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La gestion du stock des pièces détachées en anesthésie-réanimation

et la maintenance préventive des défibrillateurs et des réchauffeurs

au Centre Hospitalier Universitaire de Nice

photo_buffa
François BUFFA
Référence à rappeler : Gestion du stock des pièces détachées en anesthésie-réanimation et la maintenance préventive des defibrillateurs et réchauffeurs au Centre Hospitalier Universitaire de nice,
François BUFFA , Stage pratique, Certification Professionnelle TSIBH, UTC, 2008
URL : http://www.utc.fr/tsibh ; Université de Technologie de Compiègne
RESUME

Ce rapport traite du cheminement entrepris pour la mise en place de la gestion des stocks de pièces détachées sur une gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) et la mise en œuvre de procédures et de protocoles, dans le cadre de la maintenance préventive et du contrôle qualité du défibrillateur et réchauffeur .

 

Basé sur la réglementation en vigueur et sur les notices techniques constructeurs, mon travail a consisté à élaborer des procédures et protocoles, puis à me familiariser avec les équipements de mesure et de contrôle de la société FLUKE Biomédical.

 

Cette activité a été menée au sein du service biomédical du CHU de Nice et j’ai uniformisé mes protocoles avec ceux déjà établis dans ce service. 

 

Mots clés : Réglementation, Maintenance, Sécurité, Défibrillateur, Réchauffeur, Contrôle Qualité.

ABSTRACT

This report deals as the progress begun for the implementation of the inventory control of spare parts on a management of computer-aided maintenance ( GMAO) and  for the setting in the implementation of procedures and protocols, within the framework of the preventive maintenance and the quality control of the defibrillator and  the Heater .                            

 

Based on the regulation in force and the technical notes manufacturers, my work was to creation out procedures and protocols, Then to familiarize me with the equipments of measure and control of the company Biomedical FLUK.

 

This activity was led within the biomedical service of the CHU of Nice and I standardized my protocols with those already established in this service.

 

Key words : Rule,Safety,Maintenance défibrillator, Heater, quality control.

  

chu_nice


Remerciements

Remerciement


Je remercie toutes les personnes qui m’ont apporté leur aide dans la réalisation de ce rapport de stage et tout particulièrement la Direction du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nice qui m’a accueilli au sein de ses établissements pour la durée de mon stage.

Je remercie également les ingénieurs du service biomédical, Mesdames Katia HOLLANDER, ingénieur biomédical chef, et Isabelle BOUHIER, ingénieur maintenance.

Je remercie aussi Monsieur Paul ELLUL, responsable du service de maintenance de l’Hôpital Pasteur, pour m'avoir reçu dans ses ateliers.

Enfin, je remercie Monsieur David MARCHIS, technicien, qui a suivi mon parcours ainsi que tous les techniciens de l'équipe biomédicale pour leur accueil, les connaissances qu'ils m’ont transmis, leur aide et leur disponibilité tout au long de mon stage.

Je  remercie toute les personnes de l’UTC de Compiègne, Monsieur Gilbert FARGES enseignant chercheur à l'université technologique de Compiègne et responsable de la formation continue ainsi que Monsieur Pol-Manoël FELAN et Monsieur Pierre HADJES pour leur soutient et leur suivi tout au long de ce cette formation.
           
            Je remercie également  Madame Isabelle NATIER secrétaire à UTC pour son soutient tout au long de cette formation.



Sommaire
 

Introduction_ - 4 -

1.– La présentation générale du CHU de Nice - 5 -

1-1 – Rapide historique - 5 -

1-2 – Implantations géographiques - 5 -

1-3 – Quelques chiffres pour présenter le CHU de Nice - 7 -

1-4 – Le domaine technique - 8 -

1-5 – Les missions et objectifs du CHU de Nice - 8 -

2.– Mon observation du service biomédical - 9 -

2-1 – L’organisation et le fonctionnement du service - 9 -

2-1-1 – Description_ - 9 -

2-1-2 – La maintenance pratiquée à l'hôpital - 11 -

2-1-3 – Le suivi des matériels (GMAO) - 11 -

2-1-4 – L'achat du matériel neuf - 12 -

2-2 – La sécurité au cours des interventions - 13 -

2-2-1 – L'hygiène - 13 -

2-2-2 – La matériovigilance - 13 -

2-2-3 – La démarche qualité (certification) - 14 -

2-3 – La communication_ - 15 -

2-3-1 – Le circuit de la communication_ - 15 -

2-3-2 – La gestion des appels - 15 -

2-3-3 – L’intervention_ - 15 -

3.- Mes activités au sein du service biomédical - 17 -

3-1 – La gestion des stocks et des pièces détachées anesthésie / réanimation_ - 17 -

Description de la situation actuelle - 17 -

L’objectif - 17 -

Les moyens de réflexion_ - 17 -

Les enjeux_ - 17 -

La solution apportée - 18 -

3-2 – Application de la gestion des stocks - 19 -

3-2-1 – La maintenance des défibrillateurs - 23 -

3-2-2 – Mise en place d’une maintenance préventive des réchauffeurs - 26 -

3-3 – Quelques autres interventions que j’ai réalisées en maintenance corrective - 30 -

Conclusion_ - 31 -

Annexe 1 - Bibliographie - 33 -

Textes réglementaires, recommandations - 33 -

Annexe 2 - Rapport de certification_ - 36 -

Annexe 3 - Tableau des pièces détachées anesthésie /réanimation_ - 37 -

Annexe 4 - Le logiciel de GMAO ASSET+_ - 39 -

Annexe 5 - Procédure de contrôle - 41 -

Annexe 6 - Procédure de contrôle - 43 -

Annexe 7 - Aspect Physiologique - 44 -

 


Introduction

 

            Actuellement en formation de Technicien Supérieur en Ingénierie Biomédicale à l’Université de Technologie de Compiègne, la partie technique du stage a été effectuée au sein du service biomédical du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nice. Le thème de ce stage porte sur la gestion du stock des pièces détachées en anesthésie-réanimation et la maintenance préventive des défibrillateurs et des réchauffeurs au Centre Hospitalier Universitaire de Nice.

            Cette immersion, du 05 Avril au 20 Juin 2008, en milieu hospitalier a pour objectif  d’approfondir les connaissances dans ce milieu (organisation, rapports humains, réglementation…) et de se perfectionner dans le métier de technicien supérieur biomédical qui doit être l'aboutissement de cette formation.

            Cette expérience a été  l’occasion de confronter la théorie à la pratique au quotidien dans un service hospitalier. Cela permet de compléter les connaissances et de pratiquer les compétences et qualités qu’il  faut développer pour exercer au mieux le métier de Technicien Supérieur en Ingénierie Biomédicale.

            Après une présentation générale du CHU de Nice et une observation sur le fonctionnement du service biomédical, seront abordées les différentes activités au sein de ce service.




1– La présentation générale du CHU de Nice

 

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1-1 – Rapide historique

 

Voiçi tout d’abord quelques dates importantes qui ont ponctuées l’évolution de ce qui est aujourd’hui le CHU de Nice.

1720 : création d’une école Médico-chirurgicale

1792 : rattachement de Nice à la France et fusion des établissements hospitaliers de la ville de Nice qui deviennent les Hospices réunis de la ville de Nice

1814 : le Traité de Paris rend Nice à la Maison de Savoie

1860 : rattachement de Nice à la France, création des Hospices civils de Nice (hôpital St Roch et hôpital de la Charité) et suppression de l’école Médico-chirurgicale

1909 : ouverture du premier laboratoire à l’hôpital Saint Roch

1910 : début des travaux de construction de l’hôpital Pasteur

1957 : transformation des Hospices civils de Nice en Centre hospitalier

1965 : décret portant création à Nice d’une école de médecine

1966 : acquisition de la maison de retraite et de convalescence de Tende

Juillet 1996 : ouverture de l’hôpital de l’Archet II

 

1-2 – Implantations géographiques

implantation_geographique

Le centre hospitalier universitaire de Nice est un établissement de santé public dont les activités sont regroupées sur cinq sites : l’hôpital Archet, l’hôpital Cimiez, l’hôpital Saint Roch, le centre de convalescence de Tende, l’hôpital Pasteur.

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L’hôpital Archet 

            Il a ouvert ses portes en 1977 et son extension (Archet II) est opérationnelle depuis juin 1996. Il comprend douze salles de bloc opératoire.

            Il accueille :

-    le pôle de spécialités médicales
-    le pôle locomoteur
-    le pôle femme-mère-enfant
-    le pôle digestif
-    un centre d'orthogénie
-    l'accueil des urgences pédiatriques, gynécologiques et obstétricales
-    un plateau technique

L’hôpital Cimiez

            Il comprend la médecine gériatrique, les soins de suite et de réadaptation, les soins prolongés. Il regroupe également la Direction Générale du CHU ainsi que les directions administratives.

 

L’hôpital Saint-Roch

            Il a été fondé en 1854 et est le plus ancien établissement de soins du CHU.

            Sa vocation est centrée sur l'accueil des urgences adultes (le SAMU et le Centre 15) : urgences médicales, chirurgicales et traumatologiques.

 

Le centre de convalescence de Tende
 

            Situé à 825 mètres d'altitude, entouré de montagnes, le site est renommé pour la pureté de son air et de son eau. L'encadrement médical du centre dispense des soins adaptés avec un plateau de rééducation fonctionnelle : balnéothérapie, électrothérapie.

            Depuis peu, le centre accueille des patients dans le cadre d'un traitement contre l'obésité.

 

L’hôpital Pasteur

            Les services sont actuellement répartis sur neuf pavillons mais la construction d’un nouvel hôpital (Pasteur 2) aura lieu prochainement.

            L’hôpital Pasteur regroupe :

-    l’urologie, la néphrologie
-    le pôle des pathologies des voies aériennes (la pneumologie, la chirurgie thoracique, l’ORL, les explorations fonctionnelles respiratoires)
-    les maladies du cœur et des vaisseaux
-    les explorations fonctionnelles cardio-vasculaires
-    la neurologie, la neurochirurgie
-    les explorations fonctionnelles du système nerveux
-    la diabétologie, l’endocrinologie et les maladies métaboliques
-    l’évaluation et le traitement de la douleur
-    la psychiatrie
-    l’IRM, le scanner, le caisson hyperbare, le lithotriteur
-    les laboratoires
-    la médecine légale, sociale et pénitentiaire
-    des plateaux techniques rattachés à différentes spécialités
-    les blocs opératoires


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1-3 – Quelques chiffres pour présenter le CHU de Nice

 

            Le CHU emploie environ 6000 professionnels dont 1000 médecins, répartis entre les 5 sites.

            Le budget de l’hôpital pour l’exercice 2006 était de 444 736 474 € répartis tel que suit :


Repartition_du_budget


Le CHU de Nice dispose d'une capacité de 2 158 lits répartis de la manière suivante :

 

Repartition_des_lits



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1-4 – Le domaine technique

 

Le CHU dispose d’un important plateau technique (Equipement lourd)…

 

Imagerie médicale et exploration fonctionnelle

Petscan : 1

IRM : 3

Scanner : 4

Angiographie numérisée : 3

Tomographie à cohérence optique : 1

Baie d’électrophysiologie : 2

Visualisation des tumeurs bronchiques par auto fluorescence : 1

Système d’exploration du système nerveux autonome : 1

Salle de coronographie : 1

 

Equipement de thérapie et de chirurgie

Lithotriteur extra corporel : 1

Système de navigation chirurgical : 2

Plateau technique laser : 2

Caisson hyperbare : 1

Appareil de circulation extracorporelle (CEC) : 1

Robot de chirurgie : 1

 

Plateau technique de biologie médicale

Séquenceur pour la biologie moléculaire : 4

Spectromètre de masse : 4

 

 

…et de services techniques diversifiés

 

Hormis le service biomédical, d’autres ateliers sont également présents au sein de l’hôpital : les ateliers électricité, courant faible, climatisation/thermique, électromécanique, maçonnerie, menuiserie, peinture, plomberie et serrurerie.

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1-5 – Les missions et objectifs du CHU de Nice

 

Les missions de ce centre hospitalier universitaire sont d’assurer :

 -    un service public 24 heures sur 24, 7 jours sur 7,
-    le diagnostic, les soins, les urgences,
-    l’enseignement et la formation,
-    la prévention et l’éducation,
-    la veille sanitaire,
-    la recherche.


Le CHU de Nice s’est également donné pour objectifs de maintenir :

-    un accueil personnalisé,
-    une qualité de soins à laquelle le personnel médical et infirmier est très attaché,
-    une sécurité permanente : le CHU dispose d’un SAMU, d’un service d’accueil des urgences, de services de réanimation, de services spécialisés et de services médico-techniques (blocs imagerie-laboratoires) prêts à répondre à tout besoin.




2.– Observation du service biomédical

 

2-1 – L’organisation et le fonctionnement du service

         Le service biomédical a vu le jour au début des années 1980 avec le rapprochement des ateliers Électromécanique et Électro Médical.

            Il repose sur deux équipes techniques :

 

2-1-1 – Description 

→ La répartition géographique

 Le CHU de Nice étant composé de 5 sites, il a été également nécessaire de répartir le service biomédical entre différents établissements :

-    Archet : Atelier de 10 techniciens ayant en charge le parc matériel de l’Archet 1 et 2,

-    Cimiez : Site où se trouve la direction, les ingénieurs biomédicaux ainsi que deux techniciens spécialisés dans les analyses eau et air de tout le CHU,

-    Pasteur : C’est le plus grand des ateliers. Il se compose de 18 techniciens, responsables des différents pavillons de l’hôpital Pasteur et des services de St Roch et de Cimiez.


           

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           → L’organigramme et le fonctionnement du service biomédical


organigramme


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Le service biomédical est ouvert de 7h à 16h et les techniciens effectuent 38,5 heures par semaine réparties sur 4 journées de 8h et une journée de 6,5h.

            Deux techniciens sont de garde par semaine. Ils travaillent sur le site de 12h à 19h42, et sont chargés des astreintes de cette même semaine. Ils peuvent donc être joints la nuit et le week-end.

 
      → L’organisation des différents services

            Les techniciens sont organisés en différentes équipes suivant les biens affectés aux secteurs du CHU. Voici d’une manière générale, la répartition des équipements :

-    Techniques d’exploitations et de stérilisation (TES) : matériel de diagnostic (labo, imagerie), endoscopie, thérapie, matériel d’exploration fonctionnelle et de stérilisation.

-    Dispositifs de soins chirurgicaux : matériel d’anesthésie, réanimation, chirurgie, dialyse.
-    Petit matériel : accessoires des différents dispositifs et matériel non répertorié. Ce secteur s’occupe également des pousses-seringues et du matériel de désinfection.


 
        → Le budget

 

            En 2006, le CHU comptait 15 417 équipements actifs répartis en 13 catégories qui sont : l'imagerie, la chirurgie, l'endoscopie, le laboratoire, l'anesthésie/réanimation, les explorations fonctionnelles, la stérilisation, la thérapie, la perfusion, l'hémodialyse, la rééducation, le petit matériel de mesure et essais.

En 2006, le budget de maintenance était de 4 493 384 € répartis comme suit :

 

budget_maintenance



        → La formation du personnel

 

            A la fin de chaque année, la direction du CHU prépare avec les techniciens le plan de formation de l'année suivante. A partir des vœux des techniciens, la direction évalue les possibilités de réalisation et arbitre en tenant compte notamment du coût de la formation, du nombre de participants, de la disponibilité des techniciens.

            Les sociétés, fournisseurs, peuvent également proposer aux techniciens une formation lors de la mise en place de nouveaux matériels dans le service.

 

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2-1-2 – La maintenance pratiquée à l'hôpital

 

            Le service biomédical peut être amené à réaliser des opérations de maintenance corrective : réparation permettant de remettre en état l’appareil suite à la détection d’une panne.

           Actuellement, le service tend à favoriser les opérations de maintenance préventive. Il s’agit de vérifier le bon fonctionnement des appareils ou de changer certaines pièces à des intervalles prédéterminés. Ces intervalles sont établis à partir de l’historique des pannes de chaque appareil et en suivant les recommandations des constructeurs.

            Voici la répartition entre les types de maintenances effectuées pour l'année 2007 :

 


repartition_de_le_maintenance


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La maintenance préventive est de plus en plus nécessaire. Elle permet, en effet, de garantir un bon état de fonctionnement des appareils et diminue ainsi le nombre des pannes mais elle permet également un meilleur suivi du matériel. C’est pourquoi, le service biomédical du CHU de Nice développe la maintenance préventive tout en veillant aux coûts. Le service recherche un bon équilibre entre maintenance corrective et maintenance préventive en fonction des coûts générés.

            En cas d’importantes réparations que les techniciens ne pourraient pas effectuer, le service biomédical demande un devis à des sociétés externes. Ce devis sera ensuite accepté ou refusé en fonction de critères préétablis par le service : année de mise en service du matériel, prix d’achat d’un matériel neuf, coût de la réparation…

 

 

2-1-3 – Le suivi des matériels (GMAO)

 

            La gestion du matériel est assurée par un logiciel de Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO). Le logiciel Asset+ de Général Electric est ainsi utilisé pour le suivi du matériel, l’organisation des maintenances et la gestion des appels.

Ce logiciel fournit tous les renseignements importants concernant chaque appareil au sein du CHU : le numéro d’inventaire qui est attribué par l’hôpital, le nom du dispositif médical, l’établissement et le secteur où il se trouve, le numéro de série, la marque, la date de mise en service, le contrat, la référence de la documentation - constructeur…

            Chaque appareil possède sa propre documentation - constructeur. Dès réception, un numéro de référence lui est attribué et elle est enregistrée dans la GMAO. La documentation est alors classée dans la bibliothèque du service biomédical. Cette opération permet un accès rapide à toute documentation pour chaque intervention des équipes sur une panne.

 

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2-1-4 – L'achat du matériel neuf

 

            Selon le code des marchés public, l’achat d’un nouveau matériel se fait sur appel d’offres. Cet appel d’offre est ouvert à un large panel d’entreprises françaises ou internationales. Il existe deux types de marchés : les marchés formalisés et ceux passés selon une procédure adaptée.

 

→ Les marchés formalisés

 

            Un avis d’appel public à la concurrence est effectué dans un ou plusieurs journaux d’annonces légales (Journal Officiel…), dans le respect des délais légaux. Le Responsable des marchés procède à l’ouverture des plis contenant les candidatures et la Commission d’appel d’offres ouvre les propositions financières. Cette commission est composée de membres à voix délibérative (le Président et deux Administrateurs) et de membres à voix consultative (la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, le Comptable public de l’établissement et un représentant de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales).

            Parmi les services acheteurs de l’hôpital, la Direction de la Stratégie et des Travaux et la Direction des Services Economiques gèrent les budgets les plus importants. Au CHU de Nice ce sont plus de 1000 marchés formalisés qui sont ainsi passés et plus de 5000 fournisseurs sont recensés.

            L’évolution constante du code des marchés publics et le nombre croissant d’appels à la concurrence passés par le CHU ont rendu indispensable la création d’une cellule des marchés afin d’épauler les services.

 

→ Les marchés passés selon une procédure adaptée

            Cette procédure est possible pour les marchés de fournitures, de services et de travaux inférieurs à 230 000€ HT, selon l’article 8 du code des marchés publics. Au CHU de Nice, cette procédure est réservée plus spécifiquement aux marchés inférieurs à 90 000 €.

            Selon les estimations financières, la mise en concurrence revêt différentes formes :

-    3 devis sollicités auprès de fournisseurs connus
-    un avis d’appel public à la concurrence :
o     dans un ou plusieurs journaux d’annonces légales
o    dans une revue professionnelle
o    sur le site internet du CHU
o    au journal officiel

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2-2 – La sécurité au cours des interventions

 

2-2-1 – L'hygiène

 

            Dans le service sont affichés les dix commandements pour une tenue correcte au travail :



1    A chacun de tes gestes, aux patients et à ton entourage, tu penseras.
2    La tenue réglementaire quotidiennement tu changeras, à son absence de souillure et d'odeur, tu veilleras.
3    Tes ongles propres, courts et sans vernis, tu garderas.
4    Tous tes bijoux, tu ôteras.
5    Tes cheveux, tu soigneras et attacheras.
6    Des chaussures propres, à ton travail tu réserveras.
7    Tout objet personnel, de tes poches tu banniras.
8    Ta tenue, pour un patient en isolement, tu adapteras.
9    Propre au restaurant du personnel, tu te rendras.
10    Hors d'un lieu réservé à cet usage, jamais tu ne fumeras.


Des règles sont à respecter pour garantir la qualité de l'hygiène, indispensable pour assurer la qualité des soins :

-    Connaître les trois étapes du traitement du matériel médical
1)    Pré-désinfection (décontamination).
2)    Nettoyage / rinçage.
3)    Désinfection / rinçage / séchage / stockage.
-    Connaître les produits adaptés à chaque étape du traitement et les dilutions à effectuer.
-    Utiliser les bacs de trempage adaptés.
-    Connaître et respecter le temps de trempage de chacun des produits utilisés.
-    Savoir se protéger lors des manipulations (gants, masque, lunettes, sur blouse).
-    Assurer la traçabilité des différentes étapes sur des fiches prévues à cet effet.


 

            Il est important pour un technicien hospitalier d'évaluer et respecter les conditions d'hygiène appropriées lors de l'entrée dans un service. Ces conditions sont adaptées suivant le service. Ainsi le technicien aura simplement à porter des protections pour les chaussures dans certains services alors que pour entrer dans un bloc opératoire notamment, il devra changer de tenue, porter une charlotte, des protections pour les chaussures, un masque et se laver les mains.

 

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2-2-2 – La matériovigilance

 

         La matériovigilance a pour objet la surveillance des incidents ou risques d’incidents liés à l’utilisation d’un dispositif médical (DM) et non à une panne, le signalement des incidents, l’enregistrement, l’évaluation et l’exploitation des informations, le suivi des actions correctives.

La matériovigilance comporte en pratique :


-    le signalement obligatoire des incidents ou des risques d'incidents ayant entraîné ou susceptibles d'entraîner la mort ou la dégradation grave de l'état de santé d'un patient ou d'un tiers,
-    l'enregistrement, l'évaluation et l'exploitation des informations signalées, dans un but de prévention,
-    la réalisation de toutes études ou travaux concernant la sécurité d'utilisation des dispositifs médicaux,
-    la réalisation et le suivi des actions correctives décidées.



            La matériovigilance s’appuie sur un système de veille sanitaire associé à un contrôle a posteriori des dispositifs médicaux. Elle opère un rétrocontrôle, une régulation du marché, en permettant d’éliminer tout équipement potentiellement dangereux ou inefficace.

            La matériovigilance est plus difficile à mettre en œuvre que d’autres vigilances sanitaires du fait de la diversité des dispositifs médicaux (environ 11000 types de DM différents), de leur complexité et de l’environnement dans lequel ils sont utilisés.

            Historiquement, la Commission locale de matériovigilance a été mise en place au CHU de Nice en 1997 avec la désignation du Correspondant de matériovigilance. L'équipe de la cellule de matériovigilance se compose d'un correspondant local de la Coordination des Vigilances Sanitaires et de la Gestion Des Risques (CVSGDR), de quatre correspondants suppléants dont un appartenant au service biomédical, deux à la pharmacie centrale et un à la CVSGDR et enfin d’une secrétaire de la CVSGDR.

 

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2-2-3 – La démarche qualité (certification)

 

            La certification est une procédure d'évaluation externe, indépendante de l'établissement de santé et de ses organismes de tutelle. Elle est effectuée par des professionnels et concerne l'ensemble du fonctionnement de la structure et de ses pratiques.

 

La certification a pour objectifs :


-    d’améliorer la qualité et la sécurité des soins délivrés au patient,
-    de promouvoir des démarches d'évaluation et d'amélioration,
-    de renforcer la confiance du public par la communication des résultats.



L’application de la certification au CHU de Nice a déjà fait l’objet de deux procédures.

-    La 1ère procédure visait à promouvoir une démarche continue d'amélioration de la qualité auprès des établissements. Une méthode d'approche pluridisciplinaire, transversale et valorisant les responsabilités des professionnels, a été utilisée. Mise en application en 1999, elle a fait l’objet en 2000 de 3 réserves posées à l’occasion de la première visite et levées en 2003.

-    La 2ème procédure, mise en application en 2005, avait pour objectif, outre de conserver les acquis de la 1ère, de répondre aux attentes :
o    des usagers (meilleure lisibilité des résultats de certification),
o    des pouvoirs publics (qualité des soins comme un élément de régulation du système de santé).

Elle a fait l’objet d’une certification conditionnelle avec suivi et en 2007 d’une visite ciblée. Voir le rapport de certification en [Annexe1].

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2-3 – La communication

 

2-3-1 – Le circuit de la communication

circuit_de_la_communication



2-3-2 – La gestion des appels

 

            La "centrale d’appel" est tenue par les techniciens biomédicaux. Un technicien est chargé d’enregistrer tous les appels sur la GMAO ce qui permettra ainsi à l’ensemble des techniciens de suivre les interventions qu’ils devront effectuer.

Le technicien chargé de la régulation assure cette mission de 8h à 16h du lundi au vendredi. Cette permanence téléphonique est alternativement organisée par les techniciens du site de Pasteur et ceux de l’Archet avec une rotation dans chaque service.

 

schema_com

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2-3-3 – L’intervention

 

            Avant une intervention, le régulateur crée un appel et l’enregistre sous un numéro dans la GMAO. Il renseigne également le service, le nom, le numéro du poste du demandeur, le numéro d’inventaire du matériel ainsi que le libellé et le défaut de l’appareil.

            Les techniciens consultent sous leur propre responsabilité les appels afin de prendre connaissance des interventions à réaliser.


Après chaque intervention, les techniciens complètent un rapport d’intervention sur l’appel auquel ils viennent de répondre. Ce rapport contient les informations suivantes :

-    la description des actions et opérations effectuées (défaut constaté si celui-ci est différent de l’énoncé de la demande),

-    les causes,
-    les achats de pièces détachées,
-    les prestations facturables,
-    les résultats des contrôles et essais,
-    la durée consacrée par le technicien à l’intervention,
-    si nécessaire, des commentaires éventuels sur l’historique du bien (coût excessif, pannes répétitives…).


Il se peut que la réparation nécessite un délai important d’intervention (attente de pièces, test de fonctionnement plus long…). Dans ce cas, le technicien doit en informer le service concerné et renseigner la GMAO en indiquant les causes qui empêchent de terminer l’intervention.

 

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Voici l’organisation de la maintenance avec le logiciel de GMAO :


organigramme_de_la_maintenance




3.-Mes activités au sein du service biomédical

Dans le cadre de ce stage,  deux exercices  étaient programmés dans la thématique choisie , à savoir : la gestion des stocks et des pièces détachées du service anesthésie / réanimation et la maintenance préventive des défibrillateurs et des réchauffeurs. Un suivi permanent a été effectué avec les techniciens sur certaines de leurs interventions, à l’occasion desquelles, la réparation a été réalisée directement sur différents matériels.

La période de ce stage s'est déroulée en trois étapes :

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3-1 – La gestion des stocks et des pièces détachées anesthésie / réanimation

 

Description de la situation actuelle :

La gestion des stocks en anesthésie / réanimation était peu, voire pas, informatisée. L’essentiel des pièces détachées et de leur gestion étaient référencé dans un classeur.

    L’objectif assigné était de rentrer les données en informatique afin de permettre à chaque technicien, aux ingénieurs biomédicaux et au service économique de pouvoir les consulter à partir de leurs postes, ce qui rendrait la commande plus rapide et facile.

    Les moyens de réflexion :

Pour l’atteinte de cet objectif l’hôpital dispose d’un outil informatique très puissant qui est la GMAO et dont le logiciel est développé par GENERAL ELECTRIQUE. Ce logiciel se nomme ASSET+.

Grâce aux commandes passées ces deux dernières années par les techniciens, aux stocks détenus dans leurs ateliers ainsi qu’à leur expérience du terrain,  une première sélection a pu être réalisée. Un premier tableau a pu etre créé dans lequel figure la marque de l’appareil, le modèle, la désignation de la pièce, la référence et son prix.

Il a fallu contacter différents constructeurs, selon les équipements de l’Hôpital afin de recueillir toutes les informations utiles.

Le document résultant de la création de cette base de références de pièces détachées figure en [Annexe3].

Les enjeux :

Le stock de pièces détachées a une importance primordiale dans un hôpital, en particulier dans des services comme l’anesthésie ou la réanimation car ils accueillent des personnes à l’état de santé critique.

Compte tenu du rôle important des appareils dans ces services de soins, le service biomédical doit détenir un stock minimum de pièces. Ceci afin de faciliter l’action des techniciens et avoir la meilleure efficacité possible. Cependant, le volume des stocks ne doit pas non plus être excessif car tout stock a un coût.

 

Cela permet également de noter qu’il peut y avoir une différence de prix sur des produits ayant la même fonction, mais de marques différentes.

 

A titre d’exemples :

 

Une cellule oxygène d’un respirateur DRAGER Julian a un coût de 111 Euros alors qu’un appareil de même marque mais un modèle différent, en l’occurrence un respirateur Savina coûte 175,77 Euros, ce qui représente une différence de 64,77 Euros.

Une cellule à oxygène de marque différente, un respirateur SEBAC Sentry Bird peut atteindre un prix de 305 Euros.

 

En définitive, les surcoûts peuvent devenir importants si les commandes sont mal gérées, car il faut souligner que tout stock mal géré génère des dépenses indues pour l’hôpital.

D’une part, détenir un grand nombre de pièces détachées ne s’avère pas toujours nécessaire et surtout, les sommes investies dans ces achats pourraient être utilisées pour couvrir d’autres besoins.

D’autre part, a contrario, un manque de pièces détachées peut être aussi très néfaste car il peut entrainer la fermeture d’un lit ou plus grave encore la fermeture d’un service. Cela représentera bien sûr un coût pour l’hôpital et aura pour conséquence une mauvaise qualité de soins pour les patients.

Le tableau a été essentiellement axé sur les respirateurs car ce sont ces appareils qui reçoivent le plus grand nombre d’interventions des techniciens. En effet, ces derniers effectuent la totalité des maintenances et des réparations concernant ces matériels.

Après analyse avec les techniciens, les besoins du service à l’égard de ces maintenances et réparations ont pu etre cernés. C'est-à-dire la mise en place d’un stock minimum dans l’atelier, notamment des pièces essentielles. En effet, en fonction de l’implantation géographique des usines, les délais de livraison peuvent varier.

Ces références ont donc pu être rapprochés des appareils concernés. Puis, en fonction de la « criticité » liée à ces différentes références, le stock minimum à détenir a pu être déterminé, en concertation avec les techniciens, avec une alerte lorsque le niveau bas est atteint.

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La solution apportée :

 

Voici un exemple de mode de saisie dans le logiciel ASSET+ :

Sélectionner stock / commande [Annexe3a] ;

Sélectionner nouveau produits/ pièces dans l’onglet identité pièce et renseigner les différents critères (fournisseur, désignation, références, prix) [Annexe3b] ;

Sélectionner ensuite l’onglet équipement associé et lier la référence à son appareil associé [Annexe3d] ;

Pour finir sélectionner Stock Magasins sélectionner magasin avec + ; renseigner le seuil stock minimum et stock actuel [Annexe3c].



3-2 –Application de la gestion des stocks 

 

L’internalisation d’une maintenance.

 

Les enjeux de l’internalisation de la maintenance préventive sont importants. En effet, l’internalisation permet la continuité et la qualité des soins au patient. Elle instaure un climat de confiance entre le Biomédical et les services. Elle permet également de diminuer les coûts et les délais et de maîtriser son organisation.

o    Permettre la continuité des soins au patient

            Dans un établissement de santé, la mission principale est de porter les soins au patient, tout en assurant sa sécurité. L’étude de l’internalisation d’une maintenance préventive contribue à cette mission et augmente donc la disponibilité des dispositifs médicaux.

o    La relation personnel soignant / technicien biomédical

            Le Département biomédical est un prestataire des services de soins, en conséquence le technicien biomédical est en contact avec le personnel soignant. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’instaurer un climat de confiance entre les deux parties, afin de mieux se comprendre et d’avoir une meilleure relation au quotidien.

o    Diminuer les coûts

            La maintenance réalisée par le technicien permettra de diminuer le nombre des contrats. Ainsi la part de budget non utilisée pourra être affectée à la couverture d’autres besoins.

o    Maîtriser son organisation

L’optimisation et une bonne gestion de l’organisation permettent de gérer au mieux les délais immobilisation lors d’une maintenance. Cela permet également d’anticiper et de planifier certaines maintenances.

Avant tout début d’intervention, il est impératif de connaître les textes réglementaires relatifs aux obligations de maintenance et de contrôle qualité à effectuer. Dans le but, bien sûr, de maintenir les caractéristiques techniques de bon fonctionnement des dispositifs médicaux et pour une sécurité optimum du patient et des utilisateurs.

Quelques définition, références de textes et sites internet sont répertoriées en bibliographie.


Dans le but d’entraîner une économie budgétaire dans le service biomédical, il m’a été demandé d’étudier l’internalisation de la maintenance préventive pour les appareils suivants :

 

Défibrillateurs :

MEDTRONIC : Lifepack 10, 12 et 20

GENERAL ELECTRIQUE : Respondeur 3000

 

Réchauffeur :

ARIZANT : Bairhugger 505

 

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L’analyse.

 

Afin d’être en mesure de faire des propositions,  la grille d’analyse suivante, le QQOCQP  a été utilisée :

 

Qui est concerné par l’internalisation d’une maintenance préventive ?

Les principaux acteurs concernés par les dispositifs médicaux, sont tout d’abord les infirmiers, médecins, chirurgiens qui les utilisent ainsi que les biomédicaux.

 

Quoi ? Un objectif d’optimisation des coûts.

 

Où ? Ces équipements se trouvent dans les services de soins, ainsi que dans le service biomédical.

 

Comment allons-nous internaliser la maintenance préventive des dispositifs médicaux ?

Grâce aux protocoles des fournisseurs et aux documents techniques, ainsi qu’aux appareils de test.

 

Quand ? Tous les ans lorsqu’il est nécessaire de réaliser cette maintenance.

 

Pourquoi ? Afin assurer le bon fonctionnement du service et la qualité des soins aux patients en même temps que la diminution des coûts.

 

 

Dans la cadre de l’étude sur l’internalisation des différentes maintenances préventives sur les défibrillateurs et réchauffeurs, des contacts ont été pris avec les fournisseurs.

Ces contacts ont permis d’obtenir les références et les prix des pièces détachées à remplacer, ainsi que les protocoles afin de débuter les révisions.

 

Qui et comment ?

 

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Il est important de préciser que la maintenance et le contrôle des Dispositifs Médicaux doivent être réalisés par du personnel qualifié et formé.

Ils peuvent être réalisés :

-    En interne, par le service Biomédical de l’établissement,
-    En externe, en sous-traitance de la maintenance par le fabricant ou une tierce maintenance.

Certaines sociétés proposent également une maintenance partagée ou en partenariat.

 

choix_de_maintenance[9]


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Les outils nécessaires pour les maintenances :

 

Un Analyseur de Sécurité Electrique QA-90

 

Il teste, en une seule séquence, des systèmes électro-médicaux dont les modules ont des types de protection différents (CF et BF par exemple pour les défibrillateurs/moniteurs).

 

Il est simple à utiliser : après avoir créé le protocole correspondant, il faut choisir le type et la classe de l'appareil à tester et appuyer sur la touche 'début'. Le QA-90 procède alors aux tests selon la norme choisie. Le résultat peut être imprimé ou bien stocké en mémoire. Le QA-90 peut être entièrement piloté à distance grâce au logiciel ANSUR.

 

La séquence de test : il est possible de créer ses propres procédures ou changer les limites, pour répondre à des exigences internes ou aux normes IEC 60601.1, EN 60601-1 notamment.

                                                                                                                            

analyseur_securite_electrique[10]


Un Analyseur de défibrillateur / pacemaker transcutané de type QA-45 MKIII. QA-45 MKIII Metron (maintenant FLUKE)

 

L'analyseur de défibrillateur et de stimulateur cardiaque transcutané QA-45 MKIII est un instrument de précision permettant de tester les défibrillateurs et pacemakers. La fonction défibrillateur de QA-45 MKIII consiste à mesurer la sortie énergétique et à garantir la conformité aux impératifs spécifiés.

 

Cet instrument intègre une résistance de 50 ohms, valeur correspondant approximativement à l'impédance du corps humain. Les palettes du défibrillateur sont disposées sur les plaques de contact du QA-45 MKIII. Le défibrillateur est ainsi connecté via la résistance de charge. Lorsque le défibrillateur est déchargé, le QA-45 MKIII calcule et affiche l'énergie débitée. La fonction stimulateur cardiaque du QA-45 MKIII consiste à tester tous les types de stimulateur cardiaque transthoraciques.

 

Les commandes sont affectées à des menus, dont l'utilisation est simple. Le QA-45 MKIII détermine un grand nombre de paramètres : il mesure et affiche avec précision l'amplitude, le régime, l'énergie et la largeur d'impulsion des pacemakers et exécute sur demande les tests de sensibilité, de période réfractaire et de réactivité aux interférences à 50-60 Hz.

 

Le résultat des tests peut être imprimé ou transféré dans le logiciel de protocole

analyseur_defibrilateur[10]


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3-2-1 – La maintenance des défibrillateurs

 

 

Le recensement des défibrillateurs



recensement_des_defibrillateur
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Le recensement des pièces à remplacer

 

pieces_a_remplcer


→ Le Lifepak 12 (fig5)
LP_12



Comme indiqué dans la procédure, [Annexe5],  une vérification de l'aspect générale du défibrilateur a été réalisé ce qui a entraîné le remplacement des palettes de défibrillation fig1 ainsi que les deux batteries fig2 (voir page suivante : les pièces remplacées).

Vérification des différents chocs de 0 à 360 grâce au testeur QA40m fig4. Certaines versions sont équipées de DSA, donc deux parties à vérifier (normes constructeur).

Vérification du déclenchement des alarmes, du bon fonctionnement de la tension artérielle à l’aide du testeur GAMIDA BIO-TEK fig3 et de la saturation fig6.

Une fois le test électrique passé, le défibrillateur MEDTRONIC Lifepack 12 pourra être remis en service.



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Les pièces remplacées lors de la révision

 


palettes



batterie


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→ Le Respondeur 3000

La maintenance des défibrillateurs Respondeur 3000 se réalise de manière identique à celle des MEDTRONIC Lifepak.

 

Le devis de la société s’élevait à 2 081,60 Euro HT sans pièces détachées. Désormais la maintenance de ces défibrillateurs coûtera à l’hôpital 947,60 Euro HT, une économie non négligeable de 1 131 Euro.



3-2-2 – Mise en place d’une maintenance préventive des réchauffeurs

 

Le recensement des réchauffeurs





recensement_rechauffeurs + pieces

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→ Le réchauffeur ARIZANT Bairhugger 505





Le réchauffeur


Maintenance


securite_electrique_rechauffeur

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console_rechauffeur

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Comme indiqué dans la procédure de contrôle [Annexe6], la vérification de l’aspect général du réchauffeur a été effectuée ainsi que le remplacement du filtre selon la démonstration de l’image, en enlevant la vis et la plaque qui le maintient fig1.

 

Un relevé du nombre d’heures affichées sur l’appareil s'en est suivi fig2.

 

Afin de vérifier le déclenchement de l’alarme de surchauffe,  la petite plaque à l’arrière a été démontée pour laisser la résistance thermique monter en température à 53°C +/-3°C, (valeur relevée 51,9°C). L’appareil a été laissé en alarme 1 minute puis  éteint afin de replacer la plaque à l’arrière fig3.

 

L’appareil a été de nouveau démarré, le contrôleur de température a été placé sur la bouche de sortie pour débuter le test de température. Il est très important de commencer le test par la température la plus élevée. La tolérance sera de +/-3°C pour les différents relevés après 5 minutes fig7.

 

La température relevée (HAUT) fig4 est 41,9°C pour 43°C, la température relevée (MOYEN) fig5 est de 38°C pour 38°C et la température relevée (BAS) fig6 31,9°C pour 32°C.

 

On peut donc constater que les températures restent dans les normes. Une fois le test électrique passé Fig9, le réchauffeur ARIZANT Bairhugger 505 peut être remis en service.



organigramme_rechauffeur


Le devis de maintenance de la société ARIZANT pour les réchauffeurs Bairhugger s’élève à 9031,20 Euro. L’internalisation de la maintenance ramène le coût à 3931,20 Euro, soit une économie annuelle nette de 5100 Euro.

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3-3 – Autres interventions  réalisées en maintenance corrective

 

Je citerai également quelques interventions  réalisées sous la supervision d’un technicien de l’hôpital.

 

 

            Problème de fonctionnement sur un Moniteur PNI GEMS Dash 3000

-    Vérification du fonctionnement sur secteur.
-    Vérification du fonctionnement sur batterie.
-    Action = Changement de batterie.
-    Tests de fonctionnement à l’aide du testeur.



Respirateur Drager Julian

-    Action = Remplacement sillent bloc slot valve.
-    Tests de fonctionnement toujours suivant la procédure.


Machines de dialyse Hospal intégra (3 cas différents)

Þ Problème fuite au niveau du réchauffeur

Action = Remplacement du réchauffeur

Test de fonctionnement ok.

 

Þ Ne fonctionne pas et ne passe pas le test T1 (perte de pression, les tests ne sont pas validés).

Action = Remplacement des raccords bain.

 

Þ Fuite

Action = Remplacement de l’inter de pression.

 

► Réparation de trois scialytiques aux urgences

Action = Remplacement de pièces diverses.

 

► Respirateur de réa Evita 4

-    Action = Remplacement de la carte afficheur.
-    Test fonctionnement ok.
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Conclusion

 

Ces onze semaines de stage ont été  l’occasion de retrouver le milieu hospitalier dans la position privilégiée d’un observateur actif. Elles permettent de participer  de  près à l’organisation générale, de s'imprégner de l’ambiance de travail et des relations humaines entre les différents personnels, souvent empreintes du respect de l’autre.

Sur le plan technique, elles  ont permis d' évaluer les compétences que doit posséder un technicien biomédical. Il doit non seulement avoir de solides connaissances techniques mais aussi physiologiques afin de comprendre le fonctionnement des appareils. Son efficacité lors des réparations en dépend.

De manière très concrète,  les méthodes d’intervention sur les matériels, les précautions à prendre et la rigueur ont été acquises. En effet,  ce stage nous amène à effectuer des maintenances correctives ou préventives en suivant les techniciens sur le terrain.

Mais, derrière le côté manuel du métier, on peut constater que se cache un côté administratif. En effet, le technicien biomédical utilise la gestion de maintenance assistée par ordinateur et passage des commandes dans le respect des procédures de l’établissement. Cette partie prend une place vraiment importante dans ce métier.

Il faut savoir que la profession de technicien biomédical c’est accepter de se remettre en question avec humilité et apprendre tous les jours, pour évoluer et garantir la meilleure qualité de travail possible.

Cette période a été très formatrice en particulier au niveau de la découverte d'équipements que mon centre hospitalier ne possède pas, mais également des équipements sur lesquels nous n'intervenons pas habituellement (respirateurs, défibrillateurs, etc...).

On peut apprécier l’efficacité d’une gestion organisée des appels avec un technicien différent affecté chaque semaine à la régulation.

Cette expérience permettra de soumettre à ma direction des idées de  propositions d'outils, voire d'organisation  qui permettront  à l'établissement  la réalisation d’économies tout en augmentant la qualité de soins aux patients.

Cette formation enrichissante  m’a conforté dans mon choix d’évolution professionnelle vers une orientation pour une licence professionnelle en Maintenance de Matériel Biomédical.


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ANNEXE


Annexe 1 - Bibliographie

 Textes réglementaires, recommandations

 

- Décret n°2001-1154 du 5 décembre 2001 relatif à l’obligation de maintenance et au contrôle de qualité des dispositifs médicaux prévus à l article L.5212-1 du code de la santé publique. Il stipule la Norme XP S 99-171 Registre de Sécurité, de Qualité et de Maintenance (RSQM) permettant, pour chaque dispositif médical, d’enregistrer toutes les opérations qui sont effectuées sur celui-ci.
http://www.legifrance.gouv.fr

- Décret no 98-239 du 27 mars 1998 fixant les catégories de personnes non médecins habilitées à utiliser un défibrillateur semi-automatique.

  - Décret no 96-32 du 15 janvier 1996 relatif à la matériovigilance exercée sur les dispositifs médicaux et modifiant le code de la santé publique (deuxième partie : Décrets en Conseil d'Etat)
http://www.santé.gouv.fr

 - Arrêté du 3 mars 2006 relatif à l’attestation de formation aux gestes et soins d’urgence
http://www.legifrance.gouv.fr

  - Arrêté du 3 mars 2003 fixant les listes des dispositifs médicaux soumis à l’obligation de la maintenance et au contrôle qualité mentionnés aux articles L.5212-1 et D. 665-5-3 du code de la santé publique.
http://www.legifrance.gouv.fr

  - Arrêté du 3 octobre 1995 relatif aux modalités d’utilisation et de contrôle des matériels et DM assurant les fonctions et actes cités aux articles D.712-43 et D.712-47 du code de la santé publique (article relatif aux défaillances de l’alimentation normale en énergie électrique).
  http://www.santé.gouv.fr

  - Norme NF EN 60601-1 Appareils électro médicaux : règles générales de sécurité (IEC 601-1:1991). Selon cette norme, les appareils électro médicaux et leurs parties appliquées sont classés (classes électriques) selon le type de protection contre les chocs électriques.

  - Norme NF C74.340 - CEI 601-2-4 Règles particulières de sécurité des défibrillateurs cardiaques et moniteurs-défibrillateurs cardiaques

  - Norme CEI 601.1 Appareils électro médicaux : règles de sécurité (IEC 601-1 : 1991)

        http://www.afnor.fr

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Sites internet :

www.legifrance.gouv.fr

            www.utc.fr/~farges

            www.snitem.fr

            www.afssaps.fr



Quelques définitions :

 

Maintenance : On entend par “maintenance” d’un dispositif médical (DM), l’ensemble des activités destinées à maintenir (maintenance préventive) ou à rétablir (maintenance corrective) un DM dans des conditions données de sûreté de fonctionnement pour accomplir une fonction requise.

Les conditions de réalisation de la maintenance sont fixées contractuellement entre le fabricant ou le fournisseur de tierce maintenance et l’exploitant.[1]

Le contrôle qualité : On entend par « contrôle qualité » d’un dispositif médical, l’ensemble des opérations destinées à évaluer le maintien des performances revendiquées par le fabricant ou, le cas échéant, fixées par le directeur général de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS). Le contrôle de qualité est dit interne s’il est réalisé par l’exploitant ou sous sa responsabilité par un prestataire. Il est dit externe s’il est réalisé par un organisme indépendant de l’exploitant, du fabricant et de celui qui assure la maintenance du dispositif [2]

Le dispositif médical est défini dans le code de la santé publique (Articles L 5211-1 et R 5211-1) comme tout instrument, appareil, équipement, matière, produit, à l'exception des produits d'origine humaine, ou autre article utilisé seul ou en association, y compris les accessoires et logiciels intervenant dans son fonctionnement, destiné par le fabricant à être utilisé chez l'homme à des fins médicales et dont l'action principale voulue n'est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens [3].

 

Définition maintenance préventive [1]

http://www.afib.asso.fr/_documents/articles/guide_midipyr.pdf

Définition du contrôle qualité [2]

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MESP0123968D

Définition d’un dispositif médical [3]

http://www.snitem.fr/chiffres-cles/dispositif-medical.php

Organigramme de maintenance [9].

http://www.utc.fr/tsibh/public/tsibh/0506/projets/fonction_bm/fonction_maintenance_biomedicale.htm

Metron fluke [10].

http://www.metron-biomed.com

Anatomie et activation Electrique du Cœur [11].

http://karyboo.free/karyweb/divers/oral4

Bioméd café [12].

http://membres.lycos.fr/biomedcafe

La défibrillation [13].

http://www.sapeurspompiers.com/docs/cours/lifepack

Modes de fonctionnement [14].

http://www.e-cardiologie.com

Défibrillation Électrique : Aspects Techniques [15].

http://www.secourisme-pratique.com


Revues :

 

Guide des bonnes pratiques biomédicales en établissement de santé :

            G.Farges, G Wahart, J.M Denax, H Métayer- ITBM RBM News November 2002

 

Guide pratique maintenance des dispositifs médicaux :

            Direction régionale des affaires sanitaires et sociales de Midi-Pyrénées (DRASS Midi-Pyrénées) –mars 2005

 

Support de court UTC : Approche processus, les outils du contrôle et du management de la qualité.

            Support de cours, UTC Compiègne, G Farges.

 

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Annexe 2 - Rapport de certification

 certification

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Annexe 3 - Tableau des pièces détachées anesthésie /réanimation


tab_piec


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tab_piece_2





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Annexe 4 - Le logiciel de GMAO ASSET+

 

Ecran d'accueil à l'ouverture du logiciel


logiciel_accueil

[Annexe 3a] Page accueil GMAO ASSET+

logiciel1

[Annexe 3b] Page ajout de pièce.

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logiciel2

[Annexe 3c] Onglet stock magasins


logiciel3

[Annexe 3d] Onglet équipement associé.

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Annexe 5 - Procédure de contrôle



protocol_defibrilateur
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procedure_defibrillateur_suite



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Annexe 6 - Procédure de contrôle


procedure_rechauffeur


  
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Annexe 7 - Aspect Physiologique

 

Les techniciens biomédicaux doivent avoir une bonne connaissance physiologique. Pour eux il est important de comprendre de quoi parlent les médecins lorsqu’il y a un problème sur un dispositif médical. Les techniciens sont les seuls interlocuteurs des médecins en cas de problème technique. La connaissance de la physiologie leur apporte également un plus lors des contrôles des appareils.

Le cœur, son rôle est d’assurer un débit de sang correspondant à la demande de l’organisme. On comprend aisément que s’il n’est plus capable de répondre à cette demande pour une quelconque raison, l’organisme n’étant plus alimenté en oxygène et nutriments, le patient meurt.

Le cœur est divisé en deux parties, Oreillette et ventricule droits, oreillette et ventricule gauches. Il est composé de trois couches, myocarde, endocarde, péricarde.

Le cœur comme tous les muscles fonctionne selon un principe d’excitation/contraction : sous l’effet d’une excitation électrique transmise par un réseau neuronal, les cellules du myocarde (ou cellules myocardiques) se contractent brusquement.

Cependant, il présente la particularité d’être le seul organe indépendant du cerveau : son fonctionnement est totalement automatisé


activatin_electrique_du_coeur
[11]                                                                                                               [12]

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Anomalie cardiaque :

Abréviations :

ACR : arrêt cardio-respiratoire.

FV : fibrillation ventriculaire.

RCP : réanimation cardio-pulmonaire.

Définition

L’arrêt cardio-respiratoire se définit comme une suppression de toute activité mécanique efficace du cœur. Il entraîne la mort s'il se prolonge plusieurs minutes.

 

Causes

La cause la plus fréquente d’ACR chez l’adulte reste la maladie cardiaque. D’autres causes peuvent être à l’origine d’un ACR comme une noyade, une électrocution, une intoxication ou une overdose.

L’arrêt cardiaque respiratoire s’explique par un mécanisme que l’on appelle la  FIBRILLATION VENTRICULAIRE (FV).

Anomalie cardiaque :

Abréviations :

ACR : arrêt cardio-respiratoire.

FV : fibrillation ventriculaire.

RCP : réanimation cardio-pulmonaire.

Définition

L’arrêt cardio-respiratoire se définit comme une suppression de toute activité mécanique efficace du cœur. Il entraîne la mort s'il se prolonge plusieurs minutes.

 

Causes

La cause la plus fréquente d’ACR chez l’adulte reste la maladie cardiaque. D’autres causes peuvent être à l’origine d’un ACR comme une noyade, une électrocution, une intoxication ou une overdose.

L’arrêt cardiaque respiratoire s’explique par un mécanisme que l’on appelle la  FIBRILLATION VENTRICULAIRE (FV).


le_signal

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SignesLa survenue d’un arrêt cardio-respiratoire se traduit par :

une perte de connaissance de la victime, parfois accompagnée de sa chute et au tout début, de convulsions,
l’arrêt de la respiration,
l’absence de signe de circulation, au cours des 10 secondes que dure la recherche,
C’est-à-dire :
une immobilité de la victime et l'absence de réaction (mouvement, toux, reprise de
La respiration) aux deux premières insufflations,
L’absence de pouls palpable (carotidien chez l’adulte).
Chez le malade cardiaque, l’arrêt cardio-respiratoire peut être précédé de signes
annonciateurs, particulièrement une douleur aiguë à la poitrine, permanente, angoissante, irradiant dans le cou et les bras. Cette douleur est parfois associée à :
une difficulté à respirer,
des sueurs.

Conséquences
Quand le cœur s'arrête de battre, le sang cesse de circuler et l'alimentation en oxygène du
corps entier est stoppée. Le cerveau est l'organe le plus sensible de l'organisme à un manque d'oxygène. Le cœur et les autres organes sont également atteints après quelques minutes.
Dès la troisième minute d’arrêt cardiaque des lésions cérébrales apparaissent si aucun geste de secours n’est réalisé. Progressivement, elles deviennent irréversibles rendant les chances de survie quasiment nulles au-delà de la 8ème minute.
La RCP va permettre de contrer ce processus en suppléant l’arrêt de la respiration par une ventilation artificielle et l’arrêt circulatoire par les compressions thoraciques. L’efficacité de la RCP et les chances de survie seront d’autant plus élevées que la RCP est débutée immédiatement par le premier témoin et que la défibrillation est mise en œuvre précocement (fig. 2).

 L_ACR

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 L’administration précoce d’un ou plusieurs choc(s) électrique(s) externe(s) permet de ré- synchroniser l’activité électrique anarchique du cœur en vue de restaurer un rythme cardiaque plus régulier et de retrouver une contraction efficace du muscle cardiaque.
 
Seul un dispositif médical est en mesure de délivrer un tel choc électrique : le Défibrillateur.

Principe de la défibrillation



principe_de_la _défibrillation
[13]


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mode fonctionnement
[14]

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Défibrillation Électrique : Aspects Techniques                                                                             

Définitions :

L'administration à l'intérieur du thorax d'un courant afin d'arrêter un trouble du rythme cardiaque  est appelée Choc Électrique Externe (CEE).

La défibrillation électrique désigne donc un CEE, non synchronisé, caractérisé par une énergie élevée, réalisé en extrême urgence pour réduire une Fibrillation Ventriculaire ou certaines Tachycardies Ventriculaires. Cette défibrillation est systématiquement accompagnée des gestes de réanimation cardio-pulmonaire imposés par la situation d'un Arrêt Cardiaque.

Principe électrique du DSA

Dans un défibrillateur, l'électricité provient d'une batterie. Bien qu'elle puisse contenir une quantité énorme d'énergie, elle ne peut pas produire sous sa forme actuelle l'onde de défibrillation. C'est pour cela que l'énergie est extraite de la batterie pour la stocker dans un condensateur. Cette opération se fait lorsque l'appareil recommande le choc et annonce qu'il se met en charge.

L'analogie classique avec un réservoir d'eau illustre bien ce processus :
Le réservoir stocke l'énergie sous forme d'eau (le condensateur du DSA sous forme d'électron). Plus la capacité du condensateur est grande, plus il est nécessaire de stocker d'énergie. Une fois le condensateur chargé, il est prêt à délivrer l'onde de défibrillation.


condensateur


Au moment de la défibrillation, le courant électrique (symbolisé ici par le courant de l'eau) arrive au thorax du patient via les électrodes et lui délivre l'énergie emmagasinée dans le condensateur. Au niveau du patient, le courant subit une résistance (l'impédance du patient en Ohms) effet similaire au rétrécissement du tuyau d'eau. Contrairement à beaucoup d'idées reçues, l'impédance d'une personne n'est pas étroitement liée à la taille ou au poids (elle serait plus vraisemblablement liée à la dimension et à l’emplacement des électrodes de défibrillation, à l’intensité du choc et au type d’agent conducteur [gel pour électrodes, entre la peau et les électrodes]). La plupart des DSA actuels mesurent l'impédance thoracique grâce à des courants de faible intensité émis durant la phase de charge afin d'adapter l'énergie délivrée. Dans le cas contraires, ils sont  traditionnellement spécifiés pour des impédance de 50 Ohms.

Remarque : Dans les faits, on a estimé que seulement 4 % environ du courant délivré sur la poitrine passe a travers le cœur, la partie restante trouve elle-même son chemin entre les deux électrodes en traversant différentes parties du corps (d'après "L’impédance en défibrillation : une affaire de courant" de Fred CHAPMAN et Tarek El-ABADY ). Par ailleurs, le courant continu est administré durant une dizaine de millisecondes. Cette durée permet de dissiper une chaleur moindre et limiter les risques de brûlures.

Caractéristiques de l'impulsion de défibrillation : Les Formes des ondes

Le courant électrique qui traverse le cœur lors du choc à une direction donnée (entre les 2 électrodes), un sens précis (il circule de l'électrode positive à l'électrode négative). Par contre, l'impulsion de défibrillation n'a pas une amplitude constante dans le temps, elle présente une forme d'onde.

Sinusoïdale amortie ou exponentielles tronquées

Il existe essentiellement deux types de circuits utilisés de manière courante à l’heure actuelle dans les défibrillateurs externes. Ils génèrent des chocs ayant des formes d’ondes différentes :


amortie


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mono ou biphasique [15]


Equipement associé

Certains défibrillateurs sont aussi dotés d’une partie monitorage et d’un stimulateur cardiaque.

Rôle du monitorage : La surveillance des fonctions vitales d’un patient : il permet de mesurer et surveiller en permanence l’activité cardiaque (ECG), la pression sanguine (PNI), le taux de CO2 dans l’air expiré (EtCO2), et enfin le taux d’oxygénation du sang (SpO2). L’acquisition des fonctions vitales est réalisée par différents capteurs, et la surveillance s’effectue au moyen d’un écran, d’une imprimante et d’alarmes programmées par l’utilisateur.

Rôle de la stimulation cardiaque : Les électrodes délivrent des impulsions régulières sur un
Patient dont l’activité du cœur est aléatoire, pour la forcer à un rythme constant.

Les utilisateurs

Actuellement en France seul un médecin ou du personnel formé peut utiliser un défibrillateur, ils sont aussi soumis à l’obligation et des règlementations.

 

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