# Posté le vendredi 24 décembre

95 ans.

La terre est basse. Les os craquent. Mais le goût des bonnes choses est toujours là. Nous trinquons avec Domitille et ses parents.

Un réveillon de Noël, ça se fête, surtout un vendredi soir.

Les opioïdes font phaser Domitille ; les moments de lucidité suivent les états proches de l’inconscient, où elle ne semble plus rien entendre. Ses yeux chavirent dans le sommeil, une sorte de narcose prolongée, au repos, à l’oubli de tout. L’instant d’après, elle sort peu à peu de sa torpeur végétative, et lutte contre la lourdeur de ses paupières pour tenter de rester avec nous.

Ne parvenant pas à la maintenir éveillée, je finis par m’endormir sur le fauteuil tout près d’elle, bercée par les doux chants de Noël émanant de la rue.

XLI