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# Posté le dimanche 28 novembre
Je reçois un appel dans la soirée, c’est elle. L’isolement la rend folle, elle me propose de sortir boire un verre.
Une fois n’est pas coutume, le temps est pluvieux, il fait un froid de canard. Les Compiégnois viennent se réfugier à l’intérieur des bistrots. De l’extérieur, l’atmosphère des cafés est baignée dans des éclairages dorés embrumés par la buée, on entend les bons vivants trinquer avec leur chopes de bières et se remplir la panse.
Nous décidons d’entrer au Joe Str. Bar. On nous installe près d’une fenêtre, vue sur la pluie, à travers les carreaux soufflés, qui fait briller les pavés de la chaussée. Certains parviennent à faire réfléchir les premières lumières des guirlandes de Noël.
Domitille commande un mojito. Je la regarde étonnée, pensant qu’elle aurait opté pour un chocolat chaud, vu sa redoutable fragilité.
“Au point où j'en suis tu sais…”
Je la suis, et me prends une Margarita.
Une demi-heure plus tard, la conversation monte, soutenue par la brûlure des cocktails à 40°. Nous passons une superbe soirée, les heures défilent et nous refaisons le monde en mettant de côté les affres de la réalité.
L’alcool n’est jamais la réponse, mais il permet d’oublier ponctuellement la question.