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Université de Technologie de Compiègne
SPIBH "Stage de Perfectionnement à l'Ingénierie Hospitalière"
Liste des Projets
Référence à rappeler : 
PRINCIPE ET CONTRÔLE QUALITE EN HEMODIALYSE, D. TAMBRUN, D. LEJEUNE, Projet SPIBH, UTC, 2000-2001, 
URL : http://www.utc.fr/~farges/spibh/00-01/Projets/
PRINCIPE ET CONTRÔLE QUALITE EN HEMODIALYSE
 

Daniel TAMBRUN

Didier LEJEUNE
RESUME

L'étude que nous avons réalisé nous à permis de connaître le principe de l'hémodialyse, ainsi que ses réglementations.

Puis nous avons élaboré un synoptique comportant les contrôles à assurer pour la sécurité et la qualité des soins dispensés au patient.
D'autre part, nous avons pu mettre en évidence :
la complexité de l'association des éléments mis en oeuvre dans une séance d'hémodialyse ainsi que tous les contrôles qualités impliquant les différents intervenants, sont des facteurs prépondérants pour la sécurité du patient.

Mots- clés : Hémodialyse, sécurité, contrôle qualité, différents intervenants.

SUMMARY

The study that we have carried out, shows the basic principles of the hemodialysis as well as its regulations. Then, we have elaboreted a Quality Control diagram that overviews the main checking points, which assure the patient safety of care. On the other hand, we were able to point out the evidence of the complexity of parts that have been implemented for hemodialysis check up as Quality Control implying the different intervening workers, are the most valuable factors for the patient safety.

Key words : Biomedical department, accreditation, organisation, quality steps, preventive maintenance, security.



Remerciements
Nous tenons à remercier particulièrement :
Monsieur Gilbert Farges, responsable de la formation SPIBH.
Monsieur Alain Donadey, tuteur de notre thème.
Monsieur Son LUU
Monsieur Philippe Dubois, du service biomédical du centre hospitalier de Valenciennes.
Monsieur Hubert Metayer monsieur Claude Mendez du service biomédical de la clinique ST COME.

Thème : Principe et contrôle qualité en hémodialyse.

SOMMAIRE


Introduction

PREMIERE PARTIE.

I) Rein humain

1.1) Constitution du rein.

1.2) Les néphrons.

1.3) Rôles du rein.

1.4) Pathologie

II) Rein artificiel

2.1) Historique.

2.2) Principe et rôle du rein artificielle.

2.2.1) Principe.

2.2.2) Rôle.

2.3) Dialyseur.

2.4) La dialyse.

III) Générateur d'hémodialyse.

3.1) Introduction.

3.2) Fonctionnement général.

3.2.1) Schéma de principe.

3.2.2) Générateur.

3.2.3) L’eau.

DEUXIEME PARTIE.

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IV) Réglementation.

4.1) Introductions.

4.2) Les réglementations.( Voir annexe 2).

4.2.1) Le traitement d’eau de dialyse.

4.2.2) Le générateur.

4.2.3) Les consommable.

4.2.4) Elimination des déchets.

4.2.5) Sécurité électrique.

TROISIEME PARTIE.

V) Elaboration de contrôles pour assurer la sécurité du patient.

5.1) Synoptique général.

5.2) Détails du synoptique général.

1) Pour le traitement d’eau.

2) Désinfection sanitaire pour le traitement d’eau et le générateur.

3) La sécurité électrique.

4) Circuit dialysât.

5) Circuit sang.

6) Consommable.

7) Solutions concentrées.

8) Rejet d’eau.

9) Traçabilité.

VI) Conclusion.

Bibliographie.


Introduction .

Le but de notre démarche est d’ établir des contrôles qualités en hémodialyse pour assurer la sécurité et la qualité des soins au patient

Notre avons divisé notre thème en trois parties:

-- la première partie concerne le « pourquoi comment de l’hémodialyse »,

-- la deuxième partie est de connaître les réglementations en cours,

-- la troisième partie concerne les contrôles à appliquer.

I) Le rein humain.

Chaque rein contient un million de néphron liés entre eux.

Chaque néphron comporte :

- un glomérule 

- un tube 

Sans rentrer dans les détails , nous pouvons dire que les néphrons sont des filtres qui forme l’urine dite , primitive .

Ils laissent passer ainsi l’eau, les substances dissoutes de faible taille passent à travers la paroi du glomérule et s’écoule dans le tube, et garde les grosses molécules.

Cette urine sera ensuite transformée tout au long de son cheminement à travers les différents tubes. Soit que le rein réabsorbe une partie de ce qu’il filtre, soit il ajoute au contraire certaines substances qu’il a formée

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1.3) Rôle du rein.

Comme nous l’avons vu, les reins gardent et éliminent des molécules de poids différents. 

Les molécules éliminées sont en fait les déchets d’urine.

Les molécules gardées sont, quant à eux des globules rouges, des protéines nécessaires pour l’organisme

Pour information.
Le rein régule le milieu intérieur, on parle de régulation hydro-électrique . 

Les reins excrètent chaque jour de 1 à 2,5 litres pour environ 170 litres filtrés . 

Le rein élimine donc les déchets mais ce n’est pas tout.
En effet, pour que l’organisme fonctionne correctement, le sang et les liquides qui forment le milieu extérieur ou baignent les cellules doivent avoir une composition maintenue rigoureusement constante, quelques soient les variations de l’environnement. 

Le rein fabrique enfin des hormones qui ont chacune leur rôle, en terme physiologique, on parle d’endocrine.

1.4) Pathologie du rein.

Lorsque le nombre de néphrons devient inférieur à 5 %, il n’y a plus d’élimination de déchets, et la nécessité de les éliminer est impérative. 

On a pour cela recours soit à une greffe d’organe, soit à la dialyse. 

a) les maladies rénales primitifs

Elles sont strictement limitées aux reins. On en distingue de deux sortes. Les néphropathies acquises et les néphropathies congénitales .Ces dernières pouvant ne se manifester qu'à l'âge adulte ou lors d'une grossesse. 

b) Les néphropathies acquises.

- Glomérulonéphrite chronique 

- Néphrites interstitielles chronique 

- Néphropathies vasculaires

c) Les néphropathies congénitales.

- Polykystose rénale 

- Malformations rénales (hypoplasie du rein) 

- Syndrome d'Alport (avec surdité et atteinte oculaire)

d) Les maladies rénales au cours de maladies générales.

Dans ce groupe le rein est un organe touché parmi d'autres. 

- diabète 

- amylose 

- lupus érythémateux disséminé 

- myélome

e) Les principales conséquences de l’insuffisance rénal chronique.

- atteinte nerveuse périphérique 

- péricardites 

- hyper tension artérielle 

- atteintes osseuses 

- anémie 

- perturbations électrolytiques sanguines

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II) Rein artificiel

2.1) Historique.

C’est en 1938 que le premier rein rotatif à tambour est construit par un Hollandais du nom de Kolf. 

Après de nombreuses modifications, il est utilisé pour la première fois en 1943 sur un jeune Anurique. 

En 1960, Quiton et Soubner réalisent l'implantation d'un shunt artério-veineux sur les vaisseaux d 'un patient. 

A partir de cette date le traitement de l'insuffisance rénale chronique par dialyse devient possible. 

En 1966, la fistule artério-veineuse est mise au point par Cimiro et Brescia.

2.2) Principe et rôle du rein artificiel.

2.2.1) Principe.

a) Diffusion.

( source : www.invivo.net)

Si dans un récipient séparé par une membrane semi-perméable, on met de l’eau salé d’un côté et de l’autre de l’eau pure , on constate en final que les deux récipients contiennent de l’eau salé.

Cela est dû à un phénoméme qui tend à égaliser la solution la plus concentré vers la solution la moins concentré.

Ainsi, le sel en solution de poids moléculaire faible est passé à travers la membrane semi-perméable pour qu’il y ai équilibre : 

ce phénoméme est appelé dialyse ou diffusion.

Si l’on admet à présent que le sang se trouve en A, et le liquide de dialyse en B, des échanges s’établissent en fonction des différences de concentration des deux côtés de la membrane. Pour que le sang soit débarrassé des petites molécules, il suffit que la concentration du liquide de dialyse soit inférieur à celle du sang. Inversement, si l’on veut ajouter au sang une substance, il suffit que la concentration dans le dialysat soit plus importante. Au bout « d’un moment » les concentrations s’équilibrent et la diffusion devient nulle.

Le renouvellement continu du sang et du dialysat, circulant en sens opposé, permet de maintenir une diffusions.

b)Transfert par ultra filtration.

( source : www.invivo.net)

Si l’on exerce une pression positive sur le compartiment A, de l’eau salé passe de A vers B.

De même, si le sang se trouve en A et le dialysat en B, l’ autre moyen de soustraire de l’eau du sang est de créer une dépression dans le compartiment dialysat. 

2.2.2) Rôle.

Tout comme le rein normal, le rein artificiel permettra l’élimination des déchets par l’un des principes que nous venons de voir. 

Concernant la diffusion, elle permettra de retirer une certaine quantité d’eau et de substances de petite taille moléculaire du sang.

L’importance de la diffusion dépend : 

- du soluté (le poids moléculaire et la taille), 

- de la membrane (la surface, le diamètre des pores, l’épaisseur), 

- enfin, pour conserver une diffusion, il faudra tenir une différence de concentration et pour cela 

renouveler de façon continue en ce qui nous concerne le sang et le dialysat. 

Concernant l’ultrafiltration 

- de la perméabilité hydraulique de la membrane, 

- de la surface de la membrane, 

- du gradient de pression transmembranaire.

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2.3) Dialyseurs

Il existe différent dialyseur tous livrés stériles et à usage unique. 

a) Dialyseur en plaque.

b)Dialyseurs à fibres creuses ou « reins capillaires ».

c) Dialyseurs à hautes performances

2.4 ) Dialyse

On peut dire qu’actuellement 23000 patients sont traités par épuration extra rénale. 

Différents types de dialyses sont pratiqués en fonction des objectifs du médecin à soigner au mieux son patient. 

Ces différentes méthodes sont : 

la dialyse péritonéale, 

- l’hémodialyse (qui est la plus utilisée), 

- l’hémodiafiltration, 

- la bio filtration (BF), 

- l’hémofiltration, 

- paired dialysis filtration. 

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III) Générateur d’hémodialyse

3.1) Introduction

Le moniteur de dialyse permet d’assurer un traitement efficace grâce à un certain nombre de paramètres. 

Il prépare, contrôle le dialysat,assure la circulation extracorporelle du sang, met en contact ces deux fluides par l’intermédiaire d’un dialyseur,

et assure le bon déroulement de la séance de dialyse. L’hémodialyse étant la technique d’épuration extra rénale la plus répandue,

de l’ordre de 80 % à 85%, elle est proposée par tous les moniteurs et certains permettent le choix d’autres techniques.

MONITEUR DE DIALYSE. (source :www.rein.ca/htm-fhtm)

3.2) Fonctionnement général.

3.2.1) Schéma de principe.

Nous avons établi deux schémas pour voir distinctement le circuit sanguin et le circuit dialysât, et afin de les traiter séparément

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3.2.2) Le générateur.

a) Circuit dialysât.

Le dialysât :

Le dialysât est préparé en diluant de l’eau avec des solutions concentrées de compositions définies (acétate/ bicarbonate et acide).

Ce dialysât sera réalisé de tel façon à obtenir des échanges diffusifs souhaité avec le sang en fonction du patient. Il est préparé automatiquement par le générateur et son débit peut-être fixe ou choisi par l’infirmière. Lorsqu’il sort du dialyseur, il est évacué dans un tuyau qui le mène à  l‘égout.

Le conductivimétre :

Le rôle du conductivimétre est de mesurer en permanence la concentration du dialysat, en vérifiant quel ne soit ni trop forte ni trop faible. Si la composition du dialysât n’est pas correcte, ou si elle se modifie au cours de la dialyse, la distribution ne se fait pas ou s’arrête.

Autrement dit, le sang ne peut être en contact avec un dialysat de composition incorrecte ; une alarme sonore et visuelle indique l’impossibilité ou l’arrêt de cette distribution.

Chauffage.

Le sang se refroidit quand il passe dans le dialyseur et dans le circuit extra-corporel. Il faut le réchauffer à la température du corps. Pour cela, le dialysât est chauffé et maintenu à 38°. Il maintient ainsi la température du sang à son contact par l’intermédiaire de la membrane de cellophane. Il existe une alarme de haute température. En effet, si accidentellement, par un mauvais fonctionnement de chauffage la température du dialysât dépasse 40° , les globules rouges peuvent être détruits. Un thermostat sert d’alarme : si la température dépasse le chiffre choisi ou dans tous les cas dépasse 40°, le chauffage est arrêté automatiquement. Souvent il existe aussi une alarme de basse température. Si le dialysât est trop froid, le sang se refroidit et le patient a froid ; ce n’est habituellement pas dangereux.

Détecteurs de fuite de sang

Toute modification de coloration du dialysât déclenche une alarme. Toute fuite de sang à partir de la membrane de dialyse est ainsi détectée, ce qui nécessite le changement du dialyseur.

Maitriseur d’ultrafiltration.

Cette élément du circuit, doit être précis, car c’est lui qui va gérer le débit d’eau plasmatique que l’on va retirer au patient sans perturber son organisme.

b) Circuit sang.

Pompe à sang .

La pompe à sang est toujours nécessaire pour réaliser la circulation extra-corporelle. Il existe plusieurs variétés de pompes à sang . La plupart fonctionnent par écrasement d’un segment de la tubulure de la ligne artérielle au moyen de galets ou d’une roue excentrée. Pour que le débit sanguin soit satisfaisant, il importe que le réglage de ces pompes soit correct, que les galets ou la roue soient serrés avec précision sur la partie de la tubulure artérielle que l’on appelle « corps de pompe ». Sinon ce débit reste faible, voire nul, et le sang est mal épuré.

Détecteurs de bulles d’air.

Si le circuit situé entre l’aiguille artérielle et la pompe à sang n’est pas étanche, de l’air est aspiré et poussé dans le dialyseur par la pompe. Cela peut se produire en cas de mauvaise connection entre l’aiguille artérielle et la tubulure l’air est aspiré. S’il ne s’agit que de quelques bulles, elles sont arrêtées par le piège à bulles, mais elles peuvent être très nombreuses, et le piège à bulles se remplit de mousse, laissant passer dans la circulation des microbulles. Le danger est plus important si une grande quantité d’air est injectée, c’est l’embolie gazeuse qui peut être mortelle.

Capteurs de pression.

Une pression dans le circuit sang, trop faible ou trop forte, entraîne l’arrêt des pompes

Les clamps

Ils sont actionnés en cas de défaut sur le circuit extra corporel

Pompe anti-coagulation.

Pour éviter la coagulation, un débit constant d’anticoagulant est injecté en permanence dans le circuit artérielle

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3.2.3) L’eau.

a) Le traitement de l’eau

La préparation du dialysat se fait par dilution d’eau avec une solution présentée sous forme de bidon de concentrée, ou d’une poudre présenté sous forme de cartouche. L’eau doit d’une par être traitée pour éviter tout risque de contamination, car l’eau de ville contient des éléments nocif pour le patient. D’autre part, il faut que l’on assure sa production sans interruption durant toute la dialyse. La quantité de l’eau doit répondre aux normes fixées par la pharmacopée Française. En résumé, il est important de produire une eau satisfaisante tant au point de vue qualitatif que quantitatif.

Le système de traitement de l’eau se présente comme suit : Boucle de connexion des générateurs

(source : UTC rapport SPIBH de Mr Cousin)

-Les filtres qui retiennent les particules insolubles. 

-Un adoucisseur pour capter le calcium et le magnésium.

-Un filtre à charbon activée pour absorber le chlore et les pyrogènes 

-Un système d’osmose inverse pour ôter la quasi totalité des substances ionisés et organiques dissoutes.

b) Type de désinfection.

* Micro-organismes et biofilm.

    L’eau est un élément ou le développement de micro-organismes est inéluctables. L ‘augmentation de la température et le cheminement de l’eau à travers la boucle et le générateur sont des paramètres qui renforce ce développement. L’accumulation de micro-organismes associés à des matières organiques et minérales sur une surface, engendre ce que l’on appel un biofilm. Ce biofilm est gênant, car une fois formé, il atteint un état d’équilibre et évacue par intermittence des germes. Il est donc nécessaire de procéder à une « désinfection ». « Désinfecter, oui, mais avec quoi, et quand », me direz-vous ?

La question met en évidence deux choses importantes :

-quels types de produits efficace à utiliser,

-la fréquence de désinfection.

* Désinfection chimique.

Divers produits sont disponibles : 

- peroxyde d’hydrogène à 1% pour les résines et les filtres (pas les molécules d’osmose à cette concentration) 

- acide paracétique à 0,2% qui permet d’éliminer les spores et les formes végétatives bactériennes. 

- hyperchlorite de sodium (javel 48° cl) qui possède une action détergente permettant l’élimination d’éventuel 

dépôts lipidiques dans les circuits hydrauliques. 

- glutaraldéhyde ou formol, qui nécessite de nombreux rinçage.

* Désinfection chimique et thermique.

L’eau peut-être chauffée à une température de 80 ou 85°C, ce qui permet un bonne désinfection, mais elle doit être associé à une désinfection chimique. 

Remarque : il a été montré que la combinaison d’un nettoyage chimique avec un produit détartrant suivi par une stérilisation à la chaleur (85°) permettant de réduire de façon significative un biofilm dit « pseudomonas aéruginosa » contrairement aux procédures de désinfections chimiques. Cette méthode est particulièrement intéressante d’autant plus lorsqu’elle est étendue à l’osmoseur et à la boucle de distribution.

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IV) Réglementation.

4.1) Introduction.

La complexité des matériels, qu'il s'agisse du traitement de l'eau d'hémodialyse, du générateur de dialysât et des consommables imposent des règles strictes pour assurer la sécurité du patient.

4.2) Les réglementations.( voir annexe 2).

4.2.1).Le traitement d’eau de dialyse

La Pharmacopée : (circulaire 7 juin 2000: voir annexe 2 ,T1, T2,T3 ) 

Au cours des années, les risques liés notamment à l’aluminium, aux chloramines ou à certaines bactéries, ont été mis en évidence.

De nos jours, on porte une grande attention à des effets à moyen ou long terme à la présence de diverses molécules. 

Afin d’assurer une sécurité sanitaire, le conseil des Communautés Européennes ont adopté le 16 juin 1986 la résolution 86/c 184/04 relative à la protection des patients en dialyse par une réduction maximale à l’aluminium. 

L’eau de ville ne présente pas les qualités pour une dialyse et peut intoxiquer un patient . Pour éviter ce risque, des normes ont étés définies par la Pharmacopée Française à partir du 01/07/1977.

Le tableau ci-dessous précise les normes de qualités de la Pharmacopée.

 
Solutés
Eau pour Hémodialyse

maximum admissible

mg/l

Eau potable

Maximum admissible

mg/l

Chlore
0.1
-
Chlorures
50
250
Fluorures
0.2
1.5
Nitrates
2
50
Nitrites
0.005
0.1
Phosphates
5
5
Sulfates
50
250
Aluminium total
0.01
0.2
Ammonium
0.2
0.5
Calcium
2
-
Etain
0.1
-
Magnésium
2
50
Mercure
0.001
0.001
Sodium
50
150
Potassium
2
12
Zinc
0.1
5
Métaux lourd
<0.1
Cadmium
0.005
Cuivre
0.05
Plomb
0.05
Bactéries revivifiables

24 H/30°C

<100 / ml
Bactéries evivifiables

48 H/20°C

<100 / ml
Endotoxines
<0.25Ul /ml
La circulaire du 7 juin 2000 fixe le nombre de germes totaux à : 

- 100 UFC/l pour l’hémofiltration. 

- 0.05 UL/ml pour l’ultrafiltration.

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4.2.2) le générateur.

Les dispositifs médicaux sont soumis au décret n° 95292 du 16 mars 1995 art 665.3 

* la certification de conformité, (artL665-4 ;R665-14 à R665-32 du CSP). 

  * Le marquage CE, (art. R665-33 à R665-35 du CSP), dispositif classe II B 

la matériovigilance, (art L665-6 et 7 du CSP)

4.2.3) Les Consommables :

Les dispositifs médicaux sont soumis au décret n° 95292 du 16 mars 1995 art 665.3 

- Dialyseur: Dispositif médical non invasif  annexe IX 

- Ligne artérielles, aiguille : Dispositif médical invasif annexe IX 

- Les solutions concentrées : Dispositif médical non invasif annexe IX 

Ils sont réglementés par la Pharmacopée Européenne. 

Considérés comme dispositif médicaux ils sont soumis au marquage CE , à la matériovigilance, (art L665-6 et 7 du CSP).

4.2.4) Elimination des déchets.

- Les déchets d’hémodialyse, (dialyseurs, lignes artérielles, aiguille à fistule, etc…), sont classés comme déchets spécifiques, 

- Filière spécifique d’élimination des déchets infectieux : tri, emballage, stockage (<48h), transport sécuritaire, traitement ou pré traitement.

4.2.5) Sécurité électrique.

Les dispositifs médicaux doivent satisfaire aux tests de sécurité électrique définis dans la norme EN 60601.1.

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V) Elaboration de contrôles qualités pour assurer la sécurité du patient .

5.1) Synoptique général.

5.2) Détails du synoptique général.



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1) LE TRAITEMENT D’EAU POUR DIALYSE.

Pour le traitement de l’eau, la circulaire de juin 2000 de la Pharmacopée Française précise de surveiller «  au moins trimestriellement » les paramètres physio-chimique. On peut dire que cette circulaire n’est pas stricte quant à la fréquence de contrôle. Souvent la plupart des centres fixe un seuil souvent inférieure à ce qui est imposé, car n’oublions pas que l’eau peut contaminer le patient. 

Remarques : nous avons participé à une séance de désinfection.(voir annexe 1).

De celle-ci nous avons : 

-créé notre synoptique dont nous avons repris les points de contrôles, et les paramètres à relever 

-pris des photos qui pourront montrer les diverses éléments représentés par notre synoptique( voir en annexe) 

-reporté des remarques à la suite de chaque tableaux dont nous avons estimé important 

Il est intéressant d’établir un planning.

Contrôle qualité : CQ1.

Légende et synoptique.

 
P
Pression
T
Température
D
Débit
C
Conductivité
V
Volume d’eau
TH
Dureté
Ch
Chlore
CB
Points de prélèvement pour le contrôle bactériologique

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Nous avons élaboré une grille d’auto-contrôle

 
Fréquence
Analyses

Physico-chimiques

Analyses

bactériologiques

Analyses

endotoxiniques

Intervenant
1 fois par jour
- conductivités

- TH

- pressions

- températures

- débits

Technicien

Hebdo
- pH

- turbidité

- conductivités

- TH

- Chlore

- pressions

- températures

- germes totaux: 
<10 germes/ml

- Coliformes

- Pseudomonas

- Sreptoquoques

Technicien Pharmacien

Laboratoire

1 fois par mois
- pressions

- débits

- températures

- pH

- Turbidité

- Conductivité

- TH

- chlores

- nitrates

- aluminium

- matières organiques

- germes totaux :

10 germes/ml<

- Coliformes

- Sreptocoques

- Pseudomonas

- endotoxines

< 0.25 Ul/ml

Technicien

Pharmacien

Laboratoire

1 fois par an

Endotoxines dans le dialysât pour l'ensemble des générateurs de dialyse
1 fois par an
Ensemble des paramètres indiqués par la Pharmacopée

* Pour prélever un échantillon d’eau, il faut : 

-mettre des gants stériles 

- nettoyer, avec des compresses stériles et un désinfectant l’embout de chaque robinet ; ou le flamber (avec un briquet). 

Remarques : * de ce tableau il est pratique d’effectuer une fiche avec les différents paramètres à relever, (voir annexe 3, feuilles 1 et 2).

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2) DESINFECTION SANITAIRE POUR LE TRAITEMENT D’EAU ET LE GENERATEUR.

Contrôle qualité : CQ2.

Grille d'une maintenance sanitaire

 
Fréquences

Désinfection
Partie concernée
Entre chaque patient

Acide péracétique

ou

Hypochlorite de sodium

Générateurs et canes
Soir et week-end

Acide péracétique

Ou

Acide péracetique et chaleur 85° C en alternance

Boucle de Traitement d'eau ,

Générateurs.

Mensuelle

Acide péracétique

Ou

Acide péracetique et chaleur 85° C en alternance

Prétraitement,

Boucle de Traitement d'eau ,

Générateurs.

Trimestrielle

Acide péracétique

Ou

Acide péracetique et chaleur 85° C en alternance

Boucle de Traitement d'eau ,

Générateurs.

* Avant une désinfection de la boucle il faut se munir de : 

-gants stériles 

-une paire de lunettes (protection contre l’acide) 

-bandelettes réactives pour vérifier la présence ou non de l’acide

-prévoir les filtres à changer ainsi que la clé à filtre 

- le désinfectant 

* Pendant la désinfection, s’assurer de la présence de désinfectant aux points de contrôle. 

* Après rinçage de la boucle il faut procéder à une vérification permettant de savoir si le produit utiliser pour la désinfection n’est plus présent. 

Dans le cas d’un contrôle positif, il faut renouveler un rinçage et revérifier.

Remarque : il est intéressant d’élaborer une fiche lors de la désinfection pour avoir une traçabilité et mettre les opérations et contrôles qui ont été effectués.( voir annexe 3, feuille 3).

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3) LA SECURITE ELECTRIQUE.

Pour assurer la sécurité électrique des patients il est important d'effectuer des contrôles. 

Contrôle qualité : CQ3. 

Les contrôles de sécurité électrique seront fait à la mise en service et après chaque maintenance préventive ou corrective : 

Contrôle des courants de fuite. 

Il s'agira de mesurer à l'aide d'un testeur de sécurité électrique (lui-même vérifier par un organisme de contrôle) les courants de fuite risquant de mettre en danger le patient. 

De plus il faudra vérifier : l’état des câbles d'alimentation. 

Les circuits électriques interne du générateur pour déceler d'éventuelle source de disfonctionnement. 

Les protections amont du circuit électriques de raccordement des générateurs 

Les batteries interne du générateur par un test de performance.

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4) CIRCUIT DIALYSAT.

Pour assurer le bon déroulement de la séance de dialyse ainsi que la qualité des soins

appliqués aux patients des éléments du circuit dialysât seront à contrôler par le technicie après chaque maintenancepréventive ou corrective ou sur demande des utilisateurs.

Pour le dialysât .

Bien que les carectéristiques de l’eau, des solutions concentrées de dialyse soient définies il existe un risque de contamination du au bio film. Pour cela les fabricants proposent des filtres anti- endotoxine et bactérien placées avant le dialyseur.

Contrôle qualité : CQ4. 

Circuit dialysât

Malgré la présence du filtre anti-endotoxine et bactérien, des prélèvements du dialysât sur le circuit seront effectués pour être analyser en laboratoire(analyse bactériologique et chimique) 

La périodicité de ces prélèvements sera définie selon les résultats relevés. 

Exemple de suivit de dialysât(voir annexe n°3) 

Remplacer le filtre anti-endotoxine selon les indications du fournisseur. 

La température et le PH seront également contrôlés ainsi que la conductivité. 

Des contrôles de bon fonctionnement des pompes d'entraînement des débitmètres du maitriseur d'ultra filtration assureront la qualité des échanges au niveau du dialyseur 

Contrôler le détecteur fuite de sang ainsi que toutes les alarmes liées au circuit dialysât

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5) CIRCUIT SANG.

Pour assurer le bon déroulement de la séance de dialyse ainsi que la qualité des soins

appliqués aux patients des éléments du circuit sang seront à contrôler après chaque maintenance préventive ou corrective ou sur demande des utilisateurs.

Contrôle qualité : CQ5. 

Circuit sang :

les contrôles de bon fonctionnement sont :

Le clamp artérielle
La pompe de produit anti-coagulant
L'état de la pompe à sang artérielle
Le débit de la pompe artérielle
Le capteur de pression artérielle
Le capteur de pression veineuse
L'état de la pompe a sang veineuse
Le débit de la pompe à sang veineuse
Le détecteur d’air
Le clamp veineux

Ainsi que toutes les alarmes liées au circuit sang 


Contrôle des paramètres

6)CONSOMMABLE.

Le laboratoire pharmaceutique est responsable de la qualité des consommables(dialyseur, perfusion, tubulure..) qu’il fournit

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Contrôle qualité : CQ6. 


Le pharmacien vérifiera la conformité des consommables
L’utilisateur vérifiera l’état « physique » des consommables ainsi que leur lieu de stockage

7) SOLUTIONS CONCENTREES.

Le laboratoire pharmaceutique est responsable de la qualité des produits qu’il fabrique
Contrôle qualité : CQ7.
Le pharmacien vérifie les fiches de contrôle livrées avec les produits
L’utilisateur vérifiera les dates de péremption des produits ainsi que leur lieu de stockage

8) REJET D’EAU.
Pour éviter tout risque de contamination il faut éviter de mettre en contact le tuyau de rejet du dialysât avec la mise à l’égout de l’installation. Eviter au maximum les bras mort dans le circuit

Contrôle qualité : CQ8.
Le technicien contrôle en visualisant la bonne position des tuyaux d’évacuation du dialysât usagé. Il doit le faire également à chaque déplacement de générateur.

TRACABILITE.
Afin de conserver des traces des contrôles effectués sur les différents dispositifs médicaux
il sera important de les enregistrer .
Soit sur une Gestion du Matériel Assisté par Ordinateur (GMAO).
Soit sur des fiches établies.
(voir annexe n°3)

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VI) Conclusion.

Réaliser une épuration extra-rénale en hémodialyse implique l’association de plusieurs dispositifs médicaux qui sont :
- le traitement d’eau,
- les générateurs de dialyse,
- des produits pharmaceutiques.
Leur association engendre un suivi rigoureux des contrôles pour assurer la sécurité et la qualité des soins du patient
De cette qualité dépendra l’efficacité du traitement prescrit par le Médecin
Cette sécurité et cette qualité de soins ne pourront être réalisées qu’avec la participation volontaire de l’ensemble des intervenants.
Les contrôles que nous avons élaborés peuvent servir comme point de départ pour élaborer des procédures .

Perspectives d’avenir :
Les générateurs seront mis en réseau afin de :
- mettre en commun une imprimante pour des fiches de dialyse de chaque générateur
- transférer les données en temps réel vers une station centrale
- constituer une base de donnée pour chaque patient
- avoir, grâce à un modem, une télésurveillance médicale et technique.
Certain hôpitaux ont déjà mis en application cette application.

Bibliographie.

Livres , revues :
- RBM news : les équipements d’hémodialyse, volume 20-N°6- Septembre 1998.
- Documents UTC : Epuration extra rénale, Dialyse : fourni par Mr Donadey
- T1 NFS 906304, T2 NF ISO 9001, T3 Pharmacopée Européenne 1997.

Sur Internet :

- www.dialyse.asso.fr
- www.hosmat.com
- www.journal-officiel.gouv.fr/
- www.hon.ch/honmedia/h-f.html
- www.utc.fr/~farges