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UNIVERSITE DE TECHNOLOGIE DE COMPIEGNE

Technicien Supérieur en Ingénierie Biomédicale Hospitalière "TSIBH"


TRANSFERT DU SERVICE D’IMAGERIE MEDICALE
image003.pngEmmanuel_UWIHANGANYE.jpgimage001.png

                                                                                                                                                                           UWIHANGANYE Emmanuel :Email:uwiha
@ yahoo.fr
Référence à rappeler :TRANSFERT DU SERVICE D’IMAGERIE MEDICALE,Uwihanganye Emmanuel,Stage pratique, Certification Professionnelle TSIBH, UTC, 2008
URL : http://www.utc.fr/tsibh ; Université de Technologie de Compiègne

RESUME
Ce document est la synthèse de 3 mois de stage passés au service biomédical du Centre Hospitalier de la Région d’Annecy. Après une brève présentation du Centre et de son service biomédical,  nous nous consacrerons en deuxième partie aux exigences réglementaires relatives à l'obligation de maintenance et au contrôle de qualité des dispositifs médicaux, ainsi qu’aux activités de maintenance et de contrôle de qualité au C.H.R.A.  Puis, nous nous intéresserons en troisième partie au transfert des dispositifs médicaux du service d’imagerie, pendant la période  de déménagement de l’Hôpital.

Mots-Clefs : maintenance, transfert, installation, contrôle qualité

ABSTRACT
This document is the synthesis of my report. It highlights the content and work done in the three months of vocational training in General Hospital of ANNECY district.The first section portrays a brief presentation of the institution and its biomedical department. The second part, is concentrating on the rules, duties and responsibilities which guide in maintenance and quality control of medical equipment within the General Hospital of ANNECY (C.H.R.A.).Finally, the third section, is describing the transfer of medical assets from medical imaging department during the relocation of the hospital.

Keywords: maintenance, relocation, installation, quality control


REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier avant tout Madame Anne-Laure RAZIMBAUD, Ingénieur Biomédical pour m'avoir accueilli  dans son équipe et conseillé tout au long du stage, ainsi que toute l’équipe du Service qui est restée très disponible et patiente .
Je tiens également à remercier Monsieur Maurice Page, Ingénieur Biomédical du Département de Haute-Savoie pour ses renseignements et conseils avisés et Messieurs Gilbert Farges et Pol-Manoël Felan pour m'avoir accepté au sein du T.S.I.B.H. et m’avoir permis d'approfondir ma formation.


SOMMAIRE


INTRODUCTION   

PREMIERE PARTIE   

I. PRESENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE LA REGION D’ANNECY (CHRA)   
1.    Implantation du CHRA   
2.    Programme capacitaire   
3.    Missions et obligations du CHRA :   
4.    Service biomédical   

DEUXIEME PARTIE   

II. LA MAINTENANCE DES DISPOSITIFS MEDICAUX 
  
1.    Qu’est ce que la maintenance ?   
2.    Qu’est ce qu’un Contrôle Qualité (CQ) ?   
3.    Le Registre de Sécurité, de Qualité et de Maintenance : RSQM   
4.    Classes électriques des dispositifs médicaux   
5.    Mise en application   

TROISIEME PARTIE   


III .TRANSFERT DU SERVICE D’IMAGERIE MEDICALE   
1.   Planification de transfert des dispositifs médicaux   
2    Exemple d’un contrôle de qualité à faire lors d’un transfert   
3    Mise en application   
4.   Déroulement du transfert vécu sur le CHRA  

CONCLUSION 
 
Source

Bibliographie   


Glossaire   


Annexe   


 
                                                    INTRODUCTION                                          retour sommaire

Le but de ce stage est de découvrir le fonctionnement d’un service Biomédical d’un hôpital français, de profiter de la disponibilité de nombreux équipements de contrôle de qualité pour me former à cette approche et  de participer  au transfert du service d’Imagerie Médicale, en collaboration avec les techniciens biomédicaux, le service de radiologie de l’hôpital et les différents constructeurs.

En effet, le C.H.R.A. (Centre Hospitalier de la Région d’Annecy) a rencontré une période cruciale pendant mon stage puisque l’établissement était en plein déménagement.Ce déménagement a demandé une organisation très méthodique pour tout le personnel, qu’il soit médical ou non médical. J’ai choisi de   m’intéresser dans ce rapport au transfert d’un service en particulier, d’ « Imagerie Médicale ».

Ce transfert avait été évidemment organisé au début du stage par le C .H.R.A. Mais j’ai voulu mettre en application la méthode QQOQCP, utiliser le diagramme d’Ishikawa  pour ce transfert et observer les différences avec l’organisation retenue au C.H.R.A.


PREMIERE  PARTIE


I.    PRESENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE LA REGION D’ANNECY (C.H.R.A.)

1.    Implantation du C .H.R.A.

Pour accueillir les patients dans  les meilleures conditions, le Centre Hospitalier de la Région d ’Annecy a déménagé ses services dans des  nouveaux bâtiments construits récemment.
Le nouvel hôpital est situé sur la commune de Metz-Tessy au Nord-Ouest d’Annecy.


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                              Source photo (intranet CHRA)
                                                                                                                                             Ancien C.H.R.A                                                      Nouvel C.H.R.A   

                       

                                                                                                                                          Le  Bassin hospitalier
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                                                                                                  Source photo (intranet CHRA)



2.    Programme capacitaire                                                                                                        retour sommaire

Le  nouveau  Centre Hospitalier de la Région d’Annecy a une capacité de 652 lits se décomposant ainsi :
                                                        
Service   
Lits
Urgence / Réanimation / Infectiologie    
57
Neurologie / Cardiologie / Pneumologie 
  105
Femme / Mère / Enfant   
127
Traumatologie/Orthopédie/Rhumatologie    
67
Activités opératoires / Anesthésiologie / Spécialités
 46
Chirurgie viscérale / Pathologies Digestives
  70
Endocrinologie/Diabétologie/Néphrologie/Hémodialyse   
  72
Cancérologie
   55
Gériatrie – Santé Mentale 
   53
Source tableau  (intranet CHRA)


3.    Missions et obligations du CHRA :

En tant qu’établissement de santé, le C.H.R.A. assure :
- les examens de diagnostic
- la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes
- la participation à des actions de santé publique (médico-sociales,   éducation sanitaire et prévention)
 
En tant qu’établissement public de santé, le C.H.R.A. concourt :
- à la formation initiale et/ou continue des personnels médicaux, sages femmes,  paramédicaux et autres. A ce titre, le Centre Hospitalier dispose d’un institut de formation en soins infirmiers.
- aux actions de médecine préventive et d’éducation pour la santé
- à l’aide médicale urgente
- à la lutte contre l’exclusion sociale

D’autre part, le C.H.R.A. garantit :
- l’égal accès de tous aux soins dispensés
- l’accueil des malades 24h/24
- l’égalité des soins entre les malades (aucune discrimination ne peut être établie).

4.    Service Biomédical
                                                                                                                                                                      retour sommaire


Elle est constituée de l'ingénieur biomédical, d’un coordinateur technique, de huit techniciens biomédicaux, d’une standardiste / gestionnaire de stock et d’une approvisionneuse.
Chaque technicien est  référent sur un secteur technique et suppléant sur un autre.


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Organigramme de service biomédical


4.2     Logiciel de maintenance

Le service biomédical du C.H.R.A. est équipé d’une GMAO ASSET PLUS (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur).La G.M.A.O. est déployée vers certains services de soins via Intranet. Ces derniers peuvent  visualiser les dispositifs médicaux, le suivi de leur maintenance et créer une demande d’intervention.Cet outil permet au service biomédical d’assurer la traçabilité de l’ensemble de la maintenance préventive et curative du parc des DM.

4.3     Inventaire des dispositifs médicaux

Il existe un inventaire physique des DM au service biomédical du CHRA. 
Chaque appareil possède un numéro d’inventaire, nom du  service et une ligne permettant de préciser qui fait la maintenance de l’appareil

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Source photo (CHRA)

Le N° d’inventaire (9902715) : attribué lors de la mise en service du DM. et utilisé pour la création  des rapports d’interventions (RI)  lors d’une panne.
Le Nom du service (Néphrologie soins ex) : détermine à quel service (Unité Fonctionnelle) appartient le DM.

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4.4     Synoptique lors d’une panne d’un DM

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Document 1 : bon de travail(voir annexe),Document 2: Rapport d'intervention et CQ(voir annexe),


DEUXIEME PARTIE


II. LA MAINTENANCE DES DISPOSITIFS MEDICAUX


1. Qu’est ce que la maintenance ?

Définition :
Activités destinées à maintenir un bien dans un état ou dans des conditions données de sûreté, de fonctionnement pour accomplir une fonction requise, ainsi que d’en réduire la probabilité de défaillance.
La bonne gestion de la maintenance est un élément essentiel à la vie d’un établissement de santé, notamment dans le cadre de la continuité de fonctionnement des services.
On remarque deux grandes catégories d’activités de maintenance dont maintenance préventive et  maintenance corrective

1.1 La Maintenance corrective

Parfois appelée curative, elle a pour objet de redonner à l’équipement les qualités perdues, nécessaires à son utilisation. Elle est effectuée après défaillance. Elle est de brève échéance et entraîne une indisponibilité immédiate.

1.2     La Maintenance préventive

Ensemble des actions déclenchées suite à un constat de dégradation d’un organe ou d’un équipement qui remplit toujours sa fonction.

Les buts de la maintenance préventive sont :
•    Augmenter la durée de vie du matériel
•    Diminuer la probabilité des défaillances en service
•    Diminuer les temps d’immobilisation en cas de révision ou de panne
•    Prévenir et prévoir les interventions de maintenance les plus coûteuses
•    Eviter les consommations anormales (énergie, eau, produits…
•    Améliorer les conditions de travail des utilisateurs de l’équipement
•    Diminuer le budget de maintenance
•    Préserver l’activité du service et la continuité des soins.

1.3     Niveaux de maintenance

La norme FX 60-000 définit différents niveaux de maintenance. Le tableau ci-dessous donne les adaptations au domaine biomédical de ces différents niveaux:

 
Niveau 

Définitions de la norme
Adaptations au domaine biomédical
Lieux de formation   Exemple de maintenance
1 Action simple nécessaire à l’exploitation et réalisée sur des éléments facilement accessibles en toute sécurité, à l’aide d’équipements de soutien intégrés au bien.
Ce type d’opération peut être effectué par l’utilisateur du bien ou bien avec le cas échéant les équipements de soutien intégrés au bien et à l’aide des instructions d’utilisation
  Dans les locaux de l’exploitant.
La formation dispensée aux différents
exploitants du DM (utilisateur et biomédical) correspond à ce niveau de maintenance.
-Remplacement des ampoules sur
éclairage opératoire.
-Modifications de paramètres sur des
moniteurs.
2 Action qui nécessite des procédures simples et/ou des équipements de soutien (intégrés ou bien extérieurs) d’utilisation ou de mise en œuvre simple.Ce type de maintenance est effectué par du personnel qualifié avec les procédures détaillées et les équipements de soutien définis dans les instructions de maintenance.Un personnel est qualifié lorsqu’il a reçu une formation lui permettant de travailler en sécurité sur un bien présentant certains risques potentiels et est reconnu apte pour l’exécution des travaux qui lui sont confiés compte tenu de ses connaissances ou aptitudes
Dans les locaux de l’exploitant La formation initiale obtenue par les techniciens correspond à ce niveau de maintenance. Remplacement par échange standard
(fusibles,courroies…)
- Réglages simples
- Lecture de logigrammes.
- Remplacement de composants individuels d’usure

Opérations qui nécessitent des procédures complexes et/ou des équipements de soutien portatifs, d’utilisation ou de mise en œuvre complexes. Ce type d’opération de maintenance ne peut être effectué que par un technicien qualifié à l’aide de procédures détaillées et des équipements de soutien prévus dans les instructions de maintenance. Dans les locaux de l’exploitant ou du fabricant.La formation qualifiante effectuée par les formateurs du fournisseur du matériel correspond à ce niveau dequalification. Diagnostic des pannes avec usaged’ECME.
- Remplacement d’organes ou de composants par échange standard avec usage d’équipements (terminaux, portables, interrogation à distance).
4 Opérations dont les procédures impliquent la maîtrise d’une technique ou technologie particulière et/ou la mise en œuvre d’équipements de soutien spécialisés.Ce type d’opération de maintenance est effectué par un technicien ou une équipe spécialisée à l’aide d’instruction de maintenance générale ou particulière. Dans les locaux du fabricant
La formation qualifiante effectuée par
les formateurs du fournisseur du matériel correspond à ce niveau de
qualification.
Réparation de matériels complexes
en atelier avec analyse des pannes.
- Révision partielle ou générale.
- Relevé de paramètres techniques.
5 Opération dont les procédures impliquent un savoir faire faisant appel à des techniques ou technologies particulières et des processus et/ou des équipements de soutien industriels.Par définition ce type d’opération de maintenance est effectué par le fabricant ou par un service ou société spécialisée avec des équipements de soutiens définis par le constructeur et donc proches de la fabrication du matériel concerné. Dans l’usine de fabrication. Pas d’acquisition de ce niveau de maintenance pour les techniciens biomédicaux


2.    Qu’est ce qu’un Contrôle Qualité (CQ) ?

Définition :
c’est  l’ensemble des opérations destinées à évaluer le maintien des performances revendiquées par le fabricant. Sa réalisation nécessite donc de connaître le niveau de performance à atteindre et les moyens d’évaluation qui peuvent être mis en œuvre.

2.1 Équipements de contrôle, de mesure et d’essai (ECME)


Un service biomédical doit disposer  d’outils de contrôle, de mesure et d’essai spécifiques. Les ECME mesurent ou simulent avec une très grande précision différents paramètres physiques : pressions, débits, volumes d’air ou d’eau, constantes électriques, etc.

Les principaux ECME peuvent être regroupés en cinq grandes catégories :

1.    Le simulateur de patient et le testeur de paramètres (Pression, débit, température)
2.    Le testeur de sécurité électrique
3.    Les testeurs de tensiomètre, testeurs de pousse seringues, testeurs de débit litres à air et à oxygène et testeurs de capteur spo2.
4.    Les testeurs de défibrillateurs, testeurs de bistouris
5.    Testeurs de ventilateur, fantômes pour la radio ou l’échographie, testeur de générateur de dialyse, testeur d’halogénés, etc. Ces équipements sont destinés à des techniciens “spécialisés” qui disposent d’un parc suffisamment important pour valoriser le testeur.

Voici au C.H.R.A. quelques ECME utilisés : 
(Sont controlés tous ans  fiche de CQ annexe )
 
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                                                                                    Source photo (CHRA)
 

                                                         Testeur des respirateurs (mallinckdodt puritan bennett pts 2000)    Testeur de pousse seringue (infusion device analyser series biotek)
                                                             avec son  logiciel Breath lab PTS
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                                                                                                                                        Source photo (CHRA)

      

                                        Equipements de CQ spécifique au bistouri                                           Testeur APNNEE                                             Testeur de défibrillateur
                                                 type ERBE VIO 300 D                                                  Patient SimulatorMetron PS 415                           (Defibrillator Analyser QA 40 A)

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                                                                                                                                        Source photo (CHRA)



3.    Le Registre de Sécurité, de Qualité et de Maintenance

Le R.S.Q.M. est prévu par le décret N° 2001-1154 du 5 décembre 2001.
Il permet pour chaque dispositif médical d’enregistrer toutes les opérations qui sont effectuées sur celui-ci.

Le RSQM peut être indifféremment sous forme :
  • papier (classeurs, dossiers ou chemises)
  • informatique (GMAO : Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur, enregistrements informatiques sur logiciels spécifiques). 

L’objectif étant l’exhaustivité et l’accessibilité des données.

L’application du principe du R.S.Q.M. est utilisable sur tous les Dispositifs Médicaux sans distinction de classe CE (I, IIa, IIb et III), qui nécessitent des opérations de maintenance préventive ou corrective, de contrôle qualité et de contrôle de sécurité.

Contenu du R.S.Q.M. (Selon Norme XP S 99-171)

Le R.S.Q.M. (papier ou informatique) doit être composé de trois fiches obligatoires et d’une fiche optionnelle.

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                                                                                                                                                                                                    Source:http://www.midipy.sante.gouv.fr

 
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4. Classes électriques des dispositifs médicaux (SELON  NORME NF C 20-030)

Classes
Symbole 
Caractéristiques
Classe 0

Matériel ayant reçu une isolation principale mais n’ayant pas en toutes ses parties une double isolation ou une isolation renforcée, et ne comportant pas de dispositions permettant de relier les parties métalliques accessibles, s’il en existe, à un conducteur de protection.
Classe 1
Symbole non obligatoire
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Matériel ayant au moins une isolation principale en toutes ses parties et comportant l’ensemble des dispositions permettant de relier ses parties métalliques accessibles à un conducteur de protection. La sécurité est obtenue par l'isolation et connexion à la terre des parties métalliques de l'appareil pouvant être sous tension en cas de défaut. Mise à la terre obligatoire

Classe II
Symbole obligatoire  
image049.gif
Matériel dont les parties accessibles sont séparées des parties actives par une isolation ne comprenant que des éléments à double isolation ou à isolation renforcée, et ne comprenant pas de dispositions permettant de relier les parties métalliques accessibles, s’il en existe, à un conducteur de protection. La double isolation et l’isolation renforcée doivent respecter les prescriptions des distances dans l’air, ligne de fuite et d’épaisseur d’isolant. Elles doivent être vérifiées par des tests électriques. La sécurité est obtenue par une double isolation. Aucune partie métallique n'est reliée à la terre.

Classe III
image049.gif
Matériel prévu pour être alimenté sous une tension ne dépassant pas les limites de la très basse tension (T.B.T. limitée à 50V) et n’ayant aucun circuit, ni interne, ni externe, fonctionnant sous une tension supérieure à ces limites. Il faut distinguer les appareils à alimentation électrique interne et les appareils alimentés par l'intermédiaire d'un transformateur séparé qui pourra être de classe 1 ou de classe II

Type             
symbole  
  caractéristiques
Type B image051.gif Tout appareil en contact avec le patient, excepté les appareils à applications cardiaques directes. Les circuits en contact avec le patient peuvent être reliés à la terre.
Type BF 
image053.gif
Tout appareil en contact avec le patient, excepté les appareils à applications cardiaques directes. Les circuits en contact avec le patient sont de type F‰ (flottant).
Type CF 
image055.gif
Appareil approprié aux applications cardiaques directes. Les circuits en contact avec le patient sont de type F‰. Le courant de fuite toléré est beaucoup plus faible que dans le type BF.

BF et CF
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image059.gif

Les appareils BF et CF protégés contre les effets des défibrillateurs
Source http://www.midipy.sante.gouv.fr
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5.Mise en application

5.1 Contrôle de qualité

Tout au long de mon stage, j’ai pu participer avec les techniciens du C.H.R.A. aux différentes activités de maintenance préventives et correctives sur divers types de matériels tels que :
•    Pousse-seringue marque  Beckon Dickinson
•    Tensiomètre + moniteur SpO2 modèle VSM 300
•    Bistouri électrique modèle VIO 300D  .
•    Mammographe modèle Senographe 600T
•    Générateurs de dialyse (marque  FRESENIUS et INTEGRA).etc…

Pour chacun des appareils décrits précédemment, il existe des tests spécifiques à réaliser au cours d'un contrôle-qualité. Nous avons eu l'occasion d'utiliser ces appareils lors des travaux pratiques réalisés à l'atelier biomédical du C.H.R.A.C’est sur le testeur de sécurité électrique (QA 90 de Metron) que nous avons le plus travaillé.

Exemple  de test de sécurité électrique de  bistouris électrique de modèle EBRE VIO :

Déroulement de la séquence de test :

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                                                                                                                                                      Source photos (CHRA)
Lancer le programme Ansur sur l’ordinateur et ouvrir le fichier de test.

Vérifier que l’information du VIO affiché est bonne, sinon modifier :
 
  • N° Série
  • Code équipement
  • Fabriquant
  •  TypeModèle
image065.jpg
                                                                Source photos (CHRA)
Tous  ces  paramètres renseignés, le testeur peut alors être  mis en mode exécution.
La séquence a duré deux ou trois minutes et les résultats s'affichent pour chaque mesure sur l'écran à cristaux liquides du testeur.
Les mesures  des  différents  courants  de  fuite sont  individuellement  comparées aux valeurs limites tolérées par la norme.
Le résultat final de ce test a indiqué que les valeurs mesurées étaient tout à fait acceptables; par conséquent, les bistouris contrôlés sont toujours conformes au niveau de sécurité électrique.
La maintenance préventive des bistouris de modèle ERBE doit s’effectuer tous les ans.
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  5.2 Maintenance en dialyse

Au C.H.R.A., il existe un service d'hémodialyse.  Les  patients  sont  dialysés du lundi au samedi inclus.Les générateurs de dialyses sont de classes 2B et demandent une maintenance obligatoire pour assurer une bonne qualité de traitement.Deux types de générateurs sont utilisés au centre : FRESENIUS et HOSPAL 

Les techniciens doivent suivre  des protocoles rigoureux et précis qui sont donnés par les constructeurs  pour effectuer la maintenance des générateurs de dialyse. En effet, ils sont obligés  de suivre des stages chez les constructeurs (FRESENIUS et HOSPAL) qui leurs délivrent un certificat, attestant la capacité du technicien à intervenir sur les  générateurs dialyse. En respect du protocole des constructeurs, une maintenance préventive doit être effectuée environ tout les 2000 heures. Cette périodicité   de maintenance permet d’assurer une utilisation  satisfaisante du matériel, et de diminuer aussi le nombre des pannes. 

Durant mon stage, j’ai participé avec les techniciens de dialyse à la maintenance préventive des générateurs de dialyse Fresenius.

Procédure de révision d’un générateur FRESENIUS

La consigne préalable à respecter pour tout intervenant est la désinfection du générateur pour des raisons de maladies nosocomiales, virus de contamination dont l'hépatite C.

  Voici les différentes étapes à suivre :





TROISIEME PARTIE
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III .TRANSFERT DU SERVICE D’IMAGERIE MEDICALE


Ce transfert avait été évidemment organisé au début du stage par le C.H.R.A., mais j’ai voulu mettre en application les méthodes PDCA, QQOQCC, utiliser le diagramme d’Ishikawa  pour ce transfert et observer les différences avec l’organisation retenue au C.H.R.A.


1.Planification de transfert des dispositifs médicaux


     La roue de Deming suivante est adaptée à la planification de transfert des DM.[1]

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1.1     Planifier : 

 Etape 1 : Formalisation du problème

Etape 2 : Analyse des difficultés du transfert :

Le diagramme d’Ishikawa nous permet de pointer tous les éléments intervenant dans le transfert :


image068.gif
                                                                          
                                                                     diagramme d'ishikawa adapté au projet de transfert du service d'imagerie médicale   [2]
        
Etape 3 : Choisir les solutions optimums

Recherche des solutions.
Définition des actions à réaliser afin d’arriver à réaliser cette opération.

Dispositifs médicaux

-    le cadre du service et l’ingénieur biomédical listent les équipements à transférer et ceux qui seront réformés. Ces équipements sont repérés sur l’inventaire (GMAO).
-    l’ingénieur biomédical précise les conditions d’implantation de chacun des équipements dans ses nouveaux locaux :     
* surface nécessaire de la salle en accord avec la réglementation
          * puissance électrique à fournir
          * puissance calorifique à dissiper
          * blindage contre les X à installer et signalisation suivant la réglementation
          *ventilation des salles
          *caractéristique de tout autre fluide nécessaire
          *poids et dimensions des équipements

-    l’ingénieur biomédical précise les contrôles réglementaires à effectuer et retient un prestataire pour le: contrôle de radioprotection, de sécurité électrique.
-    l’ingénieur biomédical planifie la mise à disposition des équipements reformés : reprise par un fournisseur ou un courtier et don à une ONG avec les accessoires,  la documentation et les pièces de rechange.

Main d’œuvre : Fonctions et Responsabilités
-    le cadre du service d’imagerie précise l’ordre des DM à transférer pour obtenir la continuité des examens.
-    l’ingénieur biomédical choisit les intervenants (fournisseurs externes ; techniciens biomédicaux) et liste les contrôles à effectuer sur les DM avant et après le transfert.
-    le responsable logistique planifie les transferts avec les sociétés de transport et précise les compétences attendues des déménageurs.

Etablir et diffuser les plannings
-    le cadre du service rédige la liste des services d’examens offerts sur chacun des sites pendant la période du transfert.
-    le responsable logistique informe les intervenants des dates, des volumes, des conditions de transport des DM à transférer.

Méthodes
-    l’ingénieur biomédical  sélectionne les tests significatifs et rapides à effectuer pour vérifier la conservation des performances des équipements suite au transfert.
-    si besoin, prévoir la formation des techniciens aux techniques requises de démontage/remontage

Equipements nécessaires
-    l’ingénieur biomédical recherche s’il est nécessaire de disposer des équipements spécifiques pour ces transferts : outillage et supports.
-    Il s’assure de leur disponibilité.

Environnement
-    prévoir les protections nécessaires en cas de pluie ou de gel.
-    prévoir les itinéraires les plus appropriés (secousses ;  trafic) et les protections supplémentaires pouvant être nécessaires.

1.2 Faire

-    Vérifier au fur et à mesure que les travaux requis pour l’installation des DM transférés sont bien exécutés, conformément aux spécifications fournies, puis qu’ils sont bien terminés avant le transfert.
-    Vérifier  la disponibilité des équipements pour faire les contrôles avant leur transfert.

1.3    Vérifier
 
-    Evaluer l’importance des pièces de rechange, des travaux, des coûts non programmés que la remise en service des DM à nécessité.
-    Evaluer les pertes de performance des DM et leur importance sur les résultats donnés.
-    Evaluer l’efficacité des intervenants : techniciens biomédicaux ; techniciens des fournisseurs ; déménageurs.
-    Evaluer  la concordance du temps pris par le transfert par rapport aux prévisions
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1.4     Tirer profit de l’expérience

2. Exemple d’un contrôle de qualité à faire lors d’un transfert

Avant et après  transfert un équipement d’imagerie médicale, il faut faire un contrôle de qualité pour vérifier  si les paramètres n’ont pas  changé. Compte-tenu des conditions, ce contrôle doit être significatif et rapide. On prendra l’exemple des chaines d’amplificateur de brillance.

2.1 Netteté de l’image sur le détecteur

-La liaison entre le tube amplificateur et le tube analyseur est optique. Sur bien des équipements mobiles, les chocs peuvent modifier cette mise au point de l’optique.
-Elle est vérifiée à l’aide d’une grille fine (une seule taille ou plusieurs tailles en portions de camembert )
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                                                                                                                                                                   Source photo cour TSIBH 2008





2.2 Courbes contraste-détail

-Une courbe contraste-détail peut être obtenue à l’aide d’une mire.
-Elle contient 12 séries de disques de diamètre différent présentant des contrastes de plus en plus élevés à mesure que leur diamètre diminue.
-
On repère pour chaque diamètre le contraste minimum visible (disques ronds sur l’image) ce qui permet de tracer une courbe de « performance globale »
-L‘objet-test utilisé  par le référentiel de l’AFSSAPS contient une seule de ces séries, celle des disques de diamètre de 8 ou 11 mm


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Source photo cour TSIBH 2008

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2.3 Affichage des signaux

-Une courbe contraste-détail peut être obtenue à l’aide d’une mire.
-Elle contient 12 séries de disques de diamètre différent présentant des contrastes de plus en plus élevés à mesure que leur diamètre diminue.
-On repère pour chaque diamètre le contraste minimum visible (disques ronds sur l’image) ce qui permet de tracer une courbe de « performance globale »
-L‘objet-test utilisé  par le référentiel de l’AFSSAPS contient une seule de ces séries, celle des disques de diamètre de 8 ou 11 mm

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Source photo cour TSIBH 2008
 

2.4 La résolution spatiale

-Mesurée comme précédemment avec une mire de Huttner ou équivalent, posée cette fois à la surface d’entrée de l’amplificateur de brillance.
-Elle ne diminue habituellement pas avec le temps, sauf si une électrode de focalisation bouge avec le temps… ou si l’optique est mal focalisée sur le tube analyseur
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Source photo cour TSIBH 2008


2.5 Champ couvert et linéarité

-L’image affichée sur le moniteur est limitée par un masque rond. Celui-ci peut être plus petit que l’image donnée par la chaîne TV…et par le champ de rayons X.  Une partie du champ de rayons X, de la dose donnée, ne sert alors à rien puisqu’il n’est pas sur l’image.
-C’est pourquoi on mesure avec un film le champ de rayons X et celui sur le moniteur pour en faire limiter la différence si besoin
-Le référentiel ne demande pas leur contrôle, mais les déformations visibles sur tout ampli peuvent être importantes pour les applications cardiaques où l’on utilise la surface des structures cardiaques pour calculer des données physiologiques importantes.
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Source photo cour TSIBH 2008


2.6 L’ouverture maximale de l’iris

-La vérification de l’ouverture maximale de l’iris demandée dans le  référentiel permet de contrôler:
-Que le patient n’est exposé que dans la zone utile
-Que le champ X est bien  centré pour une meilleure utilisation de l’ampli
-Que le champ X ne déborde pas le blindage qui entoure le tube amplificateur… Se méfier des options de radiographie sur les amplis de bloc.
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Source photo cour TSIBH 2008
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3. Mise en application

Pendant  mon stage, j’ai participé à un contrôle de qualité d’un nouveau appareil de Coronographie tel que développé précédemment.  Nous avons constaté que l’appareil était  conforme. Il est  à noter que nous n’avons pu  faire tous les contrôles  parce qu’il manquait quelques objets –test.

Appareil de Coronographie(Type Siemens)  contrôle                      Utilisé lors du contrôle de qualité d’appareil de coronographie
Les objets de tester (type Leeds) 

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                                                                                                                                      Source photo CHRA                                                                                          Source photo CHRA

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4. Déroulement du transfert vécu sur le CHRA

Pendant la période de déménagement, l'équipe biomédicale a été présente au sein du service d’imagerie médicale pour transferts les  DM.
Avant le transfert, les DM  ont été étiquetés en fonction de leur destination finale. Les appareils non transférés sont restés sur place. Les petits équipements comme les échographes ont été transféré par le prestataire retenu pour le déménagement. A leurs arrivés à l’hôpital, ils ont été testé et contrôlé par le technicien du service biomédical référent à l’imagerie, alors que les  équipements lourds (salles de radiologie, scanner, …), ont été transféré par les fabricants.

  CONCLUSION

La partie pratique du stage s'est bien déroulée.Faisant suite aux cours  suivis lors de la partie théorique de la formation TSIBH, la participation à l'installation et à la maintenance de certains appareils comme scanner, bistouri électrique, mammographe, générateur de dialyse, appareil de radiologie mobile, m’ont permis de comprendre en détail leurs  fonctionnements.J'ai contribué également au déménagement du C.H.R.A.Participer à une opération de cette envergure a été très enrichissant pour moi.

Source
[1]  Stagiaire UWIHANGANYE EMMANUEL
[ 2] Rapport de stage Mr sylvin DESS 2003/2004
Bibliographie

http://www.utc.fr/~farges
http://www.dialyse.asso.fr
http://www.snitem.fr
http://www.ipconsultants.com
http://www.files .chuv.ch /internet-docs /rad/techniciens /rad_tm_qualité-devel-rx-     scop.pdf
URL : http://www.utc.fr/~farges/DESS_TBH/96-97/Stages/Delagneau/Delagneau.htm
URL : http://www.utc.fr/tsibh ; Université de Technologie de Compiègne
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Glossaire
A N N E X E

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CHRA Service biomédical 
Cl"maintenance préventive des générateurs fresenius" 
Biomed-F01 version 01
N° du génerateur :…………………….
date de la révision………………………………….    01/08/2006
N° d'inventaire :………………………..
Technicien:…………………………………………
nombre d'heure du générateur :……………………………….
Numéro OT:………………………….
changement moteur:………………………..……………………  
Changement tête pompe.......................................................
pressions hydrauliques: 
points de mesure valeurs théoriques   Nombre de digits valeurs réelles
pression d'entrée d'eau "61"    

  0,95 à 1,30 bar 


pression de dégazage"cal"     
D  
-0,81 à -0,85 bar 


pression sortie pompe de dégazage  " 65"  (MEV) 
  B   
1,20 - 1,30 bar 

pompe debit clapet "78"   
C  
  1,90 - 2,10 bar


 
 
Volume de la pompe UF:  valeurs théoriques valeur réelle
pour 60 impulsions   
  59,50 - 60,50 ml  

tensions d'alimentation    Nominal d'alimantation  reelle     5V 
  12V   
24V  
batterie
  
   Ionogramme bain de dialyse (joindre la feuille iono du labo )      
Sodium  
potassium   
chlore   
bicarbonate   
calcium    PH
désignation  
  valeurs générateur   
Valeurs du dispositif externe de mesures   
Nombre de digits
Volume MEV              



Volume pompe concentré              



Volume pompe Bicarbonate              



300ml/min              



500ml/min              



800ml/min              



Température à 37°C              



conductivité à 0%              



conductivité point bas (-10%) 133,3              



conductivité point haut (+10%) 152              


pression dialysat à 0(gain)              



pression dialysat à -500(gain)              



Pression artérielle à 0              



pression arterielle à +210mmHg              



pression veineuse à 0              



pression veineuse à +500mmHg              



fuite de sang              



dimness   



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