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Avertissement |
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Référence à
rappeler : |
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L’ARCHIVAGE DES DONNEES INFORMATIQUES
MEDICALES |
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Résumé : L’informatique est omniprésente
de nos jours ; elle est évidemment incontournable, chez soi mais
surtout à son travail. Pas un seul système qui ne soit piloté par un poste
informatique. Le médical n’est bien sûr pas épargné par cette épidémie, qui
affole certaines personnes mais qui en ravit d’autre. De ces appareils
proviennent des données d’ordre médical, mais qu’en faire ? Les garder, les effacer ?
Beaucoup d’utilisateur sont dans le flou, d’ailleurs il n’y a pas qu’eux. Les PACS sont d’actualité , ils
équipent un nombre croissant d’hôpitaux. Un aperçu rapide sur ce vaste
domaine qui déjà occupe une place majeure dans l’imagerie médicale. Mots clé : Utilisateurs,
archivage, sauvegarde, système, réglementation, réseau d’imagerie,
informatique. Summary: Computer system is omnipresent our day, it is obviously impossible to avoid
them, at home but especially at work. A lot of systems are controlled by a
data-processing station. Medical is not, of course step saved by this
epidemic, which throws into a panic certain person, but which one are satisfy
of it. Medicals data comes from these systems, but what can we do with them ?
Save them ?, erase them? Many users are in the blur, and they are not
alone. The PACS are a reality at this time, they equip a number growing of
hospital. A fast view on this vast field which already occupies a major place
in picture medical system. Key words: Users, filing, safeguard, system, regulation, network
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Photos empruntées au livre d’accueil du centre
hospitalier de Troyes

L’ARCHIVAGE DES DONNEES INFORMATIQUES MEDICALES
Remerciements
Je tiens à remercier tout d’abord messieurs
FARGES Gilbert et PETIT Christophe pour leurs conseils et leurs encouragements.
Mesdames DEMAIRE Carole et LE LANN Valérie, ingénieurs biomédicaux qui ont accepté très gentiment de m’accueillir dans le service et ont veillé régulièrement à mon bien être, tout en me guidant tour à tour pendant la durée de mon stage.
Un grand merci à tous mes collègues
techniciens, qui m’ont intégré au sein de leur équipe comme l’un des leurs.
Leurs compétences et leur bonne humeur m’ont permis de découvrir et d’apprécier
d’autres facettes de ma profession.
Sans oublier les différentes sociétés que
j’ai pu contacter, les utilisateurs de chaque système, à tous, merci pour leur
collaboration et leur gentillesse.
Je tiens également à remercier mon chef de
service à Chaumont, M. IKNOYAN Vartan, ainsi que tous mes collègues qui m’ont
soutenu durant ma formation SPIBH.
A toutes les personnes suivantes qui eurent
l’amabilité de m’apporter leur aide en me faisant partager leurs connaissances,
merci.
(par ordre alphabétique)
Messieurs :
HAMON Antony (ingénieur BIO de Compiègne)
BAUDHUIN Philippe (ingénieur BIO d’Annecy)
Monsieur HUSSON (Surveillant du service de
radiologie CHU REIMS)
LANIECE Philippe (Société
PHILIPS)
PICCARA Daniel (PHILIPS)
Et pour finir un grand merci tout
particulier à mon maître de stage, monsieur Christophe AMANN responsable de
l’atelier biomédical, chez qui j’ai trouvé tout le soutien que l’on peut
souhaiter au bon déroulement d’un stage.
Loi n° 79-18
du 3 janvier 1979 Loi sur les archives
Le BULLETIN
de la société de Radiologie (février 2002)
LPP
(anciennement TIPS) 2ième partie Titre VII de la NGAP
Article 2 –Examens
des troubles du sommeil
Rédaction
& Stratégie Santé (n°190 de décembre 2002)
HISTORIQUE DE L’HOPITAL DE TROYES
Le centre Hospitalier de
Troyes actuellement
Partie
I : L’ARCHIVAGE DES DONNEES INFORMATIQUES MEDICALES
2) Réflexion sur
la réglementation et de ces conséquences sur l’archivage
2.3 Une réglementation non
adaptée ?
2.5 La réglementation, l’archivage et les
utilisateurs
3) Matériels concernés : Etude de
l’existant
6)
Modifications apportées et actions menées
7.2
Réalisation du mode opératoire
Partie II : Réflexion d’une futur mise en place d’un PACS
à l’Hôpital de TROYES
4.1 Une des
phases : Evaluation de la taille des images
5)
Visite du centre hospitalier de Reims
HISTORIQUE
DE L’HOPITAL DE TROYES
Lorsque l’on part à la recherche de l’historique
du centre Hospitalier de Troyes, on ne peut pas omettre de faire allusion à
l’ancêtre des Hauts-clos (nom de l’actuel C-H), le premier centre hospitalier
de la ville, l’Hôtel-Dieu.
L’Hôtel-Dieu voit le jour autour de 1157,
fondé par le Comte de Champagne Henri 1er le Libéral.
En 1199 l’établissement fut désigné sous le
nom d’Hôtel-Dieu Saint-Étienne, propriété du Comte Thibaut III, et administré
par les religieuses et des religieux de l’Ordre de Saint-Augustin.
En 1527, par édit royal, l’administration de
l’hôpital fut confiée à quatre notables bourgeois, c’est l’origine de la
commission Administrative.
A la fin du 17ième siècle, les
anciens bâtiments menaçant de tomber en ruines, on envisagea leur
reconstruction. Sous l’impulsion de l’évêque de Troyes François Bouthillier, le
19 juin 1702 la première pierre de l’édifice fut posé. Le bâtiment comprenant
la pharmacie fut achevé en 1725, les travaux furent retardés ensuite par une
chute de grêle en 1728. En 1733, grâce à l’initiative de Jean BERTHELIN
(un des administrateurs de l’époque), les travaux reprirent et la nouvelle
salle des hommes fut ouverte le 8 avril 1737.
Le reste de l’édifice central et l’aile EST
furent construits de 1747 à 1753, la salle des femmes y fut aménagée. L’aile
Ouest fut terminée en 1775, la chapelle entre 1759 et 1762. La monumentale
grille exécutée par Pierre Delphin (maître-serrurier parisien), fut posée en
1760, flambante neuve elle orne toujours l’entrée principale de l’ancien
Hôpital, situé dans la rue de la cité. La construction dura 60 ans et coûta
380.000 Livres.
La pharmacie a servi d’officine jusqu’en
avril 1961, époque du transfert du nouveau centre Hospitalier des Hauts-Clos.
Elle est devenue actuellement une faculté de droit.

Photos provenant
du site du vieux Troyes
En 1928, la commission Administrative décida
la construction d’un nouvel établissement dont la nécessité fut ressentie dès
le début du siècle.
Mais ce n’est qu’en 1932 que fut posée la
première pierre du futur Hôpital des Hauts-Clos sur un terrain d’environ sept
hectares, cédé par la ville de Troyes.
Malheureusement, dès le début de la guerre
en 1939, les travaux s’arrêtèrent et les locaux encore inachevés furent occupés
par les Allemand. Avant même de servir d’Hôpital, ceux-ci servirent de prison
aux Troyens puis d’Hôpital militaire.
Des difficultés financières et
d’approvisionnement en matériaux ne permirent la reprise des travaux qu’en
1948. En 1953 ouvrent la buanderie, lingerie et la chaufferie dont la cheminée
de quarante deux mètres existe toujours.
C’est à partir de septembre 1959 que petit à
petit les services de soins quittèrent l’Hôtel-Dieu pour l’Hôpital des
Hauts-Clos.
Le 21 avril 1961 s’effectua le déménagement
final et l’inauguration officielle de l’Hôpital eut lieu le 29 juin 1961.

Photo empruntée au livre d’accueil du
centre hospitalier de Troyes
Le centre Hospitalier
de Troyes actuellement :
· 3 établissements :
L’Hôpital des Hauts-Clos
La résidence Comte-Henri
La maison de retraite
« Le
domaine de Nazareth »
·
182 médecins, 31 internes en médecine
· 1894
agents soignants, médico-techniques, administratif et techniques
· 752.612
repas servis par ans
· 39.341
entrées en 2000
· 1037
lits :
COURT
SEJOUR ………………………………………… …594
MEDECINE
………………………………………………… 394
CHIRURGIE ……………………….……………………… ..112
GYNECOLOGIE-OBSTETRIQUE ………………………… .78
HOSPITALISATION TEMPORAIRE ……………………..
.10
MOYEN SEJOUR ……………………………………………. 78
LONG SEJOUR ET MAISON DE RETRAITE
…………… 365
· Un
budget 2002 de 111 millions d’euros
Dès mon arrivé au service Biomédical de
l’Hôpital de Troyes, Madame DEMAIRE, Madame LELANN et Monsieur AMANN,
m’ont suggéré de les aider à faire le point sur l’archivage des données
patient, provenant des différents matériels d’explorations fonctionnels
informatisés. D’après les retours d’information de quelques utilisateurs, un
besoin urgent de maîtriser l’action de « sauvegarde » se faisait
ressentir. Mes responsables m’ont donc demandé de mener l’enquête dans
plusieurs services, afin de savoir s’il était possible de définir une politique
d’archivage globale. Dans l’élan de la discussion des idées jaillirent,
mais une sembla séduire ou en tous cas susciter une certaine curiosité. Il est
vrai que quand on parle de « globale » au sujet d’un ensemble de
poste informatique, un autre mot vient alors à l’esprit, c’est
« réseau » . Mais avant d’envisager des solutions, un travail
d’investigation devenait indispensable.
Quels sont les différents systèmes en
question ? Existe t-il une réglementation sur l’archivage ? Quelles sont
ses directives ? Quels sont les besoins des utilisateurs ? Quels
types d’améliorations peut-ont apporter ? Comment contribuer à
l’amélioration des systèmes d’archivage ? Autant de questions dont ce
rapport traite, pour in fine (je l’espère) aider les différents utilisateurs, à
archiver leurs données patient dans les meilleures conditions possibles.
En parallèle à ce travail, il a été possible
d’aborder un sujet tout aussi passionnant, les P.A.C.S. Malheureusement, cela
demande bien plus de temps qu’il n’en est alloué à un stagiaire S.P.I.B.H et de
plus, l’hôpital de Troyes n’est qu’au préliminaire de cette démarche. Mais
grâce à l’aide de monsieur C. AMANN, de celle d’autres ingénieurs
biomédicaux et des renseignements de certaines sociétés, j’ai pu découvrir cet
énorme travail que demande la mise en place d’un réseau d’imagerie. Un début de
réflexion sur la mise en place d’un P.A.C.S à l’hôpital de Troyes, vient donc
intégrer ce rapport.
Partie I : L’archivage
des données informatiques médicales
Il a été demandé de faire le point sur les
systèmes suivants :
cabine de puvathérapie
EFR
Laboratoire du sommeil
EEG
VNG
Chacun de ces matériels est piloté par un
poste informatique de type PC, travaillant sous différentes versions de
Windows.
Les utilisateurs de la cabine de
puvathérapie, labo. du sommeil et EEG, pratiquaient des opérations de
sauvegardes.
Pour l’EFR, une sauvegarde avait été faite environ
deux à trois ans avant par un technicien. Cette opération était donc inconnue
des utilisateurs, mais une demande se faisait ressentir.
Pour la VNG, les sauvegardes n’existaient
pas.
Avant d’aller plus loin dans les détails
techniques de ces matériels, il paraissait important de savoir de quelle
réglementation l’archivage des données informatiques médical dépendait. Cela
permettrait d’étayer la réflexion sur les différents modes d’archivages. Par la
même occasion, il semblait nécessaire d’informer les utilisateurs qui
semblaient ignorer jusqu'à l’existence de textes.
2) Réflexion
sur la réglementation et ces conséquences sur l’archivage
La première démarche a été de contacter les
différents organismes comme la CNIL, l’UCANSS (suite à une piste provenant d’un
TIPS), mais aussi toutes les sociétés dont dépendent les systèmes en question.
Tous me confirmèrent, que la réglementation concernant l’archivage des données
patient dans le cadre d’examens informatisés n’est pas réellement présente.
La politique d’archivage est, aux dires de
certains constructeurs, (bien embêté à fournir des références de texte de loi)
laissée à l’appréciation des utilisateurs.
Donc aucune obligation n’a l’air de contraindre
les possesseurs de ces matériels à archiver leurs données informatiques.
Et pourtant il existe bien des textes…
La réglementation que l’on trouve quand on fait
allusion à l’informatisation de l’archive, est celle des P.A.C.S., mais elle
concerne plus exactement l’archivage des dossiers médicaux. Celle-ci semble
s’adapter sans mal.
Au commencement, il existe une
réglementation particulière traitant des archives hospitalières, c’est l’Arrêté
du 11 mars 1968. On peut imaginer de prime abord, que nos données
informatiques provenant des systèmes en question, ne soient pas vraiment
concernées. Il est vrai qu’il s’agit dans cet arrêté des archives papier ;
mais nous retiendrons que les examens cités dans l’arrêté, sont similaires à
ceux de nos systèmes informatiques. Notons également la durée d’archivage.
« - NUMERO D’ORDRE : 205
Dossiers médicaux des malades (diagnostics,
observations, comptes rendus d’examens, clichés radiographiques,
électrocardiogrammes) »
Doivent être conservés 20 ans, 70
ans ou indéfiniment selon le type de pathologie ou de contexte.
Et voilà que la relation se fait avec la loi
du 3 janvier 1979 sur les archives, l’article 1, précise que « Les
archives sont l'ensemble des documents, quelle que soient leur date, leur forme
et leur support matériel… » C’est donc que le support informatique pour
l’archivage, se voit appliquer les mêmes obligations que les autres supports
d’archivages.
Pour finir, c’est une directive
européenne (1999/93/CE), partiellement transposée au droit français par la loi
n°2000-230 du 13 mars 2000, qui donne au document électronique, la même
valeur qu’un document papier et cela de manière probante.
2.3 Une réglementation non adaptée ?
Il semblerait au contraire que cette
réglementation s’adapte tout à fait, même si aucune allusion aux examens en
question ne soit mentionnée. Le dénominateur commun semble bien être, les
données informatiques.
Et pourtant, à la star des systèmes de
radiologie, allant de façon inévitable vers le tout numérique, utilisant des
réseaux informatiques dédiés, la vision de cette réglementation par divers
acteurs de P.A.C.S a l’air sans équivoque ?
Alors pourquoi tant de flou concernant
l’archivage des données de ces petits systèmes, qui gardent aussi dans
leurs entrailles informatiques, des informations d’ordre médical avec toutes
les contraintes et les obligations que cela comporte ?
La réponse dans tous les cas est que, quel
que soit le système, un rapport de l’examen est édité sur papier puis joint au
dossier patient. C’est donc cela… Le papier a autant de valeur que des données
informatiques et donc à importance égale et de façon simpliste, on peut dire
que le papier l’emporte.
Malgré que les données informatisées soient
rarement relues ou ré analysées et qu’aux yeux de certains utilisateurs, leurs
existences paraissent superflues, il a été confirmé par plusieurs sociétés, que
de plus en plus d’hôpitaux cherchent à effectuer de l’archivage.
Troublant n’est-ce pas ?
D’un côté une réglementation mal définie
(pour ce type de système), de l’autre côté des utilisateurs timides, mais prêt
à grossir les rangs de ceux qui archivent et au milieu des sociétés prêtes à
suivre le mouvement.
Un seul distributeur a pu fournir une piste.
Pour le laboratoire du sommeil il existe dans le TIPS (LPP) le titre 7 actes
portant sur les examens du thorax, indiquant qu’un « archivage du signal
brut est réalisé » mais aucune autre indication concernant la durée, ni
les moyens d’archivages n’est mentionnée. (Document dans les Annexes)
2.5 La
réglementation, l’archivage et les utilisateurs
L’absence d’un cadre réglementaire
clairement défini, préoccupe les utilisateurs.
Sur certains systèmes, les examens patients
saturent rapidement l’espace du disque dur. Ces systèmes sont par conséquent,
souvent équipés d’une application et d’un lecteur de sauvegarde permettant
d’exporter ces données. On trouve ces derniers, sur les PC de manière
systématique ou en option à la demande de l’acheteur.
Il peut arriver que certains utilisateurs ne
s’embêtent pas, ni à sauvegarder, ni à effacer au fur et mesure les examens des
patients. Le système vient donc alerter l’opérateur lui indiquant un manque
d’espace ; et là, forcé de libérer de la place pour effectuer l’examen, il
se présente à l’utilisateur deux choix :
Le matériel est équipé du matériel
nécessaire pour sauvegarder, l’opérateur fait de la place en procédant à une
sauvegarde.
L’option de sauvegarde n’existe pas,
l’opérateur efface des fichiers patients afin de continuer d’utiliser le
système.
Pris au dépourvu, le deuxième choix est souvent
fait et l’habitude aidant, ces utilisateurs se font à cette idée. Ils ne
comptent plus que sur le seul rapport papier, ce qui actuellement ne pose pas
de problème.
Alors quel est
l’intérêt de faire des sauvegardes informatiques ?
Quand il s’agit d’argumenter dans le sens de
la sauvegarde, on trouve plusieurs raisons.
Il y a tout d’abord des raisons
pratiques :
- La possibilité pour l’utilisateur d’avoir
accès rapidement à l’ancien examen
- Relire ou ré analyser ces données,
permettant même suivant les applications de faire des comparatifs
- Dans le cas de perte ou d’altération des
informations papier, avoir une autre possibilité de relire l’examen (double
sécurité)
Pour toutes ces raisons, il en découlera une
meilleure prise en charge du patient.
Il y a également une réflexion plutôt
d’ordre judiciaire :
- Des actions en justice contre les
instituts de soins sont menées de plus en plus fréquemment par des patients. Garder
les données brutes (il faut entendre par-là, les données informatiques ré
analysables par le système) comme il est demandé dans le titre 7 du LPP
pourrait s’étendre aux autres examens et devenir obligatoire. Alors pourquoi ne
pas anticiper pour les autres systèmes?
Plusieurs embûches viennent gêner les
utilisateurs dans l’approche d’un archivage régulier et considéré comme
« naturel »
Le manque de moyen : les éléments
physiques ne sont pas en place sur le PC ex : graveur, lecteur
ZIP…(souvent en option)
Une organisation non adaptée : incapacité
pour l’opérateur de définir le moment de la sauvegarde, méconnaissance de la
place qu’occupent les données sur le support et donc anticipation limitée
concernant leur stock. Risque d’absence de support disponible à ce moment là.
Le manque d’information technique sur la
manipulation à effectuer : Pas d’aide ou mauvaise formation dispensée aux
utilisateurs.
La rotation fréquente des personnels dans
les services, dilue la connaissance du matériel.
D’une manière plus générale, il existe un
fossé à franchir pour certains utilisateurs, qui serait plutôt d’ordre
culturel. L’informatique prend de plus en plus de place dans nos vies ;
utiliser un ordinateur de manière naturelle est sans doute plus facile
pour les jeunes générations, que pour les plus anciennes. La culture stylo
papier très ancrée chez ces derniers, rend plus difficile l’intégration et la
manipulation de l’outil informatique.
Le cas apparemment isolé, mais néanmoins
intéressant du titre 7 du LPP, pourrait être là un indice important, indiquant
les prémisses d’une volonté de conserver les données informatiques. Et comme
ont peut le constater dans d’autres domaines, la réglementation s’insinue dans
certaine application de façon presque inaperçue, pour étendre sa toile et se
renforcer progressivement à toutes les applications similaires.
D’autre part, certaine société comme VIASYS (anciennement
JAEGER), ont gardé la même base de donnée depuis 20 ans, et on fait en sorte de
la faire évoluer jusqu'à aujourd’hui. Le but étant de relire les anciens
patients sur les nouveaux matériels. Ce constructeur et Sensor-Medics sont en
train de travailler à la réalisation d’une base de donnée commune qui
permettrait de faire une relecture des examens quel que soit le système. Un
autre travail est apparemment mené, sur la réalisation d’une base de donnée
universelle. Ne serait-ce t-il pas un autre indice ?
L’uniformisation des bases de données
n’apportera sûrement pas de changement dans la perception de l’importance de la
sauvegarde chez l’utilisateur seule la mise en application d’une réglementation
précise sur ce sujet et une banalisation de l’outil informatique le feront.
Cette uniformisation n’est pourtant pas perçue comme le salut de l’archivage,
car seuls les utilisateurs les plus avertis connaissent les contraintes liées
au format propriétaire des fichiers et d’ailleurs s’en satisfont très bien.
On peut également imaginer grâce à cette
uniformisation, (comme dans le cas des viewers D.I.C.O.M) la possibilité
de relire ou ré analyser de n’importe quel PC, par une application et une
personne habilitée, les examens d’un patient revenant 15 ans après et cela quel
que soit le lieu. L’assurance pour les médecins de lire facilement ces données,
inciterait peut-être les plus réticents d’entre eux à les sauvegarder.
Et pour aller encore plus loin un
regroupement en réseau de tous ces appareils sur un S.I.H, pourrait nourrir le
dossier médical informatisé des patients.
Une réglementation spécifique à ce genre de
système et une normalisation de ces données informatique sont sûrement les
clefs de voûte de l’archivage.
La réflexion menée sur la réglementation
concernant les systèmes en question, à permis de cerner plus précisément
l’intérêt de mettre en place une politique de sauvegarde. Elle a mis en évidence
une carence d’informations techniques et réglementaires.
Malgré l’absence d’obligation de procéder à
un archivage des données informatiques, cette réflexion a permis à tous les
acteurs concernés, de choisir d’archiver en toutes connaissances de causes.
3) Matériels
concernés : étude de l’existant
Localisation : Dispensaire
Application : Traitement des problèmes de peau par
émission d’U.V.A et d’U.V.B.
Descriptif : Matériel de fabrication belge, distribué par
la société D3M
Contact : commercial M. Boucher tel :
04.78.50.94.23. Contact technique, M. De Laet Rudi (Belgique)
O.S :
Win98, Logiciel « Puva centre de contrôle 3.0.9 » version de démo non
achevé. Type de fichier *.mdb (format propriétaire). Lors de la sauvegarde
trois fichiers sont nécessaires.
Utilisateur : Une infirmière
Méthode de sauvegarde actuelle : Sauvegarde semie-automatique par
utilisation d’un raccourci sur le bureau (lancement de PKZIP), compression
définit par le compresseur, sauvegarde de trois fichiers sur une disquette 3
pouces et demi.
Méthode de relecture des données : Utilisation obligatoire du logiciel
d’acquisition. Il n’y pas la possibilité d’ouvrir les fichiers patients de
n’importe quel endroit (pas de fonction d’ouverture de fichier), les trois
fichiers stockant apparemment les données patient doivent être placés dans le
répertoire de l’application.
Problèmes : Pas de
notice utilisateur
Pas d’impression de liste patient
Utilisation
de PKZIP et PKUNZIP (commande en ligne) difficulté pour l’utilisateur de
décompresser le fichier de sauvegarde.
Pour utiliser la sauvegarde il faut :
copier les fichiers décompressés de la disquette dans le répertoire de
l’application, ce qui écraserait ceux déjà présent, au risque (suivant la mise
à jour du back-up) de perdre des patients qui n’auraient pas été sauvegardés.
De part sa
fragilité, le support utilisé (disquette) ne permet pas un archivage à long
terme. Même s’il y a une très faible probabilité que les données du disque dur
et de la floppy soient perdues, la méthode peut être améliorée.
Pas de
solution avec cette version de traiter les valeurs numériques ou les
coordonnées patients à l’aide d’un logiciel de traitement de texte ou bien d’un
tableur.
Le désir des utilisateurs : L’utilisatrice aimerait voir certainsde ses
problèmes se résoudrent comme celui de l’absence de manuel en français. La
version de démo ne lui permet pas d’avoir les coordonnées de l’établissement
sur le rapport et certaines fonctions d’édition ne sont pas actives.
Localisation : Bâtiment J3 service de Pneumologie
Application : Exploration Fonctionnel Respiratoire,
examen détaillant l’activité fonctionnelle respiratoire d’une personne.
Descriptif : Deux matériels de chez JEAGER, nouvellement
VIASYS. Master Screen Body.
Contact : VIASYS Tel :03.88.65.30.90, M. KOPP
directeur commercial, M. Dubuisson responsable technique, Technicien M. STINER,
M. KRANSSE
OS : Windows 3.11 Workgroup, soft : LAB4 version 4.23a
sur PC IBM, P100 350 Windows 98 SE, soft : LAB5 version 4.53a, configuration du
PC récente.
Utilisateur : Infirmières
Méthode de sauvegarde actuelle : Archivage sur lecteur ZIP (interne).
La sauvegarde se fait à la demande de l’utilisateur.
Méthode de relecture des données : Remise en place des fichiers
sauvegardés dans le répertoire d’origine.
Problèmes : Machine et système d’exploitation ancien,
manque de « souplesse » dans l’utilisation des applications, gestion
des périphériques plus délicate. Un upgrade serait le bienvenu.
L’autre EFR étant installé et dans la mesure ou il serait
envisagé de les faire communiquer (ex :carte réseau), l’upgrade
deviendrait indispensable ( absence de slot PCI sur l’U.C, pour la mise en
place d’une carte réseau).
Le désir des utilisateurs : Un certain intérêt se manifeste concernant une
éventuelle mise en place d’un protocole de sauvegarde.
L’arrivée du nouvel EFR a fait peut-être
naître une demande et a amené les utilisateurs à se soucier de la sauvegarde
les données patient.
Localisation : Bâtiment A0, service de Neurologie.
Application : L’Electroencéphalographie permet le recueil
des signaux électriques du cerveau.
Descriptif : Matériel Delta Med, 2 postes d’acquisition,
1 poste mobile et 4 postes de relecture.
Contact : M. POCHIN Tel: 01.42.46.57.19
OS : NT 4. Logiciel cohérence 3 NT version 3.40.10b
Utilisateur : Médecins
Méthode de sauvegarde actuelle : Les données patient se présentent
sous deux formes, les « données patient » et les données de l’examen.
Ces fichiers sont dans un format propriétaire (» 20 Mo/Patient).
Gravure du répertoire patient se fait de manière semie-automatique ; le
disque dur a une partition d’environ 700 Mo où sont stockés les examens, dès
qu’elle est remplie un message système indique son incapacité à écrire les
données. Une sauvegarde sur CD-R peut être lancé. Lors de la gravure et avant
effacement de la source, les données sont comparées afin d’éviter les erreurs
d’écritures.
Méthode de relecture des données : Les fichiers patients peuvent être
rapatriés sur n’importe quel PC. Il est même possible de créer un fichier qui
pourra être relu de n’importe quelle machine ex : PC d’un médecin
extérieur. Apparemment un logiciel de visualisation dédié peut être lié au données
exportées.
Problèmes : Ou remarque faite par les utilisateurs au
sujet de la lecture difficile des fichiers à cause de leurs poids.
Le désir des utilisateurs : Pas de demande particulière concernant la
sauvegarde.
Il existe dans le service d’autres appareils
tel que: Un « Doppler cérébral », un EMG Nicolèt de type Viking
II et un EMG Dantec de type Keypoint. Les utilisateurs aimeraient voir les deux
EMG connectés ensemble afin d’archiver les données patient. De tout apparence,
les systèmes sont trop anciens pour être reliés et la mise en place de lecteur
de sauvegarde moderne n’est pas réalisable. Pour le doppler, aucune de ces
opérations n’est envisageable (système trop vieux).
Localisation : Bâtiment M1, Consultation Externe
Application : la VidéoNystagmoGraphe, permet d’observer
les mouvements oculaires même infimes dans toute direction horizontale,
verticale ou torsionnelle.
Descriptif : (ou ENG) Matériel de chez GN Resound. PC récent
(Céléron 800 Mhz, 65 Mo de RAM)
Contact : Contact
M. GLATINY Thierry
OS : Win98. Logiciel VNG ULMER. (pas de version)
Utilisateur : Infirmières
Méthode de sauvegarde actuelle : Acquisition des données en temps réel.
Données patient dans le répertoire DAT.VNG. L’identification des fichiers
patients nommés 3 premières lettres du nom patient plus années, mois, jour (»800
Ko/patient).
Méthode de relecture des données : Pas de sauvegarde externe, il n’y a
pas pour le moment de relecture des fichiers. L’archivage papier est utilisé
dans tous les cas pour les consultations d’examens précédents.
Problèmes : Pas de doléances émises par l’utilisateur
rencontré.
Le
désir des utilisateurs :
La sauvegarde papier à l’air de les contenter.
Localisation : Bâtiment J3, service de Pneumologie.
Application : Analyses de certain paramètre physiologique
(EEG, ECG, EMG, REM, ronflement,…) chez un patient lors de son sommeil.
Descriptif : Matériel de chez CIDELEC, Deux PC, un
Pentium I et Pentium III. Un graveur sur chacun.
Contact : Au siège : M. Pinguet Tel :
02.41.66.20.88. Technicien : M. Royer Eric
OS : Windows 95, pour la version CIDELEC 2000 et un Windows 98 pour
le CIDELEC 2002.
Utilisateur
: Médecins et infirmières
Méthode de sauvegarde actuelle : Fichiers patients sauvegardés par
graveur sur CD-R. Données relativement lourdes,( » 30 Mégas/patient)
stockés dans un répertoire DAT. Construction des fichiers patients par les
quatre premières lettres du nom, plus la date du jour de l’examen. L’extension
du fichier est relative à la voie enregistrée. La sauvegarde peut-être activée
manuellement, mais un logiciel de gravure VERITAS est présent permettant
une fois configuré, d’effectuer une copie sur le CD-R de manière
semie-automatique. Les patients archivés doivent être effacés sur le disque dur
un part un, par l’opérateur.
Méthode de relecture des données : La licence n’étant exclusive à un
seul poste, l’application peut être installée sur d’autre PC afin d’effectuer
une relecture des examens archivés.
Problèmes : Pas de problème particulier.
Le
désir des utilisateurs :
Le système de sauvegarde actuel leur convient.
Il
est utilisé par le médecin un petit moniteur de SAO2 portable (NONIN),
fonctionnant avec un logiciel installé sur un des PC, il aimerait
éventuellement faire de la sauvegarde de données.
Les utilisateurs :
D’une manière générale les utilisateurs se
satisfont de leur système de sauvegarde, à l’exception de la puvathérapie et de
la pneumologie qui sont demandeurs d’un certain nombre d’amélioration. Pourtant
il ne sont pas restés indifférents au problème de la sauvegarde et ont été
intéressés pour recevoir de l’aide.
Techniquement :
Mise à part l’ordinateur de la cabine d’EFR,
(le plus ancien des deux) tous les autres PC sot suffisamment récents pour
accepter n’importe quelle type de lecteur de sauvegarde ou même leurs mise en
réseau via des cartes Ethernet PCI.
Toutes les logiciels de ces systèmes créent
les fichiers relatifs au patient dans un format qui leur sont propre. Ces
fichiers propriétaires ne gênent pas vraiment la sauvegarde, ils apportent
quelques contraintes dont il faut tenir compte.
Les différences constatées ont fait
apparaître une nuance de vocabulaire entre deux mots : Sauvegarde et
archivage.
Après avoir fait connaissance de tous les
appareils, grâce aux sociétés et aux utilisateurs, la différence entre
sauvegarde et archivage devenait évidente. Avant cela ces deux mots paraissait
être des synonymes et pourtant tous ces systèmes n’ont pas la même philosophie
de « sauvegarde ». C’est en ce penchant sur les différentes
techniques qu’il a été possible de ranger chacun des appareils dans deux
grandes familles.
- L’archivage est l’action d’archiver, de
mettre en lieu sûr. On peut sous entendre que le document n’a pas de raison
d’être modifié. Il reste cependant accessible, afin d’être consulter quand
besoin il y a.
- La sauvegarde exprime une idée de
protection d’une manière générale. Appliquée à l’informatique, la sauvegarde
est bien la protection des données en un lieu sûr, mais il y a aussi une notion
de remise à jour de ces informations. Elle ne sont pas figées, elle peuvent
être modifiées, grandir en nombre.
C’est bien l’idée de mouvement qui
différencie ces deux actions.
Et on peut imaginer que cette différence
puisse se transformer en complémentarité, car il pourrait être normal de faire
suivant les cas, un archivage de la sauvegarde et inversement. Cette nuance
faite, il devient plus facile de mettre en place les moyens nécessaires à une
bonne compréhension et réalisation de l’archivage ou de la sauvegarde des
données patient.
L’idées de mettre en réseau ces matériels
sera mise rapidement de côté. Techniquement tout à fait réalisable quoi que
relativement onéreuse, les raisons sont plutôt d’ordre organisationnelles et
politiques. Le réseau ne pourrait voir le jour qu’en ce greffant sur celui de
l’hôpital et serait donc à charge du service informatique de l’établissement.
Ces réseaux sont sensibles et des règles draconiennes régissent les postes qui
y sont connectés. L’implantation de postes desquels seraient utilisés les
différents lecteurs de CD ou de disquette, serait autant de porte ouverte, à
une éventuelle contamination virale.
D’autre part tous les utilisateurs non pas
manifestés d’enthousiasme à cette perspective, laissant sous entendre qu’ils
n’y voyaient pas d’intérêt. Pour ceux qui pratique l’archivage régulièrement il
y a également le désir de maintenir à leur disposition, CD et ZIP contenant le
produit de leur système.
L’option réseau étant écarté, il fallait
chercher à améliorer les conditions de sauvegarde en fonction des possibilités
de chaque système, tout en tenant compte de l’avis des utilisateurs.
Grâce au bilan de l’existant, (détaillé dans
le chapitre 3) il a été possible d’apporter des informations importantes sur le
fonctionnement technique des appareils. Cela a permis pour chaque système de
comprendre comment effectuer au mieux l’exportation des données et de
travailler également, à la résolution de problème.
6) Modifications apportées et actions
menées
Mise à part le système suivant, les autres
sont techniquement fonctionnels pour effectuer des opérations de sauvegardes ou
d’archivages.
Cabine de puvathérapie
- Demande à la société d’une nouvelle
version, corrigeant les problèmes constatés. Le concepteur du logiciel ayant
disparu, la version accessible en France s’était arrêtée à celle de
démonstration 3.0.9. Prise de contact téléphonique avec un nouveau concepteur
(un Belge anglophone), qui a eu la gentillesse d’envoyer une version 3.0.12,
corrigeant la plupart des problèmes.
- Mise en place d’une version libre, du
logiciel de compression de données WinZip.
Cela permettra d’aider l’utilisatrice dans le
cas où elle voudrait remettre en place la sauvegarde.
- Contact téléphonique avec le distributeur,
pour qu’il envoie un manuel d’utilisation en français.
Le service biomédical de Troyes fait partie
des services pilotes dans le cadre du travail sur la gestion documentaire.
Orchestré par « la cellule qualité et organisation » le service bio
doit travailler à la mise en place de protocole. Tout récemment proposé pour ce
travail, l’occasion était toute choisie.
Tous les services concernés ont émis un avis
très favorable, l’idée d’avoir un support sur lequel ils puissent compter les
ont enchantés.
S’appuyant sur le « guide d’aide
à la réalisation des documents qualité », la réflexion sur la manière de
produire ces documents pouvait commencer.
Première étape : Définir à l’aide du guide, les documents
les plus adaptés à la situation. Comme il est montré
sur le schéma de la page suivante (Page 25), en fonction de l’activité il est
défini une procédure générale. Dans ce cas, passer directement à un protocole
(PR) semblait suffisant, il était inutile de trop généraliser (PG), le
but étant de cibler les actions pour les utilisateurs d’un type particulier de
système. (Document dans les annexes)
Mais il serait envisageable de raccorder une
procédure générale, le jour où le besoin s’en ferait ressentir.
Deuxième étape : Fixer le contenu par rapport à la matrice
proposée par le service qualité, montrer les grandes lignes concernant le
matériel et les personnels qui mèneront l’action. Des informations d’ordre
général complètent le document, c’est le cas pour les définitions permettant de
faire la différence entre la sauvegarde et l’archivage.
C’est donc l’étape préliminaire au mode
opératoire (MO).

Document provenant du service qualité de l’Hôpital de TROYES
7.2 Réalisation du mode opératoire
C’est le document qui détaille la
manipulation à effectuer en fonction du système. Il est le support majeur qui
doit aider l’utilisateur à réussir l’opération.
Il contient les renseignements du système
pour lequel il est fait et le descriptif de la manipulation. Des encadrés
portant certaines recommandations sont présents, ils apportent des informations
d’ordre pratique. (Document dans les annexes)
Il a été joint dans les annexes, les références
d’un autre document qui peut aider l’utilisateur à suivre l’archivage mais
aussi la sauvegarde de ces données. Sous forme de tableau, celui qui permet de
noter l’exportation est valable un an à raison de deux manipulations. Le
tableau permettant le rapatriement des données devrait n’être utilisé que de
façon occasionnelle, c’est pour cela que le nombre de ligne n’a pas été fixé.
(Document dans les annexes)
Un protocole, deux modes opératoires et deux
enregistrements qualité, ont été réalisés avec la collaboration des
utilisateurs et les précieux conseils de M. AMANN. Ils ont été contrôlés par le
service qualité. Les différents documents subirent quelques modifications,
leurs permettant d’être mis en « pré-validation » V :0.0
Entre temps, ces documents ont été testés et
éprouvés par les utilisateurs. Ceux-ci montrent la volonté d’effectuer de façon
régulière, (avec l’aide du protocole et des modes opératoires) les sauvegardes
pour les uns et l’archivage pour les autres.
Evidement ces documents évolueront, il
s’inscrivent dans une boucle d’amélioration continu (PDCA).

Exemple : Dans un avenir proche, l’EFR (le plus
ancien des deux) va voir la taille du répertoire à sauvegarder, dépasser la
capacité du support qui est disquette ZIP (250 Mo). Une réflexion devra
remettre en mouvement la boucle PDCA de ce mode opératoire afin d’aider les
utilisateurs à continuer leur sauvegarde régulièrement. Il sera peut-être
question à ce moment là, soit d’un changement de support (mise en place d’un
graveur de CD) soit d’archiver une sauvegarde permettant ainsi de libérer de la
place sur le disque dur. Un effacement des patients qui auront été sauvegardés,
sera alors réalisable.
Quelque soit la solution, des changements
viendront modifier les manipulations précédentes et devront donc nourrir la
boucle PDCA et il en sera de même pour les autres systèmes, mais pour d’autres
questions.
Pour le biomédical, le stockage des logiciels
de tous les systèmes médicaux informatisés pourrait être envisagé
prochainement. Rangés dans un lieu approprié, listés, chacun d ‘eux ferait
l’objet d’un protocole détaillant le système pour lequel il appartient. Un mode
opératoire rattaché au protocole, donnerait les grandes lignes à suivre pour
installer les différentes applications et les recommandations utiles pour
remettre au mieux en état le système. Cette démarche qualité est tout à fait
dans la veine de notre guide des bonnes pratiques.
Il est question également (une fois les
documents réalisés) d’utiliser l’Intranet de l’hôpital, pour donner accès aux
services à l’ensemble des documents qui les concernent. Ils pourront à leur
guise sortir leurs protocoles ou bien les feuilles d’enregistrements qualité.
Une saisie sur ces derniers éliminerait un grand nombre de papiers et
centraliserait la source de tous les documents de l’hôpital.
« L’avenir
appartient à ceux qui veulent le changer »
Partie II : Réflexion d’une futur mise en
place d’un PACS à l’Hôpital de TROYES
Il est à préciser que cette réflexion n’a
pas la prétention de servir de base à la réalisation d’un PACS. Le thème me
tenant à cœur, je voulais simplement faire partager les informations concernant
ce sujet. Cependant une méthodologie existe, mais elle demande beaucoup de
temps et d’implication de tous les acteurs d’un centre hospitalier.
Le PACS (Picture Archiving and communication
systems) est un système informatique qui est composé d'éléments d'acquisition,
d'archivage, de communication, d'affichage et de traitement des images
médicales. Il est limité au cadre de ces images et ne concerne donc pas les
données de laboratoire par exemple.
Il interagit avec les Systèmes
d'Informations Hospitaliers (S.I.H.) pour les données concernant les patients
(nom, prénom, date de naissance, entrée dans l'établissement...) et le Système
d'Information Radiologique (S.I.R.) pour ce qui concerne les données d'un
examen d'imagerie (type d'examen, salle de l’examen, date de l'examen,
injection de produit de contraste, particularité clinique du patient...).
Actuellement le centre hospitalier de Troyes
est au tout début d’une réflexion sur la mise en place d’un PACS. Le matériel
existant en radiologie conventionnel ne permet pas encore de numériser les
images. Seul le scanner, l’IRM et une salle numérisée sont montés en mini
réseau permettant de transférer des images.
Il y a la possibilité de visualiser ces
images du service de neurologie, du service de radiologie, des utilisateurs
externes, du domicile de certains médecins (avec l’application Interview) et du
centre hospitalier de Reims.
· Scanner CT Twin plus (ELSCINT)
· IRM 2 Vistar (PICKER)

Ce mini réseau est fonctionnel depuis
plusieurs années, il rend service à tous ces utilisateurs, mais le transfert des
images manque de rapidité, surtout lors du transfert vers Reims.
De plus les images provenant directement du
scanner ne sont pas DICOM, elles doivent préalablement passer par une
passerelle qui les transforme. Quand ces images sont stockées sur le serveur,
elles sont cryptées et ne peuvent être lues que par Interview, ce qui ne permet
pas de les lire avec un autre viewer, comme par exemple E-Film.
Les images de l’IRM peuvent être importées à
partir de la station de travail O2 OMNIPRO
Dans le centre hospitalier de Troyes, il y a
d’autres modalités qui pourraient se connecter à un PACS, c’est la médecine
nucléaire et la radiothérapie.
Pour le premier, le CHT a fait l’acquisition
d’une nouvelle gamma caméra E-CAM de chez SIEMENS qui est tout à fait compatible
DICOM . Pour la radiothérapie, la dosimétrie produit des images au format DICOM
(RT) .
Un appel d’offres à été lancé récemment pour
des plaques aux phosphores, deux lecteurs de plaques, deux reprographes laser,
des stations de travail et un réseau permettant faire communiquer cet ensemble.
Les réponses ont été reçues en début d’année 2003 et sont en cours d’analyses.
Un autre
appel d’offres est lancé pour l’acquisition d’un nouvel accélérateur linéaire
ainsi que sa dosimétrie pour la radiothérapie. Avec une réflexion sur une
saisie d’image scanner pour la simulation.
C’est donc le début de la mise en place d’un
PACS. Mais déjà il faut voir plus loin…
Les principaux acteurs comme le service de
radiologie ou le service informatique, pensent déjà IMACS (Image Management and
Communication System).
L’appellation IMACS intègre les systèmes
comme les PACS, SIR, SIH , mais toujours dans le cadre de l’imagerie.
l’appellation PACS pour les réseaux d’imageries est plus restrictive, car de
nos jours il devient difficile de ne pas imaginer la liaison et
l’interactivité de tout ces systèmes pour l’imagerie futur.
Le but : un dossier patient unique.
Car l’idée dans sa globalité est de
regrouper les informations numérisées des services pouvant le faire, pour les
rattacher à son propriétaire, le patient.
4.1 Une des
phases : Evaluation de la taille des images
De toute évidence il faut, avant de passer à
la numérisation des modalités, définir les besoins du service en terme d’espace
informatique.
Savoir quel est le nombre de films
effectués, pour en déduire en moyenne l’espace nécessaire pour sauvegarder les
images et les laisser accessible aux utilisateurs durant une certaine
période. Dans le cas du CHT, une semaine a été demandée dans le CCTP .
Avec l’aide d’une table de conversion, on
établit un poids informatique moyen pour chaque format et type d’examen
effectué. Ce qui donnera en fonction du nombre de clichés et du temps, la
capacité recherchée.
Il faut bien sûre tenir compte des
différentes modalités et laisser suffisamment de marge à certaine images qui
dans le futur augmenteront inévitablement de taille. La résolution des matrices
est en perpétuelle augmentation, les utilisateurs sont évidemment sensibles à
des images de plus en plus précises, mais qui forcément tiennent encore plus de
place. Il faut également tenir compte des modalités futures, qui viendront se
greffer à ce PACS (ex : scanner d’urgence, un
pet-scan etc.)
|
Un examen |
Taille d'une
image au format DICOM (Mo) |
Nombre moyen
d'images par examen |
Taille moyenne totale pour un examen (Mo) |
|
Mammographie (CCD) |
60 |
6 |
360 |
|
Plaque ERLM |
10 à 20 |
2 à 3 |
20 à 60 |
|
Fluorographie numérique |
2 |
10 |
20 |
|
Coronarographie |
0,5 |
1500 à 2000 |
750 à 1000 |
|
Scanner |
0,5 |
150 |
75 |
|
IRM |
0,25 à 0,5 |
250 |
65 à 125 |
Exemple pris sur un tableau d’évaluation de chez AGFA
Voici un autre exemple de tableau
montrant la taille d’image provenant de certaine
modalité, par rapport à leur résolution.

Tableau emprunté au site des
radiologues canadien
Chaque PACS est unique, il est impossible de
mettre en place un « standard », c’est la raison pour laquelle
l’implication de tous les acteurs du centre hospitalier est primordiale.
Le coût étant très important, une analyse
précise des desiderata et des besoins matériels doivent être étudiés avant
d’engager l’établissement dans un projet qui se solderait par un échec.
L’un des problèmes est la mise en réseau de
système hétérogène, car si en théorie les normes DICOM et HL7 permettent
d’optimiser les connexions, en pratique les problèmes de compatibilité sont
souvent présents, d’où l’importance de faire un bilan de l’existant et de
profiter de l’expérience d’autre centre ayant en place un PACS fonctionnel.
Durant ce stage, M. AMANN et moi-même avons
eu l’opportunité de visiter le service de Radiologie de l’Hôpital de Reims. Accueillis
par M. HUSSON nous avons découvert un PACS opérationnel.
Des « Ecrans Radio-Luminéscents à effet
Mémoire » (ERLM) de marque AGFA, équipent le service. Un lecteur d’écran,
un reprographe laser à sec, station d’identification et station de travail
viennent compléter le réseau.
Une salle d’interprétation entièrement
constituée de négatoscopes numériques, permet aux médecins radiologistes de
travailler sur les images provenant des salles conventionnelles, mais aussi du
scanner et de l’IRM. Les radiologues (d’une manière générale) ne font plus
d’interprétations sur film radio. A l’exception de la mammographie qui utilise
toujours des films.
L’archivage est effectué par un automate
STORA GETEK 9730, utilisant des bandes DLT de 2X3,5 Go, soit 7 Go en utilisant
les deux faces.
Politique d’archivage
La sauvegarde est réalisée ainsi :
- Quand la taille des données est inférieure
à 60 % de la capacité de la bande DLT, la sauvegarde est faite tous
les soirs.
- Quand la taille des données atteint 85 % la
sauvegarde est immédiate
L’automate contient 29 cassettes, et donne
une capacité de 10 mois
Pour l’ensemble des réseaux (SIH, SIR, SIL
et PACS), c’est l’IPP du patient qui permet à un opérateur de retrouver
l’ensemble des examens effectués dans l’hôpital et cela même si les images sont
stockées sur DLT, dans le service de radiologie.
|
SIH |
SIR |
PACS |
Laboratoire |
|
IPP Patient 1 |
IPP Patient 1 |
IPP Patient 1 |
IPP Patient 1 |
A terme tous les hôpitaux auront leur PACS
relié aux autres réseaux internes. Le patient aura son dossier informatisé regroupant
toutes les informations médicales le concernant. On peut imaginer suite à cela
une banque d’archivage informatisée nationale, dans laquelle seraient
tous nos comptes-rendu et examens. Un gain de place énorme serait réalisé
par rapport aux archives papier, pour un accès rapide aux dossiers patients par
les médecins.
Un avenir peut être pas si idyllique qu’il
pourrait sembler, car chaque méthode à ses inconvénients, mais des avantages
sont certains et viennent motiver cette démarche.
Ce domaine passionnant demande beaucoup de
méthode, car les connaissances requises sont nombreuses, elles sont d’ailleurs
l’une des clefs du succès.
La démarche consistant à aller chercher
l’expérience dans les sites où un matériel équivalent a déjà fait ses preuves
est très enrichissante, mais elle permet également d’éviter les écueils.
Une autre chose m’est apparue essentielle,
c’est la motivation dont doivent faire preuve tous les intéressés pour mener à
bien cette réalisation.
Se sentir solidaire, mais aussi animé par la
même volonté, ne peut que participer à l’amélioration des relations entre tous
les services concernés.
Un aperçu on ne peut plus rapide et
incomplet, sur un sujet très vaste et complexe. Cette approche m’a permis de
découvrir l’articulation globale des réseaux d’imageries, mais aussi de faire
un bilan rapide de l’existant de l’hôpital de Troyes.
L’achat prochain des ERLM, va donner
l’impulsion à la mise en place d’un PACS, mais tout les moyens, qu’ils soient
matériels, humains et politiques sont à définir précisément. La voie nécessaire
à la bonne réalisation de ce projet, n’est pas véritablement tracée, les
difficultés seront nombreuses, mais le résultat en vaut la peine.
Deux sujets très proche dans l’ensemble, qui
pourraient devenir un jour dépendant du même SIH et peut être aussi de la même réglementation.
C’est évident, nous allons droit vers une uniformisation des données
informatiques médicales, pour pouvoir les regrouper dans un seul dossier
patient informatisé.
Ce stage m’a permis de me documenter afin de
mener ces réflexions, malheureusement le temps m’a manqué pour entrer plus loin
dans le sujet du PACS. Un bilan des désirs des services concernés, est l’une
des étapes suivantes. Reprendre l’ensemble des matériels qui pourraient se
connecter au réseau, (sans oublier les échographes) est également à effectuer.
D’autre part dans le cadre du premier sujet,
les protocoles destinés aux autres services, comme la neurologie seront, je
l’espère, bientôt validés.
Ce stage m’a également permis de profiter
pleinement de l’expérience de mes collègues, mais surtout de celle de M. AMANN
qui m’a guidé dans la méthodologie de mon travail. J’espère avoir été à la
hauteur de ses conseils.
La plupart des appellations sont présentées
sous leur forme anglaise, étant donné le nombre important de publications
rédigées dans cette langue. L’équivalent français est donné s’il existe.
CCTP : Cahier des Charges Techniques
Particulières (provenant du code des marchés publics)
CD-ROM :
Compact Disc-Read Only Memory
CNIL : Commission nationale de
l’informatique et des libertés
DICOM :
Digital Imaging and Communication in Medecine. Imagerie numérique et communication en médecine.
DLT : Cassette de stockage de données à
grande capacité
DOS : Disk operating system. Système d’exploitation des PC.(ancienne génération)
EEG : ElectroEncéphaloGraphe
EFR : Exploration fonctionnelle respiratoire
EISA :
Enhanced industry standard architecture
ENG : ElectroNystagmoGraphe
Floppy : Lecteur de disquette souple 3
pouces ½
GIF :
Graphics interchange format
HIS :
Hospital Information System (acronyme anglais de S.I.H.)
HL7 :
Health level seven
IBM :
International Business Machine
IHE :
Integrating the healthcare entreprise
IMACS : Image Management and Communication
System
IP : Internet protocol
IPP : Identification permanente du patient
ISA :
Industry standard architecture
J-PEG : Joint Photographic Experts Group. Le
JPEG a développé une méthode de compression d’images. La perte d’information
est fonction du taux de compression.
LPP : Produits et prestations remboursables
(ex TIPS)
OS : Operating system
PACS : Picture archiving and communication
Systems (système de communication et d’archivage d’image)
PC : Personnal computer
PCI : Peripheral component interface
PKZIP et PKUNZIP : Logiciel de
compression et de décompression de données informatiques fonctionnant sous DOS
Mo : Mega Octets (valeur informatique
mesurant une capacité)
RAID :
Redundant arrays of inexpensive disks
RAM : Random access memory (mémoire vive que
l’on trouve sur un PC)
RIS :
Radiological Information System (acronyme de R.I.S.)
RSNA :
Radiological Society of North America. Le
plus important congrès mondial de radiologie qui se tient tous les ans à
Chicago.
SQL :
Structured query language. Langage
de requête utilisé pour l’interrogation de base de données relationnelles.
C’est un langage de quatrième génération.
TCP : Transmission control protocol
TCPI/IP : Transmission control
protocol/internet protocol
UCANS : Union des caisses nationales de
sécurité social
UC : Unité Central (désigne le boîtier
principal d’un ordinateur)
Viewer : Nom anglais donné aux
logiciels de visualisation d’images
VNG : VideoNystagmoGraphe
WinZIP : Logiciel de compression et de
décompression de données informatiques
ZIP : Lecteur de disquette à un format
particulier, de capacité variant de 100Mo 250Mo (pour les plus courants)
C)
ANNEXES
TIPS (LPP)
titre 7 actes portant sur les examens du thorax









