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Titre de l'étude : Obligation de maintenance et controle qualité

logo HCC
Référence à rappeler : Obligation de maintenance et controle qualité, Philppe BIACHE, Stage paratique aux Hopitaux Civils de Colmar, Certification Professionnelle TSIBH, UTC, 2008
URL : http://www.utc.fr/tsibh ; Université de Technologie de Compiègne
RESUME

Le décret N°2001-1154 du 5 décembre 2001 suivie de l’arrêté du 3 mars 2003 relatifs à l’obligation de maintenance et au contrôle qualité, imposent à ce que l’exploitant d’un dispositif médical veille à la mise en œuvre de la maintenance et des contrôles qualité prévus pour les dispositifs qu’il exploite. La maintenance est réalisée soit par le fabricant ou sous sa responsabilité, soit par un fournisseur de tierce maintenance, soit par l’exploitant lui-même

Pour ce faire l’exploitant est tenu d’avoir un inventaire exhaustif et tenu à jour régulièrement, de planifier la maintenance, de la réaliser, de supprimer les non-conformités et d’y apporter les rectifications nécessaires, de consigner les résultats dans le RSQM

Mots clés :

Obligations, inventaire, planification, réalisation, suppression et rectification non-conformités, RSQM

ABSTRACT

The well known decree No. 2001-1154 of December the fifth 2001 confirmed by the Order of March the third 2003 dealing with maintenance obligations and quality controls, established an obligation of technical care for medical devices.

The technical care is performed either by the manufacturer or either by the operator. A third party maintenance is also possible.
In order to manage maintenance, the operator is expected to have a comprehensive and up to date inventory. A maintenance plan has to be established and non-conformities have to be rectified. The whole has to be recorded in a maintenance register.

Keywords: Obligation, Inventory, Planification, Realization, Abolition and Rectification of Nonconformity ,Maintenance boock


Remerciements

Je tiens à remercier Monsieur Alain BERGERY, Ingénieur biomédical , pour la place qui m’a été offerte au sein de l’unité biomédicale des Hôpitaux Civils de Colmar (68), pour ses conseils qui m’ont été des plus utiles

Je tiens à témoigner ma gratitude au chef d’atelier, Monsieur Jacky Neff pour son accueil et son soutient, son expérience

Je remercie l’ensemble des techniciens pour leurs conseils, leur sympathie et disponibilité et surtout pour m’avoir fait bénéficier de leurs savoirs

Je remercie également les différentes personnes qui m’ont permis de mener à bien ce stage (prestataires, ingénieurs, secrétaires, le personnel de l’atelier photo pour leur précieux concours ainsi qu’aux personnel de l’imprimerie)

 Sommaire

Introduction

Premiere partie


I. Les Hôpitaux Civils de Colmar

II. Des Compétences

III. Le Budget de fonctionnement

IV. Le Secteur logistique

V. L’investissement

VI. La Capacité d’accueil

VII. L’Activité

VIII. Le Plateau technique

VIIII. Organigramme du service biomédical

IX.Le service biomédical

Deuxieme partie       
  

I. Organisation de la maintenance dans les établissements

II. Les acteurs de la maintenance
  

Troisieme partie
  

I. Présentation du sujet du stage


Problématique


Conclusion

Bibliographie

Annexes


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    Introduction


      Ce stage pratique aux Hôpitaux Civils de Colmar à été réalisé dans le but de valider ma certification professionnelle  TSIBH (Technicien supérieur en ingénierie biomédicale hospitalière) effectuée à l’UTC (Université de Technologie de Compiègne)

Le sujet qui m’a été proposé, porte sur l’obligation de maintenance et le contrôle qualité des dispositifs médicaux

      En effet , les obligations de maintenances et de contrôles qualités ont été largement renforcés depuis quelques années et notamment suite au décret 2001-1154 du 5 Décembre 2001

Cette évolution est cependant délicate car les centres hospitaliers ne disposent pas toujours des structures et moyens de trésorerie nécessaires ; aussi il convient-il de guider cette évolution par la mise en place d’outils adaptés aux contraintes actuelles. De plus, les notions de qualité et d’assurance qualité poussent les services biomédicaux sous l’impulsion de leurs ingénieurs vers une meilleure visibilité de leurs actions et un fonctionnement plus adapté

Le rôle majeur qu’occupe la maintenance dans les différentes activités auxquelles elle se rattache, conduit ses différents acteurs à intervenir sur des équipements de plus en plus diversifiés et complexes qui demandent des connaissances accrues dans un nombre important de technologies. Ce constat ne fait pas défaut dans le contexte biomédical et plus particulièrement pour l’ingénieur hospitalier, pour qui, cette complexité toujours croissante impose une organisation entre ce qui est obligatoire et ce qui ne l’est pas, entre ce qui peut être fait en interne et ce qui ne peut pas l’être

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Pour sa part, le service biomédical des Hôpitaux Civils de Colmar souhaite acquérir une maitrise des obligations réglementaires et des besoins tant en ressources humaines qu’en moyens informatiques dans un esprit consensuel d’amélioration continue du service rendu




C’est pourquoi, la mission qui m’a été confiée a pour but d’analyser  la réglementation en vigueur concernant l’obligation de maintenance et de contrôle qualité et son application  aux Hôpitaux Civils  de Colmar


Premiere partie

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 I. Les hopitaux Civils de Colmar
photo HCC

1. Présentation générale

retour sommaire                                                                           

Les Hôpitaux Civils de Colmar (HCC) constituent l’un des cinq plus grands ensembles hospitaliers non CHR de France et l’un des vingt plus grands, CHR  compris.

Cet ensemble est considéré au niveau régional, comme l’un des quatre établissements de référence, avec les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, le Centre Hospitalier de Mulhouse et le Centre Hospitalier de Haguenau

L’Hôpital Pasteur

Je devrai dire le nouvel Hôpital car celui-ci a été inauguré le 21 Novembre 1937 en présence de M. Marc RUCART Ministre de la santé publique de l’époque. L’hôpital est en fait bien plus ancien puisqu’il existe des documents d’archives remontant à 1255

Le Parc, Centre de la Mère et de l’Enfant.

Ce centre à une capacité de 143 lits et prend en charge :

Ce regroupement qui  inclut la présence d’un pédiatre 24 /24 a permis de développer un service d’anesthésie réanimation spécifique pour le mère et l’enfant

Doté d’équipements modernes il offre un plateau technique performant et des consultations spécialisées

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Grace à ce regroupement la préservation de la relation mère-enfant est rendue possible, notamment dans l’environnement de l’accouchement

La participation des parents est recherchée, l’implication de l’enfant dans la préparation de l’intervention chirurgicale diminue la peur et l’appréhension

Concernant le domaine de la psychiatrie infanto-juvénile, le choix d’activités spécifiques spécifiquement ambulatoires améliore le caractère familiale des modes de prise en charge

Le Centre de la Mère et de l’Enfant fera l’objet d’une importante restructuration d’ici 2010, avec un projet de construction d’un établissement  neuf

Ce projet de taille permettra de répondre au mieux aux besoins de la population tant en termes de capacité qu’en termes de plateaux techniques et de consultation

Le CPA, Centre pour Personnes Agées

Le Centre des Personnes Agées a une capacité d’accueil de 334 lits pour :

Ce centre intègre un secteur de médecine gériatrique dédié à la prise en charge en court séjour des patients âgés, ce secteur se compose d’un hôpital de jour de 20 lits avec une extension prévue d’une unité d’hospitalisation complète de 25 lits

Il intègre également un secteur de soins de suite et de réadaptation assurant le prolongement temporaire des soins médicaux après une hospitalisation

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Il comprend aussi des lits d’EHPAD (Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes) assurant une prise en charge globale de la personne âgée pour l’hébergement, la restauration et les services de la vie courante

En 2004, un programme de restructuration du CPA a été lancé afin d’améliorer la qualité de l’accueil et le confort des usagés

Une des avancées de ce projet consiste en la médicalisation des anciens lits de maison de retraite qui sont intégrés dans ceux de l’EHPAD afin de répondre aux besoins croissants des personnes âgées dépendantes présentant des pathologies médicales associées

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 II. Des Compétences


Personnel non Médical (effectifs réels en agents)

PERSONNEL
Hommes
2005

2006
Femmes
2005

2006
TOTAL
2005

2006
EN %
2005

2006
Administratifs
59
51
380
376
439
427
12,55%
12%
Soignant et
Educatif
176
179
2236
2294
2412
2473
68,97%
69,52%
Medico-technique
27
26
173
176
199
202
5,69%
5,68%
Technique et
Ouvrier
296
308
151
147
447
455
12,78%
12,79%
TOTAL
558
564
2939
2993
3497
3557
100
100

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Et aussi :

Le mouvement en 2006 :

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Personnel Médical (effectif réel en agents )

STATUT
Hommes
Femmes
TOTAL

2005  /  2006
2005  /  2006
2005  /  2006
Praticiens hospitaliers
127    /  125
60    /   60
187   /  189
Assistants
20      /  19
14   /    17
34    /    36
Medecins nommes
 à titre provisoire
5     /     3
7     /    6
12   /    9
TOTAL
152  /  147
81  /    87
233  /   234
EN %
65,2%  /  65,8%
34,8% /  37,2%


 



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III. Le budget de fonctionnement

LE BUDGET PRINCIPAL : 230,53 millions d’euros

        structure des recettesstructure des depenses                                             
                              
Structure des recettes                            
Structure des dépenses

              (memento HCC 2007)                                                                          (memento HCC 2007)

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Les Budgets Annexes

EHPAD(1):9,98 millions d’euros
Ecoles :4,07 millions d’euros
CCAA(2):0,30 millions d’euros

(1)Etablissements Hébergeant des personnes Agées Dépendantes
(2)Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie


IV.Le secteur logistique
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Le Service restauration
le service restauration


Et aussi :
18 commissions de coordination avec les usagers et leurs représentants 
3021 actes  diététiques


Le Service Transport

48 véhicules:385250 Km parcourus

29 véhicules électriques et engins de levage:1381 T de marchandises transportées

475 remorques, chariots et armoires roulantes:5 471 usagés transportés

Le Service de Blanchisserie

1 764 702 Kg de linge lavé en 2006

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V.L'investissement

Le Budget d’Investissement : 27,15 millions d’euros

Structure des dépenses

Remboursement de la dette : 65%

Du fait du remboursement  anticipé d’un emprunt

Opérations d’investissement : 35%

Dont quelques grandes opérations

Restructuration des laboratoires : 2 M€

Restructuration du Parc : 0,6 M€

Médicalisation des Lilas : 0,2 M€

Financement notamment par

La capacité d’autofinancement : 34%

L’emprunt : 37%

Le prélèvement sur les fonds de roulement : 28%

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L’Effort d’Investissement depuis 5ans :122,05 M€

l'effort d'investissement depuis 5 ans


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VI. La Capacité d’Accueil

La Capacité d’Accueil installée par discipline et par site(1)

DISCIPLINE

LITS

PLACES(2)

TOTAL

Médecine

473

57

530

Chirurgie

295

19

314

Gynéco-Obstétrique

71

6

77

Total court séjour

839

82

922

Psychiatrie

56

39

95

Soins de suite

83

10

93

EHPAD(3)

259


259

TOTAL

1237

131

1368

SITES

LITS

PLACES(2)

TOTAL

Hôpital Pasteur

748

62

810

C .M.E le Parc

142

49

191

C.P.A

347

20

367

TOTAL

1237

131

1368

(1)y compris les lits d’UHCD

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(2)structure d’accueil en hôpital de jour ou en unité de chirurgie ambulatoire

(3)Etablissements hébergeant des personnes âgées dépendantes

VII.L’Activité
Nombre de GHM(1) représentés dans l’établissement : 748

(1)GHM Groupe Homogènes de Malades ;les séjours hospitaliers sont classés dans des groupes de séjours présentant une similitude médicale et un cout voisin .Il existe à ce jour plus de 700 GHM

Les 10 premiers groupes homogènes de malades(*)… sont triés par ordre décroissant de séjour


CMD

(**)

                   GHM-LIBELE(1)

      NBRE

Séjours   

       

24

Autres motifs de recours :Séj<2jours sans acte opératoire

    11063

28

Techniques complexes d’irradiation externe, en séances

    10112       

28

Hémodialyse, en séances

      6645             

28

Chimiothérapie pour tumeurs, en séances

      4672             

28

Autres techniques d’irradiation complexes , en séances

      838      

24

Techniques complexes d’irradiation externe, en séances

      2814            

24

Interventions sur le cristallin :séjour de moins de 2 jours

      2076    

24

Epuration extrarénale, en séances

      1658             

24

Maladies et troubles mentaux :séj<2 jours sans acte opératoire

      1572             

14

Accouchements par voie basse sans complications significative

      1391            

(**) :CMD :catégorie majeure de diagnostic

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Structure de l’activité totale des HCC( en séjours)

structure de l'activite total des HCC

(mémento HCC 2007)

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Répartition de la clientèle

Secteurs

sanitaires

NBRE de

Patients

%

Secteur 1 (Haguenau)

1 464

3,95%

Secteur 2 (Strasbourg)

1 601

4,32%

Secteur 3 (Colmar)

29 896

80,72%

Secteur 4 (Mulhouse)

2 262

6,11%

Hors Alsace ou indéterminé

1 812

4,89%

TOTAL

37 035

100%

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Répartition par classes d’âges :

repartition par classe d'ages


(mémento HCC 2007)

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Les Autres Critères d’Activité

Total urgences adultes                        48 251

Total urgences pédiatriques                 18 114

Total passages aux urgences             66 365 patients


Entrées directes

(hors mutation)

Journées et

venues

DMS

Médecine

Chirurgie

Obstétrique

19 960

12 938

  3 837

145 356

7,28

5 ,87

4,66

S/S Total Hosp.Complète

36 735

239 202

6,51

Séances(1)

Hôpital de jour

Chirurgie ambulatoire


29 564

25 204

  5 089


S/S Total Alternatives


59 857


Total M .C.O


299 059


Psychiatrie

-hosp. Complète

-hopital de jour

Médecine Physique

-hosp. Complète

-hopital de jour

Moyen Séjour

EHPAD

584

256

301

77

16 993

13 152

6 188

4 373

20 321

92 734

29,10

24,17

52,25

1 204,34

Total

Etablissements


452 820


(memento 2007 HCC)
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Et aussi :

3 452 sorties SMUR

4 154 789 ICR(2) des blocs  opératoires (17 574 interventions)

5 364 259 ICR d’anesthésie (16 622 interventions)

6 845 146 ICR d’imagerie (162 125 actes)

1 808 573 ICR d’explorations fonctionnelles (40 451 actes)

229 964 consultations

45,9 millions de lettres-clés B de laboratoire

6,9 millions de lettres-clés P d’anatomo-pathologie

Traitements et cures ambulatoires (dialyse, radiothérapie)

ICR : indice de cout relatif (unité d’œuvre des plateaux techniques)

VIII. Plateau technique (données ci-dessous, inventaire HCC)

Le service biomédical gère 3200 équipements dont :

Secteur imagerie :

1 IRM (un 2eme en cours d’installation)

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2 scanners

2 gamma-caméras

3 salles cardio-vasculaires

22 salles de radiologie dont 5 numérisées

1 lecteur de plaque photo stimulable(ERLM)

23 développeuses radio

8 injecteurs

2 mammographes

25 échographes

8 mobiles de graphie

8 mobiles de scopie

 Pour la radiothérapie :

2 accélérateurs de particules

1 scanner de simulation

 Secteur Anesthésie-rea :

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5 appareils d’autotransfusion1 appareil de sismothérapie

1 baie de cathétérisation

50 bistouris électroniques

19 caméras opératoires

22 cardiotocographes

18 générateurs matelas chauffants

53 générateurs de lumière froide

30 incubateurs

8 insufflateurs

1 laser CO2

19 mélangeurs de gaz

17 microscopes opératoires

26 moniteurs de CO2

3 moniteurs d’Hémofiltration

27 moniteurs de FiO2

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241 moniteurs multiparamétriques

80 moniteurs de PNI

62 moniteurs de SPO2

101 moteurs chirurgicaux

98 PCA Gemstar

3 phocoémulsificateurs

21 photothérapies

90 pompes à nutrition

138 pompes à perfusion

1 pompe à contre pulsion

260 pousse-seringues

126 respirateurs

11 spiromètres

1 station de neuro navigation

1 appareil de sysmothérapie

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4 thermo coagulations

16 unités dentaires

 Secteur d’exploration fonctionnelle :

5 analyseurs de sueur

16 attelles motorisées

4 audiomètres

16 appareils de mesure

3 auto réfractomètres

4 baies d’urodynamique

1 cabine de pléthysmographie

2 cabines de puvathérapie

3 centrales de dialyse

1 champ visuel

15 doppler crâniens

4 echo endoscopes

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1 électro ophtalmomètre

1 électromyographe

30 endoscopes souples fibre

15 endoscopes souples vidéo

12 enregistreuses holters

14 générateurs de dialyse

2 impédancemètres

3 lasers

83 matelas anti escarres

3 moniteurs d’hémofiltration

2 pèses lits

2 potentiels évoqués auditif

1 potentiel évoqué visuel

4 processeurs endo

20 tonomètres à air

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1 transfert de CO2

18 unités d’examen orl

3 vélos ergonométrique

2 vidéonystamographes

 Secteur laboratoire :

25 analyseurs de métabolisme

5 analyseurs multiparamétriques

4 analyseurs spécialisés

2 automates densitomètre

2 automates milieux de culture

1 automate à inclusion

1 automate vitesse de sédimentation

1 auto préparateur de milieux36 centrifugeuses

1 chromatographe gazeuse

4 chromatographes liquide

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4 cytohémato

3 étuves anaérobies

3 étuves spécifiques

3 explo/hémostase

1 hémi scaphandre

16 hottes a flux laminaire

32 microscopes de laboratoire

1 microtome

1 PH/Gaz

1 rampe de filtration

2 spectrophotomètres

1 séquenceur ADN

1 système BACT ALERTE

3 systèmes MODULAR

1 système MPL

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1 système HPLC

1 système KRIPTOR

1 système PERSONAL LAB

1 système VITEK

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VIIII.Organigramme du service Biomedical

organigramme du service biomedical

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Le Service Biomédical :

Le service biomédical à en charge :

La gestion du parc des dispositifs biomédicaux (utilisation de la GMAO)Son inventaire La maintenance préventive et corrective Le suivi de la maintenance externe et contrats La coordination des interventions La participation aux choix des nouveaux équipements Mise en service et reforme des matériels biomédicaux Le service biomédical gère un parc de 2268 équipements, il effectue plus de 4000 interventions par an. Son budget annuel est de 1 400 000 euros (cout d’exploitation global, qui intègre tous les contrats de maintenance).Le budget annuel d’investissement pour les appareils médicaux varie de 3 800 000 euros à 4 600 000 euros



Le service biomédical à trois missions résumées dans le tableau si après :

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les 3 missions du service biomedical
Achats

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La première action du service biomédical est le choix judicieux du matériel et l’anticipation des besoins en pièces détachées. Il est primordial de disposer d’une banque d’information pratique, régulièrement mise a jour qui permet de lieux acheter, de planifier et d’adopter des stratégies et des politiques d’équipement. Les besoins en dispositifs médicaux émanent des services utilisateurs et du service biomédical .Ils sont analysés par l’ingénieur, les techniciens biomédicaux, les services économiques, les médecins et les utilisateurs pour une expression correcte intégrant les facteurs médicaux, techniques, biomédicaux, économiques et humains
Les achats peuvent se faire de différentes manières :
Par appel d’offre ouvert ou restreint suivant que le dispositif est rare ou non dans le marché local .Le service biomédical est chargé de la rédaction du cahier des clauses particulières(CCTP)
Par achat direct ; seul la connaissance d’un dispositif médical ou un besoin urgent respectant la réglementation des dépenses publiques peuvent l’entrainer

 Formation

        De nombreuses interventions des techniciens de maintenance sur les équipements biomédicaux sont dues aux fautes d’utilisations ou d’incompréhensions du fonctionnement de l’appareil Il est donc indispensable de former le personnel à l’utilisation des matériels à l’occasion de la mise en service mais aussi durant toute la vie de l’équipement par des rappels pouvant être fait par les techniciens internes ou externes

        Les techniciens biomédicaux doivent eux aussi suivre des formations et recyclages qui leur permettent d’être performant dans la prise en main des différents dispositifs biomédicaux

        Ces formations assurées, les pannes, les couts de maintenance , de consommables et les durées d’immobilisations des appareils seront réduits prolongeant ainsi leur durée de vie

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        La maintenance, c’est l’ensemble des activités destinées à maintenir ou à rétablir un bien dans un état ou dans des conditions données de sureté de fonctionnement, pour accomplir une fonction requise.ces activités sont une combinaison d’activités techniques, administratives et de management

Bien maintenir, c’est maintenir au cout  global optimum


 La maintenance des biens durables doit être assurée dans un triple but :

La maintenance permet donc de prévenir et d’éliminer les incidents de fonctionnement, de conserver le potentiel du matériel pour assurer la continuité et la qualité de la production

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        Le graphique de la maintenance est présenté sur le schéma ci-dessous

graphique de la maintenance
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 (Ph BIACHE)


La maintenance peut donc être :

    

Maintenance préventive

 Maintenance effectuée dans l’intention de réduire la probabilité de défaillance d’un bien ou d’un service rendu

C’est l’action d’éliminer les causes de non-conformités ou d’un défaut probable ; elle correspond à une volonté de programmation et de planification des travaux. Elle peut-être systématique ou conditionnelle

Maintenance préventive systématique

Maintenance effectuée selon un échéancier établi selon le temps ou le nombre d’unités d’usage

Elle a pour but de réduire les risques de pannes et de maintenir dans le temps les performances des matériels. Elle permet de définir a l’avance les interventions de maintenances conditionnelles

Maintenance préventive conditionnelle

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Les opérations de maintenance ont lieu après une analyse de l’état de dégradation. Une décision volontaire est alors prise d’effectuer les remplacements ou remises en état nécessaires

Elle résulte des constatations faites lors de l’exploitation ou de la maintenance préventive systématique. Elle a pour but le maintien en état de fonctionnement des matériels ou équipements

    C’est l’action d’éliminer les causes de non-conformités ou d’un défaut probable ; elle correspond à une volonté de programmation et de planification des travaux. Elle peut-être systématique ou conditionnelle

Maintenance effectuée selon un échéancier établi selon le temps ou le nombre d’unités d’usage
Elle a pour but de réduire les risques de pannes et de maintenir dans le temps les performances des matériels. Elle permet de définir a l’avance les interventions de maintenances conditionnelles

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Elle à pour objet la remise en état de fonctionnement des matériels ou équipements défaillants. Elle correspond à une attitude de réaction à des évènements plus ou moins aléatoires. Elle vient après l’action de dépannage s »il y a lieu
 Dépannage


C’est la remise en état de fonctionnement, au moins provisoire, à la suite d’une panne

        Si la remise en état est provisoire, elle est suivie d’une réparation réalisée dans le respect des procédures et de la qualité

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Répartition des différentes taches de maintenance
repartition des differentes taches de maintenance


(Ph BIACHE)

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La majorité de la maintenance est effectuée dans les domaines de l’anesthésie-réanimation, l’imagerie et la thérapie




Répartition des différentes taches d’un technicien

Du service biomédical
repartition des differentes taches d'un technicien bio


                                             (Ph BIACHE)

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Un technicien occupe majoritairement son temps pour la réparation , les travaux de gestion et d’administration et pour les urgences

Deuxieme partie

I.Organisation de la maintenance dans les établissements

   1.
Présentation du décret N°2001-1154
Jusqu'à maintenant quand un dispositif était vendu sur le marché , la notice du constructeur précisait les recommandations de maintenance, qui devaient être respectées  et les exploitants étaient libres de les appliquer ou non . Avec la parution  du décret N° 2001-1154 (décembre 2001), l’exploitant doit désormais veiller à la mise en œuvre de la maintenance et des contrôles qualité prévus pour les dispositifs médicaux qu’il exploite. L’arrêté de3 mars 2003 affine encore plus les choses puisqu’il définit la liste des DM soumis a l’obligation de maintenance, liste qui impose l’obligation de maintenance et contrôle qualité aux DM de classe IIb et IIIainsi qu'aux dispositifs radiogènes

        Par la «  Loi du 1er juillet 1998 N° 98-535 relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de
la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme, Art 14-III Art L.665-5 sur la maintenance et le contrôle qualité des dispositifs médicaux », le législateur souhaitait voir élaborer un outil pour le maintien de la conformité des performances du dispositif médical mis sur le marché et en service . Cette demande se traduit désormais par le décret N° 2001-1154, qui à pour but de responsabiliser l’exploitant pour assurer la sécurité des patients et des utilisateurs des dispositifs médicaux

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        Contenu de l’article L.665-5(L.5212-1 du Code de la Santé Publique)

Pour les dispositifs médicaux dont la liste est fixée par le ministère chargé de la santé après avis de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé, l’exploitant est tenu de s’assurer du maintien de ces performances et de la maintenance du dispositif médical


        Le non respect des dispositions du présent article peut entrainer la mise hors service provisoire ou définitive du dispositif médical , prononcée par l’AFSSAPS, ainsi que , le cas échéant , le retrait ou la suspension de l’autorisation de l’installation dans les conditions prévues aux articles L.712-17 et L.712-18 du présent code “

II. Les acteurs de la maintenance

Le technicien biomédical n’est pas seul responsable du bon déroulement de la maintenance. Du fabricant à l’utilisateur, les contraintes de sécurité et de disponibilité impliquent une prise de responsabilité de tous les acteurs

1. Au niveau du concepteur, du fabricant du dispositif médical

        Dans le cas ou le distributeur serait aussi le concepteur du matériel, la qualification technique est à son plus haut niveau. Les opérations de maintenances effectuées ( que se soit des opérations de contrôle, de réparation ou de maintenance amélioratrices ) nécessitent des techniques ou des savoir-faire particulières. C’est essentiellement pour des raisons techniques que la maintenance de 3eme niveau ne peut-être faite en interne

2. Au niveau du service biomédical

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        Le technicien effectue la plupart des opérations de contrôle, de réglage, d’étalonnage, de dépannage et de réparation. Les interventions  de réparation seront de plus en plus souvent, compte-tenu de la technologie, réalisées par emplacement de sous-ensembles ou de pièces de rechange. Le technicien réalise les actions de maintenance et de contrôle qualité conformément aux directives (et sous sa responsabilité) du chef d’atelier et de l’ingénieur biomédical. En tant qu’acteur à part entière du système qualité, il est responsable de la traçabilité des interventions réalisées a son niveau


        A la date de la maintenance programmée d’un équipement, les services utilisateurs rendent disponible l’équipement pour permettre l’intervention des techniciens

        Dans le cas ou cette maintenance serait exécutée par un intervenant externe, celui-ci fournit systématiquement un rapport d’intervention conservé au service biomédical

        Dans le cas contraire, le technicien de l’atelier biomédical intervenant sur l’équipement consigne les informations relatives a cette maintenance dans la GMAO ( gestion de maintenance assistée par ordinateur ) et bien sur dans le RSQM (registre de sécurité qualité maintenance ) . il en est de même pour les maintenances curatives qui elles sont non programmées

        Lorsqu’un disfonctionnement est constaté sur un DM, la personne qui constate les faits en réfère au service biomédical par téléphone ou par bip pour les pannes bloquantes pour l’activité de soin ou par l’intermédiaire d’un bon de travail joint au dispositif dans le cas ou une solution de remplacement ou de prêt est possible

        Pour chaque équipement défaillant, un diagnostic est établi par un technicien de l’atelier biomédical

        Selon ce constat, le technicien compétant estime les moyens nécessaires pour redonner à l’équipement toutes ses fonctionnalités et ses performances

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        Si la remise en état du dispositif génère des couts de pièces ou d’intervention  externe, un devis doit être établi et validé avant toute décision

        En fonction du montant du devis, la validité de celui-ci se fait par le chef d’atelier ou l’ingénieur biomédical

3. Au niveau de l’utilisateur

        A ce niveau, l’utilisateur du matériel (ou le service détenteur) réalise les actions de nettoyage, de contrôle de bon fonctionnement, les remplacements des accessoires et consommables ainsi que la mise en œuvre des systèmes d’auto test


        Il est important de noter que ces opérations de maintenances de «1er niveau »  participent activement à l’activité et à l’efficacité du service de maintenance biomédicale, même si celle-ci ne nécessitent aucune compétence technique autre que celle de l’utilisateur habilité (médecins, infirmiers, paramédical suivant le dispositif médical concerné) ou que celle acquise au cours d’un stage de formation à l’utilisation ou à la mise en service du DM

        L’utilisateur est responsable du dispositif qu’il utilise, il a la charge de s’assurer de son intégrité et de sa fonctionnalité avant chaque utilisation. Par ailleurs, il est le premier à pouvoir constater des dérives de fonctionnement et donc de pouvoir provoquer les interventions de maintenances curative


Troisième partie
I. Présentation du sujet du stage

L’intitulé du stage est « obligation de maintenance et contrôles qualité des dispositifs médicaux »

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Une partie de mon travail a donc consisté à œuvrer pour coller au thème du stage et parallèlement aussi à suivre les techniciens dans l’exercice de leur fonction au quotidien. Le fait de côtoyer les gens du terrain plus âgés ou plus jeunes m ais mieux formés est très enrichissant, les techniciens les plus anciens ont pas mal d’expérience, acquise tout au long de leurs années de service, ils représentent une source non négligeable de précieux « trucs et astuces » et une bonne dose de savoir faire, les techniciens plus jeunes ayant un niveau d’étude plus élevé que moi m’ont permis d’échanger sur l’évolution de la technologie et des nouvelles techniques appliquées au niveau de la sphère biomédicale

 Cet état des choses est d’autant plus intéressant du fait que nous possédons une partie d’ équipements identiques sur nos sites respectifs ce qui présente bien des avantages et qui m’a permis de parfaire mes connaissances et surtout de passer à la vitesse supérieur dans la mesure ou je n’intervenais pas dans certains domaines, l’anesthésie-réanimation pour ce qui est des respirateurs et des secteurs comme l’hémodialyse complètement inconnus à mes yeux

En ventilation j’ai pu assister à des maintenances préventives, et à des contrôles qualité ce qui m’a permis de voir et de suivre les protocoles établis par les fabricants  et aussi en interne au niveau des HCC(3, 4) , ainsi que sur les contrôles qualité des bistouris, choses nouvelles pour moi et des plus enrichissantes. Nous avons utilisés des mélanges de gaz étalons pour le contrôle et le cas échéant pour la  calibration, un testeur de ventilateur (débitmètre, manomètre), et bien sur un testeur de sécurité électrique pour valider le travail de contrôles qualité. Autre secteur un peu mystique pour moi, le laboratoire avec ses innombrables équipements variés  avec des degrés de sophistication divers, un véritable concentré de technologie. Avec un des technicien en charge de ce secteur,  nous sommes intervenus sur un microscope présentant des signes évidents de disfonctionnement qui se sont révélés être une erreur d’utilisation mais qui a nécessité une attention particulière pour mettre en évidence « la panne » ou plutôt la pseudo panne

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Partie complémentaire à la formation théorique à l’UTC, j’attends beaucoup de se stage sur site non pas que je ne sois pas technicien de terrain mais dans mon établissement nous sommes en effectif restreint et de ce fait nous  ne sommes  pas à même de mener à bien toutes les missions. Il nous  faut donc acquérir et mettre en pratique de nouveaux outils pour mieux organiser le travail. Les outils qualités enseignés à l’UTC par M. Gilbert FARGES vont se révéler être de précieux auxiliaires pour mener à bien les nouvelles missions qui vont m’être confiées à l’issus de ma formation. Mon rôle consistera à mettre en place un système qualité  pour être en phase avec les dispositions réglementaires concernant l’obligation de maintenance et le contrôle qualité et ce dans tous les domaines biomédicaux et surtout en imagerie avec les nouvelles contraintes réglementaires

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Le l’organigramme ci-dessous illustre de façon synthétique les obligations en terme de maintenance et contrôle qualité
l'exploitant est tenu

Etude du Cadre réglementaire du contrôle qualité des DM

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       Le décret  n°2001-1154 du 5 décembre 2001 fixe les modalités de l’obligation de maintenance et du contrôle qualité :


L’exploitant doit définir une politique de maintenance

L’exploitant doit mettre en œuvre les opérations de contrôle qualité

Et mettre en place une organisation destinée à s’assurer de l’exécution de la maintenance et du contrôle qualité


    Définitions

       Contrôle de qualité :

Opérations  destinées à évaluer le maintien des performances et caractéristiques revendiquées par le fabricant ou fixées par l’Afssaps

        Interne :

Réalisé par l’exploitant ou sous sa responsabilité par un prestataire de son choix

        Externe :

Réalisé par un organisme agréé par l’Afssaps

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   Obligations de l’exploitant

« L’exploitant veille à la mise en œuvre de la maintenance et du contrôle qualité » 

Un inventaire des DM concernés

Une organisation écrite de la maintenance et du contrôle qualité

Un registre des opérations, pour chaque DM 

En cas de dégradation des performances : restriction d’utilisation ou remise en conformité

Si risque d’incidents grave : signalement dans le cadre de la matério-vigilance (article L.5212-2)

Le RSQM

(Registre Sécurité Qualité Maintenance)

 Y sont consignées toutes les opérations de maintenance et de contrôle qualité, avec pour chacune d’elle :

L’identité de la personne les ayant réalisées

La date de réalisation

La nature des opérations réalisées

La date d’arrêt et de reprise de l’exploitation

Le niveau de performances obtenu

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Il doit être conservé 5 ans après la fin d’exploitation

Contrôle du système

Les services du ministère de la santé contrôlent la mise en œuvre par l’exploitant, des dispositions prévues

Pour ce qui concerne les dispositifs radiogènes, les inspecteurs de la radioprotection dans le milieu médical peuvent également  vérifier cette mise en œuvre

L’Afssaps peut mettre en demeure les exploitants n’ayant pas mis en œuvre les contrôles prévus

L’Afssaps contrôle les situations à risque non maitrisées, dans le cadre de la materiovigilance


L’Afssaps prend les mesures de police sanitaire nécessaires (article I.5312-1)

L’Afssaps informe DRASS, ARH, CRAM, si besoin

Arrêté du 3 mars 2003

Il fixe le champ et le calendrier d’application de l’obligation de maintenance

        Depuis le 19 mars 2003

Installations de mammographie

Installations d’ostéodensitométrie

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Depuis le 1er janvier 2004

Tous les autres DM radiogènes

Les DM non radiogène de classe IIb et III en service après le 19 mars 2003

Il fixe la liste des DM soumis au contrôle de qualité :

        Contrôle de qualité interne

DM nécessaires à la production et à l’interprétation d’images de radiodiagnostic

DM nécessaires à la définition, à la planification et à la délivrance des traitements de radiothérapie

DM nécessaires à la réalisation des actes de médecine nucléaire

Les autres DM à finalité diagnostique ou thérapeutique exposant les personnes à des RI

Contrôle de qualité externe

Idem

Conditionné à la parution de décisions fixant les modalités des contrôles

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   Problématique

Depuis l’avènement de l’arrêté du 3 mars 2003 faisant suite au décret N° 2001-1154 du 5 décembre 2001,  « l’ exploitants de dispositifs médicaux  à obligation de définir et de mettre en œuvre une organisation destinée à s’assurer de l’exécution de la maintenance et du contrôle qualité interne ou externe des dispositifs dont il précise les modalités, qui sont transcrites dans un document, le RSQM (registre, sécurité, qualité, maintenance) » 

La problématique est donc de faire en sorte que l’exploitant se conforme aux textes cités ci-dessus. Pour ce faire,  un état des lieux très précis,  le recours à un inventaire exhaustif  et régulièrement mis à jour est nécessaire pour avoir une photographie la plus fidèle possible du parc des dispositifs médicaux exploités, une classification des DM est utile(1).

Une liste des dispositifs soumis à l’obligation de maintenance et au contrôle qualité servira à mettre en évidence,  par comparaison avec l’inventaire,  toutes non-conformités dans le respect de la législation, ce document se trouve en annexe(2)

Autre aspect, le constat fait que la norme n’est pas respectée en tout ou partie,  il faudra mettre en œuvre des moyens pour se conformer à la loi. Les établissements n’ont pas forcement les ressources nécessaire pour mener à bien ces obligations, que ce soit en termes moyens humains dans le cadre d’une maintenance et d’un contrôle qualité en interne ou que ce soit en termes des ressources financières le cadre d’une externalisation de la dite maintenance ou du contrôle qualité et ce qu’elle soit faite par un fabricant ou une société de tierce maintenance.

Ci-dessous un diagramme  d'HIshikawa représentant ce que pourrait etre l'organisation d'un service biomédical pour converger vers les obligations  de l'arreté du 3 mars 2003

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diagramme d'Ishikawa

S’il y a bien une alternative à la maintenance et au contrôle qualité en interne, alternative qui consiste en  l’externalisation, il n’y a par contre pas d’alternative au fait qu’un établissement ne dispose pas de moyens de trésorerie suffisants ce qui sous-entend des choix et des priorités qui sortent du cadre de ce rapport

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Conclusion


Ce stage d’une durée de 11 semaines aux Hôpitaux Civils de Colmar à été formateur

Ces quelques semaines  m’ont permis de m’intégrer au sein du service biomédical, de parfaire mon expérience de terrain, de mettre en pratique bien des aspects  acquis lors des 11 semaines de la session théorique à l’UTC .J’ai eu l’occasion d’être intégrer dans une équipe déjà en place et ainsi du faire preuve d’autonomie, de persuasion et d’initiatives

Grace à l’ensemble des personnes côtoyées, j’ai pu être complètement immergé dans le fonctionnement du service

Lors de ce stage , j’ai pu mettre en application les connaissances acquises durant la formation TSIBH dans des domaines aussi variés que le monitorage, l’anesthésie-réanimation, l’hémodialyse domaine que je ne connaissais absolument pas avant .Ce stage fut aussi très formateur pour moi dans le secteur contrôle qualité, non pas que nous en faisons pas dans mon établissement d’origine mais nous ne disposons pas encore du parc complet d’ECME je pense notamment au contrôleur de sécurité électrique et le testeur de perfusion

Le sujet traité correspondait non seulement aux attentes des Hôpitaux Civils de Colmar mais aussi à celles de mon établissement d’origine  en prévision de notre futur déménagement dans de nouvel Hôpital Robert PAX en voie de construction

Je tiens à remercier M. Gilbert FARGES enseignant chercheur à l’UTC, M. Pol-Manoel FELAN notre tuteur du projet d’intégration, M. Pierre HADJES ainsi que M. Alain DONADEY ingénieurs enseignants ainsi que tous les autres professeurs et intervenants extérieur et bien sur Mme Isabelle NATIER secrétaire de la certification TSIBH pour son aide et sa gentillesse et plus généralement l’UTC pour cette formation passionnante et très enrichissante

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Bibliographie



Obligation de maintenance et contrôle qualité

M. Marcel BRUGLER ; projet SPIBH  UTC 2003-2004

Guide Pratique

Maintenance des dispositifs Médicaux , obligation de maintenance et recommandations

Mme Beatrice WALRAEVE-BRESSON ; M. Pierre VIGNEAU ; DRASS Midi-Pyrénées  mars 2005

Guidance notes for manufacturers of custom made devices

MAHPRA (Medecine And Healthcare Products Regulatory Agency) January 2006

Guide Juridique et Pratique

Dispositifs médicaux  Concepts et réalités de terrain

Rédacteurs en chef, Mme Béatrice WALRAEVE-BRESSON, M. Pierre VIGNEAU

DRASS Midi-Pyrénées

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Guide indicatif des dispositifs médicaux soumis a l’obligation de maintenance

M. Vincent FRANCHI ; Master équipement biomédicaux  UTC 2003-2004

Obligation de maintenance et de contrôle qualité des dispositifs médicaux

DRASS de Midi-Pyrénées ; 18 mars 2008

Mémento édition 2007 Hôpitaux Civils de Colmar

ANNEXES

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(1) Classification des DM(dispositifs médicaux)

Classe I

DM non invasif stérile ou non sur peau saine

DM non invasif avec fonction de mesure

DM non invasif par un orifice et si l’utilisation dure moins de 60mm

ou moins de 30 jours (cavité buccale, nasale et conduit auditif

externe)

Instruments de chirurgicaux réutilisables

Classe IIa

DM non invasif destiné à une perfusion, administration ou

 introduction dans les tissus s’ils peuvent être raccordés à un DM

 actif IIa ou plus

Système de stockage du sang et des liquides biologiques

DM non invasif agissant sur l’environnement des plaies

DM non invasif par un orifice et si l’utilisation dure plus au

maximum 30jours ou plus (cavité buccale, nasale et conduit auditif externe)

DM non invasif utilisé moins de 60mm ou au maximum 30 jours

DM implantable dans les dents

DM fournissant une énergie non dangereuse

DM actif destiné au diagnostic

Dispositif destiné à la désinfection des DM

Classe IIb

DM non invasif visant à modifier le sang

Poche à sang

DM non invasif favorisant la cicatrisation des plaies

DM non invasif par un orifice et si l’utilisation dure plus de 30jours

DM non invasif fournissant de l’énergie (rayonnement ionisant,

énergie potentiellement dangereuse)

DM non invasif destiné à une administration potentiellement

dangereuse

DM non invasif plus de 30 jours

DM actif destiné au diagnostic et pouvant présenter un danger

DM utilisé pour la contraception ou préventif MST

Dispositif destiné à la contactologie

Classe III

DM non invasif utilisé pour une défaillance cardiaque

DM utilisé au contact SNC

DM subissant la transformation dans le corps

DM implantable ou invasif utilisé pour la contraception ou la

prévention des MST

Dispositifs fabriqué à partir de tissus d’origine animale


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 (2) Liste non exhaustive des dispositifs médicaux soumis a l'obligation de maintenance


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

DOMAINE
DISPOSITIFS
Radiodiagnostic
production d'images:radiagraphie ou radioscopie(fixe ou  mobile,conventionnelle ou numerisée), Scanner, Mammographe, Osteodensitometres, Injecteur de produits de contraste, interprètation des images :négatoscope, chaine numérique
Radiothérapie
Délivrance des traitements: radiothérapie, curiethérapie, Console de dosimetrie opérationnelle
Méd  Nucléaire
Réalisation des actes: gamma caméra, PET scan
Imagerie
Finalité diagnostic: IRM, Finalité thérapeutique: lithotripteur
Suppléance
Fonctionnelle

Rénale: hémodialyse, hémofiltration, dispositif de traitement et boucle de traitement de l'eau de dialyse
Cardiaque: circulation extracorporelle, appareil de contre pulsion, stimulateur temporaire, defibrillateur

Rechauffement
 patient

Table de réanimation néonatale, rampe chauffante, incubateur,
générateur pour couverture chauffante,couverture élèctrique

Chirurgie
Instrumentation électro chirurgicale: bistouri, coelio chirurgie, Ophtalmologie: laser thérapeutique, phaco-émulsificateur
Perfusion
pousse-seringue, pompe à perfusion, PCA
Monitorage
Monitorage de suivi patient pour les paramètres vitaux, Cardiaque, ventilatoire, système nerveux central
Vent articifielle
Ventilateur d'anesthésie et de réanimation, humidificateur chauffant
Désinfection
Laveur désinfecteur d'endoscope
Stérilisation
Autoclave
Poids mesures
Système de pesée à visée thérapeutique: pèse bébé, pèse personne
pèse lit, système de pesée sur lève malade, balance de precision des laboratoires, instrument de pesée des pharmacies à usage intérieur(PUI)




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fiche controle ventilateur1

fiche controle ventilateur2