|
|
||
|
|
||
|
SPIBH "Stage de Perfectionnement à l'Ingénierie Hospitalière" Liste des Projets |
||
|
PRINCIPE ET CONTRÔLE QUALITE EN HEMODIALYSE, D. TAMBRUN, D. LEJEUNE, Projet SPIBH, UTC, 2000-2001, URL : http://www.utc.fr/~farges/spibh/00-01/Projets/ |
||
|
|
||
L'étude que nous avons réalisé nous à permis de connaître le principe de l'hémodialyse, ainsi que ses réglementations. Puis nous avons élaboré
un synoptique comportant les contrôles à assurer pour la sécurité
et la qualité des soins dispensés au patient.
Mots- clés
: Hémodialyse, sécurité, contrôle qualité,
différents intervenants. SUMMARY The study that we have carried out, shows the basic principles of the hemodialysis as well as its regulations. Then, we have elaboreted a Quality Control diagram that overviews the main checking points, which assure the patient safety of care. On the other hand, we were able to point out the evidence of the complexity of parts that have been implemented for hemodialysis check up as Quality Control implying the different intervening workers, are the most valuable factors for the patient safety. Key words
: Biomedical department, accreditation, organisation, quality steps, preventive
maintenance, security. |
Remerciements
Nous tenons à remercier particulièrement
:
Monsieur Gilbert Farges, responsable
de la formation SPIBH.
Monsieur Alain Donadey, tuteur de
notre thème.
Monsieur Son LUU
Monsieur Philippe Dubois, du service
biomédical du centre hospitalier de Valenciennes.
Monsieur Hubert Metayer monsieur
Claude Mendez du service biomédical de la clinique ST COME.
Thème : Principe et contrôle qualité en hémodialyse.
PREMIERE PARTIE.
2.2) Principe et rôle du rein artificielle.
III) Générateur d'hémodialyse.
DEUXIEME PARTIE.
4.2) Les réglementations.( Voir annexe 2).
4.2.1) Le traitement d’eau de dialyse.
4.2.4) Elimination des déchets.
TROISIEME PARTIE.
V) Elaboration de contrôles pour assurer la sécurité du patient.
5.2) Détails du synoptique général.
2) Désinfection sanitaire pour le traitement d’eau et le générateur.
Le but de notre démarche est
d’ établir des contrôles qualités en hémodialyse
pour assurer la sécurité et la qualité des soins au
patient
-- la première partie concerne le « pourquoi comment de l’hémodialyse »,
-- la deuxième partie est de connaître les réglementations en cours,
--
la troisième partie concerne les contrôles à appliquer.
Chaque rein contient
un million de néphron liés entre eux.
Chaque néphron comporte :
- un glomérule
-
un tube
Sans rentrer dans les détails
, nous pouvons dire que les néphrons sont des filtres qui forme
l’urine dite , primitive .
Ils laissent passer ainsi l’eau, les
substances dissoutes de faible taille passent à travers la paroi
du glomérule et s’écoule dans le tube, et garde les grosses
molécules.
Cette urine sera ensuite transformée
tout au long de son cheminement à travers les différents
tubes. Soit que le rein réabsorbe une partie de ce qu’il filtre,
soit il ajoute au contraire certaines substances qu’il a formée
Comme nous l’avons vu, les reins gardent
et éliminent des molécules de poids différents.
Les molécules éliminées
sont en fait les déchets d’urine.
Les molécules gardées
sont, quant à eux des globules rouges, des protéines nécessaires
pour l’organisme
Pour information.
Le rein régule le milieu intérieur, on parle de régulation
hydro-électrique .
Les reins excrètent chaque jour
de 1 à 2,5 litres pour environ 170 litres filtrés .
Le rein élimine donc les déchets
mais ce n’est pas tout.
En effet, pour que l’organisme fonctionne correctement, le sang et
les liquides qui forment le milieu extérieur ou baignent les cellules
doivent avoir une composition maintenue rigoureusement constante, quelques
soient les variations de l’environnement.
Le rein fabrique enfin des hormones
qui ont chacune leur rôle, en terme physiologique, on parle d’endocrine.
Lorsque le nombre de néphrons
devient inférieur à 5 %, il n’y a plus d’élimination
de déchets, et la nécessité de les éliminer
est impérative.
On a pour cela recours soit à
une greffe d’organe, soit à la dialyse.
a) les maladies rénales primitifs
Elles sont strictement limitées
aux reins. On en distingue de deux sortes. Les néphropathies acquises
et les néphropathies congénitales .Ces dernières pouvant
ne se manifester qu'à l'âge adulte ou lors d'une grossesse.
b) Les néphropathies acquises.
- Glomérulonéphrite chronique
- Néphrites interstitielles
chronique
- Néphropathies vasculaires
c) Les néphropathies congénitales.
- Polykystose rénale
- Malformations rénales (hypoplasie
du rein)
- Syndrome d'Alport (avec surdité
et atteinte oculaire)
d) Les maladies rénales au
cours de maladies générales.
Dans ce groupe le rein est un organe
touché parmi d'autres.
- diabète
- amylose
- lupus érythémateux
disséminé
- myélome
e) Les principales conséquences
de l’insuffisance rénal chronique.
- atteinte nerveuse périphérique
- péricardites
- hyper tension artérielle
- atteintes osseuses
- anémie
- perturbations électrolytiques
sanguines
C’est en 1938 que le premier rein rotatif
à tambour est construit par un Hollandais du nom de Kolf.
Après de nombreuses modifications,
il est utilisé pour la première fois en 1943 sur un jeune
Anurique.
En 1960, Quiton et Soubner réalisent
l'implantation d'un shunt artério-veineux sur les vaisseaux d 'un
patient.
A partir de cette date le traitement
de l'insuffisance rénale chronique par dialyse devient possible.
En 1966, la fistule artério-veineuse
est mise au point par Cimiro et Brescia.
2.2)
Principe et rôle du rein artificiel.
a) Diffusion.

( source : www.invivo.net)
Si dans un récipient séparé
par une membrane semi-perméable, on met de l’eau salé d’un
côté et de l’autre de l’eau pure , on constate en final que
les deux récipients contiennent de l’eau salé.
Cela est dû à un phénoméme
qui tend à égaliser la solution la plus concentré
vers la solution la moins concentré.
Ainsi, le sel en solution de poids
moléculaire faible est passé à travers la membrane
semi-perméable pour qu’il y ai équilibre :
ce phénoméme est appelé
dialyse ou diffusion.
Si l’on admet à présent
que le sang se trouve en A, et le liquide de dialyse en B, des échanges
s’établissent en fonction des différences de concentration
des deux côtés de la membrane. Pour que le sang soit débarrassé
des petites molécules, il suffit que la concentration du liquide
de dialyse soit inférieur à celle du sang. Inversement, si
l’on veut ajouter au sang une substance, il suffit que la concentration
dans le dialysat soit plus importante. Au bout « d’un moment »
les concentrations s’équilibrent et la diffusion devient nulle.
Le
renouvellement continu du sang et du dialysat, circulant en sens opposé,
permet de maintenir une diffusions.
b)Transfert par ultra filtration.

( source : www.invivo.net)
Si l’on exerce une pression positive
sur le compartiment A, de l’eau salé passe de A vers B.
De même, si le sang se trouve
en A et le dialysat en B, l’ autre moyen de soustraire de l’eau du sang
est de créer une dépression dans le compartiment dialysat.
Tout comme le rein normal, le rein
artificiel permettra l’élimination des déchets par l’un des
principes que nous venons de voir.
Concernant la diffusion, elle permettra
de retirer une certaine quantité d’eau et de substances de petite
taille moléculaire du sang.
L’importance de la diffusion dépend
:
- du soluté (le poids moléculaire
et la taille),
- de la membrane (la surface, le diamètre
des pores, l’épaisseur),
- enfin, pour conserver une diffusion,
il faudra tenir une différence de concentration et pour cela
renouveler de façon continue
en ce qui nous concerne le sang et le dialysat.
Concernant l’ultrafiltration
- de la perméabilité
hydraulique de la membrane,
- de la surface de la membrane,
- du gradient de pression transmembranaire.
Il existe différent dialyseur
tous livrés stériles et à usage unique.
a) Dialyseur en plaque.
b)Dialyseurs à fibres creuses
ou « reins capillaires ».
c) Dialyseurs à hautes performances
On peut dire qu’actuellement 23000
patients sont traités par épuration extra rénale.
Différents types de dialyses
sont pratiqués en fonction des objectifs du médecin à
soigner au mieux son patient.
Ces différentes méthodes
sont :
la dialyse péritonéale,
- l’hémodialyse (qui est la
plus utilisée),
- l’hémodiafiltration,
- la bio filtration (BF),
- l’hémofiltration,
- paired dialysis filtration.
Le moniteur de dialyse permet d’assurer
un traitement efficace grâce à un certain nombre de paramètres.
Il prépare, contrôle le
dialysat,assure la circulation extracorporelle du sang, met en contact
ces deux fluides par l’intermédiaire d’un dialyseur,
et
assure le bon déroulement de la séance de dialyse. L’hémodialyse
étant la technique d’épuration extra rénale la plus
répandue,
de
l’ordre de 80 % à 85%, elle est proposée par tous les moniteurs
et certains permettent le choix d’autres techniques.
MONITEUR DE DIALYSE. (source :www.rein.ca/htm-fhtm)

Nous avons établi deux schémas
pour voir distinctement le circuit sanguin et le circuit dialysât,
et afin de les traiter séparément

3.2.2) Le générateur.
a) Circuit dialysât.
Le dialysât :
Le dialysât est préparé
en diluant de l’eau avec des solutions concentrées de compositions
définies (acétate/ bicarbonate et acide).
Ce dialysât sera réalisé
de tel façon à obtenir des échanges diffusifs souhaité
avec le sang en fonction du patient. Il est préparé automatiquement
par le générateur et son débit peut-être fixe
ou choisi par l’infirmière. Lorsqu’il sort du dialyseur, il est
évacué dans un tuyau qui le mène à l‘égout.
Le conductivimétre :
Le rôle du conductivimétre
est de mesurer en permanence la concentration du dialysat, en vérifiant
quel ne soit ni trop forte ni trop faible. Si la composition du dialysât
n’est pas correcte, ou si elle se modifie au cours de la dialyse, la distribution
ne se fait pas ou s’arrête.
Autrement
dit, le sang ne peut être en contact avec un dialysat de composition
incorrecte ; une alarme sonore et visuelle indique l’impossibilité
ou l’arrêt de cette distribution.
Chauffage.
Le sang se refroidit quand il passe
dans le dialyseur et dans le circuit extra-corporel. Il faut le réchauffer
à la température du corps. Pour cela, le dialysât est
chauffé et maintenu à 38°. Il maintient ainsi la température
du sang à son contact par l’intermédiaire de la membrane
de cellophane. Il existe une alarme de haute température. En effet,
si accidentellement, par un mauvais fonctionnement de chauffage la température
du dialysât dépasse 40° , les globules rouges peuvent
être détruits. Un thermostat sert d’alarme : si la température
dépasse le chiffre choisi ou dans tous les cas dépasse 40°,
le chauffage est arrêté automatiquement. Souvent
il existe aussi une alarme de basse température. Si le dialysât
est trop froid, le sang se refroidit et le patient a froid ; ce n’est habituellement
pas dangereux.
Détecteurs de fuite de sang
Toute modification de coloration du
dialysât déclenche une alarme. Toute fuite de sang à
partir de la membrane de dialyse est ainsi détectée, ce qui
nécessite le changement du dialyseur.
Maitriseur d’ultrafiltration.
Cette élément du circuit,
doit être précis, car c’est lui qui va gérer le débit
d’eau plasmatique que l’on va retirer au patient sans perturber son organisme.
b) Circuit sang.
Pompe à sang .
La pompe à sang est toujours
nécessaire pour réaliser la circulation extra-corporelle.
Il existe plusieurs variétés de pompes à sang . La
plupart fonctionnent par écrasement d’un segment de la tubulure
de la ligne artérielle au moyen de galets ou d’une roue excentrée.
Pour que le débit sanguin soit satisfaisant, il importe que le réglage
de ces pompes soit correct, que les galets ou la roue soient serrés
avec précision sur la partie de la tubulure artérielle que
l’on appelle « corps de pompe ». Sinon ce débit reste
faible, voire nul, et le sang est mal épuré.
Détecteurs de bulles d’air.
Si le circuit situé entre l’aiguille
artérielle et la pompe à sang n’est pas étanche, de
l’air est aspiré et poussé dans le dialyseur par la pompe.
Cela peut se produire en cas de mauvaise connection entre l’aiguille artérielle
et la tubulure l’air est aspiré. S’il ne s’agit que de quelques
bulles, elles sont arrêtées par le piège à bulles,
mais elles peuvent être très nombreuses, et le piège
à bulles se remplit de mousse, laissant passer dans la circulation
des microbulles. Le danger est plus important si une grande quantité
d’air est injectée, c’est l’embolie gazeuse qui peut être
mortelle.
Capteurs de pression.
Une pression dans le circuit sang,
trop faible ou trop forte, entraîne l’arrêt des pompes
Les clamps
Ils sont actionnés en cas de
défaut sur le circuit extra corporel
Pompe anti-coagulation.
Pour éviter la coagulation,
un débit constant d’anticoagulant est injecté en permanence
dans le circuit artérielle
a) Le traitement de l’eau
La préparation du dialysat se
fait par dilution d’eau avec une solution présentée sous
forme de bidon de concentrée, ou d’une poudre présenté
sous forme de cartouche. L’eau doit d’une par être traitée
pour éviter tout risque de contamination, car l’eau de ville contient
des éléments nocif pour le patient. D’autre part, il faut
que l’on assure sa production sans interruption durant toute la dialyse.
La quantité de l’eau doit répondre aux normes fixées
par la pharmacopée Française. En résumé, il
est important de produire une eau satisfaisante tant au point de vue qualitatif
que quantitatif.
Le système de traitement de
l’eau se présente comme suit : Boucle
de connexion des générateurs
(source : UTC rapport SPIBH de Mr Cousin)
-Les filtres qui retiennent les particules
insolubles.
-Un adoucisseur pour capter le calcium
et le magnésium.
-Un filtre à charbon activée
pour absorber le chlore et les pyrogènes
-Un système d’osmose inverse
pour ôter la quasi totalité des substances ionisés
et organiques dissoutes.
b) Type de désinfection.
* Micro-organismes et biofilm.
L’eau est un élément
ou le développement de micro-organismes est inéluctables.
L ‘augmentation de la température et le cheminement de l’eau à
travers la boucle et le générateur sont des paramètres
qui renforce ce développement. L’accumulation de micro-organismes
associés à des matières organiques et minérales
sur une surface, engendre ce que l’on appel un biofilm. Ce biofilm est
gênant, car une fois formé, il atteint un état d’équilibre
et évacue par intermittence des germes. Il est donc nécessaire
de procéder à une « désinfection ». «
Désinfecter, oui, mais avec quoi, et quand », me direz-vous
?
La question met en
évidence deux choses importantes :
-quels types de produits efficace à
utiliser,
-la fréquence de désinfection.
* Désinfection chimique.
Divers produits sont disponibles :
- peroxyde d’hydrogène à
1% pour les résines et les filtres (pas les molécules d’osmose
à cette concentration)
- acide paracétique à
0,2% qui permet d’éliminer les spores et les formes végétatives
bactériennes.
- hyperchlorite de sodium (javel 48°
cl) qui possède une action détergente permettant l’élimination
d’éventuel
dépôts lipidiques dans
les circuits hydrauliques.
- glutaraldéhyde ou formol,
qui nécessite de nombreux rinçage.
* Désinfection chimique et
thermique.
L’eau peut-être chauffée
à une température de 80 ou 85°C, ce qui permet un bonne
désinfection, mais elle doit être associé à
une désinfection chimique.
Remarque : il a été montré
que la combinaison d’un nettoyage chimique avec un produit détartrant
suivi par une stérilisation à la chaleur (85°) permettant
de réduire de façon significative un biofilm dit «
pseudomonas aéruginosa » contrairement aux procédures
de désinfections chimiques. Cette méthode est particulièrement
intéressante d’autant plus lorsqu’elle est étendue à
l’osmoseur et à la boucle de distribution.
La complexité des matériels,
qu'il s'agisse du traitement de l'eau d'hémodialyse, du générateur
de dialysât et des consommables imposent des règles strictes
pour assurer la sécurité du patient.
4.2) Les
réglementations.(
voir annexe 2).
4.2.1).Le
traitement d’eau de dialyse
La Pharmacopée : (circulaire
7 juin 2000: voir annexe 2 ,T1, T2,T3 )
Au cours des années, les risques
liés notamment à l’aluminium, aux chloramines ou à
certaines bactéries, ont été mis en évidence.
De nos jours, on porte une grande attention
à des effets à moyen ou long terme à la présence
de diverses molécules.
Afin d’assurer une sécurité
sanitaire, le conseil des Communautés Européennes ont adopté
le 16 juin 1986 la résolution 86/c 184/04 relative à la protection
des patients en dialyse par une réduction maximale à l’aluminium.
L’eau de ville ne présente pas
les qualités pour une dialyse et peut intoxiquer un patient . Pour
éviter ce risque, des normes ont étés définies
par la Pharmacopée Française à partir du 01/07/1977.
Le tableau ci-dessous précise
les normes de qualités de la Pharmacopée.
|
|
maximum admissible mg/l |
Maximum admissible mg/l |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
24 H/30°C |
|
|
|
48 H/20°C |
|
|
|
|
|
|
- 100 UFC/l pour l’hémofiltration.
- 0.05 UL/ml pour
l’ultrafiltration.
4.2.2) le générateur.
Les dispositifs médicaux sont
soumis au décret n° 95292 du 16 mars 1995 art 665.3
* la certification de conformité,
(artL665-4 ;R665-14 à R665-32 du CSP).
* Le marquage CE, (art. R665-33
à R665-35 du CSP), dispositif classe II B
la matériovigilance, (art L665-6
et 7 du CSP)
Les dispositifs médicaux
sont soumis au décret n° 95292 du 16 mars 1995 art 665.3
- Dialyseur: Dispositif
médical non invasif annexe IX
- Ligne artérielles,
aiguille : Dispositif médical invasif annexe IX
- Les solutions concentrées
: Dispositif médical non invasif annexe IX
Ils sont réglementés
par la Pharmacopée Européenne.
Considérés
comme dispositif médicaux ils sont soumis au marquage CE , à
la matériovigilance, (art L665-6 et 7 du CSP).
4.2.4)
Elimination des déchets.
- Les déchets
d’hémodialyse, (dialyseurs, lignes artérielles, aiguille
à fistule, etc…), sont classés comme déchets spécifiques,
- Filière spécifique
d’élimination des déchets infectieux : tri, emballage, stockage
(<48h), transport sécuritaire, traitement ou pré traitement.
Les dispositifs médicaux doivent
satisfaire aux tests de sécurité électrique définis
dans la norme EN 60601.1.
V)
Elaboration de contrôles qualités pour assurer la sécurité
du patient .
5.1) Synoptique général.
5.2)
Détails du synoptique général.

1)
LE TRAITEMENT D’EAU POUR DIALYSE.
Pour le traitement de l’eau, la circulaire
de juin 2000 de la Pharmacopée Française précise de
surveiller « au moins trimestriellement » les paramètres
physio-chimique. On peut dire que cette circulaire n’est pas stricte quant
à la fréquence de contrôle. Souvent la plupart des
centres fixe un seuil souvent inférieure à ce qui est imposé,
car n’oublions pas que l’eau peut contaminer le patient.
Remarques :
nous avons participé à une séance de désinfection.(voir
annexe 1).
De celle-ci nous avons :
-créé notre synoptique
dont nous avons repris les points de contrôles, et les paramètres
à relever
-pris des photos qui pourront montrer
les diverses éléments représentés par notre
synoptique( voir en annexe)
-reporté des remarques à
la suite de chaque tableaux dont nous avons estimé important
Il est intéressant d’établir
un planning.
Contrôle qualité
: CQ1.
Légende et synoptique.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|

Nous avons élaboré une
grille d’auto-contrôle
|
|
Physico-chimiques |
bactériologiques |
endotoxiniques |
|
|
|
|
- TH - pressions - températures - débits |
|
|
|
|
|
|
- turbidité - conductivités - TH - Chlore - pressions - températures |
<10 germes/ml - Coliformes - Pseudomonas - Sreptoquoques |
|
Laboratoire |
|
|
|
- débits - températures - pH - Turbidité - Conductivité - TH - chlores - nitrates - aluminium - matières organiques |
10 germes/ml< - Coliformes - Sreptocoques - Pseudomonas |
< 0.25 Ul/ml |
Pharmacien Laboratoire |
|
|
|
|
|
|||
|
|
|
||||
* Pour prélever
un échantillon d’eau, il faut :
-mettre des gants
stériles
- nettoyer, avec des
compresses stériles et un désinfectant l’embout de chaque
robinet ; ou le flamber (avec un briquet).
Remarques
: * de ce tableau il est pratique d’effectuer une fiche avec les différents
paramètres à relever, (voir annexe 3, feuilles 1 et 2).
2)
DESINFECTION SANITAIRE POUR LE TRAITEMENT D’EAU ET LE GENERATEUR.
Contrôle qualité
: CQ2.
Grille d'une maintenance sanitaire
|
|
|
|
|
|
ou Hypochlorite de sodium |
|
|
|
Ou Acide péracetique et chaleur
85° C en alternance |
Générateurs. |
|
|
Ou Acide péracetique et chaleur
85° C en alternance |
Boucle de Traitement d'eau , Générateurs. |
|
|
Ou Acide péracetique et chaleur
85° C en alternance |
Générateurs. |
* Avant une désinfection
de la boucle il faut se munir de :
-gants stériles
-une paire de lunettes
(protection contre l’acide)
-bandelettes réactives
pour vérifier la présence ou non de l’acide
-prévoir les
filtres à changer ainsi que la clé à filtre
- le désinfectant
*
Pendant la désinfection, s’assurer de la présence de désinfectant
aux points de contrôle.
*
Après rinçage de la boucle il faut procéder à
une vérification permettant de savoir si le produit utiliser pour
la désinfection n’est plus présent.
Dans le cas d’un contrôle
positif, il faut renouveler un rinçage et revérifier.
Remarque
: il est intéressant d’élaborer une fiche lors de la désinfection
pour avoir une traçabilité et mettre les opérations
et contrôles qui ont été effectués.( voir annexe
3, feuille 3).
Pour assurer la sécurité
électrique des patients il est important d'effectuer des contrôles.
Contrôle qualité : CQ3.
Les contrôles de sécurité
électrique seront fait à la mise en service et après
chaque maintenance préventive ou corrective :
Contrôle des courants de fuite.
Il s'agira de mesurer à l'aide
d'un testeur de sécurité électrique (lui-même
vérifier par un organisme de contrôle) les courants de fuite
risquant de mettre en danger le patient.
De
plus il faudra vérifier : l’état des câbles d'alimentation.
Les circuits électriques interne
du générateur pour déceler d'éventuelle source
de disfonctionnement.
Les protections amont du circuit électriques
de raccordement des générateurs
Les batteries interne du générateur
par un test de performance.
4) CIRCUIT DIALYSAT.
Pour assurer le bon déroulement
de la séance de dialyse ainsi que la qualité des soins
appliqués aux patients des éléments
du circuit dialysât seront à contrôler par le technicie
après chaque maintenancepréventive ou corrective ou sur demande
des utilisateurs.
Pour le dialysât .
Bien que les carectéristiques
de l’eau, des solutions concentrées de dialyse soient définies
il existe un risque de contamination du au bio film. Pour cela les fabricants
proposent des filtres anti- endotoxine et bactérien placées
avant le dialyseur.
Contrôle qualité
: CQ4.
Circuit dialysât
Malgré la présence du
filtre anti-endotoxine et bactérien, des prélèvements
du dialysât sur le circuit seront effectués pour être
analyser en laboratoire(analyse bactériologique et chimique)
La périodicité de ces
prélèvements sera définie selon les résultats
relevés.
Exemple de suivit de dialysât(voir
annexe n°3)
Remplacer le filtre anti-endotoxine
selon les indications du fournisseur.
La température et le PH seront
également contrôlés ainsi que la conductivité.
Des contrôles de bon fonctionnement
des pompes d'entraînement des débitmètres du maitriseur
d'ultra filtration assureront la qualité des échanges au
niveau du dialyseur
Contrôler le détecteur
fuite de sang ainsi que toutes les alarmes liées au circuit dialysât

Pour assurer le bon déroulement
de la séance de dialyse ainsi que la qualité des soins
appliqués aux patients des éléments
du circuit sang seront à contrôler après chaque maintenance
préventive ou corrective ou sur demande des utilisateurs.
Circuit sang :
les contrôles de bon fonctionnement
sont :
Le clamp artérielle
La pompe de produit anti-coagulant
L'état de la pompe à sang artérielle
Le débit de la pompe artérielle
Le capteur de pression artérielle
Le capteur de pression veineuse
L'état de la pompe a sang veineuse
Le débit de la pompe à sang veineuse
Le détecteur d’air
Le clamp veineux
Ainsi que toutes les alarmes liées
au circuit sang
![]()
Contrôle des paramètres

Le laboratoire pharmaceutique est responsable
de la qualité des consommables(dialyseur, perfusion, tubulure..)
qu’il fournit
Contrôle qualité : CQ6.
Le pharmacien vérifiera la conformité des consommables
L’utilisateur vérifiera l’état « physique »
des consommables ainsi que leur lieu de stockage
Le laboratoire pharmaceutique
est responsable de la qualité des produits qu’il fabrique
Contrôle qualité : CQ7.
Le pharmacien vérifie les fiches de contrôle livrées
avec les produits
L’utilisateur vérifiera les dates de péremption des produits
ainsi que leur lieu de stockage
8) REJET D’EAU.
Pour éviter tout risque de contamination il faut éviter
de mettre en contact le tuyau de rejet du dialysât avec la mise à
l’égout de l’installation. Eviter au maximum les bras mort dans
le circuit
Contrôle qualité
: CQ8.
Le technicien contrôle en visualisant la bonne position
des tuyaux d’évacuation du dialysât usagé. Il doit
le faire également à chaque déplacement de générateur.
TRACABILITE.
Afin de conserver des traces des contrôles effectués sur
les différents dispositifs médicaux
il sera important de les enregistrer .
Soit sur une Gestion du Matériel Assisté par Ordinateur
(GMAO).
Soit sur des fiches établies.
(voir annexe n°3)
Réaliser une
épuration extra-rénale en hémodialyse implique l’association
de plusieurs dispositifs médicaux qui sont :
- le traitement d’eau,
- les générateurs de dialyse,
- des produits pharmaceutiques.
Leur association engendre un suivi rigoureux des contrôles pour
assurer la sécurité et la qualité des
soins du patient
De cette qualité dépendra l’efficacité du traitement
prescrit par le Médecin
Cette sécurité et cette qualité de soins ne
pourront être réalisées qu’avec la participation volontaire
de l’ensemble des intervenants.
Les contrôles que nous avons élaborés peuvent servir
comme point de départ pour élaborer des procédures
.
Perspectives
d’avenir :
Les générateurs seront mis en réseau afin de :
- mettre en commun une imprimante pour des fiches de dialyse de chaque
générateur
- transférer les données en temps réel vers une
station centrale
- constituer une base de donnée pour chaque patient
- avoir, grâce à un modem, une télésurveillance
médicale et technique.
Certain hôpitaux ont déjà mis en application cette
application.
Livres , revues :
- RBM news : les équipements d’hémodialyse, volume 20-N°6-
Septembre 1998.
- Documents UTC : Epuration extra rénale, Dialyse : fourni par
Mr Donadey
- T1 NFS 906304, T2 NF ISO 9001, T3 Pharmacopée Européenne
1997.
Sur Internet :
- www.dialyse.asso.fr
- www.hosmat.com
- www.journal-officiel.gouv.fr/
- www.hon.ch/honmedia/h-f.html
- www.utc.fr/~farges