# Posté le mardi 30 novembre

Les jours défilent, et j'apprends à me supporter. Je m’interroge sur l’absurdité de cette existence. En parcourant les recueils scientifiques du mystérieux propriétaire, ses écritures, ses hypothèses et théories exposés sur son bureau, je prends conscience de mon ignorance face à certains sujets. Avec le développement des outils scientifiques et leur perfectionnement, on se rend compte que ce qui reste à découvrir est abyssal.

C’est le paradoxe de la science. La métaphore de la lanterne dans les ténèbres : nous n’éclairons rien, seulement, nous marchons simplement un peu plus loin dans ce couloir sans fin qu’est la connaissance.

Cette constatation me donne un coup de poing au moral. Je me sens si inutile. Quel est le sens de tout cela ?

Soudain, je tombe sur le journal d’Anne Franck, empilé parmi les bouquins de la bibliothèque. Je songe alors au calvaire qu’elle a vécu, enfermée dans un placard pour se cacher des Nazis au prix de sa vie, à sa force de s’accrocher à l’espoir ; je perçois alors mes lamentations bien superflues, et un peu honteuse je relativise sérieusement mes crises existentielles

XXVIII