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Université de Technologie de Compiègne

DESS "Technologies Biomédicales Hospitalières"

Référence à rappeler :
Gestion de projet achat-renouvellement IRM, P.TAPPIE, Stage DESS "TBH", UTC, 02-03
URL : https://www.utc.fr/~farges/DESS_TBH/02-03/Stages/Tappie/Tappie.html

 

RAPPORT DE STAGE  – Promotion : 2002 - 2003

GESTION DE PROJET ACHAT-RENOUVELLEMENT IRM

Philippe TAPPIE

 

 

Mots clefs : Stérilisation, IRM, activité IRM ,état de l’art IRM, tableau de bord IRM, contraintes d’installation IRM .

 

RESUME

l'achat d'un équipement lourd IRM dans le cadre de son renouvellement nécessite la mise en place d'une gestion de projet. Cette préparation permet d'associer les différents acteurs de l'hôpital pour contribuer efficacement à un meilleur achat d'un IRM. Ce rapport présente les différentes étapes en passant par la méthodologie employée, l'étude de l'activité IRM, l'état de l'art IRM, l'offre constructeur IRM 1,5 tesla du moment, les contraintes d'installation de travaux et de sécurité. Cette phase a permis de déterminer la définition du besoin des utilisateurs, la budgétisation des travaux, l'activité possible au regard des possibilités technologiques et des moyens humains et financiers de l'hôpital. Cet ensemble se traduit par l'écriture du cahier des charges pour le lancement de l'appel d'offre.

 

Mots clefs : procédure d’achat, radiologie, IRM, activité, contraintes d’installation et de travaux

 

ABSTRACT

the purchase of heavy equipment IRM within the framework of its renewal requires the installation of a project management. This preparation makes it possible to associate the various actors of the hospital to contribute effectively to a better purchase of a MRI. This

report presents the various stages while passing by methodology employed, the study of activity MRI, the state of the art MRI, the offer manufacturer IRM 1,5 Tesla of the moment, the constraints of installation of work and safety. This phase made it possible to determine the definition of the user's need, the budgeting of work, the possible activity in comparison of the technological possibilities and the human and financial means of the hospital. This unit results in the writing of the schedule of conditions for the launching of the invitation to tender

Key-Words : procedure of purchase, radiology, MRI, activity, constraints of installation and safety

 

SOMMAIRE

 

1/ INTRODUCTION

 

 

2/ PRESENTATION DU CH LA ROCHELLE

 

-          A/ Les services médicaux

-          B/ Le plateau technique

-          C/ Le service biomédical

-          D/ Quelques chiffres

 

 

3/ METHODOLOGIE

 

-          A/ La recherche de l’information

-          B/ La stratégie utilisée dans la gestion du projet « renouvellement IRM »

 

 

4/ L’ACTIVITE DE L’IRM  1 TESLA DU CH La ROCHELLE

 

-          A/ Introduction

-          B/ Présentation de l’IRM 1 Tesla du CH La Rochelle

-          C/ L’activité quantitative et lieu de recrutement géographique

-          D/ L’activité qualitative par type d’examen

-          E/ Les dépenses et les recettes générées pour la modalité IRM

-          F/ Conclusion

 

 

5/ ETAT DE L’ART IRM 1,5 TESLA

 

-          A/ Introduction

-          B/ Les composants techniques de l’IRM 1,5 Tesla

-          C/ Les différents types d’imagerie dans les offres  constructeurs  proposées au CH La Rochelle

-          D/ Conclusion

 

 

6/ LES CONTRAINTES D’INSTALLATION ET DE SECURITE DES PERSONNES

 

-          A/ Introduction

-          B/ Les  contraintes d’installation

-          C/ Les contraintes de sécurité pour les personnes

-          D/ Conclusion

 

7/ CONLUSION

 

8/ GLOSSAIRE

 

9/ BIBLIOGRAPHIE

 

10/ ANNEXE

 

 

 

 

 

 

 

 

REMERCIEMENTS

 

 

 

Je tiens à remercier Monsieur VIVET, Directeur des Services Economiques , pour m'avoir accueilli au sein de son service.

Je tiens également à remercier Monsieur Philippe CUTTE, Ingénieur biomédical, pour ses précieux conseils qui m'ont guidé tout au long de ma mission et pour sa disponibilité.

Je tiens à témoigner ma gratitude envers tous les personnels du Service Biomédical pour la qualité de leur accueil et leur sympathie.

Je tiens à remercier tous les personnels du Centre Hospitalier de La Rochelle pour leur disponibilité et leur efficacité.

 

Je tiens à remercier la communauté biomédicale pour les conseils avisés et tout particulièrement :

-          Monsieur MARGAS, ingénieur biomédical, CHU TOURS,

-          Madame BERTINI, ingénieur biomédical, CHU BORDEAUX,

-          Monsieur ELIAS, adjoint technique biomédical, CHU BORDEAUX,

-          Madame LEFEBVRE, ingénieur biomédical, CH BOURGES.

 

Enfin, je remercie également Monsieur Georges CHEVALLIER, responsable du DESS "Technologies Biomédicales Hospitalières " et Monsieur Gilbert FARGES, enseignant chercheur à l'Université de Technologie de Compiègne pour les conseils qu'ils m'ont apportés pour mener à bien ce projet.

 

 

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1/ INTRODUCTION

 

 

Le Centre Hospitalier de La Rochelle a reçu l’autorisation d’achat d’équipement lourd pour le renouvellement de son IRM 1 Tesla depuis le 27 septembre 2002 .

La présente demande évoque :

-          les chiffres éloquents d’activité de cet équipement (plus de 39000 patients en 7 ans), l’étendue des plages horaires de fonctionnement (7 heures 30 à 21 heures et le samedi matin de 8 heures à 12 heures 30) et l’importance des délais de rendez-vous ( 45 jours, incompatibles avec une bonne prise en charge de certaines pathologies) démontrent l’évidence du renouvellement de cette machine dont le taux de disponibilité commence à décroître en 2002. 

-          la nécessité de diminuer l’irradiation ionisante délivrée dans le cadre de l’activité médicale en particulier diagnostic.

-          L’évolution des concepts de prise en charge (conforme aux données de la science et à l’éthique : exploration vasculaire, imagerie de perfusion et de diffusion)

-          La nécessité d’accès en urgence pour certaines indications et en première intention pour nombre de problème complexe : suspicion d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral)

-          La mission d’excellence de soins utilisant les méthodes d’exploration les plus performantes et les moins agressives (irradiation-injection iodée)

 

La volonté de Monsieur Cutté, ingénieur biomédical au Centre Hospitalier de La Rochelle est de préparer l’appel d’offre devant être lancé début septembre 2003 . Pour cela, il est nécessaire de connaître :

-          l’activité pour mieux répondre aux attentes évoquées dans la demande d’autorisation,

-          les offres des constructeurs du moment pour connaître les possibilités technologiques,

-          les contraintes d’installation et de sécurité afin de budgétiser une enveloppe pour leur réalisation.

 

L’objectif est également la réalisation, d’un CCTP annexé d’un questionnaire technique, du CCAP,  du RC pour le lancement de l’appel d’offre en septembre 2003.

 

Ce rapport présente d'une part, la méthodologie et le plan d’action employé pour atteindre les objectifs fixés, et d’autre part le contenu des études effectuées.

 

Afin de mieux situer l’établissement, il est préférable de passer par une étape de présentation du Centre Hospitalier de La Rochelle.

 

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2/ PRESENTATION DU CH LA ROCHELLE

 

 

Le Centre Hospitalier de La Rochelle est un établissement accrédité et regroupent 1462 lits, répartis sur 2 sites différents.

A/ Les services médicaux

L'hôpital est doté de 594 lits MCO:

390 lits de Médecine, 156 lits de Chirurgie,  48 lits d'Obstétrique.

Soit un total de 1462 lits en ajoutant les moyens et longs séjours, la maison de retraite,  et les services de psychiatrie . 

B/ Le plateau technique

Le service d'imagerie compte un IRM, un scanner avec acquisition hélicoïdale, une salle vasculaire numérisée, une salle de coronarographie numérisée et 7 salles de radiologie RX dont une numérisée. Deux lecteurs de plaques photo-stimulables assurent la numérisation de trois salles conventionnelles et des radiographies effectuées au lit des patients. Un appel d’offre pour l’achat d’un PACS est en cours pour la mise en place d’un réseau d’images.

Les laboratoires sont divisés en quatre activités regroupés sur un même site (biochimie, hématologie, microbiologie et anatomo-pathologie ) et dispose de 19 automates et analyseurs.

Les blocs opératoires sont constitués de 16 salles d'opération.

L’hôpital compte 29 générateurs de dialyse  

Les service de stérilisation centrale comptent 3 autoclaves à chaleur humide .

C/ Le service biomédical

Le service biomédical compte actuellement un effectif de 6 personnes, rattachées à la Direction des Services Economiques. Le responsable du service biomédical est Monsieur Cutté, ingénieur biomédical.

L'organisation de l’atelier biomédical est structurée de la manière suivante:

Le chef d'atelier et les 4 techniciens assurent la maintenance des équipements. L'ensemble de l'équipe réalise des tâches communes néanmoins, les techniciens ont aussi un secteur d'activité spécifique :

-          la dialyse, le traitement d’eau,

-          l’anesthésie-réanimation,

-          l’électronique médicale (matériel de perfusion,etc…),

-          d’assistance cardiaque et exploration fonctionnelle,

-          le bloc opératoire.

La maintenance de l’endoscopie (souple et rigide), des automates et analyseurs de laboratoire et des équipement d’imagerie sont des secteurs entièrement sous traités.

 

Le service biomédical a mis en place les bonnes pratiques biomédicales en établissement de santé depuis le mois de mars 2003 .

 

 

D/ Quelques chiffres

Le budget annuel d'investissement pour les appareils médicaux est de 1545 575 euros- hors plan spécifique ( bloc opératoire, restructuration des laboratoires.,etc…)

Le service biomédical gère un parc d'environ 4000 dispositifs médicaux. Son budget annuel de fonctionnement est de plus de 1,15 million d’euros ; compte de fourniture, interventions extérieures et contrats de maintenance. Les contrats de maintenance couverts par des marchés sont au nombre de 29 pour l’année 2002 .

En exploitation, le budget annuel de la maintenance sous contrat représente 690 000 euros. Le seul  plateau d’imagerie médicale représente  75% de ces dépenses.

La maintenance biomédicale sous-traitée, à des tiers sous forme de contrat ou en régie, représente 45,95% du nombre d’interventions et 78,10% des coûts financiers avec un coût moyen par intervention de 1206 euros TTC.

 Le service biomédical assure, quant à lui, 54,05% du nombre d’intervention et représente 21,90% des coûts financiers avec un coût moyen par intervention de 390 euros TTC (main d’œuvre comprise).

 

 

 

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3/ METHODOLOGIE

 

 

La méthodologie employée s’est articulée d’une part sur la recherche de l’information et d’autre part dans la mise en place d’une stratégie pour atteindre les objectifs fixés.

 

A/ La recherche de l’information

 

J’ai effectué mes recherches sur 3 axes :

-          la recherche documentaire,

-          la rencontre sur le terrain avec les acteurs biomédicaux, et hospitaliers

-          la rencontre avec les constructeurs.

 

La recherche documentaire

 

J’ai consulté :

-          les ouvrages disponibles à la bibliothèque universitaire de La Rochelle,

-          les rapports de projets et de stage des étudiants de l’UTC,

-          les publications existantes,

-          les textes réglementaires et normes,

-          les sites disponibles sur Internet,

-          les enseignements suivis à l’UTC.

 

 

La rencontre  avec les acteurs biomédicaux

 

Je suis allé à la rencontre des acteurs biomédicaux des Centres Hospitaliers :

-          Monsieur MARGAS, ingénieur biomédical, CHU TOURS,

-          Madame BERTINI, ingénieur biomédical, CHU BORDEAUX

-          Monsieur ELIAS, adjoint technique biomédical, CHU BORDEAUX

-          Madame LEFEBVRE, ingénieur biomédical, CH BOURGES

 

Cette étape m’a permis d’avoir une lecture et une compréhension plus pertinente sur les offres constructeurs et plus de facilité dans la rédaction du questionnaire technique.

 

 

La rencontre avec les acteurs du CH La Rochelle

 

Je suis allé à la rencontre des acteurs du Centre Hospitalier de La Rochelle :

-          Monsieur BOFFARD, directeur du site ST LOUIS

-          Monsieur VIVET, directeur des Services Economiques,

-          Monsieur FAUGERE, directeur des Services Financiers et Informatique

-          Madame  LEFEBVRE, chef du service informatique

-          Monsieur CUTTE, ingénieur biomédical,

-          Monsieur OBLE, ingénieur travaux,

-          Madame  LEFEBVRE, chef du service informatique

-          Monsieur HERVOCHON, chef du service de radiologie,

-          Monsieur MENIER, cardiologue

-          Madame DULIOUST, chef du service des urgences

-          Monsieur PIQUENOT, surveillant chef du service de radiologie,

-          Madame RAYRAT, ingénieur Qualité .

 

Cette étape est nécessaire dans la dynamique de la gestion du projet IRM pour une meilleure compréhension des besoins et des attentes du Centre Hospitalier.

 

La rencontre avec les constructeurs 

 

Je suis allé à la rencontre des constructeurs de la modalité IRM :

-          Monsieur AUCOIN , ingénieur produit IRM GEMS,

-          Monsieur COUPEAU, ingénieur produit IRM PHILIPS,

-          Monsieur DEVAL, ingénieur produit IRM SIEMENS,

 

Cette étape est nécessaire pour :

-          clarifier les offres du marché et la

-          connaître les évolutions à venir.

 

 

B/ La stratégie utilisée dans la gestion du projet « renouvellement IRM »

 

Monsieur Cutté, ingénieur biomédical, de part son expérience dans ce genre de dossier m’a aidé et conseillé dans la réalisation d’un plan d’action efficace pour préparer le choix des décideurs de l’hôpital pour le lancement de l’appel d’offre début septembre 2003 . Une méthode de type PDCA «  roue de DEMING » a été retenue.

 

 

La phase de planification(mars 2003)

 

Cette phase a été nécessaire pour mieux déterminer la stratégie dans la mise en place d’un plan d’action et la définition des objectifs

Ce plan d’action s’effectue par la réalisation de 4 objectifs majeurs à atteindre parallèlement :

-          la détermination de l’activité de l’IRM et la mise en place de tableau de bord,

-          l’état de l’art en IRM et l’étude des offres constructeurs déjà proposées,

-          les contraintes d’installations et la sécurité entourant le dispositif médical IRM,

-          la réalisation du cahier des charges.

 

 

La phase de mise en place de la planification (avril à juin 2003)

 

Cette phase  a été la phase la plus longue et a permis de déterminer

-          des tableaux de bord mesurant l’activité et la mise en place d’indicateurs [9],

-          un tableau de synthèse valorisé des offres soulignant les points forts et les points réservés de chaque constructeur (non présenté pour des raisons de confidentialité).

-          l’ état de l’art des imageurs 1,5 Tesla suivi d’une présentation au corps médical,

-          une définition de besoin des utilisateurs,

-          un tableau de synthèse valorisé des contraintes d’installations de chaque constructeur,

-          un rappel sur la sécurité des personnes entourant l’imageur.

-          Le CCTP et  son questionnaire technique, le CCAP, et le RC (non présentés pour des raisons de confidentialité). .

 

 

La phase de vérification (juillet 2003)

 

Cette phase a permis de vérifier que les objectifs fixés étaient atteints par les documents produits et un indicateur sur l’état d’avancement de mes travaux avait été défini et m’a permis d’atteindre mes objectifs. Cet indicateur a été mesuré chaque semaine de mon stage par Monsieur Cutté en fixant un point de rendez-vous hebdomadaire pour m’accompagner dans ma démarche.

La construction des tableaux de bords d’activité a révélé une difficulté dans la mise en place d’indicateur sur le taux d’absentéisme. En effet, cet indicateur ne peut être mis en place en raison de l’organisation du service d’imagerie médicale. Les manipulateurs de radiologie ne sont pas dédiés en IRM mais pratique également en imagerie conventionnelle. L’IRM demeure prioritaire et si un manipulateur n’est pas présent en IRM, il est directement remplacé par un manipulateur en imagerie conventionnelle. Cette priorité ne révèle jamais d’absence en IRM.

La mise en place du délai de rendez-vous comme indicateur a été possible grâce à la volonté du cadre supérieur manipulateur par la réalisation d’une enquête statistique d’une durée d’une semaine effectuée mensuellement. Cet indicateur repose sur un facteur humain mais une réponse informatique serait plus appropriée.

L’offre constructeur a été établie , cependant, le déplacement sur site de référence a été envisagé mais n’a pu être réalisé. Ces déplacements auraient permis la vérification de certaines performances annoncées, et l’ergonomie des IRM présentés.

 

 

La phase d’amélioration (août 2003)

 

Cette phase fait l’objet d’un constat car la durée du stage ne permet pas la mise en place d’actions correctives immédiates mais dans cette hypothèse j’aurai effectué :

-          des améliorations dans la prise de rendez-vous avec les différents acteurs pour optimiser mes recherches en raison des différentes indisponibilités ( consultations, périodes de congés, 35 heures,etc).°

-          un recueil de définition des besoins plus précoce,

-          des déplacements sur site IRM équivalents au CH de La Rochelle pour un contrôle des performances annoncées,

-          L’étude des flux de circulation pour optimiser le circuit « entrée-préparation-sortie patient » de l’IRM.

Cependant une amélioration programmée du système de gestion des rendez-vous en radiologie permettra d’effectuer une analyse plus fine de l’activité.

 

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4/ L’ACTIVITE DE L’IRM  1 TESLA DU CH La ROCHELLE [9]

 

 

A/ Introduction

 

La mise en place de tableaux de bord sur la modalité IRM s’est déroulée en prenant en considération les données suivantes :

-          La continuité dans la démarche d’accréditation du CH de La Rochelle,

-          l’élaboration de tableaux de bord duplicables à tous les équipements lourds du CH La Rochelle, en conformité avec le décret N° 97-165 du 16 décembre 1997,

-          le respect des consignes de la Direction de la Qualité  dans l’élaboration des tableaux de bord et le choix d’indicateurs au CH de La Rochelle.

Pour atteindre l’objectif fixé, un groupe de travail constitué d’un qualiticien, d’un cadre manipulateur, et du stagiaire ingénieur biomédical. Ce groupe de travail a élaboré trois types de tableaux de bord quantifiant :

-          l’activité quantitative et le recrutement géographique ;

-          l’activité qualitative par type d’examen,

-          l’activité dépenses-recettes.

 

 

B/ Présentation de l’IRM 1 Tesla du CH La Rochelle

 

L’IRM du service de radiologie B du CH La Rochelle est un IRM Signa Horizon de 1 Tesla GEMS installé depuis 1995. Son temps d’utilisation en 2002 est partagé entre le secteur public et le secteur privé selon la répartition indiquée dans le tableau 1 .

 

L’IRM du Centre Hospitalier de La Rochelle a fonctionné en 2002 selon le planning suivant soit :

-          de 8h00 à 20h00 en semaine sauf le jeudi de 7H30 à 21h30

-          le samedi de 8h00 à 12h30 .

 

 

 

C/ L’activité quantitative et lieu de recrutement géographique

 

Le premier tableau de bord mesure l’activité de chaque lieu identifiable se décomposant en 3 secteurs majeurs :

-          les cabinets privés et les autres Centres Hospitaliers publics,

-          les consultations externes du Centre Hospitalier La Rochelle,

-          les personnes effectuant un IRM durant leur durée d’hospitalisation.

 

La nécessité de connaître l’activité n’est plus à prouvée mais l’origine du recrutement géographique permet de localiser les lieux de prise de rendez-vous de chaque patient. Cette mesure permettra de prévoir l’impact d’une installation d’IRM autre qu’au CHLR ( privé ou public) dans le secteur géographique du CH La Rochelle.

 

      - Les consultations externes du Centre Hospitalier La Rochelle sont au nombre de 2776 patients

 

Le nombre important du nombre de patients en consultation externe s’explique par le délai de rendez-vous atteignant 45 jours en moyenne. En effet, la Durée Moyenne de Séjour ne dépassant pas 5 jours, les patients reviennent effectuer l’ IRM après leur sortie.  

 

 

-          les personnes effectuant un IRM durant leur durée d’hospitalisation.

 

 

 

- la répartition des 3 secteurs identifiés

 

 

 

observations :

Le constat de la répartition est celui d’un hôpital ou les patients effectuent leurs IRM en consultation externe et non durant leur durée d’hospitalisation compte tenu des délais de rendez-vous. En effet, la situation jusqu’à fin 2002 permet de constater un délai de rendez-vous de 45 jours hors urgence avec une Durée  Moyenne de Séjour de 5 jours.

 

 

La méthode de calcul retenue reste une enquête statistique effectué une fois par mois par le secrétariat du service de radiologie. Cette méthode est temporaire et sera remplacée par le logiciel de prise de rendez-vous permettant ce type de requête qui sera installé dans le courant de l’année 2004 .

 

 

L’installation d’un IRM au CH de SAINTES depuis la fin avril 2003 a permis de recenser un net recul du délai de rendez-vous passant de 45 à 26 jours. Cette diminution correspond à la zone d’influence du CH de Saintes attirant vers lui les lieux suivants :

-          CH et cabinets privés de ROYAN,

-          Les cabinets privés de SAINTES,

-          Les cabinets privés de COGNAC,

-          Les cabinets de SAINT JEAN D’ANGELY .

 

Pour les différentes raisons évoquées ci-dessus, le délai d’attente de rendez-vous a été retenu comme un indicateur pertinent de l’activité.

La mise en place du logiciel de prise de rendez-vous en 2004 permettra une construction de tableau de bord plus exhaustive et une analyse plus fine en raison de  l’entrée de paramètres de type :

-          âge

-          sexe

-          pathologies

-          lieu d’habitation et non lieu de prise de rendez-vous ,

-          urgent, routine.

 

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D/ L’activité qualitative par type d’examen

 

Ce tableau de bord permet de connaître l’utilisation de l’IRM et les limites technologiques de cette dernière

 

 

En effet, l’activité généraliste représentée par le crâne, le rachis moelle, et l’ostéo-articulaire totalisent 90% du temps machine. Les trois autres domaines sans rajouter l’imagerie cardiaque ne représentent que 10 % du temps machine. L’IRM actuel trouve ses limites dans les activités vasculaires, abdominales ou cardiaques. En effet, ce type d’activité demande des technologies dotées de gradients élevées et de chaîne radio-fréquence de traitement rapide. Ce tableau bord vient confirmer la volonté de renouveller l’IRM actuel pour développer de nouvelles activités comme l’imagerie cardiaque, la suspicion d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral) en IRM de perfusion et de diffusion.

 

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E/ Les dépenses et les recettes générées pour la modalité IRM

 

Ce tableau de bord relève de la comptabilité analytique mais a son importance dans la maîtrise des coûts d’exploitations (films, produits de contraste gadolinium, maintenance) des services de la pharmacie et biomédical.

La mise en place de ce tableau de bord a été possible grâce à l’étroite collaboration avec les services financiers.

Pour les dépenses, les comptes sont divisés en 4 groupes :

-          Le groupe 1-  les dépenses de personnel IRM.

-          Le groupe 2 - les dépenses médicales englobant les dépenses de maintenance IRM.

-          Le groupe 3 - les autres dépenses IRM englobant les dépenses de pharmacie (films et produits de contraste).

-          Le groupe 4 - les amortissements et provisions de la modalité IRM

 

 

 

 

Les recettes sont composées du FTN (Forfait Technique Normal) et du FTR (Forfait Technique Réduit).

 

Observations :

L’excellente activité de l’IRM  soit prés de 5800 patients par an permet d’effectuer un bénéfice conséquent et encourage l’équipe médicale dans sa politique. Il est retenu un indicateur de coûts en consommables. Cet indicateur permet de suivre l’évolution des dépenses en consommables (films et produit de contraste) afin de permettre une analyse des données du plateau technique. La comparaison des dépenses avec les années précédentes est intéressante car elle illustre des changements d’organisation (nouveaux équipements, nouvelles techniques, efforts ou dérives de gestion). 

 

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F/ Conclusion

 

L’analyse des différents types d’activité a permis de mettre en évidence une activité patient élevée, un bénéfice généré par le montant des forfaits techniques.

Le passage du  délai de rendez-vous à 26 jours montre l’impact de la mise en service d’un IRM dans le secteur géographique initial du Centre Hospitalier de La Rochelle.

L’ARH a accordé également une autorisation d’équipement lourd au secteur privé de la ville de La Rochelle, l’achat de l’IRM est effectué et sa mise en service est prévue pour octobre 2003.

Il est plus que probable que le délai de rendez-vous risque de chuter au profit des patients mais ce type d’indicateur permet d’alerter les décideurs afin d’anticiper :

-          soit un développement de nouvelles activités (ex :suspicion AVC)

-          soit de redistribuer les futures plages horaires disponibles à des établissements demandeurs.

 

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5/ ETAT DE L’ART IRM 1,5 TESLA

 

 

A/ Introduction

 

Pour mener à bien l’étude de l’offre du moment, sur le segment de l’IRM 1,5 Tesla avec des gradients d’amplitude de 33mt/m et de vitesse de commutation variant de 120 à 160 mt/m/s avec un champ de vue de 50 cm en moyenne, il a été effectuée une première présentation entre les constructeurs et l’ingénierie biomédicale pour expliquer leur offre et la valorisation de cette dernière. Dans un second temps, une présentation des offres techniques de chaque constructeur a été organisée au profit du service de radiologie, du service de cardiologie, du service de neurologie, et de la direction des services économiques.

Les objectifs de ces présentations étaient de savoir si les IRM de chaque constructeur répondaient aux attentes des utilisateurs avec la volonté d’impliquer les équipes médicales dans la définition des besoins nécessaires au cahier des charges.

Parallèlement, il a été pris des contacts auprès des pairs ou référent au sein de la profession pour avoir des conseils avisés sur l’état de l’art du moment en IRM et la rédaction d’un cahier des charges :

-          Monsieur MARGAS, ingénieur biomédical, CHU TOURS.

-          Madame BERTINI,ingénieur biomédical, CHU BORDEAUX

-          Monsieur ELIAS, adjoint technique biomédical, CHU BORDEAUX

-          Madame Lefebvre, ingénieur biomédical, CH BOURGES

 

Ce chapitre propose une présentation des composants d’un IRM 1,5 Tesla et les valeurs du marché actuel recueillies dans le cadre de l’appel d’offre du CH La Rochelle pour le segment d’IRM 1,5 Tesla non dédié cardiaque.

 

 

B/ Les composantes techniques de l’IRM 1,5 Tesla

 [1],[3],[6],[7],[16],[17]

 

 

Le champ 1,5 Tesla [5]

 

Le choix d’un haut champ est lié à l’évolution de l’offre technologique et des sérieux avantages liés à ce dernier.

Le haut champ a pour avantages :

-          une intensité maximale du signal

-          un accroissement du rapport Signal / bruit avec le champ

-          une haute résolution spatiales à l’examen des structures fines et complexes (hypophyse, ATM, …)

-          débit de patient plus élevé par réduction du nombre d’excitation

-          les hauts champs permettent la Spectroscopie RM

Le haut champ a  pour inconvénients

-          la différence de T1 diminuent donc le rapport contraste bruit diminue

-          les courants de Foucault augmentent

-          l’homogénéité du champ est plus difficile à maintenir

-          l’absorption Radio Fréquence par le corps est accrue d’où la nécessité d’une plus grande énergie d’émission (obligation du système de limitation de la puissance délivrée au corps)

-          les coûts plus élevés

 

 

L’ aimant principal

 

Il s’ agit de l’élément de base de l’appareil. Il produit le champs Bo qui doit être intense et homogène .L’ intensité de Bo est un des éléments conditionnant la qualité de l’image : le rapport S/B augmente en même temps que lui.

 

L’homogénéité de champ est assurée par des bobines additionnelles de correction appelées bobines de shim permettant une meilleure saturation des graisses (donc du contraste).

On peut distinguer deux types de shimming :

-          le shimming passif étant une correction grossière destinée à compenser les distorsions dues à l’environnement

-           le shimming actif qui utilise des petites bobines judicieusement disposées pour induire un champ à intensité contrôlable qui va s’ajouter à B0.

 

L’unité de l’homogénéité d’un aimant est établi en ppm et n’a de sens que si elle est rapportée à un volume donné. Elle est quantifiée par la déviation de Ben ppm dans un volume précis exprimé par le diamètre d’une sphère.

Les hauts champs (1,5 Tesla), tout en permettant l’obtention d un signal élevé, présentent néanmoins certains inconvénients : diminution du contraste en T1 , majoration des artefacts de mouvement, de déplacement chimique et de susceptibilité magnétique.

Néanmoins, ils sont les seuls à permettre des applications spectroscopiques.

Ce choix de l’intensité de champ dépend de nombreux critères propres à chaque établissement :contraintes d installation,coût, activité, recrutement de patients…

 

Les aimants peuvent être classés dans 3 catégories selon leur type.

 

 

Les aimants résistifs :

Ce sont des électro-aimants constitués par un enroulement de fil de cuivre. Forts consommateurs de courant électrique, ils nécessitent un système de refroidissement( dégagement de chaleur).Les champs obtenus sont faible d’intensité (=0,3 Tesla).Dans cette catégorie se développent en particulier les aimants dit ouvert permettant un accès direct au patient place dans l aimant.

 

 

Les aimants permanents :

Ils sont constitues d un bloc aimanté : ils ne consomment donc aucun courant électrique et ne nécessitent aucun refroidissement.

Leur inconvénient : un poids élevé pour un  champ magnétique relativement faible.

Avantage :champ vertical :pas de champ de bordure , facilité d’accès au patient, intérêt potentiel en IRM interventionnelle encore peu développée.

 

 

Les aimants supraconducteurs :

 Ce sont les aimants qui constituent  la gamme avec un champ magnétique de 1,5 Tesla .Ils utilisent le phénomène de supraconductions :il s agit de la particularité que présentent certains alliages métalliques (niobium titane par exemple) de présenter une résistance électrique nulle à des températures proches du zéro absolu (des températures de l ordre de – 269°C ou 4° Kelvin).

Un tel aimant est constitue d une bobine conductrice et d un cryostat contenant de l’ hélium liquide à – 269°C ( plus une enveloppe d azote liquide pour certains ) permettant de maintenir la bobine à l’ état de supraconducteur. Ce type d’aimant nécessite un système  d’évacuation d’hélium appelé tube de QUENCH permettant en cas de réchauffement du fluide cryogénique son évacuation en phase gazeuse à l’extérieur de la salle d’examen et évitant de faire diminuer la teneur en oxygène.

Avantage de ces aimants : ils permettent l’ obtention de champs élevés, sans pratiquement consommés de courant électrique .

Inconvénients : consommation d’ hélium liquide ( pour certains).

Néanmoins , la plupart des aimants supraconducteurs récents sont munis d un système permettant de réduire le taux d’ évaporation de l’ hélium liquide ( cryogénérateur).

Actuellement, la majorité de ces aimants sont,de plus, dotés d’un blindage actif (bobines créant un contre- champ) permettant de resserrer les lignes de champ autour de l’aimant et de diminuer ainsi les contraintes d installation.

 

 

Les bobines de gradients

 

Les gradients de champs magnétiques réalisent une variation graduelle de champ magnétique dans l’espace permettant le codage spatial de l’image.

L’IRM comprend 3 paires de bobines, une pour chaque orientation dans l’espace. Ces bobines sont alimentées à une cadence plus ou moins rapide selon le type de séquence. Chaque impulsion électrique dans les bobines est à l’origine d’une vibration produisant le bruit caractéristique de fonctionnement de l’appareil .

L’opérateur agit sur les gradients en choisissant sur la console d’acquisition l’orientation et l’épaisseur de coupes. Certaines techniques comme l’écho planar, l’imagerie de perfusion et de diffusion,  l’imagerie cardiaque nécessitent des gradients puissants avec une amplitude et un temps de montée élevé en microseconde.

Exemple d’application :

 L’IRM fonctionnelle permet de visualiser l’activation cérébrale, ce qui explique pourquoi elle est employée en cartographie cérébrale et pour l’étude du cerveau dans les maladies neurologiques.

L’imagerie cardiaque a besoin d’effectuer plusieurs images pendant un cycle cardiaque RR dans un temps le plus faible possible pour éviter également les artefacts de mouvements liés au patient.

 En juillet 2003, sur le segment du 1,5 Tesla avec un champ de vue  de 50 centimètres, les gradients des 3 principaux constructeurs ont une amplitude d’une valeur de 33 mt/m avec une vitesse de commutation des gradients de 120 à 150 mt/m/s. L’amplitude et la vitesse de commutation des gradients apporte une réelle plus value en fonction de sa valeur dans la rapidité des temps d’acquisition, les TE et les TR et la qualité de la résolution spatiale.

 

 

Les antennes

 

Elles permettent l’émission des impulsions RF (RadioFréquence) et la réception du signal avec la chaîne RF. Elles dépendent d’un facteur de qualité Q traduisant la capacité de l’antenne à emmagasiner et à restituer de l’énergie.

Le signal RMN étant extrêmement faible, l’antenne de réception doit être d’excellente qualité, afin d’obtenir le meilleur rapport signal/bruit.

Il est distingué différents type d’antennes :

-          les antennes de volume

-          les antennes de surface

 

Les antennes de volume sont le plus souvent émettrice et réceptrice du signal RMN. Elles peuvent contenir une région de l’organisme (antenne tête, genou, …), voire tout le corps (antenne corps). L’antenne corps est directement incorporé à l’aimant. Les antennes de volume permettent d’obtenir un signal homogène sur tout le volume exploré.

 

Les antennes de surface sont réceptrices. Elles sont le plus prés possible des régions explorées .

Le signal recueilli par une antenne de surface est important, sa détection étant favorisé par la proximité des tissus explorés.

Le volume exploré par l’antenne est limité, en particulier en profondeur. En effet, le signal diminue lorsque la profondeur augmente. Le bruit est diminué, le volume qui le produit étant plus petit. Ainsi, les antennes de surface favorisent un rapport signal/bruit élevé, ce qui permet d’utiliser des champs d’exploration plus petits et de diminuer l’épaisseur de coupe, d’ou une augmentation de la résolution spatiale soit un voxel plus petit. Le gain en rapport signal/bruit augmente lorsque le diamètre de l’antenne diminue ( permettant une meilleure résolution spatiale) mais au détriment du volume exploré.

Les antennes de surface peuvent présentées des formes variées pour s’adapter aux différentes régions de l’organisme (les boucles plates circulaires, incurvées, antennes souples, antennes endocavitaires…)

Certaines antennes à polarisation circulaire ou antenne en quadrature sont constituées d’un bobinage capable de détecter deux composantes orthogonales d’un signal radiofréquence. Ces antennes apportent un gain en rapport signal/bruit de 40% à la réception.

Les antennes de surface de type à réseau phasé ou phased array coils permettent de combiner le bon rapport signal/bruit produit par une antenne de petit diamètre (qui ne permet d’imager qu’un faible volume) avec l’exploration d’un grand champ de vue. Pour ce faire, il faut placer dans un même support, plusieurs antennes de petit diamètre, chaque antenne possède sa propre chaîne de réception du signal et peut recevoir le signal de la zone qu’elle couvre, on obtient ainsi une image par antenne (petit champ de vue) et toutes ces images sont ensuite combinées en une seule image en réseau (grand champ de vue). Cette technique est réalisée entre autre dans l’exploration du rachis , de l’abdomen, du pelvis…

L’inconvénient de ces antennes réside dans le temps de reconstruction des images qui est nécessairement plus long. La tendance actuelle est au développement de ce type d’antenne avec un grand nombre d’éléments d’antenne (4, 6, 8, et plus) permettant de bénéficier d’un rapport signal/bruit élevé, cependant ce type d’antenne demande d’avoir une chaîne radio-fréquence dimensionnée pour accepter ce flux massif de signal.

 

 

 

La chaîne Radiofréquence [2]

 

Elle se compose des génératrices d’onde radio, de récepteurs d’ondes, des bobines de gradient et de l’unité de traitement.

 

Les génératrices d’ondes radiofréquence (champ B1) :

 Elles ont pour but de produire des impulsions à des fréquences radio pour agir sur les molécules de la coupe à examiner. Les ondes sont produites par des bobines que l’on déplace en fonction de la coupe à réaliser. Pour produire les impulsions, les bobinages sont parcourus par des trains d’impulsions électriques. Elles ont des formes cylindriques ou de selle de cheval constituée de large bande cuivre.

 

Les récepteurs d’ondes (les antennes) :

Une fois les ondes envoyées sur le patient, il est effectué la mesure des constantes de temps caractéristiques des tissus rencontrés. Ces bobines ( les antennes) agissent en sens inverse aux bobines d’émission.

 

Les bobines de gradient (voir gradient) :

Ils sont composés de bobines parcourues par un courant électrique. Leur intensité est de l’ordre de 10  MilliTesla par mètre (ou 1 GAUSS par centimètre). Placés à l’intérieur de l’aimant ils créent un champ magnétique s’ajoutant au champ B0  de telle sorte que le champ total varie quand on se déplace parallèlement à la direction du gradient.

 

 

L’unité de traitement :

On regroupe toute la partie électronique de l’imageur. Le premier rôle est bien sûr de piloter les positions mécaniques ainsi que les courants des différents bobinages. La seconde tâche est le traitement des données brutes reçues du dispositif de réception. Cette étape passe par une phase de préamplification du signal venant des antennes, une phase de démodulation , d’amplification et après passage dans un convertisseur analogique-numérique, le signal est livré au calculateur.

Il faut d’abord reconstruire une image de chaque coupe en distinguant pour chaque point, les coordonnées dans la coupe et la valeur de T1 et T2 qui vont permettre de reconnaître le type de tissu rencontré. Cette opération demande une puissance de calcul importante. Les canaux de réception physique dimensionne également la chaîne radiofréquence. En effet, le grand nombre d’informations arrivant des éléments d’antenne en réseau phasé arrive sur ces canaux pouvant être de véritables « goulet d’étranglement dans la rapidité et la qualité de traitement des signaux. Faute de dimensionnement conséquent, la technologie fera plus appel a des solutions de type multiplexage ou addition analogique .  Les constructeurs du marché français proposent des chaîne RF allant de 4 canaux à 16 canaux en fonction des utilisations liées à l’imageur RM.

 

 

 

La bande passante [5]

 

Certains appareils permettent de faire varier la bande passante de fréquences. Ce paramètre optionnel est déterminant pour la qualité de l’image. Il s’agit du domaine de fréquence enregistré par le récepteur. Par exemple, si la bande passante choisie est de 16 KHZ, l’intensité du gradient de lecture sera automatiquement calculé en fonction du champ de vue à explorer, et le récepteur enregistrera toutes les fréquences comprises entre – 16 KHZ et + 16 KHZ. Si la bande passante est réduite d’un facteur 4, le récepteur enregistrera les fréquences entre - 4KHZ et + 4KHZ, ce qui correspond à un signal inchangé pour le même champ de vue. En revanche, le bruit enregistré est inférieur. En fait, réduire la bande passante d’un facteur 4 permet de multiplier par 2 le rapport signal/bruit des images.

Les bandes passantes des imageurs se situent dans une gamme de 1MHZ.

 

 

 

Le champ de vue ( Field of View – FOV)

 

Les champs de vue représentant la taille de la zone explorée varient de 1 à  53 cm sur la gamme de 1,5 Tesla généraliste  et de 1 à 40 cm pour les IRM 1,5 Tesla dédiée cardiaque. Leur dimension maximale est principalement déterminée par la dimension des antennes d’émission et de réception. Il est possible de sélectionner un champ de vue inférieur en choisissant une fréquence d’échantillonnage du signal permettant de réaliser un zoom. Le champ de vue ou FOV (Field Of View) est un paramètre important pour la réalisation d’image de lieu anatomique excentré, par exemple l’épaule. En effet, la taille du champ vue facilite le travail du manipulateur dans l’acquisition et la qualité du signal.

 

 

La matrice image

 

A chaque valeur de l’amplitude numérisée du signal de résonance magnétique dans un élément de volume (voxel) du tissu biologique étudié correspond un pixel de l’image. L’ensemble des pixels forme une matrice et constitue l’image numérique du tissu. Pour chaque pixel, l’intensité du signal (hypersignal en blanc, hyposignal en noir, signal d’intensité intermédiaire en gris) dépend de la valeur locale des paramètres tissulaires densité protonique, T1, T2 et du choix de la séquence utilisée pour l’acquisition de l’image.

La matrice image est caractérisée par le nombre de colonnes (Nx) et le nombre de lignes (Ny) de l’image. En général, une matrice image est constituée de 128, 256, ou 512 lignes et de 128 à 512 colonnes. Cependant, les matrices 1024 sont présentes sur tous les imageurs présents sur le marché français du 1 ,5 Tesla. Pour un même champ de vue ou FOV exploré, une image de 256X256 pixels présente une meilleure résolution spatiale q’une image de 128X128 pixels. De la même façon, pour une matrice image donnée, un champ de vue de petites dimensions présente une meilleure résolution spatiale qu’un champ de vue plus grand. Mais, dans ces deux cas , l’amélioration de la résolution spatiale, qui correspond à une diminution de la taille du voxel, se fait au détriment du rapport signal/bruit de l’image. L’opérateur doit donc choisir le meilleur compromis possible en fonction de la pathologie recherchée 

 

 

L’informatique

 

Auparavant les constructeurs travaillaient sous système d’exploitation  UNIX et WINDOWS NT et la tendance s’oriente vers LINUX et WINDOWS XP pour travailler dans un environnement multitâches.

C’est un ensemble complexe qui assure de façon synchronisée différentes fonctions.

 

Ø      L’automatisation des réglages

-          la calibration des impulsions

-          les accords et les adaptations

-          le shim pour l’homogénéité de l’aimant

 

Ø      La coordination des tâches d’acquisition

-          le pilotage des gradients

-          la programmation des impulsions

-          le recueil, la numérisation et le traitement du signal

 

Ø      La reconstruction, le traitement de l’image et la visualisation

 

Ø      La gestion des interfaces et des périphériques

 

Ø      L’archivage

 

 

Les  techniques d’acquisitions rapides ou parallèles

 

Les techniques d’acquisition parallèle sont présentes avec des appellations différentes en fonction des constructeurs ASSET pour GE, SENSE pour PHILIPS et SIEMENS ce dernier rajoutant une amélioration au SENSE appelée GRAPPA. Cette technique d’acquisition parallèle également appelée technique d’acquisition rapide n’est pas sans conséquence sur les temps d’acquisitions. Cette méthode permet de diviser par deux ou quatre (en évolution jusqu’à 6) les temps d’acquisition machine et d’apporter une plus value en terme de recueil de signal et de confort du patient. Ce propos reste à modérer par un temps de préparation patient incompressible pour un examen avec ou sans injection de produit de contraste. Cette préparation repose sur les dangers de l’IRM liés à la présence de métal dans le corps humain et l’explication de l’examen au patient souvent néophyte.

 

 

La console d’acquisition et de post traitement

 

Ce sont les interfaces entre les utilisateurs et la machine. Il est nécessaire que ces interfaces soient conviviales

 

La console d’acquisition :

Elle permet de lancer les différentes séquences de l’IRM , de déterminer l’épaisseur de coupe, l’orientation des coupes (sagitale, axiale, coronale, simple et double obliquité etc…) . Ce sont des moniteurs  de type écran plat de 18 pouces haute résolution 1280X1024. Elles poussent les images recueillies vers les consoles de post -traitement.

 

La console de post-traitement :

Elle permet de traiter et de retraiter les images en provenance de la station d’acquisition. Elles possèdent les logiciels nécessaires au post-traitement (MIP, MPR, Volume Rendering, 3D multiplanaires etc…). Les écrans sont plats de 18 pouces matrice 1280X1024 haute résolution.

 

 

La conformité DICOM

 

Les IRM proposées par les constructeurs sont généralement DICOM 3.0. Cependant il est nécessaire de s’assurer en demandant  les « conforment statement » ou attestations de conformité pour chaque service class user ou/et provider.

Les principales class service sont :

-          Print

-          Worklist

-          Store

-          Query and retrieve

Ces « class service » sont indispensables dans la communication au sein d’un réseau d’images de type PACS .

 

 

le réseau interne de l’hôpital

 

Il est nécessaire de prendre en compte également -dans l’éventualité de réseau d’images- la taille du réseau (10 à 100 Mbits/s ou 1bits /s) .

De plus il est indispensable de s’assurer de l’intefaçage entre le système informatique de l’hôpital (SIH) et la modalité IRM. Si il existe un système informatique de radiologie (SIR) , il est obligatoire de s’assurer de la compatibilité avec la modalité IRM.

 

Les séquences d’acquisitions

 

Un tableau de synthèse a été proposé aux utilisateurs pour connaître le lien entre le nom d’une séquence et son abréviation entre chaque constructeur (voir tableau en annexe 1).

 

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C/ Les différents types d’imagerie dans les offres  constructeurs  proposées au CH La Rochelle [4]

 

 

IRM de routine 

 

Les  IRM du marché ont acquis de la maturité et permettent une différenciation tissulaire encore de meilleure qualité.

Tous les constructeurs proposent de base un IRM généraliste effectuant les examens de type ostéo-articulaire, tête, moelle/rachis, torso-abdo-pelvien, et pédiatrie.

Dans l’appareil ostéo-articulaire, l’IRM est souvent réalisé en première intention pour l’étude du genou traumatique, d’une épaule douloureuse. C’est au niveau de l’abdomen que les indications de l’IRM se sont récemment le plus développées en fournissant, des images très fiables des voies biliaires en quelques secondes, augmentant le confort du patient. Vu sa capacité à détecter, les foyers inflammatoires, l’IRM devient un examen de première intention dans l’étude de la pathologie abdominale

 

 

IRM  fonctionnelle (diffusion et perfusion)

 

Les séquences d’imagerie de perfusion et de diffusion sont intégrées généralement dans l’offre de base nécessaire pour effectuer les AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux). Ils existent des logiciels  pour effectuer de la perfusion et de la diffusion avancée dans le cadre de la neurologie avancée.

L’IRM permet de détecter des affections telles que la Sclérose En Plaques (SEP) ou la maladie d’Alzheimer, grâce à l’utilisation combinée de techniques d’imagerie fonctionnelle cérébrale. Ces techniques permettent de localiser des zones fonctionnelles spécifiques, d’étudier non seulement le comportement normal, mais aussi certaines anomalies du langage, de l’audition ou de la vue, de faire des repérages fonctionnels préopératoires pour minimiser les séquelles fonctionnelles d’un traitement chirurgical.

 

 

Angio RM

 

L’étude des vaisseaux par IRM en général couplée à l’utilisation d’un agent de contraste, est aujourd’hui réalisable en routine, que se soit en pour les gros vaisseaux tels que l’aorte (dissection) ou les artères rénales et carotides. 

Il est à noter une amélioration dans la facilité de réaliser et la qualité de l’examen « membres inférieurs  par :

-          la synchronisation du déplacement de table en associant le plus d’éléments  d’antenne (antenne MRI device) pour un champ de vue donné,

-          la vitesse des calculateurs pour le calage et la reconstruction des images.

 

 

L’imagerie cardiaque

 

Tous les constructeurs proposent un module cardiaque avancé nécessitant une technologie supérieure en terme de gradient, d’informatique avec les logiciels associés et de chaîne radiofréquence et l’éventualité d’une antenne dédiée coeur.

Ces logiciels sont capables d’effectuer les séquences morphologiques et fonctionnelles de flux, de perfusion, de viabilité, de réhaussement tardif, d’angio RM et l’imagerie des coronaires.

L’IRM se positionne comme concurrent de l’échographie de stress (protocole clinique en cours d’écriture) dans les années à venir par une meilleure reproductibilité et le constat que l’examen serait moins opérateur dépendant. Cependant l’accès machine IRM et le coût de l’examen restent des points réservés sur le plan organisationnel et financier.

 

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D/ Conclusion

 

Ces présentations effectuées en associant le service  biomédical , les services économiques avec le service de radiologie et les services cliniques ont permis de connaître les possibilités de chaque machine dans un souci d’équité de traitement des constructeurs.

Ces présentation font apparaître l’orientation technologique donnée de nos jours au profit des chaînes radiofréquences reléguant les gradients au second rang en raison des limitations technologiques et humaines atteintes. 

De plus, une présentation de synthèse des offres constructeurs effectuée par le service biomédical (dans le cadre du lancement de l’appel d’offre de renouvellement d’IRM en septembre 2003) a permis d’effectuer l’interface entre ce que voient les médecins à l’image et les argumentaires techniques de chaque offre constructeur.

Cette présentation de synthèse facilite l’écriture de la définition des besoins pour le responsable du service de radiologie, mais également permet après simulation des offres financières au directeur des services économiques, d’établir une stratégie d’appel d’offre en rapport à l’enveloppe allouée.

 

Les composants de l’imageur  déterminant  « sur le plan technique »  restent  sans conteste  :

Pour la base de l’IRM

-          la qualité de l ‘aimant, l ‘ homogénéité et sa correction,

-          la valeur de ses gradients,

-          la capacité de la chaîne radiofréquence numérique,

 

Pour le développement et le suivi de l’IRM

-          l’informatique et les logiciels associés aux séquences,

-          la gamme et la qualité des antennes,

-          le Service Après Vente,

-          l’évolutivité des composants proposés.

 

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6/ LES CONTRAINTES D’INSTALLATION ET DE SECURITE DES PERSONNES [5]

 

 

A/ Introduction

 

Dans le cadre de la gestion de projet, l’étude effectuée sur les contraintes d’installations menée en liaison avec l’ingénieur travaux « exploitation » était nécessaire pour budgétiser les prévisions de travaux commune à chaque constructeur , de prévoir les aménagements pour chaque constructeur associées à  leurs coûts et fixer le calendrier de travaux prévisionnel .

Rappel

Le champ magnétique de l’imageur est environ 10000 fois plus intense pour un imageur 0,5Tesla que le champ magnétique terrestre. Il peut donc provoquer le déplacement de tout objet métallique ferromagnétique placé à l’intérieur de l’aimant ou dans son voisinage . Dans le cas de patient porteurs de stimulateur cardiaque ou de certains types de clips neurochirurgicaux, il n’est pas possible de procéder à un examen. Il est nécessaire aussi de prendre des précautions chez les patients porteurs de prothèses métalliques et chez les patients ayant pu recevoir dans l’organisme des particules magnétiques (métallurgistes par exemple)

 

 

B/ Les  contraintes d’installation[5]

 

Les dimensions et poids de l’aimant

 

Il est essentiel de tenir compte des dimensions de l’aimant pour l’acheminer et l’installer. Dans le cadre du renouvellement de l’IRM du CH La Rochelle, le poids 1,5 T quelque soit le constructeur est de 4 à 5 tonnes contre  un poids de 9 tonnes de l’ancien aimant de champ magnétique 1 Tesla. La tendance est à des aimants plus compact et moins lourd.

Il est nécessaire de connaître auprès de l’ingénieur travaux, les structures capables de résister aux contraintes de l’aimant, non seulement au niveau de la salle d’examen mais tout au long de son parcours d’acheminement

En effet, un aimant est un équipement qui ne peut supporter d’être choqué d’où l’importance d’avoir les cotations des couloirs d’accès, des parois amovibles liées aux contraintes dimensionnelles de ce matériel. 

 

 

Le champ magnétique (principal B0)

 

Un IRM produit un champ magnétique intense de 0,3 à 2 Tesla. Le champ terrestre est de 0,00005 Tesla, il est multiplié par 20000 pour le fonctionnement d’un imageur à résonance magnétique.

Pour obtenir une image de bonne qualité, il faut avoir un volume de mesure le plus homogène possible. Il est certain que les masses ferromagnétiques mobiles ou immobiles intérieures ou extérieures à la salle de l’aimant auront une cause directe sur la déformation du champ magnétique principal

Il est nécessaire :

-          d’optimiser la qualité du champ magnétique en se protégeant des sources perturbatrices internes ou externes.

-          De protéger l’environnement contre ce champ magnétique intense.

 

Le constructeur retenu fournit les lignes ISOGAUSS correspondantes à son aimant. Elles déterminent en (x, y, z) les zones de sécurités pour certains appareils et certaines personnes et permettent de sélectionner un site plutôt qu’un autre.

Equipements utilisés dans l’environnement du champ de fuite magnétique pouvant perturber le champ source de 1,5 Tesla ou être perturbés par celui-ci

Champ limite admissible pour le fonctionnement de certains équipements (1 TESLA = 10000 GAUSS)

 

 

 

L’influence d’une construction métallique sur l’aimant

 

Les objets ou structures métalliques de masse importante devront être situés à plus de 2,50 mètres de l’isocentre de l’aimant.

Les poutres métalliques qui ne sont pas perpendiculaires à l’axe Z de l’aimant (longitufinal) devront être situées à plus de 2,5 M de l’isocentre.

 

 

La radiofréquence (champ secondaire B1) [10]

 

Pour créer le champ secondaire B1 d’un appareil d’imagerie par résonnace magnétique, on utilise un système d’émission réception d’ondes de radiofréquence.

Les signaux exploités au niveau des antennes de réception sont de l’ordre du nano-watt. C’est pourquoi, une pollution radiofréquence venant de l’extérieur de la salle d’examen serait néfaste à l’acquisition de bonnes mesures . C’est de ce champ secondaire B1 que va dépendrela qualité image.

De plus, l’émetteur de l’imageur ne doit en aucun cas perturber l’environnement extérieur de la salle d’examen.

La solution pour éviter ce type de pollution radio-fréquence sur les bobines réceptrices et sur l’environnement est la fabrication d’une cage de Faraday (répondant aux normes MIL-STD-285 d’atténuation 100 db pour des fréquences de 10 à 100 MHZ.

 

 

La cage de Faraday

 

Elle a pour but de structurer un volume clos, constituant une barrière aux pollutions radio-fréquence. Elle est composée de cuivre d’une épaisseur de 0,3 mm isolée et reliée à une seule et unique terre.

Il existe deux types de réalisation :

-          la cage pré-fabriquée

-          la cage collée

 

En ce qui concerne la cage pré-fabriquée , elle est réalisée en usine sur des ossatures en bois. Chaque panneau correspond à une pièce du puzzle qui sera codifiée pour faciliter l’assemblage sur les site. Cette méthode possède un avantage, sa rapadité d’exécution mais un inconvénient de taille car il faut que le gros œuvre soit fidèle au mesure du cagiste.

Pour les cages collées, la technique est la même que pour le papier peint. Le cuivre est étalé, collé et  soudé entre feuilles. Cette méthode est intéressante pour des sites à géométrie irrégulière et pour des salles ou les volumes car la perte correspond qu’à une épaisseur de 0,3 mm.

 

Les points faibles d’une cage de FARADAY

Ce sont les ouvertures , une cage sans ouverture (théorique) possède une atténuation de 120 db. La norme STD-285 tolère une atténuation  de 100db, par conséquent le nombre d’ouverture est limité. Les constructeurs d’IRM travaillent en coopération avec les professionnels des cages de Faraday pour maintenir une atténuation minimum à 100 db.

 

La porte

A elle seule, elle coûte 1/5 de la cage. Elle doit lécher un encadrement en laiton par l’intermédiaire de lamelles cuivrées ayant une fonction de ressort.

Dans le cadre du renouvellement de la cage de Faraday du CH La Rochelle, tous les éléments laitons avec les éléments cuivré seront changés de part leur usure.

 

La baie de visualisation

C’est également le point faible des cages. C’est l’assemblage d’un tamis cuivré pris entre deux vitres.

 

Gaine de climatisation

Ces points particuliers doivent être traités sous la forme de guides d’ondes. Ces guides ont pour rôle de piéger les ondes de radio-fréquence.

 

Les câbles électriques

Ces excellentes antennes doivent impérativement passer par des portes filtres (réseau-selfs/ capacités) afin de ne pas favoriser la fabrication d’ondes radio-fréquence.

 

Lors du PV de réception , si la cage n’a pas atteint ses performances d’atténuations requises, répondant à la norme STD-285, la responsabilité du cagiste est impliquée, et il faudra reprendre la cage de Faraday pour obtenir une image irréprochable.

 

 

Le fluide cryogénique (l’hélium)

 

Cette contrainte est liée à la supraconductivité. Elles n’existent pas pour les aimants résistifs et permanents. Il faut que les bobines en Nobium-Titanium de ces aimants supraconducteurs soient proches d’une température de – 273 °C .

L’hélium est utilisé pour son point d’ébullition se trouvant à 268,9°C . Les aimants de dernière génération n’utilisant que l’hélium , utilisent un système pour reliquéfier l’hélium. Le gaz cryogénique récupéré passe par un groupe froid basée sur un échangeur  avec une circulation d’eau glacée fournie par le centre hospitalier permettant de maintenir à l’état liquide l’hélium et un compresseur permettant de renvoyer l’hélium liquide dans le cryostat. La qualité du réseau d’eau glacée détermine la quantité évaporée d’hélium qu’il sera nécessaire de recompléter lors d’une maintenance préventive.

 

Les dangers de l’hélium 

L’hélium est un gaz inerte et non toxique . Liquéfié et stocké à une température de – 269°C, il présente par évaporation accidentelle un risque de brûlure intense ainsi qu’une formation de glace par condensation pouvant obstruer les bouches de climatisation ainsi que les cheminées d’évacuation . Cet accident peut également arriver au remplissage du cryostat.

Si cette évaporation d’hélium se répend dans la salle d’examen, elle fera baisser d’une manière significative le taux d’oxygène contenu dans l’air (soit 21%), entraînant la mort par asphyxie. Il est préconisé de posséder un détecteur d’oxygène dans la salle d’examen avec son report d’alarme dans la salle d’acquisition.

 

Il faut considérer deux sortes d’évaporation

-          l’évaporation naturelle ( 1 à 2 litres par heure dont une partie est reliquéfiée)

-          l’évaporation massive appelée « QUENCH ». Elle survient lors d’un incident majeur au niveau de l’aimant, lui faisant perdre ses caractéristiques supraconductrices par transition. Cette évaporation par QUENCH sur de grosses installations (1,5 Tesla) peut entraîner un phénomène explosif.

 

 

Les contraintes de remplissage et d’évacuation de l’hélium [15]

 

Le remplissage

Pour remplir le cryostat, il est utilisé une bouteille de DEWAR (amagnétique) que l’on achemine dans la salle de l’aimant (salle d’examen). Le transfert a lieu par l’intermédiaire d’une canne. Pour remplir le cryostat, il faut injecter de l’hélium gazeux dans le DEWAR. Cette pression entraînera la sortie de l’hélium liquide. La contrainte principale est d’avoir une bonne circulation au déplacement autour de l’aimant et les hauteurs de la canne et du DEWAR vont déterminer la hauteur plafond de la salle de l’aimant.

 

L’évacuation

L’évacuation de l’hélium en fonctionnement normal et cas de QUENCH demandera une tuyauterie la plus simple possible en évitant une géométrie de pertes de charge.

 

 

Les contraintes électriques

 

Il appartient aux constructeurs de fournir les renseignements compatibles avec le matériel à installer. Les exigences sont différentes en fonction des types de machine . Les puissances peuvent varier d’une machine à l’autre et nécessite une vigilance pour appréhender au mieux les contraintes électriques.

Il est nécessaire de connaître principalement les points suivants :

-          la puissance consommée IRM + compresseur en KVA

-          la tension secteur

-          la fréquence,

-          les régimes de neutre compatibles,

-          la résistance de ligne, 

-          la présence d’un transformateur d’isolement.

Il est nécessaire que tous les câbles d’alimentations électriques doivent impérativement transiter par de filtres avant de pénétrer la cage de Faraday. 

Il est interdit d’utiliser un éclairage par tube fluorescent ainsi que des gradateurs de lumière. Ces matériels sont générateurs d’ondes radio-fréquence. Il est conseillé des éclairages incandescents à filaments renforcés (halogène basse tension).

Il est déconseillé d’installer les armoires électriques à proximité des disjoncteurs magnétiques à proximité du champ principal B0 .

 

 

 

 

 

Les contraintes en génie climatique

 

Un imageur par résonance magnétique possède un lourd traitement informatique. C e matériel est sensible aux variations thermiques et hygrométriques. Il est indispensable  de respecter les contraintes liées à l’imageur. De plus, il est intéressant de savoir où seront implantées les différentes options futures pour prévoir un volant de sécurité dans la taille de la climatisation.

 Il est à prendre en compte deux paramètres :

-          le taux de renouvellement d’air en mètre cube /heure

-          la puissance à dissiper en kw

 

le taux de renouvellement d’air

Il est lié directement à la puissance de la climatisation et aux dimensions des gaines de climatisations et permet de dissiper la chaleur générée par les calculateurs. Il est demandé  par les constructeurs pour les différents locaux (salle d’examen, local technique, salle acquisition et post traitement).

 

La puissance à dissiper en kilowatt

Les différents éléments informatique, électronique, compresseur, éclairage dissipent une quantité de chaleur s’évaluant (dans la gamme du 1,5 Tesla avec des gradients en amplitude de 33mt/m et de vitesse de commutation s’échelonnant entre 120 à 160 mt/m/s) entre 11 et  17 KW .

Ces données prennent également en compte le confort des patients et des utilisateurs. Tous ces calculs doivent être pris en considération pour assurer le bon fonctionnement de l’installation à une température de 15 à 24 °C.

 

 

Les contraintes du réseau d’eau glacée

 

Le réseau d’eau glacée fourni par le Centre Hospitalier chargé de maintenir l’hélium à l’état liquide voit son activité augmentée par le refroidissement des armoires de gradients. Certains constructeurs ont délaissé le refroidissement par climatisation au profit de l’eau glacée. Ceci n’est pas sans conséquence lors d’un renouvellement d’IRM ou le groupe climatisation est dimensionné solidement, par rapport au réseau d’eau glacée. Entre les constructeurs, le besoin en débit en eau glacée varie de 11 litres/minute à 60 Litres/ minute avec un gradient de pureté et de température variant   de  4-5 °C à 12-15°C (dans la gamme du 1,5 Tesla avec des gradients en amplitude de 33mt/m et de vitesse de commutation s’échelonnant entre 120 à 160 mt/m/s).

Il est important de connaître auprès de l’ingénieur travaux le débit maximal admissible du réseau d’eau glacée.

Les constructeurs proposent tous un système de secours en cas de défaillance du système principal afin de diminuer l’évaporation de l’hélium et donc sa consommation.

 

 

Les contraintes liées à l’acoustique

 

L’exploitation d’un IRM produit une nuisance phonique non négligeable. Ces bruits caractéristiques de l’IRM liés à la mise en service des bobines de gradients , accentués par les séquences d’imagerie rapide vont pour avoir effet la mise en place de faux plafonds acoustiques (amagnétiques dans la salle d’examen) non perforés, ne laissant pas tomber les poussières.

 

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C/ Les contraintes de sécurité pour les personnes [11], [12]

 

Le champ magnétique statique [13], [14]

 

Les personnes équipées de stimulateurs cardiaques, il est demandé aux porteurs de stimulateurs de ne pas franchir la ligne isogauss des 5 gauss sous peine d’avoir un  emballement cardiaque. Les nouvelles technologies à blindage actif limitent le dépassement de ligne des 5 gauss à la salle d’examen, sinon il est indispensable d’effectuer des blindages magnétiques complémentaires.

De plus, les fils conducteurs peuvent se comporter comme de véritables antennes, recueillir les impulsions RF, stimuler le cœur, aux cadences des gradients et pulses d’excitation.

D’une façon générale la décision de pratiquer ou non l’examen doit être prise dans chaque cas, en fonction de la nature du matériel daont le patient est porteur, notamment :

-          les défibrillateurs implantables,

-          les neuro-stimulateurs

-          les stimulateurs cardiaques,

-          les corps étrangers métalliques (particulièrement ceux implantés dans les parties molles)

La mise en place de blindage fait l’objet dans le cadre du CH La Rochelle d’une étude pour blinder l’étage supérieur devant accueilir un service de réanimation avec des moniteurs couleurs multiparamétriques se trouvant dans la lignede champ des 1 GAUSS . Cette étude a été confiée à des professionnels devant définir les caractéristiques du blindage, la nature du métal et effectuer sa réalisation si nécessaire.

Un blindage inefficace est un non respect des conditions de sécurité, cela entraîne des nuisances sur les dispositifs satellites à l’aimant et une qualité diminuée de l’image de ce dernier.

 

 

Les gradients

 

Par leur commutation rapide, ils induisent des courants, dont l’intensité est fonction de la vitesse de variation du champ, de la surface de la boucle d’induction et de sa conductivité.

Dans les machines utilisées, des gradients de 1G/cm sont couramment établis en 1 ms, ce qui induit un courant de fréquence de 1000HZ. En technique multicoupes, ces commutations sont répétitives. La détermination de la densité de courant induite dans le corps est difficile. Certaines études l’ont estimé à une valeur de l’ordre de 1Ma/cm2 pour une variation de 1T/s (Budinger T.F, 1981) [5].

Les effets biologiques des courants induits par les gradients sont thermiques et électriques directs . L’échauffement est à prendre en considération. Les effets électriques physiologiques dépendent de la fréquence.

 

 

Les champs de radiofréquences

 

Les  RF ne produisent qu’un effet thermique. L’énergie dissipée  dans le sujet , moyennée sur tout le corps, peut varier  de moins de 0,4W/KG à plus de 2W/KG. Cette énergie est dépendante de l’intensité et de la durée des pulses de RF, ainsi que de leur nombre.

D’autres facteurs conditionnent, le degré d’échauffement :

-          le type d’antenne

-          le volume concerné et sa conformation anatomique

 

Le bruit phonique

Il est induit par l’application séquentielle des gradients. Il varie considérablement en intensité et en fréquence selon les séquences. Il est possible de mettre à la disposition des patients des casques amagnétiques ou bouchons anti-bruit.

Sur les offres pour augmenter le confort des patients (mais toujours en option), il est possible de faire l’acquisition de lecteur de compact disc permettant au patient de venir avec son CD et d’écouter sa musique durant l’examen pour augmenter son confort.

 

 

Les facteurs psychologiques

 

Chez les malades claustrophobes ou anxieux, il importe de leur consacrer un temps suffisant pour une information claire sur la nature, le but, et les conditions de déroulement de l’examen. On peut également les faire assister à un examen en cours. Ces précautions limitent le nombre d’échecs restant tout de même faible.

Le comportement des malades est conditionné par :

-          l’éxiguité et la profondeur du tunnel malgré une volonté des constructeurs de réduire leurs dimensions.

-          la sensation de manque d’air, Il est important que le flux d’air circule en direction du patient avec un taux de renouvellement d’air adapté à la machine retenue.

-          le bruit, il nécessite la mise en place de protection (bouchon ou casque anti-bruit) ou dans le cadre du renouvellement ou d’un premier achat la mise en place d’un lecteur de CD musical pour un meilleur confort du patient.

-          L’immobilité. Assurer un confort du patient et utiliser des moyens de contention non traumatisants. Les nouvelles techniques d’acquisition réduisent les temps d’acquisitions et de par cela la durée d’immobilisation des patients.

Pour combattre l’anxiété il est nécessaire de s’assurer que l’IRM possède une liaison phonique permanente avec le patient.

 

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D/ Conclusion

 

L’étude menée à ce jour a permis de conclure à la possibilité d’installer les IRM de chaque constructeur sans travaux de grande ampleur (comme par exemple le redimensionnement du réseau d’eau glacée ou le déplacement de zone d’ascenceur).

Cependant, après la rencontre des responsables d’installations, il a été réalisé après visite sur le site du Centre Hospitalier de La Rochelle la valorisation des coûts d’adaptation. Ces visites ont permis de prévoir un audit de la cage de Faraday en terme d’atténuation avant la mise en service du nouvel imageur et de sa réfection (porte, baie de visualisation, porte filtre).

De plus, une étude sur le renforcement du blindage liée aux nouvelles lignes de champ, conséquence du champ plus élevé 1,5 T au lieu de 1T et de l’ouverture en 2004 du service de réanimation soin continu à l’étage supérieur est en cours pour sa nécessité, sa nature, son coût et sa réalisation .

La collaboration avec l’ingénieur travaux du site ST LOUIS du CH La Rochelle a permis de lister les contraintes du ressort de l’hôpital , responsable principalement pour l’installation d’un IRM :

-          de l’acheminement de l’énergie électrique et des protections

-          du génie climatique

-          du réseau d’eau glacée

-          de la réfection des locaux devant accueillir le nouvel IRM

-          de la coordination des travaux pour la mise en service

Ce dernier point, est d’autant plus important qu’il limite le temps de fermeture à l’accès de l’IRM. Les constructeurs demandent entre la dépose de l’aimant et la mise en service définitive une durée de 4 semaines. La réfection de la salle d’examen (peinture, sol, plafond, éclairage),  les arrivées des fluides et  leurs évacuations, de l’électricité doivent être planifiées sur une durée de 15 jours avant ces 4 semaines soit une fermeture de l’IRM de 6 semaines.

Les travaux d’enlèvement et de reprise de l’ancien aimant, de grutage, de livraison du nouvel aimant sont abordées dans le cahier des charges de l’appel d’offre.

 

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7/ CONCLUSION

 

L’objectif principal de ce projet était de lancer l’appel d’offre au mois de septembre 2003, pour une attribution après le RSNA afin de bénéficier des évolutions annoncées lors de ce congrès lors de l’installation de l’IRM en avril 2004.

La réflexion menée sur la gestion du projet IRM a permis d’élaborer un bilan sur :

Ce stage m’a permis de connaître les différentes technologies composants l’IRM, et la gestion d’un projet dans un établissement de santé. En effet, j’ai du m’appliquer à utiliser toutes les compétences disponibles en interne comme en externe composant le milieu hospitalier pour construire une gestion de projet efficace et atteindre les objectifs qui m’étaient fixés dans le cadre du renouvellement de l’IRM du Centre Hospitalier de La Rochelle.

Cette étude m’a permis de mesurer l’importance de la maîtrise de la connaissance technique et réglementaire par l’ingénieur biomédical permettant de mieux remplir la mission d’interface entre les différents corps composant le milieu hospitalier.

Ce stage m'a permis d’effectuer parallèlement, la mise en place des bonnes pratiques biomédicales au sein du service biomédical. Les projets supplémentaires m'ont permis d’approfondir la procédure d’achat, d’effectuer les analyses techniques d’appels d’offre en  cours notamment, la dosimétrie opérationnelle et les réseaux d’images PACS.

 

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8/ GLOSSAIRE

 

 

Analyseur de fréquences : système permettant de décomposer un signal complexe, en ses différents éléments constituants, tant en fréquence , qu ‘en phase (cf Transformation de Fourrier).

Artefact : signaux parasites quelque soit leur origine, se traduisant par de fausses images.

Bande passante : plage de fréquences transmise par l’instrumentation (à l’émission ou à la réception d’un signal). Il et possible d’améliorer le rapport signal/bruit en utilisant des séquences à bande passante étroite ( faibles gradients encodeurs, TE et temps de lecture allongés), un inconvénient étant l’accroissement des artefacts déplacement chimique).

Bruit : Variations aléatoires du signal ne comportant pas d’informations utiles et d ‘origines diverses (notamment au sein de la chaîne d’instrumentation).

Blindage magnétique : procédé consistant à restreindre l’étendue des lignes de champs d’un aimant. On distingue le blindage passif qui dirige les lignes de champ à l’aide de plaque de fer et le blindage actif qui consiste à entourer l’aimant principal d’un second bobinage créant un contre champ magnétique opposé au champ principal.

Compensation respiratoire : méthode visant à réduire les artefacts crées par la respiration. Un principe qui consiste par exemple à ranger autour des lignes centrales du plan de Fourier les acquisitions obtenues en expiration et de rejeter  les acquisitions faites en inspiration vers les lignes périphériques du plan de Fourier.

CCAP : Cahier des Clauses Administratives Particulières

CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières

Contraste : différence d’intensité de signal entre deux objets dans une image

Cryostat : enceinte isolante des aimants supraconducteurs utilisée pour maintenir les conditions de supraconduction.

Déplacement chimique : changement de la fréquence de résonance  des spins de diverses molécules sous l’influence de leur environnement électronique.

Diffusion : mouvement aléatoire des molécules en rapport avec l’agitation thermique . Les séquences de diffusion, basées sur la ch0ute de signal PMN en fonction de la diffusion en chaque point caractérisent la structure microscopique et la température de l’objet.

Echantillonnage : opération de mesure de signal électrique. La fréquence d’échantillonnage correspond au nombre de mesures effectuées par seconde .Le temps d’échantillonnage est la durée pendant laquelle des mesures sont effectuées (durant l’application du gradient de ecture, lors de l’apparition de l’écho en IRM).

Echo-planar (EPI) : méthode d’imagerie ultra-rapide dans laquelle l’ensemble des pas de codage de phase nécessaire à la construction d’une image est acquis après une seule impulsion d’excitation.

IRM : Imagerie ou Imageur par Résonance Magnétique

MIP (Maximal Intensity Projection) : méthode de visualisation utilisée en angio-IRM , transformant les données tomographiques en données projectives. A partir d’une série de coupes observées selon un angle choisi, seuls les pixels de plus forte intensité le long de chaque ligne sont retenus. Avec le séquences d’Angio-IRM qui majorent l’intensité des structures vasculaires par rapport aux éléments stationnaires périphériques, l’algorithme MIP donne des images angiographiques projectives.

Quench : mot anglais désignant la rupture des conditions de supraconduction d’un aimant : la bobine devient brutalement résistive entraînant un dégagement rapide d’hélium gazeux dans la salle d’examen. 

Rapport contraste/bruit : rapport entre la différence d’intensité de signal séparant 2  objets (contraste et l’écart type du bruit de fond). Meilleur est ce rapport, meilleur sera la résolution en contraste de l’image.

Rapport signal/bruit : rapport entre l’intensité du signal étudié  et l’écart type du bruit de fond. Plus ce rapport est élevé, meilleure est la qualité de l’image.

Résolution spatiale : degré de finesse avec lequel est décrit une image. Rapport entre le champ de vue et la matrice des données (par exemple avec un champ de vue de 420 mm et une matrice de 256X256 pixels , la résolution spatiale pour chaque pixel est de 1.6 mm.

Résolution temporelle : intervalle de temps avec lequel est décrit un phénomène dynamique. Pour l’étude de la cinétique cardiaque , la résolution temporelle doit être inférieur à 100ms.

RMN, Résonance Magnétique Nucléaire : Phénomène d’interaction entre un champ électromagnétique (ou onde radiofréquence) et les nOyaux atomiques (protons) soumis  à un  champ magnétique statique.

RF (radiofréquence) : champ magnétique oscillant de haute fréquence. Les impulsions RF utilisées en IRM sont mesurées en MHZ et durent de 1 à 10 msec.

SAR ( Spécific Absorption Rate) : coefficient d’absorption spécifique correspondant au dépôt d’énegie dans les tissus sous forme d’influence des impulsions de radiofréquence. Certaines séquences (ex : EPI) émettent beaucoup d’impulsions de radiofréquence , et sont susceptibles d’entraîner des échauffements dans les tissus, ce qui nécessite une surveillance des limites  de SAR.

Suppression des graisses : technique comportant une pré-saturation avant la séquence d’imagerie proprement dite, dont le but est de supprimer sélectivement le signal provenant des graisses (dont la fréquence de résonance est légèrement différente de celle des spins de l’eau).

Temps de montée des gradients : intervalle de temps nécessaire pour que les gradients atteignent leurs valeurs nominale. Ce temps combiné avec l’intensité nominale des gradients dicte les possibilité d’imagerie rapide.

Temps de vol : principe rendant compte de l’accroissement d’intensité de signal des spins circulant qui entrent à l’intérieur de la coupe d’IRM comparativement à l’intensité des spins stationnaires. Ce principe est à la base d’une des techniques d’angio-IRM.

Tesla : Unité d’induction magnétique (1T=10000 Gauss).

TE  (Temps d’écho) : durée qui sépare le milieu de l’onde RF d’excitation et le milieu du temps de lecture.

TR (Temps de Répétition) : intervalle de temps séparant les excitations successives des spins.  En écho de spin, il s’agit du temps séparant deux impulsions excitatrices de 90° successives.

T1 : temps de relaxation longitudinal ou spin réseau. Constante de temps nécessaire pour que 63 % des spins se réalignent le long du champ magnétique.

T2 : temps de relaxation transversal ou spin-spin. Constante de temps avec laquelle 63% des spins perdent leur cohérence de phase du fait des intéractions  spin-spin.

Voxel : volume élémentaire  de la matrice. C’est le produit de la surface du pixel par l’épaisseur de coupe. Il détermine la résolution spatiale

 

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9/ BIBLIOGRAPHIE

 

Ouvrages

[1] : Comprendre l'IRM, MASSON 1994, B. KASTLER, D. VETTER, Z. PATAY, P. GERMAIN.

[2]: Biophysique des radiations et imagerie médicale, MASSON, 4ème édition ; J.DUTREIX, A.DEGREZ, B.BOK, J-M VINOT.

[3]: IRM Imagerie par Résonance Magnétique, 3e édition D.DOYON 1997, E.-A. CABANIS, M.-T.IBA-ZIZEN, B.ROGER, J.FRIJA, D.PARIENTE, I.IDY-PERETTI.

[4] Le plateau technique médical à l’hôpital, Editions ESKA 2002 ; G.BROUN .

[5] Manuel de techniques de l’Imagerie par Résonance Magnétique, MASSON 1992, G.KORACH, T.MUNIER, J.VIGNAUD

Revues

[6] :Journal de radiologie, état de l’imagerie médicale mondiale, IRM, hors série II juillet 2002 ; F.LANGEVIN, J VERDENET.

[7] :ITBM-RBM NEWS , le cahier technique actualités en imagerie médicale, IRM , février 2002- vol. 23-N°1 , C.SALVAT-BRILLAULT, M.POMMIER, F.LANGEVIN.

[8] :ITBM-RBM NEWS , le cahier technique moniteurs de surveillance et  environnement IRM , avril 2000-vol 21-N°2, R.FISHER.

[9] :ITBM-RBM NEWS , Elaboration de tableaux de bord et choix d’indicateurs pertinents pour le plateau technique hospitalier, 2000- 21- :113-20 Editions scientifiques et médicales Elsevier SAS,  E.COATANNOAN, R.TALEC .

 

Normes

[10] :NF EN 61566 du 11/06/1998, Mesure de l'exposition aux champs électromagnétiques à radiofréquence. Intensité du champ dans la gamme de fréquence entre 100 kHz et 1 GHz .

[11] :NF EN 60601-2-33 du 01/07/1996, Appareils électromédicaux - Partie 2 : règles particulières de sécurité relatives aux appareils à résonance magnétique pour diagnostic médical.

[12] :NF EN 60601-2-33/A11 du 02/08/2000, Appareils électromédicaux - Partie 2 : règles particulières de sécurité relatives aux appareils à résonance magnétique pour diagnostic médical.

[13] :EN 60601-2-31 du 01/05/1995, Appareils électromédicaux - Partie 2 : règles particulières de sécurité des stimulateurs cardiaques externes à source d'énergie interne.

[14] :NF EN 50061du 01/07/1988, Sécurité des stimulateurs cardiaques implantables.

[15] : lettre ref : DM-REMCO 03/04 AFSSAPS/Direction de l’évaluation des dispositifs médicaux/Unité Matériovigilance concernant les recommandations de vérification du dispositif d’évacuation de l’hélium pour IRM du 23 juin 2003 .

Sites internet

 http://www.univ-st-etienne.fr/facmed/finit/cottalor/osteoch.html,

 http://fr.encyclopedia.yahoo.com/article/so/so_302_p0.html,

 http://www.frm.org/upload/dossier/imageriemed.edf,

 http://www.scoi.com/hipanat.html,

 http://www.med.univ-rennes1.fr/cerf/edicerf/RADIOANATOMIE/024.html,

 http://www.irmfmrs.free.fr/Cours/FrameCours.html

 

 http://www.afib.asso.fr

 

·        [16] Etat de l’art en imagerie médicale RSNA , rapport du 30 JANVIER 2003 RSNA 2002

articles

-          Editorial- La confiance retrouvée , Geneviève WAHART- CHU POITIERS, en collaboration avec Jean Marie MARGAS -CHU TOURS.

-          IRM,Toujours plus d'informations cliniques et encore plus vite, Cécile SALVAT-BRILLAULT – AP-HP, Marc POMMIER – AP-HP.

Congrès AFIB 2001 à Clermont-ferrand

 

 

 http://www.gemedicalsystemseurope.com

 

 http://www.philipsmedical.com

 

 http://www.siemensmedical.com/MAGNETOM-World

 

 

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10/ ANNEXE (tableau séquences d’acquisitions)

tableau :les séquences d’acquisition

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