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Audit sur la mise en place d'un atelier biomédical à la polyclinique de la Clarence à Divion
Groupe AHNAC

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Thierry Martin
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Référence à rappeler : Audit sur la mise en place d'un atelier biomédical à la polyclinique de la Clarence à Divion, Thierry Martin, Stage, Certification Professionnelle TSIBH, UTC, 2008
URL : http://www.utc.fr/tsibh ; Université de Technologie de Compiègne
RESUME


            La gestion de la maintenance biomédicale n’est pas chose aisée, toute la mesure de sa complexité réside à la fois dans la volonté de réduire les coûts d’investissement et les coûts de maintenance tout en améliorant la disponibilité et la performance des dispositifs médicaux et leur durée de vie.
            Outre l’intérêt financier démontré dans l’étude financière, il ne faut pas oublier la qualité de service apporté aux services de soins. Le service biomédical étant un prestataire auprès du personnel soignant, contribue également à une qualité des soins par l’assurance de la maîtrise de la gestion des dispositifs médicaux.
            Face à l’évolution du cadre réglementaire et normatif, l’ingénieur biomédical et les techniciens biomédicaux sont des observateurs privilégiés de l’évolution des techniques appliquées au secteur de la santé mais égalementune interface reconnue entre la direction de l’établissement et le corps médical.

Mots clés : Gestion de la maintenance, coûts, dispositifs médicaux, qualité, observateurs privilégiés

ABSTRACT

              The management of biomedical maintenance is not easy, to the extent of its complexity lies in both the desire to reduce investment costs and maintenance costs while improving the availability and performance of medical devices and their lifetime.
              In addition to the financial interest shown in the financial review, we must not forget the quality of service provided care services. The biomedical department is a provider with the nursing staff, also contributes to quality of care by ensuring the control of the management of medical devices.
              Responding to changing regulatory and legislative framework, the biomedical engineer and biomedical technicians are privileged observers of the evolution of the techniques applied to the health sector but also recognized an interface between the management of the institution and the medical corps.

Key words : Management of maintenance, costs, medical devices, quality, observers privileged


REMERCIEMENTS

Je remercie tout d’abord Monsieur P. Pique, directeur général du groupe AHNAC, de m’avoir accueilli au sein de son entreprise.
 
Je remercie ensuite Monsieur F. Brabant, directeur financier, Monsieur B. Davranche, directeur des ressources humaines et Monsieur E. Delrue, directeur des achats mobiliers, de m’avoir offert la possibilité d’intégrer l’équipe biomédicale.
 
Je remercie mon maitre de stage, Madame M. Leclaire, l’ingénieur biomédical, de m’avoir orientée durant ce stage, ainsi que pour toutes les explications fournies.
 
Je tiens également à remercier l’assistant de l’ingénieur biomédical, Monsieur J.M. Monier, qui a su répondre à mes questions dans l’avancée de mon projet.
 
Je remercie Monsieur G. FARGES enseignant chercheur, responsable de la formation TSIBH, et son équipe pédagogique pour la qualité de l'enseignement qu'ils m'ont dispensé.

SOMMAIRE

Introduction

1 - Présentation du Groupe AHNAC

1.1 - Présentation générale du Groupe
1.2 -
Polyclinique de Hénin Beaumont
1.3 - Polyclinique Riaumont à Liévin
1.4 - Polyclinique Tessier à Valenciennes
1.5 - Polyclinique de la Clarence à Divion
1.6 - Organisation du service biomédical


2 - Intéret de la mise en place d'un atelier biomédical à la polyclinique de la Clarence à Divion

Enjeux et problématique

2.1 - Dispositifs médicaux et obligation de maintenance

2.1.1 - Aspects réglementaires et normatifs
-Dispositif médical
-Maintenance
-Textes réglementaires
-Classes et obligation de maintenance

2.2 - Maintenance des dispositifs médicaux à la polyclinique de Divion

2.2.1 - Inventaire du parc des dispositifs médicaux

2.2.2 - Contrats de maintenance
2.2.3 - Opérations de maintenance et mise en place de procédure
2.2.4 - Les locaux et prévention des risques

2.2.5 - Bilan

2.3 - Etude et analyse des coûts

2.3.1 - Maintenance externe et maintenance interne
2.3.2 - Polyclinique de Hénin Beaumont
2.3.3 - Polyclinique de la Clarence à Divion
2.3.4 - Coût global des contrats de maintenance 2008
2.3.5 - Bilan


Conclusion

Bibliographie
Glossaire
Annexes


Introduction

 Cet audit se base sur l’analyse des dépenses de maintenance et des contrats de maintenance, sur les nombreuses discussions au niveau du personnel de santé de la polyclinique de Divion, également sur le rapport d’un audit externe [1] effectué en 2007, et enfin les conseils et informations du Guide des bonnes pratiques biomédicales en établissement de santé [2] et des deux principales associations l’AFIB [3] (Association Française des Ingénieurs Biomédicaux) et l’AAMB [4] (Association des Agents de Maintenance Biomédicale).

            Deux parties principales composent le rapport, avec le contexte et l’organisation actuelle, la problématique et la comparaison avec la clinique de Hénin Beaumont, et enfin l’étude financière dans laquelle l’analyse des coûts permet de démontrer les économies réalisées sans prendre en compte la qualité du service rendu (réduction du délai d’intervention et de réparation, calendrier des maintenances préventives plus « souple »)
 
La maintenance préventive sur les moniteurs multiparamétriques qui a été assurée a permis d’apporter également des éléments quantitatifs à cette étude.
 
Ce sont les indicateurs budgétaires qui détermineront, en fonction de la politique interne à l’établissement, les orientations à prendre.

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1. Présentation du groupe AHNAC

1.1 Présentation générale du Groupe AHNAC

Le Groupe AHNAC [5], privé à but non lucratif et participant au service public, constitue, avec plus de 1 600 lits et 2 800 collaborateurs, l’offre de soins la plus importante du Pas-de-Calais et la troisième de la Région Nord/Pas-de-Calais.
Les établissements sanitaires implantés dans l’ex-bassin minier, de DIVION à VALENCIENNES, ont tous fait l’objet de restructuration depuis une décennie. L’AHNAC est présente également dans le secteur médico-social ainsi que dans celui du domicile.
organigramme AHNAC
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1.2 Polyclinique de Hénin Beaumont
Cet établissement privé, participant au Service Public Hospitalier, comporte 226 lits répartis comme suit:
Médecine:     81 lits
Pneumologie           40 lits           
Cardiologie   21 lits
Médecine polyvalente et de spécialités 20 lits
Chirurgie:      125 lits
Chirurgie Orthopédique Traumatologique 45 lits
Chirurgie Viscérale et Digestive  60 lits
Chirurgie Urologique         10 lits
Soins attentifs          10 lits
Chirurgie ambulatoire:       20 places

Une unité de proximité, d'accueil, de traitement et d'orientation des urgences.
Le technicien biomédical est en place depuis juillet 2007 et a en charge la maintenance des dispositifs médicaux.

1.3 Polyclinique Riaumont à Liévin

Dotée de 402 lits,
la polyclinique de Riaumont est située au cœur de la ville de Liévin et d'une zone fortement urbanisée, la polyclinique de Riaumont offre une large palette de soins dans les disciplines suivantes:
- chirurgie viscérale, digestive et gynécologique,
- chirurgie traumatologique et orthopédique,
- chirurgie des spécialités: gastro entérologie, ophtalmologie, ORL, stomatologie.
médecine: cardiologie, pneumologie, neurologie, rhumatologie, médecine interne,
rééducation, convalescence, long séjour,        
 
Dotée d'un service d'urgences fonctionnant 24H/24H, la polyclinique de Riaumont ambitionne d'être une structure de proximité de soins et d'accompagnement des usagers.
Engagée dans une demande permanente de qualité, elle a vocation à rechercher les meilleurs soins et les meilleures pratiques au profit des populations de patients.
 
L’atelier biomédical avec un technicien a été mis en place en décembre 2007.

1.4 Polyclinique Tessier à Valenciennes

A l'origine, c'est la Compagnie des Mines d'ANZIN qui décide la construction de la clinique TEISSIER en 1930. Elle sera achevée en 1932.
A la libération, elle est nationalisée et en 1954, elle est agrée par la Tutelle ce qui lui permet, depuis, de recevoir également les malades affiliés au Régime Général de Sécurité Sociale (CPAM).
En 1970, elle devient un établissement participant au Service Public Hospitalier, avec un service d'Urgences ouvert 24h/24h.
La polyclinique rattachée au GROUPE A.H.N.A.C. depuis sa création en 1977, compte, actuellement, 170 lits.
L’atelier biomédical avec un technicien en place est opérationnel depuis Avril 2008.

1.5 Polyclinique de la Clarence à Divion

Le
Groupe AHNAC a décidé la construction d'une Polyclinique regroupant, sur le site des « PENDANTS DE CALONNE » RD301 à Divion, les Clinique d'Auchel et de Bruay la Buissière du Groupe, ainsi que le Centre de Santé et le Laboratoire d'Auchel de la Société de Secours Minière du Pas De Calais.
Cet établissement de 21000 m2 a capacité d'hébergement de 205 lits et places dans les spécialités suivantes :
Médecine à orientation cardiologie : 30 lits
Médecine à orientation pneumologie : 30 lits

Chirurgie traumato-orthopédique :       30 lits

Chirurgie viscérale et gynécologique : 30 lits

Maternité :                                            30 lits

Soins de suite :                                      40 lits

Hôpital de jour 5 places de médecine et 10 places de chirurgie


La polyclinique de Divion accueille également les urgences.
A ce jour il n’y a pas d’atelier biomédical local aussi cette étude apporte des éléments pour affirmer ou non sa nécessité.

1.6 Organisation du service biomédical

L’ingénieur biomédical, responsable du service laisse les techniciens travailler en toute autonomie.
Les techniciens gèrent leur emploi du temps par rapport aux interventions de maintenance curative et aux interventions de maintenance préventives définies suivant le planning annuel. Les techniciens préparent les bons de commande de pièces (consommables, pièces pour maintenance, pièces pour dépannage) qu’ils transmettent au secrétariat biomédical, ils demandent l’accord de l’ingénieur biomédical ou à son assistant pour des réparations onéreuses.
L’assistant de l’ingénieur biomédical intervient également en soutien auprès des techniciens biomédicaux.

Organigramme SBM

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2 - Intérêt de la mise en place d’un atelier biomédical à la polyclinique de la Clarence à Divion

Suite aux visites effectuées dans les polycliniques de Hénin Beaumont et de Liévin, j’ai pu découvrir l’organisation de chaque atelier, et le ressenti du personnel soignant pour lequel l’atelier est un prestataire.
      A la polyclinique de la Clarence à Divion, et pour bien me rendre compte de la situation actuelle, en quelque sorte un état des lieux j’ai pris connaissance avec les différents services de la polyclinique et également participer à la maintenance préventive des moniteurs multiparamétrique, et pouvoir analyser l’intérêt de la mise en place de l’atelier biomédical ceci pour plusieurs raisons :

- En effet faire la maintenance préventive prévu au planning à permis de se rendre compte des différentes contraintes liées aux services de soins.
- Evaluer le coût d’une maintenance interne
- Présenter le rôle du technicien biomédical local au personnel soignant
-
Ponctuellement faire de la maintenance curative à la grande satisfaction de certain service de soins

Enfin l’étude financière qui permet de faire apparaître l’économie financière réalisée suite à la mise en place d’un atelier biomédical local.

Les enjeux:

- Diminution du coût de la maintenance

- Qualité du service

- Amélioration continue des opérations de maintenance.

Problématique :

Réduction des coûts de maintenance externalisée et de la maintenance en général, par la mise en place d’un atelier biomédical, tout en gardant la qualité des opérations de maintenance conformément aux obligations de maintenance et aux décrets en vigueur.

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2.1 Dispositifs médicaux et obligation de maintenance

2.1.1 - Aspects réglementaires et normatifs


Le choix de la maintenance qu’elle soit externe ou interne, sous entend une conformité vis-à-vis des textes législatifs et réglementaires en vigueur dont il est intéressant d’en rappeler les différents points.


Définition d’un dispositif biomédical [6]
On entend par dispositif médical tout instrument, appareil, équipement, matière, produit, à l'exception des produits d'origine humaine, ou autre article utilisé seul ou en association, y compris les accessoires et logiciels intervenant dans son fonctionnement, destiné par le fabricant à être utilisé chez l'homme à des fins médicales et dont l'action principale voulue n'est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens.

Les dispositifs médicaux qui sont conçus pour être implantés en totalité ou en partie dans le corps humain ou placés dans un orifice naturel, et qui dépendent pour leur bon fonctionnement d'une source d'énergie électrique ou de toute source d'énergie autre que celle qui est générée directement par le corps humain ou la pesanteur, sont dénommés dispositifs médicaux implantables actifs.


Maintenance
Définition de la maintenance selon la  Norme AFNOR NF-X 60 010 [7] :
Ensemble des activités destinées à maintenir ou rétablir un bien dans un état ou dans des conditions données de sûreté de fonctionnement, pour accomplir une fonction requise. Ces activités sont une combinaison d’activités techniques, administratives et de management.

Textes réglementaires [6]


L’arrêté du 3 mars 2003 rend obligatoire depuis le 1 janvier 2005 la maintenance et le contrôle qualité de certains dispositifs médicaux (Voir annexe 2).Plusieurs textes réglementaires ont abouti à l’arrêté du 3 mars 2003 :

La directive 93/42/CEE (du 23 août 1993)
Elle impose le marquage CE et évoque la notion de qualité pour les dispositifs médicaux. Les constructeurs et les établissements de santé ont l’obligation d’assurer le bon fonctionnement des dispositifs médicaux et la sécurité des patients et des utilisateurs.

L'arrêté du 03 octobre 1995
Cet arrêté impose dans les établissements de santé de mettre en place une organisation pour s’assurer que les matériels et dispositifs médicaux pour l’anesthésie et la surveillance post-interventionnelle :

- sont contrôlés lors de leur première mise en service et lors de toute remise en service conformément aux préconisations du constructeur,

- font l’objet d’un contrôle de bon fonctionnement avant chaque utilisation sur des patients,

- et font l’objet d’une maintenance organisée.


Le décret 96-32 du 15 janvier 1996

Il décrit la surveillance du risque de dangerosité des dispositifs médicaux lors de leur utilisation et de ce fait l’organisation de la matériovigilance.


La loi du 1er juillet 1998 N°98-535

Par cette loi, le Législateur souhaite voir élaborer un outil pour le maintien de la conformité des performances du dispositif médical mis sur le marché et en service. Cette demande se traduit dans la préparation d'un décret d'application qui responsabilise l'exploitant pour assurer la sécurité des patients et des utilisateurs des dispositifs médicaux.

Ces contrôles de qualité doivent être réalisés en interne/externe par des personnes ou organismes habilités à réaliser ce type de contrôle.


La directive européenne 98/79/CEE

Elle spécifie dans son article 21 l'obligation de maintenance pour les dispositifs médicaux.

La norme AFNOR XPS 99-170

Elle apporte les exigences et les recommandations nécessaires à la mise en place d'un système qualité pour la maintenance des dispositifs médicaux en priorité au sein du service biomédical d'un établissement de santé. Elle s'applique également aux autres acteurs tels que les fabricants, les distributeurs et les sociétés de maintenance.

Le décret n° 2001-1154 du 5 décembre 2001

Le ministre chargé de la santé après avis du directeur général de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé arrête la liste des dispositifs médicaux soumis à l’obligation de maintenance, au contrôle qualité
interne et au contrôle qualité externe.
Ce décret précise la responsabilité de l'exploitant du dispositif médical et son obligation de gestion de cette maintenance.


Dans le décret n° 2001-1154 du 05 décembre 2001, à la section 1 du chapitre Ier du livre V bis du code de la santé publique, l’article 665-5-1 précise :

- On entend par « exploitant » d’un dispositif médical toute personne physique ou morale assurant la responsabilité juridique de l’activité requérant l’utilisation de ce dispositif
- On entend par « maintenance » d’un dispositif médical l’ensemble des activités destinées à maintenir ou à rétablir un dispositif médical dans un état ou dans des conditions données de sûreté de fonctionnement pour accomplir une fonction requise. Les conditions de réalisation de la maintenance sont fixées contractuellement, s’il y a lieu, entre le fabricant ou le fournisseur de tierce maintenance et l’exploitant.
- On entend par « contrôles de qualité » d’un dispositif médical l’ensemble des opérations destinées à évaluer le maintien des performances revendiquées par le fabricant ou, le cas échant, fixées par le directeur général de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS). Le contrôle de qualité est dit interne, s’il est réalisé par l’exploitant ou sous sa responsabilité par un prestataire. Il est dit externe, s’il est réalisé par un organisme indépendant de l’exploitant, du fabricant et de celui qui assure la maintenance du dispositif.

Le décret n° 2001-1154 du 05 décembre 2001 [8] indique qu’au chapitre Ier du livre V bis du code de la santé publique (troisième partie : Décrets), section 10, que l’exploitant est tenu de prendre en compte les points suivants :

1 – Disposer d’un inventaire

Liste des dispositifs médicaux en exploitation, tenu à jour régulièrement, mentionnant pour chacun au moins les dénominations commune et commerciale du dispositif, le nom du fabriquant, le nom du fournisseur, le numéro de série du dispositif, sa localisation et la date de première mise en service.

2 – Définir et mettre en œuvre une organisation destinée à s’assurer de l’exécution de la maintenance et du contrôle de qualité interne et externe

Préciser les modalités d’organisation de maintenance et de contrôle de qualité et les transcrire dans un document.

Dans les établissements de santé, cette organisation est adoptée après avis des instances médicales consultatives et elle est portée à la connaissance des utilisateurs.

Les changements de cette organisation donnent lieu, sans délai, à la mise à jour du document.

Définir qui fait quoi ? (société, utilisateur, biomédical)

Mettre en place un planning de maintenance.

3 – Disposer d’informations

Mettre en place des indicateurs pour l’évaluation de l’organisation choisie.


4 – Mettre en œuvre les contrôles de qualité

Mettre en œuvre les points suivants :

- les critères d’acceptabilité auxquels doivent répondre les performances ou les caractéristiques des dispositifs médicaux soumis à contrôles de qualité internes ou externes.

- la périodicité des contrôles et les situations nécessitant un contrôle en dehors des contrôles périodiques.

- la nature des opérations de maintenance des dispositifs médicaux qui nécessitent un nouveau contrôle en dehors des contrôles périodiques.

- les recommandations en matière d’utilisation et de remise en conformité compte tenu des dégradations ou des insuffisances de performances ou des caractéristiques constatées ainsi que, le cas échéant, les délais laissés à l’exploitant pour remettre en conformité les dispositifs.

5 – Tenir à jour un registre pour chaque dispositif médical

Mettre en place un registre dans lequel sont consignées toutes les opérations de maintenance et de contrôles de qualité interne ou externe, avec chacune d’elles l’identité de la personne qui les a réalisées (ou le nom de son employeur), la date de réalisation des opérations effectuées (ou la date d’arrêt et de reprise d’exploitation en cas de non-conformité), la nature de ces opérations, le niveau de performances obtenu et le résultat concernant la conformité du dispositif médical.

Ce registre doit être conservé cinq ans après la fin d’exploitation du dispositif.

Ce registre a le nom de RSQM (Registre de Sécurité, Qualité, Maintenance).

6 – Permettre l’accès aux dispositifs médicaux et aux informations

Faciliter l’accès au dispositif médical et aux informations le concernant à toute personne en charge des opérations de maintenance et de contrôles de qualité.

Prévenir les services des dates d’intervention pour que le dispositif médical soit disponible


La classification des Dispositifs Médicaux:

- Classe I: dispositifs qui présentent un faible risque. (Ex: instruments de chirurgie courante)
Le fabricant (ou l'importateur) fournit une déclaration CE de conformité, sous sa seule responsabilité et sans intervention d'un organisme notifié. C'est de "l'auto-certification". Le fabricant établit une documentation technique permettant de caractériser le dispositif (dessin et schémas de conception, méthodes de fabrication...) et de vérifier sa conformité aux exigences de la directive (liste des normes ou des référentiels utilisés, rapports d’essais, données cliniques...) ; il tient cette documentation à la disposition des autorités chargées des contrôles
.
Nota : des dispositions supplémentaires sont applicables aux dispositifs de classe I ayant une fonction de mesurage ou mis à l’état stérile sur le marché.
- Classe II-a:
dispositifs à degré moyen de risque. (Ex: tubulures pour le sang)
- Classe II-b:
dispositifs qui présentent un niveau élevé de risque. (Ex: générateurs de dialyse)
- Classe III:
dispositifs considérés comme critiques en matière de risque. (Ex: dispositifs en contact avec le système cardiovasculaire ou nerveux central)

Source Guide pratique DRASS Midi-Pyrénées
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2.2 - Maintenance des dispositifs médicaux à la polyclinique de la Clarence   Divion

2.2.1 -
Inventaire du parc des dispositifs médicaux
L’outil le plus adapté pour assurer le suivi des dispositifs médicaux c’est la GMAO. Assurément incontournable, il s’agit d’un outil de mesure, de planification et de traçabilité, et permet donc de tenir un inventaire qui lui aussi est incontournable réglementairement.
Aussi le logiciel de GMAO (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur) utilisé dans le groupe AHNAC est ASSET+ de GE.
Il va de soit que la personne la mieux placée pour effectuer un inventaire quantitatif et qualitatif est le technicien biomédical sur place.


2.2.2 - Contrats de maintenance

Les différents contrats de maintenance en place permettent de répondre au décret 1154 du 05 décembre 2001 [8]  sur l’obligation de maintenance et du contrôle qualité des dispositifs médicaux (DM).
Certains dispositifs médicaux sont encore sous garantie et n’engendre pas de cout supplémentaire dans la maintenance.
Les contrats sont suivi par l’ingénieur biomédical qui programme les opérations de maintenance avec les prestataires et également la maintenance curative qui peut-être assurer ponctuellement par son assistant.


2.2.3 - Opérations de maintenance préventive et mise en place de procédures

Durant ma mission il a été convenu que j’effectue les opérations de maintenance préventive sur les moniteurs multiparamétriques et les défibrillateurs, car programmées au planning et ainsi permettre d’évaluer le temps nécessaire de ce type d’opération.
Pour évaluer le temps nécessaire à cette maintenance, il fallait dans un premier temps connaître les contrôles à effectuer.La décision a été prise de mettre en place un protocole de réalisation de maintenance permettant également de définir le processus de maintenance (Voir Annexe 3).
Les fiches génériques du SNITEM [11] disponibles via le site de l’AFIB [3], permettent d’appliquer ces contrôles. Servant de base elles ont été modifiées comme par exemple l’ajout de l‘étiquetage sur le DM en fin d’opération concluante (Voir Annexe).
La périodicité des contrôles, ainsi que la liste des contrôles à faire ont été repris dans les documentations et les recommandations du constructeur. Les contrôles ont été effectués avec des ECME (Equipement de Contrôle de Maintenance et d’Essai) étalonnés. A savoir que ces ECME sont gérés par l’assistant de l’ingénieur biomédical.

Evaluation des temps de maintenance :
Le temps de maintenance correspond au temps d’occupation du technicien et non pas le temps que durent les contrôles.
En effet le test de batterie de quatre heures qui doit être fait sur un défibrillateur le technicien biomédical ne sera pas occupé pendant quatre heures et pourra donc effectuer d’autres interventions pendant cette phase de test.
Suite à cette opération de maintenance les temps ont été évalués comme suit:

- 1 heure pour les Moniteurs multiparamétrique

- 30 minutes pour les défibrillateurs.



Ces temps vont servir à l’estimation des coûts financiers sur ce type d’intervention.

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2.2.4 Les locaux et prévention des risques
En s’appuyant des Bonnes pratiques opérationnelles (BPO) du guide des bonnes pratiques biomédicales [2], on peut s’intéresser à la partie BPO-04 correspondant au processus de gestion des locaux.
Le processus en question défini la gestion des locaux comme « visant à organiser, maintenir et entretenir l’espace de travail mis à la disposition du service biomédical ».
En effet si la qualité des conditions de travail est garantie implicitement meilleure sera l’exécution des activités de l’atelier biomédical.

Ci-dessous la figure des principaux processus intervenant dans la gestion des locaux.



Source Guide des bonnes pratiques Biomédicales en établissement de santé [1]

Dans les polycliniques de Hénin Beaumont et de Liévin, les ateliers biomédicaux disposent de locaux permettant d’exercer leur activité dans des conditions adéquates.

La polyclinique de Divion permet de répondre matériellement à cet objectif de la gestion des locaux car disposant de deux endroits, l’un que l’on peut qualifier de « propre » car c’est un bureau avec fenêtre disposant de mobilier de prise réseau pour l’informatique et l’autre local beaucoup plus vaste permet créer des zones de stockage des dispositifs médicaux, assurer la maintenance curatif grâce à des paillasses, stockage de pièces détachées.
En ce qui concerne l’entretien et la maintenance des locaux, la polyclinique de Divion dispose d’un service d’entretien et d’un service technique qui tous deux interviennent au sein de la polyclinique et permette d’avoir des locaux propres et fonctionnels.
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2.2.5 - Bilan

Nous retiendrons le processus de la maitrise en exploitation des dispositifs médicaux extrait du guide des bonnes pratiques biomédicales [1] en établissement de santé:



Source Guide des bonnes pratiques biomédicales en établissement de santé [1]

Ce processus intervient dans la bonne exploitation des dispositifs médicaux qui tient un rôle majeur sur la sureté d’usage vis-à-vis de l’utilisateur, le personnel soignant, et du patient.
Les données d’organisation indispensable pour la maintenance et le contrôle qualité, et réglementairement incontournable, assure la sécurité de l’utilisation des dispositifs médicaux.
D’un point de vue général, le service biomédical aura une meilleure maitrise en exploitation en ayant des techniciens biomédicaux sur place, qui eux seuls  peuvent apporter une réponse adaptée quant à la maitrise en exploitation. Leurs  compétences et leurs professionnalismes sont autant d’atouts majeurs.
Aussi la polyclinique de la Clarence dispose de locaux permettant la mise en place d’un atelier biomédical pour qu’un technicien biomédical puisse assurer sa mission au sein de l’établissement.

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2.3 - Etude et analyse des coûts

Dans un premier temps il a fallu dissocier le coût des contrats pour chaque établissement, afin de pouvoir juger les coûts réels et l’influence de l’atelier biomédical depuis sa mise en place.
L’analyse porte sur la comparaison des coûts de maintenance avec la polyclinique de Hénin Beaumont car le recul de ces 10 mois d’activité de l’atelier permet d’en tirer les enseignements.
Néanmoins sans oublier la polyclinique de Riaumont mais dont le premier trimestre 2008 ne permet pas de conclure.
Cette analyse permet de justifier la rentabilité de la mise en place d’un atelier biomédical local dans cet établissement.

2.3.1 - Maintenance externe ou maintenance interne ?
Le synoptique ci-dessous issu du guide pratique de la DRASS Midi-Pyrénées [9] permet d’apporter une aide quant à l’interrogation sur une maintenance externe ou interne:


Le synoptique détaillé suivant apporte des éléments supplémentaires à la bonne comparaison des 2 types de maintenance :

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2.3.2 - Polyclinique de Hénin Beaumont

Aprés 6 mois de fonctionnement de l'atelier biomédical local, l'économie réalisée sur l'année 2007 par rapport à l'année 2006 est de 17%.

Cela ne prend pas en compte la qualité du service apporté comme la réduction du délai d'intervention.
Aussi les coûts de maintenance préventive ont été réduits par le non-renouvellement de contrats car le technicien en place est en mesure d’en assurer la prestation ce qui laisse apparaître également un
gain entre le 1er trimestre 2007 et le 1er trimestre 2008. La qualité du service apporté suite à cette mise en place n’a pas encore été mesurée, néanmoins le service qualité qui a en prévision une enquête de satisfaction sur la maintenance interne. Toutefois on constate sur place la satisfaction du personnel soignant, utilisateur des dispositifs médicaux, quant à ces prestations apportées par le technicien biomédical.
Eléments financiers non autorisés à la diffusion

2.3.3 - Polyclinique de Divion

La polyclinique de la Clarence ayant ouverte en décembre 2006, beaucoup de dispositifs médicaux neufs ont été investis, aussi durant leur année de garantie le curatif n’est pas une charge a proprement dit néanmoins la maintenance et le contrôle qualité réglementairement obligatoire présente un cout.
Comme évoqué précédemment, j’ai pu effectuer la maintenance préventive sur des moniteurs et comparer le coût avec la maintenance externe.

E
tude sur la maintenance des moniteurs multiparamétriques de la Clinique de la Clarence :
Le tableau d’estimation du coût de la maintenance externe de la DRASS Midi-Pyrénées [9] ci-dessous permet d’avoir un comparatif entre les 2 types de Maintenance:


Le barographe suivant extrait du tableau, permet de mieux visualiser les couts moyens de la maintenance:

Eléments financiers non autorisés à la diffusion

D’un point de vue financier l’intérêt d’une maintenance interne est réel, bien qu’il faille tenir compte de l’investissement financier des ECME et également prendre en compte le coût des locaux, du matériel de bureautique, et de la GMAO.

Toutefois on imagine très bien alors qu’elle est l’économie réalisée sur l’ensemble des contrats des dispositifs médicaux de l’établissement et plus généralement sur l’ensemble des cliniques du groupe AHNAC.De plus un autre avantage de la maintenance interne, c’est d’avoir un planning d’opération de maintenance plus « souple » qu’avec un intervenant externe avec lequel les dates sont fixées par avance. En effet si un imprévu vient perturber les dates fixées le coût peut être augmenté par la facturation d’un nouveau déplacement du prestataire.
Avec une maintenance interne on peut dire que l’on a la maitrise des couts
.

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2.3.4 - Coût global des contrats de maintenance 2008

Il est intéressant d’approfondir l’analyse sur l’ensemble des contrats des polycliniques afin d’avoir une vision globale de l’économie réalise sur l’ensemble des dispositifs médicaux du groupe AHNAC.
L’analyse du cout des contrats 2008 laisse apparaître une économie réalisée de 17,3% par rapport au prévisionnel.
En effet cette économie réalisée est du au fait que des contrats de maintenance externe n’ont pas été renouvelés suite à la mise en place des ateliers biomédicaux dans les cliniques.



2.3.5 - Bilan
Le coût de la maintenance interne est indiscutablement moins élevé. Les économies substantielles réalisées justifient l’intérêt de la mise en place d’un atelier biomédical au sein de l’établissement.
L’audit externe de JMB BIOMEDICAL [1] quant à lui, avec des contrats dit « bio partenariats », évaluait une économie entre 15% et 20% annuel. Ce budget permettant ainsi de financer les ateliers biomédicaux.

A ce jour cette analyse confirme l’économie envisageable par la mise en place d’ateliers biomédicaux locaux, puisque l’économie réalisée est substanciel.


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Conclusion
            L’intérêt financier existe, la démonstration est faite par l’analyse économique des différentes études existantes et de l’expérience de la mise en place d’un atelier biomédical au sein de la polyclinique de Hénin Beaumont. On peut donc parler de maîtrise des coûts. De plus il est peut être risqué de ne pas contrôler les prestations de maintenance des prestataires externes qui peuvent avoir tendance à exagérer sachant qu’aucun contrôle ne sera effectué de la part de son client.
Aussi une planification de maintenance peut présenter des changements de dernière minute avec risque de facturation supplémentaire du prestataire externe.
            Outre l’intérêt financier, il ne faut pas oublier ni négliger la qualité de service apporté aux services de soins.

Le technicien apporte un soutien quant à l’utilisation des dispositifs médicaux, il a un rôle de formateur et d’informateur, et contribue également à une qualité des soins par l’assurance de la maitrise de la gestion des dispositifs médicaux.
            Aujourd’hui il n’est plus concevable de pouvoir faire fonctionner d’importantes structures de soins sans techniciens biomédicaux. Le degré de technicité des établissements ne cesse d’augmenter, le manque à gagner lié à une perte d’exploitation d’un équipement en panne peut rapidement prendre des proportions importantes.
            Face à l’évolution du cadre réglementaire et normatif l’ingénieur biomédical et les techniciens biomédicaux sont des observateurs privilégiés de l’évolution des techniques appliquées au secteur de la santé mais également une interface reconnue entre la direction de l’établissement et le corps médical.

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BIBLIOGRAPHIE ET REFERENCES


[1]
Rapport d’audit de la fonction biomédicale – JMB BIO-MEDICAL http://www.hostmat.fr
[2] Guide des Bonnes Pratiques BiomédicalesGilbert Farges, université de technologie de Compiègne (UTC), Geneviève Wahart, CHU Poitiers, présidente Afib, Jean-Marc Denax, CH Pau, président AAMB, Hubert Métayer, Clinique Saint-Côme Compiègne, président ATD http://www.utc.fr/~farges
[3] Association Française des Ingénieurs Biomédicaux (AFIB) http://www.afib.asso.fr/
[4] Association des Agents de Maintenance Biomédicale (AAMB) http://www.aamb.asso.fr
[5] Groupe AHNAC (Association Hospitalière Nord Artois Clinique) http://www.ahnac.fr
[6] Code de la santé publique http://www.legifrance.gouv.fr
[7] Norme AFNOR NF-X 60-010 qui définit l’activité de maintenance
[8] Décret n° 2001-1154 du 5 décembre 2001 relatif à l’obligation de maintenance et au contrôle de qualité des dispositifs médicaux prévus à l’article L. 5212-1 du code de la santé publique (3epartie : Décrets), JORF no 284 du 7 décembre 2001, NOR: MESP0123968D
[9] Direction Régionale et  Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales de Midi-Pyrénées http://midi-pyrenees.sante.gouv.fr
[10]
Arrêté du 3 mars 2003 fixant les listes des dispositifs médicaux soumis à l'obligation de maintenance et au contrôle de qualité mentionnés aux articles L. 5212-1 et D. 665-5-3 du code de la santé publique.
[11]
Syndicat National de l'Industrie et des Technologies Médicales http://www.snitem.fr
Association Française de Normalisation (AFNOR) http://www.afnor.fr
Centre National d'Expertise Hospitalière (CNEH)
http://www.cneh.fr
Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS)
http://afssaps.sante.fr  ou http://agmed.sante.gouv.fr
Hosmat
http://www.hosmat.com
Site Biomédical de l'Université Technologique de Compiègne (UTC)
http://www.utc.fr/~farges
Biomed Café
http://www.technologies-biomedicales.com

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GLOSSAIRE

AAMB :
Association des agents de maintenance biomédicale (France). (http://www.aamb.asso.fr)
Action corrective :
action entreprise pour éliminer les causes d’une non-conformité, d’un défaut ou de tout autre événement indésirable existant pour empêcher leur renouvellement (ISO 9000 : 2000).
Action préventive :
action entreprise pour éliminer les causes d’une non-conformité, d’un défaut et de tout autre événement indésirable potentiel pour empêcher qu’ils ne se produisent (ISO 9000 : 2000).
Afib :
Association française des ingénieurs biomédicaux.
Assurance de la qualité :
partie du management de la qualité visant à donner confiance dans la satisfaction des exigences pour la qualité (voir série des normes ISO 9000 : 2000, Éd Afnor).
ATD :
Association des techniciens de dialyse (http : //www.dialyse.asso.fr).
Bonnes pratiques fonctionnelles :
actions de management à mettre en œuvre afin d’avoir une organisation robuste et efficiente.
Bonnes pratiques opérationnelles :
actions à mettre en œuvre afin de réaliser des activités pertinentes et optimales au sein du service biomédical.
CNEH :
Centre national de l’expertise hospitalière, concepteur d’une nomenclature des dispositifs médicaux (http : //www.cneh.fr).
Conformité :
satisfaction d’une exigence (ISO 9000 : 2000).
Contrôle qualité :
activités telles que mesurer, examiner, essayer ou passer au crible une ou plusieurs caractéristiques d’une entité, et comparer les résultats aux exigences spécifiées en vue de déterminer si la conformité est obtenue pour chacune de ces caractéristiques (ISO 9000). Ensemble des opérations destinées à évaluer le maintien des performances revendiquées par le fournisseur ou, le cas échéant, fixées par le directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (décret no 2001-1154).
Décret :
décision, ordre émanant du pouvoir exécutif.
Démarche qualité :
ensemble des dispositifs mis en place par une structure en vue de répondre aux objectifs et aux conditions de l’accréditation ou à des exigences de qualité librement adoptées. Ce programme rend nécessaire une évaluation régulière et permanente des activités concernées, et la fourniture des preuves correspondantes.
Dispositif médical :
tout instrument, appareil, équipement, matière ou autre article, utilisé seul ou en association, y compris le logiciel nécessaire à son bon fonctionnement, destiné par le fournisseur à être utilisé chez l’homme à des fins :
de diagnostic, de prévention, de contrôle, de traitement ou d’atténuation d’une maladie ;
de diagnostic, de contrôle, de traitement, d’atténuation ou de compensation d’une blessure ou d’un handicap ;
d’étude, de remplacement ou modification de l’anatomie ou d’un processus physiologique ;
de maîtrise de la conception ;
et dont l’action principale voulue dans ou sur le corps humain n’est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens (directive 93/42/CEE, JOCE du 12/7/93, no L 169/1).

Documentation qualité :
ensemble des documents inhérents à la mise en place d’une démarche qualité.
ECME :
équipement de contrôle, de mesure et d’essai.
Formation des utilisateurs :
phase d’apprentissage, pendant laquelle le personnel médical et paramédical acquiert les connaissances indispensables pour faire fonctionner correctement le dispositif médical récemment acquis.
Fournisseur :
organisme ou personne qui procure un produit (ISO 9000 : 2000).
Gestion des dispositifs médicaux :
différentes actions mises en œuvre depuis l’achat d’un dispositif médical jusqu’à sa réforme.
Gestion des interfaces avec les services administratifs :
gestion des relations mises en place entre le service biomédical et les services administratifs.
Gestion des interfaces avec les services de soins et médicotechniques:
gestion des relations mises en place entre le service biomédical et les services de soins et médicotechniques.
Gestion des locaux :
art d’organiser, de maintenir et d’entretenir l’espace de travail mis à la disposition du service biomédical.
Gestion des matériels et ECME :
gestion de l’ensemble des outils et appareils électriques divers (tels que perceuse, soudeuse, multimètre…) qui permet au service biomédical de mener ses missions de maintenance et de contrôle à bien.
Gestion du personnel :
art de manager ses employés afin d’optimiser les résultats des activités.
Gestion de la qualité :
processus par lequel le service biomédical organise sa démarche qualité et la met en œuvre.
Gestion des risques :
application systématique des politiques de gestion, des procédures et des pratiques à des tâches d’analyse, d’évaluation et de maîtrise des risques (NF EN ISO 14 971).
Maintenance :
ensemble des activités destinées à maintenir ou rétablir un bien dans un état ou dans des conditions données de sûreté de fonctionnement, pour accomplir une fonction requise (NF X 60-000). Ensemble des activités destinées à maintenir ou à rétablir un dispositif médical dans un état ou dans des conditions données de sûreté de fonctionnement pour accomplir une fonction requise (décret no 2001-1154).
Maintenance corrective :
maintenance effectuée après défaillance (NF X 60-010).
Maintenance préventive :
maintenance effectuée selon des critères prédéterminés, dans l’intention de réduire la probabilité de défaillance d’un bien ou de dégradation d’un service rendu (NF X 60-010).
Maîtrise de la qualité :
partie du management de la qualité axée sur la satisfaction des exigences pour la qualité (ISO 9000 : 2000).
Mise en service :
installation et mise en marche d’un matériel médical dans le service utilisateur en présence des utilisateurs, du service biomédical et/ou du fournisseur.
Non-qualité :
écart entre la qualité visée et la qualité effectivement obtenue.
Norme :
accord documenté contenant des spécifications techniques ou autres critères précis destinés à être utilisés systématiquement en tant que règles, lignes directrices ou définitions de caractéristiques pour assurer que des matériaux, produits, processus et services sont aptes à leur emploi.
Planification :
action d’organiser les activités.
Processus :
système d’activités utilisant des ressources pour transformer des éléments d’entrée en éléments de sortie (ISO 9000 : 2000).
Processus d’achat :
ensemble des étapes permettant de renouveler le parc de dispositifs médicaux de l’établissement.
Procédure :
manière spécifiée d’effectuer une activité ou un processus (ISO 9000 : 2000).
Qualité :
aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques d’un produit, d’un système ou d’un processus à satisfaire les exigences des clients et autres parties intéressées (ISO 9000 : 2000).
Réforme :
retrait du parc de dispositifs médicaux.
RSQM :
registre sécurité, qualité et maintenance.
Système de management de la qualité :
système permettant d’établir la politique qualité et les objectifs qualité et d’atteindre ces objectifs (ISO 9000 : 2000).
Traçabilité :
aptitude à retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’une entité au moyen d’identifications enregistrées.
UTC :
Université de Technologie de Compiègne
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ANNEXES

Annexe 1

Eléments financiers non autorisés à la diffusion

Annexe 2
Dispositifs médicaux soumis à l’obligation de maintenance par rapport au décret

N° 2001-1154 du 05 décembre 2001 et arrêté du 3 mars 2003 :

 

 

DOMAINE

DISPOSITIFS MÉDICAUX

Radiodiagnostics

Production d’images : radiographie ou radioscopie (fixe ou mobile, conventionnelle ou numérisée), scanner, mammographie, ostéodensitomètre, injecteur de produit de contraste

Interprétation des images : négatoscope, chaîne numérique

Radiothérapie

Délivrance des traitements : radiothérapie, curiethérapie

Consoles de dosimétrie opérationnelle ?

Médecine nucléaire

Réalisation des actes : gamma caméra, PET scan

Imagerie

Finalité diagnostique : IRM

Finalité thérapeutique : lithotripteur

Suppléance fonctionnelle

Rénale : hémodialyse, hémofiltration, dispositif de traitement et boucle de traitement de l’eau de dialyse

Cardiaque : circulation extracorporelle, appareil de contre pulsion, stimulateur temporaire, défibrillateur

Réchauffement patient

Table de réanimation néonatale, rampe chauffante, incubateur

Générateur pour couvertures chauffantes

Couverture électrique

Chirurgie

Instrumentation électro-chirurgicale : bistouri, coelio chirurgie

Ophtalmologie : laser thérapeutique, phaco émulsificateur

Perfusion

Pousse-seringue, pompe à perfusion, PCA

Monitorage

Moniteurs de suivi patient pour les paramètres vitaux : cardiaque, ventilatoire, système nerveux central

Ventilation artificielle

Ventilateur d’anesthésie et de réanimation

Humidificateur chauffant

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