demain- Camille Domange (CERSA-CNRS/université Panthéon-Assas)

Troisième session : L’ouverture des données, participation citoyenne et écosystèmes locaux

Présidence : Stéphanie Wojcik (CEDITEC)

Democracy or Technocracy : Opportunities and Challenges Introduced by the Open Data Movement – Yuwei Lin (Salford University)

Recontextualization and Rationalization in Open Data- Michael Castelle (University of Chicago)

Les systèmes d’information environnementale à l’épreuve de l’accès libre- Pierre Gautreau (Paris 1)

Les limites de la « transparence » des données : une étude comparative des stratégies d’ouverture des données de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et de l’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA)- François Allard (Paris 4)

Comité scientifique :

  • David Berry (Swansea University, College of Arts and Humanities)
  • Mélanie Dulong de Rosnay (CNRS-ISCC)
  • Clément Mabi (UTC-Costech)
  • Jean-Christophe Plantin (UTC-Costech)
  • Bernhard Rieder (University of Amsterdam, Media studies department)
  • Valérie Schafer (CNRS-ISCC)
  • Laurence Monnoyer-Smith (UTC-Costech)
  • Bruno J. Strasser (Université de Genève & Yale University)
  • Stéphanie Wojcik (UPEC-Ceditec)
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