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Titre de l'étude : Mise en place du contrôle de qualité en radiodiagnostic


laurent Neuge
Laurent_NEUGE
Référence à rappeler : Mise en place du contrôle de qualité en radiodiagnostic, Laurent Neuge, Rapport de stage, Certification Professionnelle TSIBH, UTC, 2008
URL : http://www.utc.fr/tsibh ; Université de Technologie de Compiègne
RÉSUME

Le 24 septembre 2007, l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), rendait obligatoire le contrôle de qualité de certaines installations de radiodiagnostic. Sont but est le maintien du niveau de performances du matériel.
Il ne traite pas directement de la radioprotection du personnel ni des patients, mais y contribue en limitant la dose de rayonnement reçu par le patient.
Le texte demande de contrôler plusieurs éléments de la chaîne de radiologie :
•    Le générateur de rayon X (Kilo voltage, minuteur, dose d’exposition…)
•    Le tube à rayons X (collimation, alignement, filtration…)
•    Le système de développement humide (sensitométrie, densitométrie…)
Le contrôle est soit un :
•    Contrôle interne, par le CH, une société indépendante ou encore le constructeur  (avec audit par un organisme habilité)
•    Contrôle externe, directement par l’organisme habilité
Afin de bien choisir la solution la plus adaptée, il convient de réaliser :
•    un bilan de la situation du CH (inventaire, actions déjà menées, disponibilité des agents biomédicaux et manipulateurs),
•    une étude technico-financière entre les différentes solutions (coût, avantages, inconvénients…).
Tout cela doit permettre à l’ingénieur biomédical la mise en place de la stratégie de contrôle de qualité en radiodiagnostic la mieux adaptée à son établissement.


Mots clés : AFSSAPS, contrôle de qualité, radiodiagnostic, dose, patient, radioprotection, la chaîne de radiologie

ABSTRACT

On September 24th, 2007, the French Agency for the Safety of Health Products (AFSSAPS) made the quality control of a certain number of X-ray diagnosis equipment compulsory. Its goal: maintaining the level of the equipment performances. This control does not exactly deal with the patients and staff’s radioprotection but it highly contributes to curbing the dose taken in by the latter.
This text requires the control of several items in the radiology process:
  • The X-ray generator ( kilo voltage, timer, exposure dose, …)
  • The X-ray tube ( collimator, adjustment, filtering, …)
  • The developing bath process (sensitometry, densitometry,)
The tests can either be led:
  • Internally, by the hospital, an independent company, or the manufacturer (audited by an approved company)
  • Externally, directly by the approved company.
To choose the best solution, it is essential to:

  • Assess  the hospital’s situation ( inventory, actions already carried out, availability of biomedical staff and radiographers),
  • Implement a technical-cum-financial scrutiny of the several different possible solutions (cost, advantages, drawbacks,).
Eventually, these steps are meant to enable the biomedical engineer to determine the most appropriate quality control strategy in X-ray diagnosis for the hospital.

Key Words : AFSSAPS, quality control, X-ray diagnosis,  dose , patient, radioprotection, radiology process.


Remerciements


maitre_stage
Fig.1 : M. Le Lay [c]

J’adresse mes remerciements à mon maître de stage Johann Le Lay,ainsi qu’a son collègue Pierre Macquet, qui ont su être
ouverts à toutes mes questions, et qui ont toujours pris le temps de me recevoir.
                                            
Je tiens également à remercier toute l’équipe du service technique pour son accueil chaleureux et plus particulièrement Norbert Le Day qui a bien voulu partager son bureau avec moi, sans oublier l’équipe des techniciens biomédicaux pour leur disponibilité.

Merci à M. Thibault pour la pertinence de ses remarques lors de sa visite sur mon lieu de stage. Elles m’ont permises de bien recadrer le sujet et de me donner de nouvelles pistes de recherches, ainsi que M. Ghomari, et M. Page pour le temps qu’ils ont bien voulu accorder à répondre à mes questions.

Sommaire

. Remerciements   

. Introduction   

•    Chapitre 1 : Présentation du centre hospitalier du Mans (CHM)   

1) Données démographiques  

2) Caractéristiques de l’offre de soins en Sarthe   

3) Histoire du centre hospitalier du Mans:   

4) Aujourd'hui

5) Avenir   

6) Activités des services en 2006  

7) Organigramme

•    Chapitre 2 : Présentation du service biomédical  

1) Histoire  

2) Organisation  

3) Organigramme

4) Activités

•  Chapitre 3 : Présentation du projet

1) Le contrôle qualité

(I)    Définition

(II)    L’objectif   

2) Décret du 24 septembre 2007

(I)    Les différents contrôles

3) Le matériel de test associé

4) Les pôles utilisant l’imagerie conventionnelle au CH

5) Bilan de l’existant

6) Étude des besoins du Centre Hospitalier du Mans

7) Étude comparative des différentes solutions

(I)    Etude technico-financière entre les différents intervenants extérieurs  

(II)    Etude technico-financière entre le CH et les différents intervenants extérieurs

(III)    Bilan positif / négatif pour chaque solutions   

8) Conclusion

•    Bilan de stage 

•    Bibliographie   

•    Glossaire   

•    Annexes   

Annexe N°1 : future maternité 

Annexe N°2 : les pôles de l’hôpital du Mans

Annexe N°3 : La radiologie 

1) Histoire de la RX

2) Principe physique

3) Les différents composants de la chaîne d’imagerie

4) Les unités à connaître

5) La radioprotection

6) Les effets des rayonnements ionisants

Annexe N°4 : Le texte 

Annexe N°5 : Devis de matériel pour le contrôle qualité radiologique 

Annexe N°6 : Liste du matériel de radiologie soumis au contrôle qualité  

Annexe N°7 : tableau comparatif d’intervenants extérieurs

Annexe N°8 : tableau comparatif entre le CH et les intervenants extérieurs

Annexe N°9 : Exemple de formation


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Introduction

 
Le centre hospitalier du Mans (CHM) avec ses 32 équipements de radiodiagnostic est confronté à l’application de la décision du 24 septembre 2007 concernant la mise en place du contrôle de qualité. Ce contrôle a pour but d’assurer le maintien des performances des dispositifs afin notamment de limiter les rayons X reçus par le patient, c’est à dire dans un but de  radioprotection.
Les questions qui se posent au centre hospitalier du Mans sont les mêmes que dans beaucoup d’hôpitaux :
•    Quels sont les équipements concernés et dans quel délai ?
•    Quels sont les moyens techniques, humains et financiers à mettre en œuvre ?
•    Quel est l’intérêt de réaliser le contrôle en interne par un technicien biomédical ?

Etant moi-même concerné par le sujet, j’ai pensé opportun d’y consacrer mon stage pratique afin de réaliser une analyse technico-financière des différentes solutions possibles. Cette étude a pour objectif d’aider l’ingénieur biomédical du centre hospitalier du Mans dans sa décision de mise en œuvre du protocole de contrôle de qualité en radiodiagnostic.


Chapitre 1 : Présentation du centre hospitalier du Mans CHM

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Fig.2 : Logo du CHM [a]
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1) Données démographiques


Le Centre Hospitalier du Mans (CHM) dispose d’un positionnement stratégique grâce à une localisation géographique médiane au sein du territoire sarthois. L’ensemble des routes et des voies ferrées du département convergent vers Le Mans qui dispose ainsi d’une accessibilité favorable aux grandes agglomérations des départements limitrophes (Paris, Angers, Tours, Nantes, Laval, Rennes et Caen).
Le département de la Sarthe compte 536 857 habitants (Chiffres de la DRESS [1] au 1er janvier 2003), avec une augmentation de + 0,33 % par an depuis 1999.
La Sarthe affiche, conformément à la tendance nationale, un vieillissement de sa population.
Les personnes âgées de plus de 60 ans où plus sont désormais presque aussi nombreuses que les moins de 20 ans. L’espérance de vie à la naissance en Sarthe, au 1er janvier 2000, était de 75,7 pour les hommes et de 83,5 pour les femmes.
Dans ce contexte, la Sarthe est dotée d’une capacité d’accueil de 5 172 lits en hébergement permanent répartis dans 72 maisons de retraites, et de 1 205 lits en long séjour (Lits installés au 1er janvier 2004 publics ou privés). Cette répartition est susceptible d’évoluer dans le cadre de la réforme à venir des Etablissement d'hébergement pour Personnes âgées Dépendantes (EHPAD [2])

2) Caractéristiques de l’offre de soins en Sarthe


 Les établissements de soins en Sarthe sont les suivants (Nombre d’établissements de soins au 1er janvier 2004) :
-    6 Centres Hospitaliers (CH)
  les 2 principaux : Le Mans (1685 lits) et Sablé sur Sarthe (729 lits)
- 5 Hôpitaux Locaux ou assimilés
- 1 Centre Hospitalier Spécialisé en psychiatrie
- 7 Etablissements de soins de courte durée (Cliniques)
- 4 Etablissements de soins de suite et de réadaptation
- 1 Service d’Hospitalisation à Domicile (HAD)
- 1 Centre de dialyse ambulatoire et soins spécialisés à domicile   
                                                
sarthe
   Fig 3 : Carte de la Sarthe [b]                       


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3) Histoire du centre hospitalier du Mans


Le premier hôpital du Mans date de 1666, il était situé au centre ville et devint vite trop petit et dans l’impossibilité de s’agrandir du fait des autres constructions attenantes.
A cette époque il comptait :
        64 lits pour les hommes (médecine et chirurgie)
        59 lits pour les femmes  (médecine et chirurgie)
        12 lits pour les  enfants
        22 lits pour la maternité
Egalement, des lits pour indigents, vieillards, infirmes et pour les militaires.

A partir de 1882  le projet d’un nouvel hôpital vit le jour et c’est en 1891 qu’eu lieu l’inauguration de cet l’hôpital à l’emplacement  actuel.
Il était composé de 26 bâtiments sur une surface de 13 Ha, un petit bâtiment pour une seule salle de bloc opératoire.

plan_1891
   Fig.4 : Plan du nouvel hôpital de 1891 [a]  

 
Quelques cartes postales de l’époque: [a]      Diaporama ici carte_2

carte-1
             
carte2
 Fig.5  Entrée de l’hospice [a]: (© J. Garczynski)            Fig.6 : Crèche  [a]: (© Lumina)             

Depuis l’hôpital n’a cessé d’évoluer ; démolitions, reconstructions… néanmoins il reste encore quelques bâtiments de l’époques :

perso_1        
perso2
      Fig.7 : Bâtiment administration [c]                    Fig.8 : Chapelle [c]


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4) Aujourd'hui


En 2006 l’hôpital du Mans c’est : 34 bâtiments sur une surface de 20.97 Ha, plus le parking et l’hélisurface de 2.48 Ha.

masse_actuel         
aerien
    Fig.9 : Plan de masse actuel [a]                    Fig.10 : Vue aérienne [d]

1685 lits ; 14 pôles de soins ;
20 salles d’opération dont 3 en maternité et 5 en ambulatoire ;
3757 personnels non médical dont :
464 Administratifs
2640 soignants
    200 médicaux techniques
    452 techniques et ouvriers
377 personnels médicaux
Un site sur Allonnes de gériatrie et unité d’Alzheimer ( Charles Drouet):
allones
    Fig.11 : Bâtiment Charles – Drouet [a]
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5) Avenir


La dernière construction et la future :

monet
       
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    Fig.12: Claude Monet 2000 [a]                      Fig.13: Pole femmes mères enfants 2009 [e]

Le pôle mères enfants  (Annexe 1)

La construction du pôle va permettre d'agrandir la capacité d'accueil de la maternité, qui accueille de plus en plus de bébés : 3233 accouchements en 2002, 3434 en 2007. La maternité va passer de 53 à 78 lits, avec des chambres plus grandes, davantage de chambres individuelles et plus de chambres pour les grossesses à risque. La création du pôle s'accompagne aussi de deux nouveautés : une unité Kangourou, qui doit appliquer les vertus du peau à peau pour les prématurés ; et un service de maternologie, soutien psychologique aux parents en difficulté après la naissance de leur bébé.

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6) Activités des services en 2006


Le centre hospitalier a regroupé les services en pôles au nombre de 18 tout confondu, dont 14 pôles cliniques et médico techniques.  (Annexe 2)


 

7) Organigramme [b]        pdf


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Chapitre 2 : Présentation du service biomédical




service_tech       
atelier_bio
 Fig.14 : Entrée des services technique [c]             Fig.15 : Atelier biomédical [c]

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1) Histoire

Le service Biomédical fait parti des services techniques du CHM (centre hospitalier du Mans).
Les services techniques ont toujours été présents au sein de l’établissement. A une époque, ils comprenaient tous les corps de métiers, environ 60 personnes pour un seul ingénieur en 1955.
Vers les années 1965, de plus en plus de machines s’équipent d’électronique et commencent à se compliquer d’où la décision de diviser le service électrique en deux secteurs avec une spécialisation électronique. Dans le même temps le recrutement d’agents dans cette branche s’avère vite nécessaire. Au début 2 électriciens et 2 électroniciens.
Le service électronique gérait aussi bien la radiologie que les postes de radio / télévisions et les dictaphones.
Fin des années 1970, le nouvel ingénieur renomma le service électronique en service Biomédical.  Le service comprenait alors 3 agents.
Aujourd’hui, le service technique c’est 88 personnes dont 13 techniciens biomédicaux.

2) Organisation

Les 13 techniciens biomédicaux sont répartis par secteurs:
- Electronique générale et incubateurs :  2
- Biomédical général et hémodialyse :    4
- Respirateur et radiologie :                   4
- Electromécanique :                             3

Il faut rajouter deux  techniciens des ateliers courant fort et fer/mécanique qui sont sous la responsabilité des ingénieurs pour la stérilisation ainsi que les accessoires de fluides médicaux.
L’équipe occupe un atelier au rez de chaussée des services techniques, où elle reçoit le petit matériel. Trois autres annexes existent pour la dialyse, les incubateurs et la ventilation (occupées en permanence), afin de rapprocher les moyens humains et matériel des plateaux techniques (bloc réanimation)

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Fig.16 : Implantation du service Biomédical et des annexes [a]
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3) Organigramme [a]      pdf


orga_serv_tech


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4) Activités

Le CHM (centre hospitalier du Mans) utilise un logiciel de GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur) nommé MP5 de chez Datastream [28]

Le service biomédical intervient dans le cadre de la maintenance curative et préventive ainsi que dans le suivi des contrats de maintenance.

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Fig.17: Exemple de statistique de MP5 [a]


Le service biomédical gère un parc d’environ 7237 équipements répartis par pôles.

Libellé pôle 

PACTES 169
PÔLE BIOLOGIE ET PATHOLOGIE 291
PÔLE CHIRURGIE ADULTES 872
PÔLE DU METABOLISME 248
PÔLE FEMME MERE ENFANT 1019
PÔLE GERIATRIE 69
PÔLE GESTION DES PRODUITS DE SOINS 
39
PÔLE IMAGERIE MEDICALE 353
PÔLE MEDECINE POLYVALENTE 70
PÔLE MIDHOV 
235
PÔLE NEURO-CARDIOLOGIE 466
PÔLE QUALITE - GESTION DES RISQUES 9
PÔLE SPECIALITES MEDICALES 405
PÔLE URA 1791
Sans affectation de pôle
1201
Total 
7237


Le nombre d’interventions du service bio est en progression constante, aussi bien en maintenances correctives que préventives par contre il reste stable du point de vue des contrats.


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Fig.18 : Graphique des opérations de maintenance (ODM) [c]
 
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Chapitre 3: Présentation du projet


salle_angio

Fig.19 : Salle d'angiographie [c]

1) Le contrôle qualité

(I)    Définition. [16]    pdf


Maintenance et contrôle de qualité des dispositifs médicaux : [17]

•    Conformément aux dispositions du code de la santé publique, notamment ses articles R.1333-59 [18],pdf R.5211-5 [19],pdf R.5212-25 à R.5212-35 [20], les appareils de radiologie, en tant que dispositifs médicaux sont soumis à l’obligation de maintenance et au contrôle de qualité interne et externe. Les modalités et les périodicités de ces contrôles sont fixées par décisions de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (l’AFSSAPS [27]).
•    Le contrôle de qualité correspond à l’ensemble des opérations destinées à évaluer le maintien des performances revendiquées par le fabricant (article D 665-5-1 du décret 2001-1154 du 5 décembre 2001) [21] ainsi qu’à vérifier le bon fonctionnement des alarmes et sécurité.. Il est interne s’il est réalisé par l’exploitant ou sous sa responsabilité par un prestataire. Un contrôle interne peut être sous-traité, dans ce cas l’organisme n’a pas à être agréé. Le contrôle de qualité externe est confié à des organismes agréés par le directeur général de l’AFSSAPS (Prévu en mars 2009 pour la radiologie) à qui il appartient de définir les critères d’acceptabilité, les paramètres de suivi et la périodicité des contrôles.
•    Le responsable de l’installation radiologique doit définir et mettre en œuvre une organisation destinée à assurer l’exécution de la maintenance et du contrôle de qualité interne et externe. La maintenance est réalisée soit par le fabricant ou sous sa responsabilité, soit par un fournisseur de tierce maintenance, soit par l’exploitant lui-même.
•    Un registre dans lequel sont consignées toutes les opérations de maintenance et de contrôle qualité interne et externe doit être tenu à jour pour chaque dispositif médical. Ce registre doit être ouvert dès la mise en service d’une installation et être régulièrement tenu à jour. Il doit notamment permettre de connaître la date et la nature des défauts rencontrés ainsi que les actions correctives apportées pour y remédier, le nom et la qualité des intervenants.

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(II)    L’objectif


Depuis la découverte des rayons X par Roentgen en 1895 (Annexe3-1) beaucoup de personnes sont décédées suite à l’exposition aux rayonnements ionisants (Annexe 3-2) dont on ignorait la nocivité. C’est pour cela qu’il a été mis en œuvre des moyens de prévention, notamment sous le contrôle de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) [26] au niveau national, et celui de la PCR localement. (Personne compétente en radioprotection)  (Annexe 3-5).
Le décret n°33 du 24 septembre 2007 (Annexe 4) [22] s’intéresse à la qualité des clichés et à une limitation des doses délivrées aux patients par les équipements. Il ne traite pas directement de la radioprotection du personnel ni des patients, mais y contribue.
 
Le contrôle est avant tout fait pour le patient en permettant de répondre aux règles des 3D :

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Fig.20 : Image diagnostique / cosmétique [r]

1er.    Doses réduites : [19]
Pour obtenir un examen de qualité diagnostique, il est nécessaire d’utiliser une dose minimale.
Une image diagnostique est obtenue dès que le radiologue peut percevoir la forme des structures du patient, le « signal » même s’il y a du grain.  
On cherche trop souvent à obtenir un « beau cliché » (image en haut à droite). Elle est obtenue avec une dose beaucoup plus importante que l’image diagnostique, sans rien ajouter au diagnostic. C’est ce que l’on peut appeler une image cosmétique
Cette dose varie en fonction du contexte :
•    Clinique : âge, action vitale, taille/poids, organes explorés.
•    Technique : performances des équipements, et compétences disponibles.
•    Socio-économique : toute dose supérieure à la dose nécessaire au diagnostic est une dose inutile et nuisible.
2e.    Diagnostic amélioré :
La pertinence diagnostique d’une image radiologique dépend de :
•    L’adéquation de la technique du problème posé ;
•    La compétence (culture médicale et technique) de celui qui analyse l’image en fonction du contexte clinique.
3e.    Dépenses limitées :
Par la diminution :
•    Des examens refaits ou non indispensables
•    Des films rejetés
•    Des images en surnombre
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2) Décret du 24 septembre 2007   (Annexe 4) [22]

Sont concernés :
•    les dispositifs de production d’images radiologiques (radiographie et radioscopie) incluant les installations de télé radiologie à 4 mètres.
•    les machines à développer les films argentiques (procédé humide)

Sont exclues les installations:
•    de scanographie,
•    de radiographie dentaire,
•    de mammographie,
•    de radiologie utilisée en radiothérapie

Le contrôle mentionné au point 6 du présent décret est annuel. Il est réalisé en interne jusqu’au 1er mars 2009 (Il peut être confier à une société extérieure). Après cette date, il est réalisé soit en interne (un audit par un organisme agréé est nécessaire), soit en externe (par un organisme agréé), au choix de l’exploitant.  Le premier contrôle est dit contrôle initial. Pour les installations fonctionnant avec un générateur de 10 ans ou plus le contrôle interne initial est réalisé au plus tard le 1er mars 2008, et au plus tard le 1er mars 2009 pour les autres installations.

•    Les non-conformités dites graves nécessitent l’arrêt de l’exploitation sans délai, ainsi que leur signalement à l’AFSSAPS. La remise en conformité est attestée par une contre-visite déclenchée à l’initiative de l’exploitant.
•    Les autres non-conformités, dites mineures nécessitent un signalement à l’AFSSAPS et une contre visite déclenchée à l’initiative de l’exploitant également.
 

(I)  Les différents contrôles  [23]


cq_table
Fig.21 : Les différents contrôles [s]
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Contrôle de la sensitométrie et de la densitométrie (Sensitomètre et densitomètre)


6. Contrôle des dispositifs de production d’images :


cda
  
cda2
  
grap
    Fig. 22 : Contrôle CDA [j]                                 Fig. 23: Calcul de la CDA [j]                           Fig. 24 : mA /Temps  [a]
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perpan
      
r_spat
      
mire
    Fig. 25: Résolution spatiale [a]          Fig. 26 : Mire de Wellhofer  [a]                    Fig. 27 : Test de perpendicularité [j]
 

6.2 contrôles en radioscopie


r_spatiale
      
mire_ecrand
    Fig. 28 : Mire de résolution  [j]                      Fig.29 : Objet test moniteur [j]

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On peut se poser la question de la nécessité des derniers points 7.2.2
En effet cela implique de refaire une partie des tests, d’où une nouvelle immobilisation des machines et du temps humain pour accompagner l’organisme, ainsi que le coût supplémentaire de l’organisme de contrôle.
L’AFSSAPS justifie cela par le fait que ce sont des points jugés très importants, d’où la nécessité de les refaire [24].
Ce qui est assez surprenant et contradictoire, c’est que si le contrôle qualité est effectué uniquement de façon externe (une fois par an également et par un organisme agrée) il n’est pas nécessaire de les refaire ! Ce qui semble signifier que le contrôle réalisé de façon interne « n’est pas fiable ».
Malheureusement ce dernier point n’a pas soulevé de remarque de la majorité des personnes présentes à la validation du décret.
(A savoir que sur environ 30 personnes il y avait 3 ingénieurs biomédicaux.)

Le Contrôle Qualité est l’affaire de tous en fonction du niveau de compétence et de responsabilité. Radiologues, manipulateurs, ingénieurs et techniciens biomédicaux ainsi que les personnes compétentes en radioprotection doivent se partager la tache.
Sa réalisation en interne ne peut se faire que par l’implication du personnel.
La démarche associée au contrôle qualité doit tendre à améliorer l’efficacité globale du système, afin de protéger le patient. Elle doit être soigneusement expliquée à l’ensemble des acteurs pour être comprise et acceptée comme un progrès et faire parti des bonnes pratiques, mais reste basée sur la motivation et le volontariat.

3) Le matériel de test associé

Devis du matériel de test et qualification :
La plupart des sociétés spécialisées [25] dans le domaine proposent des valises toutes équipées pour un montant d’environ 10000 euros. (Annexe 5)
A cela il faut rajouter annuellement l’étalonnage du matériel allant de 800 à 1000 euros suivant le modèle et le type d’appareil. Attention de vérifier que les frais de port soient bien inclus dans le devis, car ils peuvent représenter jusqu'à 50 % du prix. (Le matériel repartant souvent à l’étranger)

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Fig.25 : KCP mètre RTI [c]
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4) Les pôles utilisant l’imagerie conventionnelle au CH


1 : Présentation
Au total ce sont 11 services qui utilisent du matériel de radiologie soumis à la réglementation, ce qui représente 13 salles et 14 appareils mobiles.
1 cadre supérieur de santé (CSS) et 3 cadres de santé se partagent la responsabilité de l’imagerie médicale, qui représente une équipe de 60 manipulateurs.

2 : Liste du matériel d’imagerie du CH du Mans : (Annexe 6)

Matériel soumis au contrôle qualité en interne (décret du 24 septembre 2007):
Au total 32 équipements radio gènes et 4 développeuses humides.
En bleu : Matériel de plus de 10 ans, contrôle qualité obligatoire en 2008; soit 11 dispositifs.

Autre matériel d’imagerie non soumis au décret du 24 septembre 2007:
-    Rayonnant :
o    1 Panoramique dentaire
o    1 Statif d’orthodontie
o    1 radio dentaire
o    1 TEP
o    2 Scintigraphes
o    2 Scanners
o    1 Mammographe

-    Autre :
o    2 IRM
o    14 Echographes
o    6 Négatoscopes de mammographies

5) Bilan de l’existant 


Le contrôle du matériel de développement à bains humide est assuré par un manipulateur de radiologie.
Actuellement un contrôle qualité interne est réalisé sur un certain nombre de matériel de graphie par le service biomédical en collaboration avec un cadre supérieur de santé en radiologie (M. Paumier).
Ce contrôle à été mis en place depuis 1999 par M. Paumier (CSS) et concerne tous les appareils de graphie soit 22, à raison de deux contrôles par an ce qui représente environ 88 heures par an. Les dispositifs de scopie ne sont actuellement pas contrôlés par le manque de formation du technicien, et le manque de matériel.

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6) Étude des besoins du Centre Hospitalier du Mans


Un tableau récapitulatif des actions menées par le centre hospitalier et le texte du décret semble nécessaire afin de connaître avec précision comment se situe l’hôpital par rapport au décret. Une colonne  « organisme externe » rappelle le point 7.2  afin de mieux situer les contrôles que doit effectuer l’organisme agréé à partir de 2009. (Point en rouge également) Le matériel manquant au CH est mis en bleu.

 
Etude comparative du contrôle réaliser par le CH vis à vis du décret : 


 
Actions réalisées par le centre hospitalier
Organisme externe agrée
Points à contrôler listés dans le décret
matériel
vérifie et /ou contrôle
4.1 Informations relatives
4.1.1 inventaire
 
 
Oui GMAO
Vérifie
4.1.2 Registre des  opérations
 
 
Oui GMAO
Vérifie
déclaration de non conformité
 
 
 
Vérifie
5.1 Machine à développer
 
 
Sensitomètre et densitomètre
Oui manip RX
Vérifie
6.1 Radiographie
6.1.1 tension appliquée au tube et qualité du rayonnement
6.1.1.1. l’exactitude et la répétabilité des KV
Kvpmètre
Oui
 
6.1.1.2 la CDA
Dosimètre / plaque d'aluminium
Non
contrôle
6.1.1.3 la reproductibilité, la répétabilité et la linéarité du rayonnement de sortie
Dosimètre / mètre
Oui
 
6.1.1.4 correspondances Kerma x surface (uniquement si chambre d'ionisation)
Dosimètre / règle Radio opaque / Récepteur d'image
Non
 
6.1 Radiographie
6.1.2 géométries du faisceau
6.1.2.2.1 correspondances entre le champ lumineux et le champ de rayon X
Dispositif d'essais (mire) / récepteur d'image
Oui
 
6.1.2.2.2 correspondances entre le champ irradié et le récepteur (pour les mobiles)
Oui
 
6.1.3 Exposeur automatique pas pour les mobiles ni les télé radiologies
6.1.3.1 vérifications de la réponse des cellules
fantôme équivalent patient en PMMA
Oui (mais pas le bon fantôme)
 
6.1.3.2 Kerma dans l’air
dosimètre
en partit (pas le bon protocole)
contrôle
6.1.4 Résolution spatiale pas pour les mobiles ni les télé radiologies
 
Mire de résolution spatiale / fantôme PMMA
Non
 
6.2 contrôles en radioscopie
6.2.1 Tension appliquée au tube et qualité du rayonnement                      Idem à la graphie
6.2.1.1 l’exactitude et la répétabilité au niveau des KV
Kvpmètre
Non (sauf pour les tables mixtes)
 
6.2.1.2  CDA
Dosimètre / plaque d'aluminium
Non
contrôle
6.2.1.3 correspondances Kerma x surface
Dosimètre / règle Radio opaque / Récepteur d'image
Non (sauf pour les tables mixtes)
 
6.2.2 Limitation de la taille du faisceau de rayon X
 
Dispositif de limitation de faisceau / récepteur d'image test
Non 
 
6.2 contrôles en radioscopie
6.2.3 Débit de dose max à l’entrée du patient
 
dosimètre / 2 mm de plaque radio opaque
Non
contrôle
6.2.4 Contrôle de la qualité d’image
6.2.4.2 Test du moniteur avec une mire
objet test pour le moniteur
Non
 
6.2.4.2.1 Résolution à bas contraste
Mire de résolution bas contraste / plaque de cuivre
Non
 
6.2.4.2.2 Résolution spatiale
Mire de résolution spatiale
Non
 

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Au vu du décret, le centre hospitalier réalise plus de la moitié du contrôle demandé et possède une partie du matériel nécessaire.
Du premier devis pour le matériel de test complet chapitre 3 -3 de 10000 euros, Le CH du Mans doit investir la somme de 4200 euros en équipement de contrôle supplémentaire.
Actuellement,  les contrôles sont effectués deux fois par an sur la moitié du parc d’équipement, le temps actuellement passé par le technicien serait sensiblement le même pour réaliser l’ensemble de la prestation sur l’ensemble du parc de matériel concerné mais une seule fois par an comme le demande la réglementation.
 

7) Étude comparative des différentes solutions 

image
Fig. 26 : [u]  

L’étude a d’abord été réalisée entre des organismes de contrôle non agréés, des sociétés indépendantes et les constructeurs et dans  un deuxième temps avec les ressources internes à l’établissement,technicien, manipulateur, équipement de contrôle de mesures et d’essais (ECME).
Ont été comparés les prix, mais aussi le temps de l’intervention par type d’équipement. (D’où l’importance d’avoir un inventaire rigoureux et précis).
La comparaison de l’ensemble des critères conduit à une notation qui va permettre de choisir la solution la plus adaptée au centre hospitalier du Mans (CHM) pour la réalisation du contrôle de qualité.
Les constructeurs comparés sont ceux présents sur le CHM, (4 au total) ainsi que les sociétés et organismes qui ont également déjà eu l’occasion d’intervenir sur le site. (4 également)

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(I)    Etude technico-financière entre les différents intervenants extérieurs

Le tableau avec toutes les valeurs se trouve en (annexe 7). Il est basé sur un devis pour la réalisation du contrôle de qualité par marque et type de machine pour l'ensemble du parc de radiologie du CHM. Il représente la moyenne du coût et du temps pour les deux type de prestations.
Les sociétés indépendantes sont assimilées aux organismes.

Le premier graphique montre que les constructeurs sont globalement plus chers que les organismes et les sociétés indépendantes.
Le second graphique montre en plus que les constructeurs passent plus de temps à effectuer le contrôle.

comp1
     
comp2
    Fig. 27 : graphique comparatif [c]                                     Fig. 28 : graphique comparatif [c]

Les graphiques suivants sont réalisés pour une prestation complète sur une marque possédant l’ensemble des différents modèles d’appareils.
La différence de prix est flagrante (du simple au double) et pourtant la prestation demandée est la même puisqu’elle s’appuie sur le texte. Difficile de l’expliquer.

comp3
         
comp4
Fig. 29 : graphique comparatif [c]                              Fig. 30 : graphique comparatif [c]

Les rapports de contrôle sont satisfaisants sur l’ensemble, complets et bien clairs.
Ce qui nous amène à l’attribution d’une note sur le choix éventuel d’un prestataire extérieur. On peut constater que le choix se fera essentiellement entre les organismes et la société indépendante. Dans notre cas, la note sur le prix a été évaluée au même niveau que celle sur la qualité, du fait que le contrôle s’appuie sur un texte précis.

La note moyenne (10/20) correspond au prix moyen calculé sur l’ensemble des offres classées et selon la configuration retenue. Pour chaque candidat, l’écart de prix entre le prix moyen et le prix de la proposition est calculé en %. A chaque % de surcout correspond 1 point de moins sur la note. Inversement, à chaque % de coût moindre, correspond 1 point de plus sur la note. Une note plus ou en moins 2.5 est attribué pour des prestations en suppléments ou en moins  ainsi que la possibilité de réaliser le contrôle sans aide. (Ce qui libère les manipulateurs de radiologie)

 

 

Société
indépendante

  Organisme
1

  Organisme
2

 Organisme
 3

  Constructeur
 1

  Constructeur
2

  Constructeur
3

  Constructeur
 4

Note sur le temps /20   (1%=12,5P)               

11,9

11

12,3

10,7

5

0,3

8,7

5,6

Note sur le prix / 40    (1% = 5P)    

32,2

36,1

29,8

37,2

20

16,4

12,2

16,9

Note sur la qualité de la prestation: +2,5 si pas accompagné/ -2,5 si manque une prestation ou le rapport/+2,5 pour offre supplémentaire/40                                    

35

32,5

27,5

30

33

30

30

30

 Note sur 100

79,1

79,6

69,6

77,9

58

46,7

50,8

52,5

Note total sur 20     

15,8

15,9

13,9

15,6

11,6

9,3

10,2

10,5

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(II)    Etude technico-financière entre le CH et les différents intervenants extérieurs

Le tableau avec toutes les valeurs se trouve en (annexe 8).

Pour ce comparatif, les moyennes du tableau de l’annexe 7, ont été utilisées.
Pour les organismes de contrôle il a été rajouté le coût du manipulateur de radiologie, car ils doivent être accompagnés. (Sauf cas particulier lié à la connaissance contrôleur du fonctionnement des équipements).
Pour le calcul en interne il faut prendre en compte la calibration des appareils de test une fois par an, ainsi que le temps passé par le manipulateur de radio, suivant les compétences du technicien biomédical et la réalisation du rappport écrit du contrôle. Sur le CHM le technicien ne faisant pas que de l’imagerie, il lui est nécessaire d’avoir l’aide d’un manipulateur sur 50% du temps. Bien sur chaque centre est différent sur ce point. (Le coût horaire est basé sur un technicien supérieur hospitalier)
La simulation ne prend pas en compte la première année où il faut former le technicien [29]. Il existe des formations spécifiques entre 400 et 800 euros (annexes 9), sauf en cas d’accord avec les constructeurs qui sont sous contrat afin qu’ils forment le technicien biomédical gracieusement. Il n’est pas inclus non plus l’achat du matériel de test car comme décrit au chapitre 3 -3, le CHM possède le matériel le plus onéreux, ce qui fait que l’investissement de la partie manquante reste faible, environs 4000 € ce qui est amorti en 1 an puisque l’on atteint un bénéfice moyen de 7036 € vis à vis des organismes et de 9 066 € vis à vis des constructeurs, la première année.


comp5
Fig. 31 : graphique comparatif [c] 


comp6           
comp7
Fig. 32 : graphique comparatif [c]                                Fig. 33 : graphique comparatif [c]


On peut en déduire que le contrôle interne réalisé par les agents de l’établissement est plus rentable au niveau financier. Pour le CH du Mans on arrive à une prestation plus longue car n’ayant jamais été réalisé entièrement on peut supposer que l’agent qui effectuera le contrôle risque de perdre un peu de temps les premières fois. On peut supposer qu’avec l’habitude l’écart de temps diminuera.
Il nous reste à faire un bilan des avantages et inconvénients pour chaque solution.
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(III)    Bilan positif / négatif pour chaque solutions

Critères

Centre hospitalier

Société indépendante

Organisme de contrôle

Constructeur

Proximité du technicien

+

-

-

-

Coût

++

-

+

-

Temps d’immobilisation de la salle

+ ou - *

+

+

-

Souplesse pour l’utilisateur (Programmation et modification de RdV)

+

-

-

-

Contrôles supplémentaires (gille …)

+

+ ou*

-

+

Gestion du matériel de contrôle.

-

+

+

+

Accès aux salles

-

+

+

+

Application du point 7.2.

-

-

+

-

Juge et partie

-

+

+

-

Multimarques

+

+

+

-

Autonomie pendant le contrôle

+ ou - *

+ ou - *

+ ou - *

+

Réactivité sur une non conformité

+ ou - *

+ ou - *

-

+

Mise en concurrence possible

-

+

+

-

TOTAL des +

6 à 9

6 à 9

8 à 9

5


* : en fonction des compétences

Avec ce bilan on peut constater que les organismes de contrôle se placent mieux au niveau des points positifs.
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8) Conclusion

Financièrement il est évident que la réalisation du contrôle de qualité en interne est la meilleure solution, néanmoins comme nous le montre le bilan, cela engendre des contraintes non négligeables.
Comme beaucoup de centre hospitalier, le CHM manque principalement de disponibilité d’agents. Le parc à contrôler ne permet pas financièrement de justifier un poste de technicien supplémentaire.

Les solutions envisagées par le CHM sont :
•    Réalisation du contrôle interne par un tiers pour 2008.
o    Le choix est fait avec l’étude de la notation en (Chapitre 3-7-I)
•    Réalisation du contrôle en externe par un organisme agrée, ce qui élimine le fameux point 7.2. (Chapitre 3-2-I). Cette dernière solution ne sera possible qu’à partir de mars 2009. (Les textes sortant avant que toutes les dispositions nécessaires à leur réalisation ne soient mises en œuvre.)
 
Organigramme récapitulatif des possibilités pour 2008 et 2009  étudiées avec les choix du CHM. [C]



orga_08
           
org_09

• Bilan de stage


Ces 10 semaines passées au centre hospitalier du Mans m’ont permis de voir le fonctionnement d’un service biomédical dans un grand centre. Pour moi qui vient d’un hôpital de proximité cela a été une expérience très enrichissante tant sur le plan humain que technique.
J’ai eu l’occasion de côtoyer les ingénieurs biomédicaux régulièrement et ainsi mieux cerner leur travail. J’ai donc pu profiter de cette occasion pour apprendre leur méthode de travail, que j’espère pouvoir mettre en application avec autant de pertinence qu’eux dans mon établissement.
J’en ai également profité pour étudier la technologie de certains équipements non présents dans mon hôpital et échanger avec les techniciens biomédicaux de maintenance nos diverses expériences professionnelles.






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Liens

1.    DREES: Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques:
 http://www.sante.gouv.fr/drees/index.htm
2.    EHPAD : Etablissement d'hébergement pour Personnes âgées Dépendantes:
 http://www.sanitaire-social.com/ehpad.html
3.  
http://thierry.vial.free.fr/historiq.htm
4.    Wikipédia:
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Rayons_X
5.    Cour UTC 2008:L’image radiologique analogique Maurice Page Ingénieur biomédical Radio physicien
6.    L’image radiologique court UTC 2008; Critères de qualité/ M. Page / Hôpitaux de Haute-Savoie
7.    LES TUBES A RAYONS X: Y.EVRARD, J.MOUCHEL, D.STRAINCHAMPS Master MTS 2004-2005, Compiègne
8.    Tube à rayons X Cour UTC 2008 Philippe Blin GE
9.    Fiches d'informations de l'Asn: http://www.asn.fr/sections/rubriquesprincipales/publications/fiches-d-information-du1203/copy_of_fiches-d-information-du
10.    Radioprotection et dosimétrie.
Etat de l'art et perspectives d'avenir pour le service biomédical M. Bakhouche, A. Richard, A. Viollet
Projet Master MTS, U.T.C., 2004 - 2005,
http://www.utc.fr/~farges/master_mts/2004-2005/projets/RadioprotDosi/RadioprotDosi.htm
11.    Rayonnement ionisant
http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=8516
12.    Les effets rayonnants 
http://www.asn.fr/sections/rubriquesprincipales/controle-nucleaire/principes-du-controle/fondements-du-controle/effets-rayonnements
13.    Zone radioprotection
http://www.inrs.fr/INRS-PUB/inrs01.nsf/inrs01_catalog_view_view/920B831D079F7B43C1256D49005224FA/$FILE/visu.html?OpenElement
14.    Livret de radio écologie:
http://www.irsn.fr/document/site_1/fckfiles/File/dossiers/radioecologie/livret_radioecologie.pdf
15.    Article L 203-2 du code du travail  http://web.ac-lille.fr/hygienesecurite/sitehs/principal/textesofficiels/codes/documents/codedutravail/codetravaill2301a5.pdf
16.    radioprotection
http://www.asn.fr/sections/accueil/actualites/asn-rappelle-aux-professionnels-sante/downloadFile/joint_file_1_f0/Circulaireradiol_dentistes.pdf?nocache=1168963044.41

Normes :

17.    Arrêté du 3 mars 2003 fixant les listes des dispositifs médicaux soumis à l'obligation de maintenance et au contrôle de qualité mentionnés aux articles L. 5212-1 et D. 665-5-3 du code de la santé publique  JORF n°66 du 19 mars 2003 page 4848  texte n° 26  NOR: SANP0320928A
18.    Article R1333-1 à 94 code de la santé publique   
http://www.smlc.asso.fr/smlc/coinjuriste/pdf/CSP-Radioprotection.pdf
19.    Articles R. 5211-5 
http://midi-pyrenees.sante.gouv.fr/santehom/vsv/vigilanc/dossiers/risques/doc31.pdf
20.    article R.5212-1_R.5212-35 
http://midi-pyrenees.sante.gouv.fr/santehom/vsv/vigilanc/dossiers/risques/doc32.pdf
21.    Décret n°2001-1154 du 5 décembre 2001 relatif à l’obligation de Maintenance et au Contrôle de qualité des dispositifs médicaux prévus à l’article  L.5212-1 du code de la santé publique. JO du 7 decenbre 2001 Volume 133.n° 284.  http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000222766&dateTexte=
22.    Décision du 24 septembre 2007 fixant les modalités du contrôle de qualité de certaines installations de radiodiagnostic JORF n°248 du 25 octobre 2007 page 17501 texte n° 33 NOR: SJSM0721914S
 http://www.legifrance.gouv.fr/./affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000247209&dateTexte=&fastPos=1&fastReqId=870481619&oldAction=rechTexte 

Liens :

23.    C.Q en radiologie conventionnelle / M.Page / Hôpitaux de Haute-Savoie
24. Afssaps M.BERTHIER Gérard Adjoint au directeur chargé des affaires médico-techniques  gerard.berthier@wanadoo.fr
25.    
   • Medi-test Domaine Technologique - 4, rue René Razel - Immeuble Azur - F-91892 SACLAY CEDEX  Tel : +33 (0) 1 69 41 10 00 - Fax : +33 (0) 1 69 41 22 41 - 
http://www.meditest.fr
    • PTW-FRANCE SARL, 41 Chemin De La Cerisaie, F-91620 La Ville Du Bois – France  Tel : +33 (0)1 64 49 98 58   Fax : +33 (0)1 69 01 59 32   http://www.ptw.de/
26.    Autorité de sûreté nucléaire :
http://www.asn.fr/
27.    Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
http://www.afssaps.sante.fr/
28.    Datastreamdemo@datastream.net
http://www.infor.fr/solutions/gmao/
29.    Formations :
http://www.emagister.fr/formation_optimisation_pratique_radiologie_conventionnelle_controle_qualite-ec2354200.htm
http://www.lne.fr
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Principaux sites Internet consultés :

-    Prévention des risques liés à l’exposition professionnelle aux rayons ionisants, Institut National de Recherche et de Sécurité.
http://www.inrs.fr/     
-    Exposition médicale de la population française aux rayonnements ionisants, Institut National de veille sanitaire
http://www.invs.sante.fr/
-    Institut Curie, centre de recherche contre le cancer
http://www.curie.fr/

-    Direction Générale de la sûreté nucléaire et radioprotection, Autorité de sureté nucléaire depuis 2002 exerce l’autorité de l’état sur toutes les activités civiles utilisant des sources de rayonnements ionisants.
http://www.asn.gouv.fr/
-    Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
http://www.irsn.org/
-    Société Française de radiologie
http://www.sfr-radiologie.asso.fr/
-    Office de Protection contre les rayonnements ionisants
http://www.irsn.org/
-    CQ_RX_DEES.htm 
http://www.utc.fr/tsibh/public/docutheque/liste_tvx/index.htm
-    MAINTENANCE ET CONTROLE QUALITE EN RADIOLOGIE
http://www.utc.fr/tsibh/public/spibh/03-04/Stages/village/village01.htm
-    CQ_RX_plus_service_Bio.htm
http://www.utc.fr/~farges/master_mts/2006-2007/stages/maurel/maurel.html
-    Les_bonnes_pratiques_CQ_RX.htm
http://www.utc.fr/tsibh/public/tsibh/04-05/projets/mrad_rubambana/mrad_rubambana.htm
-   Portail biomédical
 http://www.utc.fr/~Farges/

-    Pourquoi CQ Mise en situation au métier d'ingénieur biomédical et contrôle qualité en radiologie,
 E.Berenger, Stage DESS "TBH", UTC, 02-03 
http://www.utc.fr/%7Efarges/dess_tbh/02-03/Stages/Berenger/Berenger.html
-    Contrôle qualité en imagerie médicale formation
http://www.lne.fr/fr/formation/fiches_stages/2008/SA29.pdf

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Images et photos :

a.    Service technique Cliché de © J. Garczynski / H. Amiet / Lumina
b.    Intranet du CH le Mans
c.    Laurent Neuge stagiaire TSIBH 2008
d.    Photos aériennes:Géo portail / Earth google
http://www.geoportail.fr
http://earth.google.fr/

e.    Pole mère enfant : Architecte AIA (Nantes)
f.    Cour UTC 2008:L’image radiologique analogique              
         Maurice Page Ingénieur biomédical Radio physicien
g.    Wikipédia:
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Rayons_X

h.   Histoire des Rayons X
http://thierry.vial.free.fr/historiq.htm

i.    LES TUBES A RAYONS X: Y.EVRARD, J.MOUCHEL, D.STRAINCHAMPS Master MTS 2004-2005, Compiègne
j.    L'image radiologique, critères de qualité_TSIBH2008 Maurice Page Ingénieur biomédical Radio physicien
k.    Personnage irradiation et avion
http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=8516
l.    Image RX poumon:
http://www.med.univ-rennes1.fr/~medelez/ARC/imagerie/radio/thorax/radio_thorax_nourrisson.jpg
m.    Paquebot
http://images.google.fr/images?q=Image+paquebot&um=1&hl=fr&safe=active&start=60&sa=N&ndsp=20
n.    Grotte:
http://cyberechos.creteil.iufm.fr/cyber6/Invitation/grotte/grotte.htm
o.    Dosimètre
http://www.irsn.fr/index.php?position=dosimetre_rpl_page0
p.    Dosimètre – DMC 2000 – GEMS
q.    Zone et logos INRS: Zone radioprotection http://www.inrs.fr/INRS-PUB/inrs01.nsf/inrs01_catalog_view_view/920B831D079F7B43C1256D49005224FA/$FILE/visu.html?OpenElement
r.    L’image radiologique 2008; Critères de qualité/ M. Page / Hôpitaux de Haute-Savoie
s.    Siemens SAS / www.siemens.fr/medical
t.    Les dispositifs médicaux émettant les rayons X, maintenance, contrôle qualité, déclaration et radioprotection
http://www.utc.fr/~farges/master_mts/2005_2006/projets/dm_rx/dm_rx.htm   
u.    Microsoft Word



• Glossaire :

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G.I.E. : groupement d'intérêt économique
AFSSAPS: Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé.
- Amplificateur de luminance : Système de détection permettant d’obtenir une image dynamique (fluoroscopie ou radioscopie) ou statique (fluorographie ou radiographie numérique). Il est constitué d’un écran primaire convertissant les photons X en photons lumineux, couplé à une photocathode, convertissant les photons lumineux en électrons. L’accélération de ces électrons permet une amplification du signal, qui va être transformé point par point en information lumineuse sur un écran secondaire. L’image obtenue peut être dirigée sur un reprographe (radiographie ou cliché numérique) ou sur un moniteur de visualisation (radioscopie ou fluoroscopie). La quantité de rayonnement nécessaire à la réalisation de chaque image dynamique est moindre que celle nécessaire pour la réalisation d’une image numérique, au prix d’une moindre qualité d’image.
- ANAES : Agence Nationale d'accréditation et d'évaluation en Santé
- CE: Communauté Européenne
- CH: Centre hospitalier
- Chambre d'ionisation: C'est ce que l'on appelle un dispositif PDS (produit dose surface). Cette chambre mesure en fait la quantité de rayons X émis lors d'une exposition donnée par leur effet mesurable, la dose (ou le kerma) . Cette quantité est une constante quelle que soit la distance du point de mesure au foyer. On va donc s'arranger pour la mesurer à une certaine distance du collimateur.
- CIREA: Commission Interministérielle des Radio Eléments Artificiels
- Cliché sensitométrique : Cliché obtenu en développant un film exposé dans un sensitomètre. Ce cliché sert à établir la courbe de la densité optique obtenue en fonction de l’exposition d’un film donné, soumis à des conditions de développement déterminées.
- Collimateur ou diaphragme : Dispositif servant à limiter le faisceau de rayonnement primaire à la dimension du récepteur d’image utilisé. Certains collimateurs permettent un réglage continu de la grandeur du faisceau de rayonnement, d’autres utilisent des diaphragmes interchangeables propres aux formats des cassettes et aux distances entre le foyer et le récepteur d’image. Habituellement, un indicateur produit une image lumineuse de l’étendue du faisceau de rayonnement.
- Contact film écran : Proximité immédiate entre l'émulsion du film et l'écran renforçateur assurant un transfert de la lumière entre le film et l'écran. Un contact intime entre le film et l’écran renforçateur est essentiel à l'obtention de clichés de haute résolution.
- Contraste photographique : Variation de densité pour une variation d'exposition donnée. Il se définit par la pente de la tangente de la courbe sensitométrique. En mammographie, comme les variations d'intensité du faisceau de rayonnement au sortir du sein sont faibles (faible contraste radiologique), il faut recourir à des films offrant un contraste photographique élevé.
- Contraste radiologique : Variation de l'intensité du rayonnement causée par la différence d'absorption de celui-ci dans les tissus traversés.
- Contrôle Qualité : Ensemble des opérations destinées à évaluer le maintien des performances revendiquées par le fournisseur ou, le cas échéant, fixées par le directeur de l’A.F.S.S.A.P.S. (décret n° 2001-1154)
- Courbe sensitométrique : Graphique de la densité optique obtenue en fonction du logarithme de l'exposition, pour un film donné, dans certaines conditions de développement. Cette courbe, appelée courbe de Hurter et Driffield (système HD), a un aspect sigmoïde avec une section droite entre les densités optiques 0,50 et 3,00 DO. C'est la région de la courbe où le contraste est fort. Cette courbe permet d'apprécier la vitesse du film et son contraste.
- DDASS : Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales
- Densitomètre : Appareil permettant de mesurer, par transmission de la lumière, le noircissement du film, c’est-à-dire sa densité optique.
- Développement : Le développement du cliché est un procédé physico-chimique par lequel une image latente, invisible à l'œil, produite dans l'émulsion d'un film exposé à la lumière ou à un rayonnement X, est transformée, par l'action d'un révélateur, en image visible. Le développement est un élément essentiel du procédé photographique. La développeuse (machine à développer) exécute automatiquement le développement.
- Développeuse (Machine à développer) : Appareil automatique assurant le transport du film, par un système de rouleaux, à vitesse constante, dans les cycles de développement, de fixage, de lavage et de séchage.
- DGS : Direction Générale de la Santé
- DGSNR : Direction Générale de Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection
- Distance source image : Distance entre le foyer du tube radiogène et le plan de l'image, c’est-à-dire du film radiographique.
- DMO : Densité Minérale Osseuse
- Dose efficace : somme des doses équivalentes pondérées délivrées aux différents tissus.
- Dose équivalente : dose absorbée x facteur de pondération radiologique (il dépend de la nature des radiations : 1 pour les rayons X, 20 pour les rayons alpha)
- Dose latérale: 50 % (DL50) dose pour laquelle vous avez 50 % de chance de décéder 60 jours après l’exposition, (si vous ne suivez pas de traitement médical). DL50 = 4,5 Gy
- DSIN: Direction de la Sûreté des installations nucléaires
- E.C.M.E. : équipement de Contrôle de mesures et d’essais.
- Écran renforçateur : Feuille de matière plastique recouverte de cristaux microscopiques de phosphore. Les cristaux émettent de la lumière lorsqu’ils sont soumis au rayonnement X. La lumière émise produit une image latente sur le film radiographique.
- Effets déterministes : effets pathologiques liés aux lésions cellulaires engendrées par un seuil d’irradiation important.
- Effets stochastiques : surviennent de façon aléatoire, les doses sont moindres mais elles peuvent entraîner des anomalies génétiques ou des cancers même longtemps après l’exposition.
- Épaisseur de coupe : Épaisseur de la section transverse (du patient ou du fantôme) explorée par une rangée de détecteurs à chaque rotation du tube. Il faut distinguer l’épaisseur "nominale" de coupe, valeur affichée au pupitre du scanner, de l’épaisseur "réelle" définie par la largeur à mi-hauteur du profil de dose, mesurer sur l’axe de rotation du scanner. C’est l’épaisseur réelle qui intervient dans la dose délivrée. Elle est déterminée par la collimation primaire et la géométrie du faisceau. En cas de collimation secondaire au niveau des détecteurs, l’épaisseur réelle peut être sensiblement supérieure à l’épaisseur nominale.
- Étalonnage : Vérification, par comparaison avec un étalon, de l'exactitude des indications d'un instrument de mesure.
- Exposeur automatique : mode de fonctionnement d'un équipement à rayons X permettant de contrôler automatiquement la charge du tube et de l'interrompre lorsqu'une irradiation préétablie du récepteur d'image est atteinte. La tension du tube peut être ou non contrôlée automatiquement.
- Fantôme standard : Les fantômes sont des objets permettant de mesurer les doses d’irradiation et/ou de tester la qualité des images sans exposer de patient. Les matériaux utilisés doivent avoir, en ce qui concerne l’absorption et la diffusion des rayons X, des caractéristiques les plus proches possibles de celles des tissus biologiques.
- Formation des utilisateurs : Phase d'apprentissage, où le personnel médical et paramédical acquiert les connaissances indispensables pour faire fonctionner correctement le dispositif médical récemment acquis.
- Foyer du tube : Zone de l’anode frappée par les électrons. Dans un tube moderne, les électrons sont focalisés sur une toute petite surface de l’anode. Cela a pour effet de donner une source aussi ponctuelle que possible de rayonnement et assure des images aux contours nets et contrastés.
- G.M.A.O. : Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur                                                                                                                                                                                                             retour sommaire
- Grille anti-diffusante : Assemblage de fines lamelles de plomb parallèles entre elles et perpendiculaires à la surface de la cassette ou orientées (focalisées) vers le foyer du tube. La grille permet de réduire le rayonnement diffusé et d’améliorer le contraste radiologique et la netteté des clichés.
- INB : Installations Nucléaires de Base
- Indice de contraste : Différence de densité optique entre deux paliers du cliché sensitométrique préalablement choisis. Cet indice permet de faire le suivi du contrôle du contraste photographique au moment du développement. Cette valeur doit être maintenue à l’intérieur d’une certaine limite de variation.
- Indice de vitesse : Valeur de la densité optique d’un palier du cliché sensitométrique préalablement choisi. Cet indice permet de faire le suivi du contrôle du développement. Cette valeur doit être maintenue à l’intérieur d’une certaine limite de variation. Les indices de contraste et de vitesse servent à faire le suivi du contrôle de la qualité d’une développeuse.
- Indigents : Grande pauvreté
- Kerma: En radiologie conventionnelle, c'est la même chose que les doses. C'est différent en radiothérapie à cause de la distance sur laquelle les électrons mis en mouvement par les interactions des radiations avec la matière, peuvent être de plusieurs millimètres.
- Mesure de routine : Mesure effectuée  pour vérifier que les performances fonctionnelles d'un équipement répondent bien aux critères fixés, ou pour permettre la détection précoce de modifications de caractéristiques des composants d'un appareillage.
- OEM: Ondes Electromagnétiques
- OMD:opération de maintenance
- OMS : Organisation Mondiale de La Santé
- OPRI : Office de la Protection contre les Rayonnements Ionisants
- Qualité image : Peut être quantifiée par la résolution en densité (ou contraste) et la résolution spatiale (ou définition). La capacité d’un détecteur à restituer, en niveaux de gris, la variation du nombre de photons du faisceau primaire après sa traversée de l’objet caractérise la résolution en contraste. Sa capacité à discriminer deux structures voisines de petite taille caractérise la résolution spatiale, qui s’exprime en paires de lignes par cm ou par mm (pl/cm ou pl/mm).
- Radioactivité : propriété de certains éléments instables d’émettre des particules alpha, bêta, et/ou un rayonnement gamma ou X.
- Radioélément : émet plusieurs types de rayonnement à la fois (alpha, bêta, gamma, X, neutronique)
- Radiographie : l’énergie produite par les R.X impressionne une plaque, elle permet de garder un document.
- Radioscopie : elle utilise une source de R.X de faible intensité, et à travers un amplificateur de luminance, permet d’obtenir une image radiologique dynamique.
- Rayonnement diffusé : Rayonnement X dévié de son parcours entre le foyer du tube et le récepteur d’image. Ce rayonnement contribue à noircir le cliché sans y apporter d’information utile. Il en diminue la netteté et le contraste radiologique. La grille antidiffusante permet de réduire le rayonnement diffusé.
- Rayonnement primaire : Rayonnement X issu du tube radiogène qui traverse tous les matériaux absorbants sur son parcours, y compris le patient et la grille anti-diffusante, et atteint le récepteur d'image sans être dévié.
- Rayons ionisants : certains atomes instables naturellement, émettent des particules, dont le flux porteur d’énergie peut interagir dans la matière, ils peuvent ioniser c'est-à-dire lui enlever un ou plusieurs électrons.
- Rayons X : ce sont un type de rayonnement électromagnétique produit lorsqu'un faisceau d'électrons de grande intensité est projeté sur une cible métallique contenue dans un tube de verre. La fréquence de ce rayonnement est très élevée, de l'ordre de 0,3 à 30 EHz (exahertz ou million de gigahertz). Par comparaison, les stations de radiodiffusion FM émettent à des fréquences voisines de 100 MHz (mégahertz) ou 0,1 GHz (gigahertz).
- Résolution spatiale et résolution en contraste: (résolution en densité) ne sont pas indépendantes, et cette interdépendance est caractérisée par la fonction transfert de modulation. Dans l'acception générale, ce paramètre est subjectif, très dépendant de l'information recherchée pour un examen donné.
- RSQM: Registre de Sécurité, Qualité, Maintenance.
- Sensibilité ou vitesse du film : Caractéristique du film consistant à produire une densité optique donnée sur le cliché à la suite d’une exposition donnée. Si la période d'exposition nécessaire est longue, le film est dit peu sensible ou lent. Si, par contre, on obtient cette densité avec une faible exposition, on dira que le film est sensible ou rapide. Attention : la densité du cliché obtenue dépend non seulement du design de l'émulsion mais aussi des conditions de développement et de la lumière émise par les écrans renforçateurs.
- Sensitomètre : Appareil permettant d’exposer de manière reproductible un film à des niveaux différents de lumière. Une série de 21 filtres optiques dont la densité optique varie de 0,05 à 3,05 DO produit sur le cliché autant de plages de densités différentes appelées paliers du sensitomètre.
- Sensitométrie : Mesure quantitative de la réponse d’un film à une exposition et au développement photographique.
- SFR : Société Française de Radiologie
- Source : voir foyer du tube.
- TLD : Dosimètre Thermo Luminescents
- Tolérances : Dans un programme de contrôle qualité, variations acceptables dans les résultats d'une mesure de routine indiquant des performances fonctionnelles satisfaisantes de l'appareillage testé.
- Tube radiogène : Dispositif produisant le rayonnement X. Le tube comprend une enveloppe évacuée, une anode (électrode positive) et une cathode (électrode négative). Un filament électrique, situé dans la cathode, produit un courant (mA) d'électrons dans le tube. Ces électrons sont accélérés vers une zone de l’anode appelée foyer du tube. Certains de ces électrons, en frappant l’anode, produisent le rayonnement X.
- Voile : Densité optique du cliché résultant du vieillissement, de l’environnement et des conditions de traitement.
- Voile de base : Densité optique du cliché causée par la densité propre du support du film et par la densité résultant de l'action du révélateur sur une émulsion non exposée. On détermine la valeur du voile de base en mesurant la densité d'un film développé sans avoir été exposé.
- Voile de fond : Densité optique du cliché représentant la somme du voile de base et du voile.
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• Annexes


article_ouest

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 • Annexe N°2 : les pôles de l’hôpital du Mans

 
Pôle Chirurgie Adulte :
__ Blocs opératoires
__ Chirurgie ambulatoire
__ Chirurgie générale, digestive et endocrinienne
__ Chirurgie maxillo-faciale et stomatologie
__ Chirurgie orthopédique et traumatologique
__ Chirurgie urologique
__ Chirurgie vasculaire
__ Hospitalisation chirurgicale de semaine
__ Ophtalmologie
__ ORL et chirurgie cervico-faciale

Pôle URA :
(Urgences – Réanimation – Anesthésie)
__ Anesthésie - Réanimation - chirurgicale
__ Réanimation médicale et Post Réanimation
__ SAMU – SMUR
__ Service d’Accueil des Urgences
__ CESU
__ UCSA
__ Coordination des prélèvements d’organes

Pôle des Spécialités médicales :
__  Hépato - Gastro - Entérologie
__  Maladies Respiratoires
__  Rhumatologie

Pôle Qualité–Gestion des Risques :
__  Sécurité transfusionnelle
__  Service de Prévention des Infections nosocomiales
__  Réseau LUTIN 72
__  Cellule de veille

Pôle Neuro - Cardiologique :
__  Cardiologie
__  Neurologie
__  EFSN (Explorations Fonctionnelles du Système Nerveux)

Pôle Imagerie médicale :
__  Imagerie conventionnelle
__  Tomodensitométrie
__  Echographie - Doppler- Mammographie
__  Imagerie par Résonance Magnétique
__  Médecine nucléaire

Pôle Femme Mère Enfant :
__  Gynécologie- Obstétrique
__  Pédiatrie
__  Chirurgie pédiatrique

Pôle du Métabolisme :
__  Néphrologie – Dialyse
__  Endocrinologie – Diabétologie

Pôle MIDHOV (Médecine interne – Dermatologie – Hématologie – Oncologie médicale – Vénérologie – VIH) :
__  Médecine interne
__  Hémato oncologie
__  Dermatologie – Vénérologie et VIH

Pôle Gériatrie :
__  Gériatrie 1 (Le Mans)
__  Gériatrie 2 (Allonnes)

Pôle Médecine polyvalente :
__  Médecine générale
__  Médecine de courte durée
__  Unité Temporaire d’Hospitalisation

Pôle Gestion des produits de soins:
__ Pharmacie
__ Stérilisation
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Pôle des Activités Cliniques Transversales d’Education et de Support (PACTES) :
__ Equipe d’Addictologie
__ Equipe Mobile d’Accompagnement et de Soins Palliatifs
__ Equipe de Rééducation
__ Equipe de l’Unité d’Evaluation et de traitement de la Douleur
__ Equipe de Stomathérapie
__ Equipe d’Assistant(e) s de Service social
__ Equipe de Diététique - Nutrition
__ Equipe psychiatrique d’accueil en urgence et de Liaison
__ Aumônerie

Pôle Biologie – Pathologie :
__ Hématologie - Hémostase
__ Biochimie
__ Microbiologie
__ Biologie moléculaire
__ Cytogénétique
__ Immunologie – Sérologie
__ Biologie spécialisée et radio marquage
__ Anatomie et cytologie pathologies

Bâtiment administratif
__ Direction Générale
__ Direction de la Stratégie et des Affaires Médicales
__ Direction de la Qualité et de la Gestion Des Risques
__ Direction des Relations avec la Clientèle
__ Direction des Coopérations et des Réseaux
__ Direction des Ressources Humaines
__ Direction des Services Financiers et du Système d’Information
__ Direction des Services économiques
__ Direction des Soins
__ Direction des Travaux

IFSI - IFSAS
__ Institut de Formation en Soins Infirmiers
__ Institut de Formation d’Aides-soignants(e) s

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Présentation de la radiologie

1) Histoire de la RX : [3 et 4]

La radiographie est la première technique d’imagerie médicale. Elle existe depuis 1895 grâce aux travaux du physicien allemand Wilhelmy Conrad Roentgen qui a découvert par hasard le rayon X. En effet alors que Röntgen étudiait les rayons cathodiques dans un tube à décharge gazeuse sous haute tension. Il nota qu'un écran de platino-cyanure de baryum, placé par hasard à proximité, émettait une lumière fluorescente lorsque le tube fonctionnait. Bien que ce tube fût totalement enfermé dans un boîtier de carton noir. Après avoir effectué d'autres expériences, il conclut que cette fluorescence était causée par un rayonnement invisible d'une nature plus pénétrante que le rayonnement ultraviolet. Il baptisa les rayons invisibles « rayons X» à cause de leur nature inconnue.

premRX

                                     
prem_rx
    Fig.34 : Tube à décharge de Roentgen [f]                              Fig.34 : Première radiographie de la main
                                                                                                    de la femme de Roentgen [g]


Par la suite les applications de ses rayons ne firent que de s’étendre
La première machine française fut installée en 1897 par  Antoine Béclère à Thonon

Malheureusement, il y eut beaucoup de martyr à la cause du rayon X. On ignorait alors l’effet nocif de ces irradiations, et des praticiens qui s’exposèrent longuement et à des doses cent fois supérieures à celle utilisées aujourd’hui payèrent de leur vie ces nouvelles expériences. Par exemple : en Belgique, Boine, lombard, Morlet décédèrent tous de cancers après de longues années de pratique de la radiologie.


hist_rx
  Fig.34 : Premier appareil de radiographie [h]
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2) Principe physique : [5/6/7/8]

La radiologie est une exploration du corps par les rayons x qui ont la propriété d’être absorbés de manière différente par les substances solides, ou d’être atténués par toutes sortes de substances. L’examen de radiologie consiste à impressionner sur un film argentique les différences de densité d’un organe traversé par ces rayons.
On ne peut voir les tissus que parce que des structures voisines absorbent des quantités différentes de rayonnement, qui vont provoquer un noircissement différent sur le récepteur.
Le récepteur peut être argentique (film), ou désormais numérique

créa_image
Fig.35 : Principe de la création d’une image RX [f]    
                                               
Un tube radiogène ne fonctionne pas tout seul, il doit être relié à un générateur de haute tension (environ 100 kV), à un générateur secondaire de basse tension et à un système de refroidissement. [7]       pdf
Le tube radiogène est constitué d'une cathode et d'une anode entourée par des enveloppes de protection.
•    La cathode est la source des électrons. Il s'agit d'un filament en forme de spirale, composé généralement de tungstène, qui s'échauffe lors de la mise en route du tube pour laisser s'échapper les électrons.
•    Les électrons sont accélérés entre la cathode et l'anode par une forte différence de potentiel, délivré par le générateur.
•    L'anode est la cible des électrons et le lieu de production des rayons x. La surface de bombardement des électrons sur l’anode s'appelle le foyer. La surface de l'anode est oblique par rapport à la direction du faisceau d'électron de manière à permettre à d'avantage de rayons x de pouvoir sortir du tube.
•    Le tube radiogène, mis sous vide, est entouré de plusieurs enveloppes de protection permettant d’assurer une protection thermique, électrique et mécanique.
•    La production des rayons x est très inefficace puisque le rendement dans les tubes radiogènes de radiodiagnostic est d'environ 1%. Une grande quantité de chaleur est produite en même temps que les rayons X.


tube_rx       
produc_rx
  Fig.36 : Créations des rayons X dans un tube [i]           Fig.37 : Echappement des rayons X [i]
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3) Les différents composants de la chaîne d’imagerie :

La radiologie conventionnelle est constituée de plusieurs éléments :
•    Générateur haute tension
•    Pupitre de commande
•    Tube à rayon X
•    Filtre afin de limiter les rayons inutiles au niveau du patient, dit « mou »
•    Diaphragme
•    Grille antidiffusante
•    Table d’examen et ses accessoires
•    Détecteur soit par les films ou cassette numérique et maintenant capteur plan CCD
•    Chambre noire pour l’argentique
•    Développeuse à chimie pour l’argentique et le plus souvent numérique
•    Négatoscope pour la lecture et l’interprétation des films.

chaine
Fig.38: Les différents éléments [j]

4) Les unités à connaître : [9]

5) La radioprotection : [9/10/13]

La radioprotection a pour objectif d’assurer la protection de la santé des populations soumises aux rayonnements ionisants (personnes publiques, patients et travailleurs), ainsi que la protection de l’environnement.
Ces rayonnements pouvant représenter un danger pour l’homme, la radioprotection recouvrent l’ensemble des aspects techniques et réglementaires mis en œuvre pour assurer leur sécurité.
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6) Les effets des rayonnements ionisants: [9/11/12]

Les effets d'un rayonnement ionisant dépendent de sa nature, de la dose absorbée, de l’organe touché. Des doses importantes - qui peuvent être bénéfiques quand elles sont brèves et localisées comme en radiothérapie (60 Gy délivré à une tumeur en plusieurs semaines) provoquent des effets bien identifiés. Suivant la dose reçue et le type de rayonnements, les effets peuvent être plus ou moins néfastes pour la santé.
Ils peuvent être classés en deux catégories :



Les effets déterministes:

Les effets déterministes se produisent de manière certaine.
Pour des doses élevées (supérieures à plusieurs grays), ils sont observés chez tous les sujets exposés. Ce sont donc des effets à seuil.
Ils se déclarent en général de manière précoce, avec des temps de latence compris entre quelques jours et quelques mois.
Leur gravité augmente avec la dose absorbée.

Effets déterministes décrits pour des expositions à des rayonnements gamma ou X

Effets déterministes recensés

Dose d’irradiation

Stérilité masculine temporaire

à partir de 0,15 Gy

Diminution temporaire des leucocytes (famille de globules blancs)

de 0,2 à 1 Gy

Nausée, asthénie
Modification de la formule sanguine
Effet immunodépresseur (risques d’infections)

de 1 à 2 Gy

Risque de stérilité féminine

à partir de 2,5 Gy

Stérilité masculine définitive

de 3,5 à 6 Gy

Aplasie (arrêt ou insuffisance du développement d’un tissu ou d’un organe).

à partir de 4,5 Gy

Atteinte oculaire (survenue possible de cataracte de 1 à 10 ans après l’irradiation)

à partir de 5 Gy

Atteinte gastro-intestinale

6 Gy

Atteinte pulmonaire

8 Gy

Coma, mort cérébrale mort inévitable

au delà de 10 Gy




On commence à observer certains effets déterministes aux alentours de 0,3 Gy pour des expositions partielles. Par contre pour des doses faibles, inférieures à une valeur seuil dépendant essentiellement du type d'effet biologique, aucun effet n'est décelable. Pour une exposition globale, on prend la valeur référence de 0,5 Gy comme valeur seuil.
On appelle la dose létale 50 % (DL50), la dose absorbée, pour l'organisme entier (donc une exposition globale), pour laquelle la probabilité de décéder soixante jours après l'exposition, sans traitement médical, est de 50 %. Elle est égale à 4,5 Gy.
 Généralement, les effets déterministes se produisent dans le cas d'une exposition unique à fort débit de dose. Ce sont donc souvent dans le cas de situations accidentelles.


Les effets aléatoires (ou effets stochastiques):

Les expositions à des doses plus ou moins élevées de rayonnements ionisants peuvent avoir des effets à long terme sous la forme de cancers ou de mutations génétiques affectant sa descendance.
Dans ce cas, la gravité de l'effet demeure identique quelle que soit la dose ; seule la probabilité d'apparition de l'effet est fonction de la dose absorbée. En d'autres termes, le pourcentage de sujets exposés chez qui on observe ce type d'effet augmente avec la dose.
Le temps de latence (temps séparant l'exposition de l'apparition de l'effet) est en moyenne beaucoup plus long que pour les effets déterministes (plusieurs dizaines d'années). Enfin, on considère que la moindre dose de rayonnement est susceptible de provoquer ce type d'effets.
La radioprotection vise à éviter l'apparition des effets déterministes et à réduire au maximum les effets stochastiques.

Les deux formes d'exposition aux rayonnements ionisants:

Concrètement, l'exposition d'une personne aux rayonnements ionisants peut exister sous deux formes différentes :
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L'exposition externe


ir_ext
Fig. 39: [k]

Elle peut se produire de diverses manières :

Exemple d’exposition naturelle en doses efficaces : [9]   
pdf

 
rx_thor •    0,02 mSV
pour une radio pulmonaire
avion •    0,04 mSV pour un trajet Paris New York                
Fig. 40 : [l]
Fig.41:[k]
bateau •    2 mSV/an/pers. irradiations cosmiques des navigants grotte •    2,4 mSV/an/pers. irradiations naturelles en France[9]    pdf
Fig. 42 : [m]
Fig. 43 : [n]

                                                                                              
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L'exposition interne :


ir_int

 Fig. 44 : [k]

Elle peut intervenir de différentes façons :
•    Par inhalation de substances radioactives dans l'air ;
•    Par ingestion de produits contaminés (par exemple des aliments) ;
•    Par pénétration transcutanée d'une contamination externe (par exemple en cas de blessure ou de plaie)
•   Lors d'un examen médical : diagnostic, scintigraphie (dans ce cas, l'image de l'organe est obtenue grâce à l'émission g du radioélément injecté), radiothérapie métabolique avec injection de substances radioactives

L'exposition interne dure tant que les substances radioactives demeurent dans le corps ; elle diminue avec le temps en fonction de la décroissance radioactive des radioéléments incorporés et de leur élimination naturelle par excrétion.

Les sources d'exposition de l'homme, par les différentes voies indiquées ci-dessus, sont multiples :
•    D'origine naturelle : inhalation de radon (gaz naturel radioactif), exposition tellurique (exposition externe venant du sol),
•    Exposition aux rayons cosmiques et ingestion de radioéléments naturels (potassium 40 …) contenus dans les aliments ;
•   Résultant des activités humaines : utilisation médicale des rayonnements ionisants, industrie nucléaire, essais aériens d'armes atomiques, etc.

Toute personne est considérée comme exposée aux rayonnements, pour raison professionnelle, dès lors que ses conditions de travail l’y soumettent, au-delà de 1 mSV par an.

Le personnel est alors classé :
•    En catégorie A s'il peut dépasser 6 mSV/an ou 3/10ème des limites professionnelles des différentes parties du corps ;
•    En catégorie B pour les autres personnels.
 
 

 

Travailleurs

 

Public

 

Cat. A

 

Cat. B et apprentis

Femme enceinte

 

Organisme entier

DOSIMETRE DE POITRINE

20 mSv

6 mSv

1 mSv

1 mSv

Cristallin

150 mSv

50 mSv

(50 mSv)

15 mSv

Extrémités

500 mSv

150 mSv

150 mSv

-

Peau (1 cm²)

500 mSv

150 mSv

150 mSv

50 mSv



Surveillance dosimétrique : [10]

Chaque travailleur intervenant en zone surveillée ou contrôlée est soumis à une surveillance individuelle d'exposition.
Elle consiste en le port du dosimètre photographique à porter sur la poitrine (et sous le vêtement protecteur quand il est porté) et à changer normalement tous les mois. Il doit être porté en permanence et rangé sur le tableau nominatif en dehors des heures de travail.
Les résultats de la dosimétrie sont transmis au médecin du travail.

Deux types de dosimètre :
•    Une dosimétrie passive (dosifilm à la poitrine systématique, plus si nécessaire au poignet, ou sous forme de bague) pour les zones surveillées et les zones contrôlées
•    Une dosimétrie opérationnelle ou active dans les cas d’exposition spécifique (radiologie interventionnelle, médecine nucléaire)

dos_pas

dos_actif
  Fig. 45 : Dosimètre passif [o]                                    Fig. 46 : Dosimètre actif [p]
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Délimitation de la zone contrôlée et surveillée : [12 / q]

Pour l'exposition externe, il a été prévu des zones d'accès réglementées pour que le seuil maximum atteint soit :
•    La zone surveillée correspond à l’espace de travail autour de la source dans lequel les travailleurs sont susceptibles d’être exposés, dans des conditions normales de travail, à une dose efficace supérieure à 1 mSv par an, ou à une dose équivalente dépassant les 1/10e des limites annuelles réglementaires.
•    La zone contrôlée correspond à l’espace de travail autour de la source dans lequel les travailleurs sont susceptibles d’être exposés, dans des conditions normales de travail, à une dose efficace supérieure à 6 mSv par an, ou à une dose équivalente dépassant les 3/10e des limites annuelles réglementaires.
•    Les zones contrôlées font l’objet d’une signalisation et de règles d’accès particulières.

zones
Fig. 47 : Organisation des zones de travail en radioprotection [12 / q]
         

Valeurs de dose efficace externe et interne de l’organisme entier susceptible d’être reçu en 1h :

Zone non réglementée
Zone surveillée
  Zone contrôlée verte Zone contrôlée jaune
Zone contrôlée orange Zone interdite rouge
zone_non
zonz_surv
zone_verte
zone_jaune
zone_orange
zone_rouge
<80µSv/mois
<7.5µSv/h <25µSv/h <2mSv/h
<100mSv/h >100mSv/h


             
 
Un schéma général de prévention : rappel
  • Evaluer les dangers et les risques
  • Intégrer la sécurité en amont
  • Organiser le travail
  • Limiter les conséquences
  • Informer sur les risques et leur prévention
  • Former à la sécurité

    D’après le Code du travail (article L. 230-2) [15]    pdf                 
                 

 


 

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JORF n°248 du 25 octobre 2007
 
Texte n° 33

DECISION
 
Décision du 24 septembre 2007 fixant les modalités du contrôle de qualité de certaines installations de radiodiagnostic
 
NOR: SJSM0721914S
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anexe5

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Au total 32 équipements radio gènes et 4 développeuses humides.
En bleu : plus de 10 ans, obligatoire en 2008; soit 11 dispositifs.

Matériel de radiographie :

Site du CH :

-    Fixe :

Bâtiment Service Salle / Type Equipements Date (Mise en service, générateur) Marque
Fontenoy Radiologie centrale Salle C 1 Générateur 1998 Trophy
Os / Poumons 1 Suspension 2005
Salle D 1 générateur 1980 GEMS
1 Suspension 1996
Salle F 1 Générateur 2005 Siemens
Télécommandée Numérisée 1 Suspension 2005
Claude Monet Radiologie salle A Télécommandée Numérisée 1 Générateur 2001 Siemens
1 Suspension 2001
Salle B Os / Poumons 1 Générateur 2001 Siemens
1 Table 2006
Duperrat Médecine du travail   1 Générateur 1997 Trophy
1 Cabine radio photon 1997
Urgence   Salle 1 1 Générateur 2000 GEMS
Télécommandée 1 Suspension 2005
  Salle 2 1 Générateur 2006 Philips
Capteur plan 1 Table 2006
Pédiatrie   Os / poumons 1 Générateur 1993 GEMS
1 Table 2000
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Site de Allonnes :

Bâtiment Service Salle / Type Equipements Date (Mise en service, générateur) Marque
Charles Drouet     1 Générateur 1975 Trophy
1 Table 1995


       Mobile :

Bâtiment Service Salle / Type Equipements Date (Mise en service, générateur) Marque
Fontenoy     1 Mobile 1996 Philips
Pédiatrie 1 Mobile 2005 GEMS
Pédiatrie 1 Mobile 2008 GEMS
Néphrologie     1 Mobile 1993 GEMS
Reilly     1 Mobile 2006 GEMS
Claude Monet Bloc   1 Mobile 1994 Siemens
1 Mobile 1990


Matériel de radioscopie

-    Mobile

Bâtiment Service Salle / Type Equipements Date (Mise en service, générateur) Marque
Fontenoy Cardiologie Electrophysiologie 1 arceau Mobile 2006 GEMS
Fontenoy Bloc Digestif 1 arceau Mobile 1995 Siemens
Urologie 1 arceau Mobile 1998 Siemens
  1 arceau Mobile 1998 Siemens
Orthopédie 1 Mobile 2007 Philips
Orthopédie 1 arceau Mobile 1998 Siemens
vasculaire 1 Mobile 2004 Philips
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Matériel mixte (Scopie + Graphie) :

Bâtiment Service Salle / Type Equipements Date (Mise en service, générateur) Marque
Urgence   Salle 1 1 Générateur 2000 GEMS
Télécommandée 1 Table 2005
Fontenoy Radiologie centrale Salle A (E)Télécommandée Numérisée 1 Générateur 1992 Philips
1 Table 2004
Salle D  1 Générateur 1996 Trophy
Télécommandée Numérisée 1 Table 2003
Salle F 1 Générateur 2005 Siemens
Télécommandée Numérisée 1 Table 2005
Salle G 1 Générateur 2005 Siemens
Vasculaire 1 Table 2005
Cardiologie Coronarographie 1 Générateur 2002 Siemens
1 Table 2004
Claude Monet Radiologie Télécommandée Numérisée 1 Générateur 2001 Siemens
1 Table 2001



Développeuse humide :

Bâtiment Service Salle / Type Equipements Date de mise en service, Marque
Reilly     Curix 60 1992 Agfa
Pédiatrie   Os / Poumons Gévamatic 60   Agfa
Allonnes Charles Drouet   Gévématic 110 ou XP 2000   Agfa
Kodak
Duperrat Médecine du travail   Curix 60 / Gevamatic 60   Agfa

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 Matériel

Organismes ou sociétés indépendantes

Constructeurs

Ecart entre organismes et constructeurs

 

fourchette    du temps

Moyenne     du temps

fourchette de prix

Moyenne de prix

fourchette du temps

Moyenne     du temps

fourchette de prix

Moyenne   de prix

Temps

Prix

Salle radiographie

1,5<>2,5

2,1h

180<>400

279 €

1,5<>6

3,1h

317<>712

597€

1h

318€

Tube supplémentaire

1,025<>2

1,6h

111<>300

198€

1<>1,5

1,3h

190<>300

263€

-0,3h

66€

Salle radiographie / Scopie

2<>4

3,4h

322<>400

340€

4<>8

6,3h

600<>1187

989€

2,9h

649€

Mobile radiographie

1,025<>2

1,4h

164<>300

236€

1<>4

2,3h

407<>500

444€

1h

208€

Mobile radioscopie

1,5>2

1,6h

180<>300

242€

3<>5

3,3h

407<>855

621€

1,7h

379€

Moyenne

 

2h

 

259 €

 

3,3h

 

583 €

1,2h

324 €


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Appareil

Centre hospitalier

Organismes ou sociétés

Constructeurs

type

Nb

temps / appareil

 coût horaire MO

 coût moyen / appareil

Coût total (après l'achat de matériel)

temps moyen / appareil

 coût moyen / appareil

 coût horaire MO

 coût moyen / appareil avec Manip

Coût total

temps moyen / appareil

 coût moyen / appareil

Coût total

Tech

manip

Manip CH

Calibration des appareils

1

 

 

 

 

1 000 €

 

 

 

 

 

 

 

 

Salle radiographie

8

2,50 h

30 €

29 €

146 €

1 169 €

2 h

279 €

29 €

307 €

2 992 €

3,13 h

597 €

4 776 €

Tube supplémentaire

3

1 h

30 €

29 €

58 €

175 €

1,60 h

198 €

29 €

221 €

951 €

1,33 h

263 €

789 €

Salle radiographie / Scopie

7

4,50 h

30 €

29 €

263 €

1 842 €

3,40 h

340 €

29 €

389 €

3 452 €

6,25 h

989 €

6 923 €

Mobile radiographie

6

1,50 h

30 €

29 €

88 €

526 €

1,40 h

236 €

29 €

256 €

1 912 €

2,33 h

444 €

2 664 €

Mobile radioscopie

6

2 h

30 €

29 €

117 €

702 €

1,60 h

242 €

29 €

265 €

1 990 €

3,33 h

621 €

3 726 €

Total:

30

75,50 h

 

 

 

5 414 €

62,60 h

 

 

 

11 297 €

106,74 h

 

18878 €

TVA

 

 

 

 

 

1 061 €

 

 

 

 

2 214 €

 

 

3 700 €

TOTAL TTC

 

 

 

 

 

6 476 €

 

 

 

 

13 512 €

 

 

 22578€

Bénéfices

 

-12,9

 

 

 

7 036 €

44,1

 

 

 

9 066 €

0,0

 

0 €






annexe9_1

annexe9_2

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