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Pour nombre de nos contemporains, la finance est devenue scandaleuse, voire délictueuse. Dans le dictionnaire des idées reçues de notre temps, elle est immanquablement opposée à l’économie dite « réelle », industrielle ou commerçante.
Yann Moulier Boutang prend le contre-pied de cette vue de l’esprit : sans finance, pas d’économie, avance-t-il ; en revanche, la finance ne mène pas forcément au chaos. Voyons la crise sous un autre angle que la doxa des économistes à la mode : la crise n’est pas économique, c’est une crise de l’économie ; ce n’est pas une crise de la finance mais une crise de la croissance. L’accumulation de profits s’approche du moment où elle n’a désormais plus de sens ni de légitimité.
L’Abeille et l’Économiste nous ouvre les voies d’une autre explication de la crise et offre des propositions pour aborder ces changements, notamment un impôt unique qui taxerait toutes les transactions bancaires, des flux financiers aux retraits des distributeurs et un revenu minimum cumulable avec son travail.
>>> Retrouvez ici l'interview de Yann Moulier-Boutang dans "Les Matins" de France Culture.
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