Source photo (intranet CHRA)
Le nouveau Centre Hospitalier de
la Région d’Annecy
a une capacité de 652 lits se décomposant ainsi :
Service
|
Lits |
Urgence /
Réanimation / Infectiologie
|
57 |
Neurologie / Cardiologie /
Pneumologie
|
105 |
Femme / Mère /
Enfant
|
127 |
Traumatologie/Orthopédie/Rhumatologie
|
67 |
Activités
opératoires / Anesthésiologie /
Spécialités
|
46 |
Chirurgie viscérale
/ Pathologies Digestives
|
70 |
Endocrinologie/Diabétologie/Néphrologie/Hémodialyse
|
72 |
Cancérologie
|
55 |
Gériatrie –
Santé Mentale
|
53 |
Source
tableau (intranet CHRA)
3. Missions et
obligations du CHRA :
En tant qu’établissement de santé, le C.H.R.A. assure :
- les examens de diagnostic
- la surveillance et le traitement des malades, des blessés et
des femmes enceintes
- la participation à des actions de santé publique
(médico-sociales, éducation sanitaire et
prévention)
En tant qu’établissement public de santé, le C.H.R.A.
concourt :
- à la formation initiale et/ou continue des personnels
médicaux, sages femmes, paramédicaux et autres. A
ce titre, le Centre Hospitalier dispose d’un institut de formation en
soins infirmiers.
- aux actions de médecine préventive et
d’éducation pour la santé
- à l’aide médicale urgente
- à la lutte contre l’exclusion sociale
D’autre part, le C.H.R.A. garantit :
- l’égal accès de tous aux soins dispensés
- l’accueil des malades 24h/24
- l’égalité des soins entre les malades (aucune
discrimination ne peut être établie).
4.
Service
Biomédical
Elle est constituée de l'ingénieur biomédical,
d’un coordinateur technique, de huit techniciens biomédicaux,
d’une standardiste / gestionnaire de stock et d’une approvisionneuse.
Chaque technicien est référent sur un secteur
technique et suppléant sur un autre.
Organigramme
de service biomédical
4.2
Logiciel de maintenance
Le service biomédical du C.H.R.A. est équipé d’une
GMAO ASSET PLUS (Gestion de la Maintenance Assistée par
Ordinateur).La G.M.A.O. est déployée vers certains
services de soins
via Intranet. Ces derniers peuvent visualiser les dispositifs
médicaux, le suivi de leur maintenance et créer une
demande d’intervention.Cet outil permet au service biomédical
d’assurer la
traçabilité de l’ensemble de la maintenance
préventive et curative du parc des DM.
4.3 Inventaire des
dispositifs médicaux
Il existe un inventaire physique des DM au service biomédical du
CHRA.
Chaque appareil possède un numéro d’inventaire, nom
du service et une ligne permettant de préciser qui fait la
maintenance de l’appareil

Source photo (CHRA)
Le
N° d’inventaire (9902715) :
attribué lors de la mise en service du DM. et utilisé
pour la création des rapports
d’interventions (RI) lors d’une panne.
Le Nom du service (Néphrologie
soins
ex) : détermine à quel service (Unité
Fonctionnelle) appartient le DM.
4.4
Synoptique lors d’une panne d’un DM

Document
1 : bon de travail(voir annexe),Document 2: Rapport d'intervention
et CQ(voir annexe),
II.
LA MAINTENANCE DES
DISPOSITIFS MEDICAUX
1. Qu’est ce que
la maintenance ?
Définition
:
Activités destinées à
maintenir un bien dans un état ou dans des conditions
données de sûreté, de fonctionnement pour accomplir
une fonction requise, ainsi que d’en réduire la
probabilité de défaillance.
La bonne gestion de la maintenance est un élément
essentiel à la vie d’un établissement de santé,
notamment dans le cadre de la continuité de fonctionnement des
services.
On remarque deux grandes catégories d’activités de
maintenance dont
maintenance
préventive et
maintenance
corrective
1.1 La Maintenance corrective
Parfois appelée curative, elle a pour objet de redonner à
l’équipement les qualités perdues, nécessaires
à son utilisation. Elle est effectuée après
défaillance. Elle est de brève échéance et
entraîne une indisponibilité immédiate.
1.2 La Maintenance
préventive
Ensemble des actions déclenchées suite à un
constat de dégradation d’un organe ou d’un équipement qui
remplit toujours sa fonction.
Les buts de la
maintenance préventive sont :
• Augmenter la durée de vie du matériel
• Diminuer la probabilité des
défaillances en service
• Diminuer les temps d’immobilisation en cas de
révision ou de panne
• Prévenir et prévoir les interventions
de maintenance les plus coûteuses
• Eviter les consommations anormales (énergie,
eau, produits…
• Améliorer les conditions de travail des
utilisateurs de l’équipement
• Diminuer le budget de maintenance
• Préserver l’activité du service et la
continuité des soins.
1.3 Niveaux de
maintenance
La norme FX 60-000 définit différents niveaux de
maintenance. Le tableau ci-dessous donne les adaptations au domaine
biomédical de ces différents niveaux:
Niveau
|
Définitions de la norme |
Adaptations
au domaine
biomédical |
| Lieux
de
formation |
Exemple de maintenance |
| 1 |
Action simple
nécessaire à
l’exploitation et réalisée sur des éléments
facilement accessibles en toute sécurité, à l’aide
d’équipements de soutien intégrés au bien.
Ce type d’opération peut être effectué par
l’utilisateur du bien ou bien avec le cas échéant les
équipements de soutien intégrés au bien et
à l’aide des instructions d’utilisation |
Dans les locaux de
l’exploitant.
La formation dispensée aux différents
exploitants du DM (utilisateur et biomédical) correspond
à ce niveau de maintenance.
|
-Remplacement des ampoules
sur
éclairage opératoire.
-Modifications de paramètres sur des
moniteurs.
|
| 2 |
Action qui
nécessite des procédures
simples et/ou des équipements de soutien (intégrés
ou bien extérieurs) d’utilisation ou de mise en œuvre simple.Ce
type de maintenance est effectué par du personnel
qualifié avec les procédures détaillées et
les équipements de soutien définis dans les instructions
de maintenance.Un personnel est qualifié lorsqu’il a reçu
une formation
lui permettant de travailler en sécurité sur un bien
présentant
certains risques potentiels et est reconnu apte pour l’exécution
des travaux qui lui sont confiés compte tenu de ses
connaissances ou aptitudes
|
Dans les locaux de
l’exploitant La formation initiale obtenue par les techniciens
correspond à ce niveau de maintenance. |
Remplacement par
échange standard
(fusibles,courroies…)
- Réglages simples
- Lecture de logigrammes.
- Remplacement de composants individuels d’usure
|
3
|
Opérations qui
nécessitent des
procédures complexes et/ou des équipements de soutien
portatifs, d’utilisation ou de mise en œuvre complexes. Ce type
d’opération de maintenance ne peut être
effectué que par un technicien qualifié à l’aide
de procédures détaillées et des équipements
de soutien prévus dans les instructions de maintenance. |
Dans les locaux de
l’exploitant ou du fabricant.La formation qualifiante effectuée
par les formateurs du fournisseur du matériel correspond
à ce
niveau dequalification. |
Diagnostic des pannes avec
usaged’ECME.
- Remplacement d’organes ou de composants par échange standard
avec usage d’équipements (terminaux, portables, interrogation
à distance).
|
| 4 |
Opérations dont les
procédures
impliquent la maîtrise d’une technique ou technologie
particulière et/ou la mise en œuvre d’équipements de
soutien spécialisés.Ce type d’opération de
maintenance est effectué par un
technicien ou une équipe spécialisée à
l’aide d’instruction de maintenance générale ou
particulière. |
Dans les locaux du
fabricant
La formation qualifiante effectuée par
les formateurs du fournisseur du matériel correspond à ce
niveau de
qualification. |
Réparation de
matériels complexes
en atelier avec analyse des pannes.
- Révision partielle ou générale.
- Relevé de paramètres techniques.
|
| 5 |
Opération dont les
procédures
impliquent un savoir faire faisant appel à des techniques ou
technologies particulières et des processus et/ou des
équipements de soutien industriels.Par définition ce type
d’opération de maintenance est
effectué par le fabricant ou par un service ou
société
spécialisée avec des équipements de soutiens
définis par le constructeur et donc proches de la fabrication du
matériel concerné. |
Dans l’usine de
fabrication. |
Pas
d’acquisition de ce niveau de maintenance pour les techniciens
biomédicaux |
2.
Qu’est ce qu’un
Contrôle Qualité (CQ)
?
Définition
:
c’est l’ensemble des opérations
destinées à évaluer le maintien des performances
revendiquées par le fabricant. Sa réalisation
nécessite donc de connaître le niveau de performance
à atteindre et les moyens d’évaluation qui peuvent
être mis en œuvre.
2.1
Équipements de contrôle, de
mesure et d’essai (ECME)
Un service biomédical doit disposer d’outils de
contrôle, de mesure et d’essai spécifiques. Les ECME
mesurent ou simulent avec une très grande
précision différents paramètres physiques :
pressions, débits, volumes d’air ou d’eau, constantes
électriques, etc.
Les
principaux ECME peuvent être regroupés en cinq grandes
catégories :
1. Le simulateur de patient et le
testeur de
paramètres (Pression, débit, température)
2. Le testeur de sécurité
électrique
3. Les testeurs de tensiomètre, testeurs de
pousse seringues, testeurs de débit litres à air et
à oxygène et testeurs de capteur spo2.
4. Les testeurs de défibrillateurs, testeurs
de bistouris
5. Testeurs de ventilateur, fantômes pour la
radio ou l’échographie, testeur de générateur de
dialyse, testeur d’halogénés, etc. Ces équipements
sont destinés à des techniciens
“spécialisés” qui disposent d’un parc suffisamment
important pour valoriser le testeur.
Voici
au C.H.R.A. quelques ECME utilisés :
(Sont controlés tous ans fiche de CQ annexe )
Source photo (CHRA)
Testeur des
respirateurs (mallinckdodt puritan bennett pts 2000) Testeur
de pousse seringue
(infusion device analyser series biotek)
avec son logiciel Breath lab PTS
Source photo (CHRA)
Equipements de
CQ
spécifique au bistouri
Testeur APNNEE
Testeur de défibrillateur
type ERBE VIO 300
D
Patient SimulatorMetron PS 415
(Defibrillator Analyser QA 40 A)
Source photo (CHRA)
3.
Le Registre
de Sécurité, de
Qualité et de Maintenance
Le R.S.Q.M. est prévu par le décret N° 2001-1154 du 5
décembre 2001.
Il permet pour chaque dispositif médical d’enregistrer toutes
les opérations qui sont effectuées sur celui-ci.
Le RSQM peut être indifféremment sous forme :
- papier (classeurs, dossiers ou chemises)
- informatique (GMAO : Gestion de la Maintenance
Assistée par Ordinateur, enregistrements informatiques sur
logiciels spécifiques).
L’objectif étant
l’exhaustivité et l’accessibilité
des données.
L’application du principe du R.S.Q.M. est utilisable sur tous les
Dispositifs Médicaux sans distinction de classe CE (I, IIa, IIb
et III), qui nécessitent des opérations de maintenance
préventive ou corrective, de contrôle qualité et de
contrôle de sécurité.
Contenu du R.S.Q.M. (Selon
Norme XP S 99-171)
Le R.S.Q.M. (papier ou informatique) doit être
composé de
trois fiches obligatoires et d’une fiche optionnelle.

Source:http://www.midipy.sante.gouv.fr
4.
Classes
électriques des dispositifs
médicaux
(SELON NORME NF C 20-030)
Classes
|
Symbole
|
Caractéristiques |
Classe 0
|
|
Matériel ayant
reçu une isolation principale mais n’ayant
pas en toutes ses parties une double isolation ou une isolation
renforcée, et ne comportant pas de dispositions permettant de
relier les parties métalliques accessibles, s’il en existe,
à un conducteur de protection. |
Classe 1
Symbole non obligatoire
|

|
Matériel ayant au
moins une isolation principale en toutes ses
parties et comportant l’ensemble des dispositions permettant de relier
ses parties métalliques accessibles à un conducteur de
protection. La sécurité est obtenue par l'isolation et
connexion à la terre des parties métalliques de
l'appareil pouvant être sous tension en cas de défaut.
Mise à la terre obligatoire |
Classe II
Symbole obligatoire
|

|
Matériel dont les
parties accessibles sont
séparées des parties actives par une isolation ne
comprenant que des éléments à double isolation ou
à isolation renforcée, et ne comprenant pas de
dispositions permettant de relier les parties métalliques
accessibles, s’il en existe, à un conducteur de protection. La
double isolation et l’isolation renforcée doivent respecter les
prescriptions des distances dans l’air, ligne de fuite et
d’épaisseur d’isolant. Elles doivent être
vérifiées par des tests électriques. La
sécurité est obtenue par une double isolation. Aucune
partie métallique n'est reliée à la terre. |
Classe III
|

|
Matériel
prévu pour être alimenté sous une
tension ne dépassant pas les limites de la très basse
tension (T.B.T. limitée à 50V) et n’ayant aucun circuit,
ni interne, ni externe, fonctionnant sous une tension supérieure
à ces limites. Il faut distinguer les appareils à
alimentation électrique interne et les appareils
alimentés par l'intermédiaire d'un transformateur
séparé qui pourra être de classe 1 ou de classe II |
Type
|
symbole
|
caractéristiques |
| Type B |
 |
Tout appareil en contact
avec le patient, excepté les appareils
à applications cardiaques directes. Les circuits en contact avec
le patient peuvent être reliés à la terre. |
Type BF
|

|
Tout appareil en contact
avec le patient, excepté les appareils
à applications cardiaques directes. Les circuits en contact avec
le patient sont de type F‰ (flottant). |
Type CF
|

|
Appareil approprié
aux applications cardiaques directes. Les
circuits en contact avec le patient sont de type F‰. Le courant de
fuite toléré est beaucoup plus faible que dans le type BF. |
BF et CF |


|
Les appareils BF et CF protégés contre les effets des
défibrillateurs |
Source http://www.midipy.sante.gouv.fr
5.Mise en
application
5.1
Contrôle de qualité
Tout au long de mon stage, j’ai pu participer avec les techniciens du
C.H.R.A. aux différentes activités de maintenance
préventives et correctives sur divers types de matériels
tels que :
•
Pousse-seringue marque Beckon Dickinson
• Tensiomètre + moniteur SpO2 modèle
VSM 300
• Bistouri électrique modèle VIO
300D .
• Mammographe modèle Senographe 600T
• Générateurs de dialyse (marque
FRESENIUS et INTEGRA).etc…
Pour chacun des appareils décrits précédemment, il
existe des tests spécifiques à réaliser au cours
d'un contrôle-qualité. Nous avons eu l'occasion d'utiliser
ces appareils lors des travaux
pratiques réalisés à l'atelier biomédical
du C.H.R.A.C’est sur le testeur de sécurité
électrique (QA 90
de Metron) que nous avons le plus travaillé.
Exemple
de test de sécurité électrique
de bistouris électrique de modèle EBRE VIO :
Déroulement
de la séquence de test :
- Brancher le câble secteur VIO sur le QA-90
- Brancher chaque borne du VIO au QA-90
- Brancher toutes les bornes du VIO au QA-90 sans
oublier la borne de terre
- Brancher l’alimentation sur le QA-90
- Laisser bouton power du VIO actionner
Source photos
(CHRA)
Lancer le programme Ansur sur l’ordinateur et ouvrir le fichier de
test.
Vérifier que l’information du VIO
affiché est bonne, sinon modifier :
- N° Série
- Code équipement
- Fabriquant
- TypeModèle
Source photos
(CHRA)
Tous ces paramètres renseignés, le testeur
peut alors être mis en mode exécution.
La séquence a duré deux ou trois minutes et les
résultats s'affichent pour chaque mesure sur l'écran
à cristaux liquides du testeur.
Les mesures des différents courants
de fuite sont individuellement comparées aux
valeurs limites tolérées par la norme.
Le résultat final de ce test a indiqué que les valeurs
mesurées étaient tout à fait acceptables; par
conséquent, les bistouris contrôlés sont toujours
conformes au niveau de sécurité électrique.
La maintenance préventive des bistouris de modèle ERBE
doit s’effectuer tous les ans.
5.2 Maintenance en dialyse
Au C.H.R.A., il existe un service d'hémodialyse. Les
patients sont dialysés du lundi au samedi inclus.Les
générateurs de dialyses sont de classes 2B et
demandent une maintenance obligatoire pour assurer une bonne
qualité de traitement.Deux types de générateurs
sont utilisés au centre
: FRESENIUS et HOSPAL
Les techniciens doivent suivre des protocoles rigoureux et
précis qui sont donnés par les constructeurs pour
effectuer la maintenance des générateurs de dialyse. En
effet, ils sont obligés de suivre des stages chez
les constructeurs (FRESENIUS et HOSPAL) qui leurs délivrent un
certificat, attestant la capacité du technicien à
intervenir sur les générateurs dialyse. En respect
du protocole des constructeurs, une maintenance
préventive doit être effectuée environ tout les
2000 heures. Cette périodicité de maintenance
permet
d’assurer une utilisation satisfaisante du matériel, et de
diminuer aussi le nombre des pannes.
Durant mon stage, j’ai participé avec les techniciens de dialyse
à la maintenance préventive des générateurs
de dialyse Fresenius.
Procédure de
révision d’un générateur
FRESENIUS
La consigne préalable à respecter pour tout intervenant
est la désinfection du générateur pour des raisons
de maladies nosocomiales, virus de contamination dont l'hépatite
C.
Voici les différentes
étapes à suivre :
- Vérifier les différents
paramètres (température, pression, débits)
- Nettoyer des parties hydrauliques afin de permettre
une visualisation convenable de l'ensemble (fuite d’hydraulique).
- Vérifier s'il n'y a pas de pièces
cassées, de fuites, par l'ouverture totale du
générateur.
- Vérifier les limites d'alarme, les tensions,
l'état de batterie.
- Remplacement des pièces selon les directives
données par le constructeur (les
kits Contiennent Clapet, joint
rotor, filtre ventilateur, filtre de gazage, filtre
désinfectant, filtre hydrophobe,
filtre de détecteur d’air, filtre pompe UF, filtre dialysat)
- Calibrer le générateur selon
les directives données par le constructeur : pression
hydraulique, pression d’entre d’eau, pression de dégazage
« cal »,pression sortie pompe, pression débit
clapet, volume MEV, volume pompe concentré, volume pompe
bicarbonate, température à 37°C, conductivité
point bas, conductivité point haut, pression dialysat à 0
(gain),pression dialysat à 500 (gain) pression artérielle
à zéro, pression artérielle à 2 mmHg ,fuite
du sang .
III .TRANSFERT DU
SERVICE D’IMAGERIE
MEDICALE
Ce transfert avait été évidemment organisé
au début du stage par le C.H.R.A., mais j’ai voulu mettre en
application les méthodes PDCA, QQOQCC, utiliser le diagramme
d’Ishikawa pour ce transfert et observer les différences
avec l’organisation retenue au C.H.R.A.
1.Planification
de transfert des dispositifs
médicaux
La roue de Deming suivante
est adaptée
à la planification de transfert des DM.
[1]
1.1 Planifier
:
Etape 1 : Formalisation du problème
- Identification de l’action à
réaliser, analyse des textes réglementaires en vigueur
pour cette action.
- Construction d’un groupe de travail en concertation
avec tous les services concernés, avec comme mission de
préparer, organiser et réaliser le transfert,
préparer les rencontres avec les pôles et recenser les
points à aborder avec eux.Afin de formaliser le problème,
j’ai utilisé l’outil
QQOQCC:
- Qui est
concerné ? l’équipe
biomédicale, le service d’imagerie, le responsable logistique du
transfert.
- Quoi
? Le regroupement d’informations utiles au
transfert.
- Où
? Sur les deux sites de l’Hôpital
(ancien C.H.R.A. et nouveau N.C.H.R.A).
- Quand
? Ce déménagement aura lieu du
5 mai au 6 juin 2008.
- Comment
? Avec l’aide des techniciens du service
biomédical, des fournisseurs des équipements lourds et du
gestionnaire retenu par le C.H.R.A pour effectuer le transfert des
Dispositifs Médicaux « mobiles ». Le transfert doit
se faire en respectant les textes réglementaires.
- Combien
? Etablir la liste exhaustive de tous les
DM du service d’imagerie médicale concernés par
transfert, puis chiffrer le coût de
déménagement de tous ces DM. Etablir
également un calendrier de transfert qui permet la
continuité de la réalisation des actes d’imagerie
demandés sur l’un ou l’autre des sites. Puis préparer la
continuité de l’utilisation et de la maintenance des DM.
Etape
2 : Analyse des difficultés du transfert :
Le diagramme d’Ishikawa nous permet de pointer tous les
éléments intervenant dans le transfert :
diagramme
d'ishikawa adapté au projet de transfert du service d'imagerie
médicale [2]
Etape 3 : Choisir les solutions optimums
Recherche des solutions.
Définition des actions à réaliser afin d’arriver
à réaliser cette opération.
Dispositifs
médicaux
- le cadre du service et l’ingénieur
biomédical listent les équipements à
transférer et ceux qui seront réformés. Ces
équipements sont repérés sur l’inventaire (GMAO).
- l’ingénieur biomédical précise
les conditions d’implantation de chacun des équipements dans ses
nouveaux locaux :
* surface nécessaire de la
salle en accord avec la
réglementation
*
puissance électrique à fournir
* puissance
calorifique à dissiper
* blindage
contre les X à installer et signalisation suivant la
réglementation
*ventilation des
salles
*caractéristique de tout autre fluide
nécessaire
*poids et
dimensions des équipements
- l’ingénieur biomédical précise
les contrôles réglementaires à effectuer et retient
un prestataire pour le: contrôle de radioprotection, de
sécurité électrique.
- l’ingénieur biomédical planifie la
mise à disposition des équipements reformés :
reprise par un fournisseur ou un courtier et don à une ONG avec
les accessoires, la documentation et les pièces de
rechange.
Main
d’œuvre : Fonctions et Responsabilités
- le cadre du
service d’imagerie précise
l’ordre des DM à transférer pour obtenir la
continuité des examens.
- l’ingénieur biomédical choisit les
intervenants (fournisseurs externes ; techniciens biomédicaux)
et liste les contrôles à effectuer sur les DM avant et
après le transfert.
- le responsable logistique planifie les transferts
avec les sociétés de transport et précise les
compétences attendues des déménageurs.
Etablir
et diffuser les plannings
- le cadre du
service rédige la liste des
services d’examens offerts sur chacun des sites pendant la
période du transfert.
- le responsable logistique informe les intervenants
des dates, des volumes, des conditions de transport des DM à
transférer.
Méthodes
- l’ingénieur biomédical
sélectionne les tests significatifs et rapides à
effectuer pour vérifier la conservation des performances des
équipements suite au transfert.
- si besoin, prévoir la formation des
techniciens aux techniques requises de démontage/remontage
Equipements
nécessaires
-
l’ingénieur biomédical recherche s’il
est nécessaire de disposer des équipements
spécifiques pour ces transferts : outillage et supports.
- Il s’assure de leur disponibilité.
Environnement
- prévoir les protections nécessaires
en cas de pluie ou de gel.
- prévoir les itinéraires les plus
appropriés (secousses ; trafic) et les protections
supplémentaires pouvant être nécessaires.
1.2
Faire
- Vérifier au fur et à mesure que les
travaux requis pour l’installation des DM transférés sont
bien exécutés, conformément aux
spécifications fournies, puis qu’ils sont bien terminés
avant le transfert.
- Vérifier la disponibilité des
équipements pour faire les contrôles avant leur transfert.
1.3
Vérifier
- Evaluer
l’importance des pièces de rechange,
des travaux, des coûts non programmés que la remise en
service des DM à nécessité.
- Evaluer les pertes de performance des DM et leur
importance sur les résultats donnés.
- Evaluer l’efficacité des intervenants :
techniciens biomédicaux ; techniciens des fournisseurs ;
déménageurs.
- Evaluer la concordance du temps pris par le
transfert par rapport aux prévisions
1.4
Tirer profit de l’expérience
- La plus grosse difficulté concerne la
préparation des
salles devant recevoir le matériel. Les sociétés
ne respectent pas le planning de leurs interventions. Il faut donc les
rappeler avant qu’ils n’interviennent pour les prévenir de leur
intervention prochaine.
- Les interventions doivent être établies
longtemps d’avance
s’il y a utilisation de matériel plus ou moins spécifique
car leurs fournisseurs ne tiennent pas de stock. Les délais
d’approvisionnement peuvent être très longs.
- Le travail n’est pas toujours fait correctement de sorte
qu’il faut
passer souvent voir comment il est fait et le faire refaire
immédiatement si besoin.
- L’étape de planification et de préparation de
l’arrivée des équipements, demande
énormément de temps de sorte qu’il manque souvent de main
d’œuvre compétente de disponible au moment de son
exécution.
- Le transfert des gros équipements n’est plus un
problème,
les fournisseurs faisant appel pour cela à des professionnels
spécialisés dans les transferts (Toshiba a fait appel
à une entreprise belge).
- Il est difficile de garder deux sites en fonctionnement
simultané si l’on doit transférer l’ensemble des
équipements. Le renouvellement de certains permet d’utiliser les
nouveaux équipements en même temps que ceux qu’ils
remplacent.
- L’achat d’équipements peut se faire parfois sans
investissement
supplémentaire (la fourniture de 2 reprographes neufs a pu se
faire sans investissement en remplacement des 3 utilisés en
gardant le montant du contrat de maintenance au même niveau).
- Les utilisateurs doivent être fortement
impliqués dans le
processus de planification du transfert, de la préparation des
locaux pour corriger les défauts potentiels.
- Il y a toujours des problèmes mineurs qui se
révèlent au début de l’exploitation des
équipements sur le nouveau site. Il est souhaitable de les
régler dès que possible.
2. Exemple d’un
contrôle de
qualité
à faire lors d’un transfert
Avant et après transfert un équipement d’imagerie
médicale, il faut faire un contrôle de qualité pour
vérifier si les paramètres n’ont pas
changé. Compte-tenu des conditions, ce contrôle doit
être significatif et rapide. On prendra l’exemple des chaines
d’amplificateur de brillance.
2.1 Netteté de l’image
sur le détecteur
-La
liaison entre le tube amplificateur et le tube analyseur est optique.
Sur bien
des équipements mobiles, les chocs peuvent modifier cette mise
au point de
l’optique.
-Elle
est vérifiée à l’aide d’une grille fine
(une seule taille ou plusieurs tailles en portions de camembert )
Source photo
cour TSIBH 2008
2.2 Courbes contraste-détail
-Une courbe contraste-détail peut être obtenue
à
l’aide d’une mire.
-Elle
contient 12 séries de disques de diamètre
différent présentant des contrastes de plus en plus
élevés à mesure que leur
diamètre diminue.
-On
repère pour
chaque diamètre le contraste
minimum visible (disques ronds sur l’image) ce qui permet de tracer une
courbe
de « performance globale »
-L‘objet-test
utilisé
par le
référentiel de l’AFSSAPS
contient une
seule de ces séries, celle des disques de diamètre de 8
ou 11 mm
Source photo cour
TSIBH 2008
2.3
Affichage des signaux
-Une courbe
contraste-détail peut être obtenue à
l’aide d’une mire.
-Elle contient 12
séries
de disques de diamètre
différent présentant des contrastes de plus en plus
élevés à mesure que leur
diamètre diminue.
-On repère pour chaque
diamètre le contraste
minimum visible (disques ronds sur l’image) ce qui permet de tracer une
courbe
de « performance globale »
-L‘objet-test
utilisé par le
référentiel de l’AFSSAPS
contient une seule de ces séries, celle des disques de
diamètre de 8 ou 11 mm
Source photo cour
TSIBH 2008
2.4 La
résolution spatiale
-Mesurée comme
précédemment avec une
mire de
Huttner ou équivalent, posée cette fois à la
surface d’entrée de
l’amplificateur de brillance.
-Elle ne diminue habituellement pas avec le
temps, sauf si une électrode de focalisation bouge avec le
temps… ou si
l’optique est mal focalisée sur le tube analyseur
Source photo cour
TSIBH 2008
2.5
Champ couvert et linéarité
-L’image
affichée sur le moniteur est limitée par
un masque rond. Celui-ci peut être plus petit que l’image
donnée par la chaîne
TV…et par le champ de rayons X.
Une
partie du champ de rayons X, de la dose donnée, ne sert alors
à rien puisqu’il
n’est pas sur l’image.
-C’est
pourquoi on mesure avec un film le champ
de rayons X et celui sur le moniteur pour en faire limiter la
différence si
besoin
-Le
référentiel ne demande pas leur contrôle,
mais les déformations visibles sur tout ampli peuvent être
importantes pour les
applications cardiaques où l’on utilise la surface des
structures cardiaques
pour calculer des données physiologiques importantes.
Source photo cour
TSIBH 2008
2.6 L’ouverture
maximale de l’iris
-La vérification de l’ouverture maximale de
l’iris demandée dans le
référentiel
permet de contrôler:
-Que le patient n’est exposé que dans la zone
utile
-Que le champ X est bien
centré
pour une meilleure utilisation
de
l’ampli
-Que le champ X ne déborde pas le blindage qui
entoure le tube amplificateur… Se méfier des options de
radiographie sur les amplis
de bloc.
Source photo cour
TSIBH 2008
3.
Mise en application
Pendant mon stage, j’ai participé
à un
contrôle de qualité d’un nouveau appareil de Coronographie
tel que développé précédemment. Nous
avons constaté que l’appareil était conforme. Il
est à noter que nous n’avons pu faire tous les
contrôles parce qu’il manquait quelques objets –test.
Appareil de Coronographie(Type Siemens) contrôle
Utilisé lors du contrôle de qualité d’appareil de
coronographie
Les objets de tester (type Leeds)
Source photo
CHRA
Source
photo CHRA
4.
Déroulement du transfert
vécu sur le
CHRA
Pendant la période de
déménagement,
l'équipe biomédicale a été présente
au sein du service
d’imagerie médicale pour transferts les DM.
Avant le transfert, les DM ont été
étiquetés en fonction de leur destination finale. Les
appareils non transférés sont restés sur place.
Les petits équipements comme les échographes ont
été transféré par le prestataire retenu
pour le déménagement. A leurs arrivés à
l’hôpital, ils ont été testé et
contrôlé par le technicien du service biomédical
référent à l’imagerie, alors que les
équipements lourds (salles de radiologie, scanner, …), ont
été transféré par les fabricants.
CONCLUSION
La partie pratique du stage s'est bien déroulée.Faisant
suite aux cours suivis lors de la partie théorique
de la formation TSIBH, la participation à l'installation et
à la maintenance de certains appareils comme scanner, bistouri
électrique, mammographe, générateur de dialyse,
appareil de radiologie mobile, m’ont permis de comprendre en
détail leurs fonctionnements.J'ai contribué
également au déménagement du
C.H.R.A.Participer à une opération de cette envergure a
été très enrichissant pour moi.
Source
[1]
Stagiaire
UWIHANGANYE EMMANUEL
[ 2]
Rapport de stage Mr sylvin DESS 2003/2004
Bibliographie
- Site de l'Université Technologique de
Compiègne (UTC)
http://www.utc.fr/~farges
- Direction Régionale des Affaires Sanitaires
et Sociales de Midi-Pyrénées _
http://www.midipy.sante.gouv.fr
- Agence Française de Sécurité
Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) _
http://afssaps.sante.fr
- Association des Techniciens de Dialyse (ATD)
http://www.dialyse.asso.fr
- Syndicat National de l'Industrie et des
Technologies Médicales
http://www.snitem.fr
- Le Guide des Bonnes Pratiques Biomédicales
en Etablissement de Santé :
http://www.utc.fr/~farges/bonnes_pratiques/bpb.htm
- Contrôle de qualité en radiologie,
Cour de Formation TSIBH 2008 (C.Q référentiel AFSSAPS
2007 : Le référentiel / M. Page / Hôpitaux de
Haute-Savoie)
- Site internet du Centre Hospitalier de la
Région d’Annecy
http://www.ipconsultants.com
- Contrôle qualité des installations
radiologiques
http://www.files .chuv.ch
/internet-docs /rad/techniciens
/rad_tm_qualité-devel-rx- scop.pdf
- Mise en service d'un nouveau plateau technique et
d'une nouvelle maternité , C. Delagneau, Stage DESS, UTC, 1997,
pp26
URL :
http://www.utc.fr/~farges/DESS_TBH/96-97/Stages/Delagneau/Delagneau.htm
- D'un hôpital à l'autre. Participation
au projet d'équipement d'un service de
radiologie, Cyrille VERALDO, Rapport de stage MASTER
MTS, UTC, 2005-2006, URL
http://www.utc.fr/~farges
- étude du projet de mise en place du
contrôle qualité des installations de radiodiagnostic
(afssaps 20.01.2006) Stage pratique TSIBH, UTC, 2006
URL : http://www.utc.fr/tsibh ;
Université de Technologie de
Compiègne
- Le traitement d’eau en hémodialyse (cour UTC
TSIBH2008)
- Démarche qualité certification (Cour
UTC TSIBH 2008)
Glossaire
- U.T.C :
Université Technologique de
Compiègne
- C.H.R.A :
Centre hospitalier de la Région
d’Annecy
- N .C.H.R.A : Nouvel
Centre hospitalier de la Région d’Annecy
- D.M :
Dispositif Médical
- G.M.A.O :
Gestion de la Maintenance Assistée
par Ordinateur
- S.B.M :
Service Biomédical Médical
- T.B.M :
Technicien Biomédical Médical
- Intranet :
Ensemble de services internes à un
réseau local, c’est-à-dire accessibles
uniquement à partir des postes d’un
réseau bien défini et invisible de l’extérieur.
- E .C.M.E :
Equipements de Contrôle, de Mesure
et d’Essai
- RSQM :
Registre de Sécurité, de
Qualité et de Maintenance
- B:
Body
- B .F:
Body Floating"
- C.F :
Cardiac Floating"
- U.F :
Ultra Filtration
- PDCA :
Plan Do Check Act
- QQOQCC :
Quoi Qui ou Quand Comment Combien
retour
sommaire
A
N N E X E

CHRA Service biomédical
|
Cl"maintenance
préventive des générateurs
fresenius"
|
Biomed-F01
version 01 |
N° du
génerateur :…………………….
|
date de la
révision…………………………………. |
01/08/2006 |
N° d'inventaire
:………………………..
|
Technicien:………………………………………… |
nombre d'heure du
générateur
:……………………………….
|
Numéro
OT:…………………………. |
changement
moteur:………………………..……………………
|
Changement
tête pompe.......................................................
|
pressions
hydrauliques:
|
points de mesure |
valeurs théoriques |
Nombre
de digits |
valeurs réelles |
pression d'entrée
d'eau "61"
|
A
|
0,95 à 1,30
bar
|
|
|
pression de
dégazage"cal"
|
D
|
-0,81 à -0,85
bar
|
|
|
pression sortie pompe de
dégazage " 65"
(MEV)
|
B
|
1,20 - 1,30
bar |
|
|
pompe debit clapet
"78"
|
C
|
1,90 -
2,10 bar
|
|
|
|
| Volume de la pompe
UF: |
valeurs
théoriques |
valeur
réelle |
pour 60 impulsions
|
59,50 - 60,50
ml
|
|
| tensions
d'alimentation Nominal d'alimantation
reelle |
5V
|
12V
|
24V
|
batterie |
Ionogramme
bain de dialyse (joindre la feuille iono du labo )
|
Sodium
|
potassium
|
chlore
|
bicarbonate
|
calcium
PH |
désignation
|
valeurs
générateur
|
Valeurs du dispositif
externe de mesures
|
Nombre
de digits |
Volume
MEV
|
|
|
|
Volume pompe
concentré
|
|
|
|
Volume pompe
Bicarbonate
|
|
|
|
300ml/min
|
|
|
|
500ml/min
|
|
|
|
800ml/min
|
|
|
|
Température
à 37°C
|
|
|
|
conductivité
à 0%
|
|
|
|
conductivité point
bas (-10%) 133,3
|
|
|
|
conductivité
point haut (+10%) 152
|
|
|
pression dialysat à
0(gain)
|
|
|
|
pression dialysat à
-500(gain)
|
|
|
|
Pression artérielle
à 0
|
|
|
|
pression arterielle
à +210mmHg
|
|
|
|
pression veineuse à
0
|
|
|
|
pression veineuse à
+500mmHg
|
|
|
|
fuite de
sang
|
|
|
|
dimness
|
|
|
|