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Si vous arrivez directement sur cette page, sachez que ce travail est un rapport d'étudiants et doit être pris comme tel. Il peut donc comporter des imperfections ou des imprécisions que le lecteur doit admettre et donc supporter. Il a été réalisé pendant la période de formation et constitue avant-tout un travail de compilation bibliographique, d'initiation et d'analyse sur des thématiques associées aux technologies biomédicales. Nous ne faisons aucun usage commercial et la duplication est libre. Si vous avez des raisons de contester ce droit d'usage, merci de nous en faire part . L'objectif de la présentation sur le Web est de permettre l'accès à l'information et d'augmenter ainsi les échanges professionnels. En cas d'usage du document, n'oubliez pas de le citer comme source bibliographique. Bonne lecture... |
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URL : http://www.utc.fr/~farges/dess_tbh/02-03/Projets/ISO17025/ISO17025.html Mise en œuvre d'un banc de test de sécurité électrique selon la norme ISO 17025 |
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Anthony AKIN |
Nicolas PIN |
REMERCIEMENTS
Nous remercions le Dr Ing. G. FARGES pour
nous avoir proposé ce sujet, pour son encadrement et ses conseils avisés
qui nous ont permis de mener à bien ce projet. Ce sujet nous aura permis
de découvrir l'accréditation ISO 17025 tout en nous permettant
de manipuler de nombreux outils de la qualité.
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L'accréditation décernée
par le COFRAC (comité français pour l'accréditation),
permet aux laboratoires d'essais de prouver la qualité
de leur organisation et d'assurer la qualité de leurs
résultats. |
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Accreditation awarded with the COFRAC (French
committee for the accreditation), allows the research laboratories
to prove the quality of their organization and to assure the
quality of their results. |
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Planification dynamique stratégique
du projet
1. Exigences
Organisationnelles
1. Qui
peut demander une accréditation NF ISO 17025 ?
2. Principe
de l'accréditation
3. Quel
est le processus d’accréditation ?
4. Les
apports de la norme NF EN ISO/CEI 17025 ?
2. Analyse des éléments liés
à la réalisation du banc
Le défi, pour l’ensemble des services biomédicaux, est donc de démontrer leur aptitude à assumer
ces exigences réglementaires, qui garantissent la sécurité
des patients et des utilisateurs. L’accréditation ISO 17025 peut
constituer une solution potentielle. La démarche d’accréditation,
présentée dans ce projet, (à dissocier de l’accréditation
hospitalière, ANAES) est basée sur la norme ISO 17025.
Dans une première partie, nous avons étudié la norme
ISO 17025 en dissociant les exigences organisationnelles des exigences techniques.
Puis nous avons expliqué quelles seraient les exigences qu’un
service biomédical aurait à tenir pour obtenir l’accréditation
pour tout ou partie de ses contrôles qualité.
La troisième partie propose une démarche d’accréditation
du contrôle de sécurité électrique. Elle introduit
une proposition de rédaction d’une partie de la structure documentaire
nécessaire pour atteindre cet objectif ; à savoir le manuel
qualité basé sur l’ISO 17025, la procédure d’essai
et le mode opératoire associé à cette activité.
Pour finir, notre étude a porté sur la réalisation
de bancs de contrôle qualité. Une étude comparative,
prenant en compte les notions d’ergonomie, de mobilité et de modularité
a permis de dégager une proposition d’architecture type. Nous
avons pour cela pris en compte les caractéristiques des différents
ECME présents sur le marché. Une étude de faisabilité
nous a permis d’envisager l’intégration de ces bancs de contrôle
mobile au systèmes informatiques utilisés dans le milieu
hospitalier (système de traçabilité intégré
à une GMAO).
Le service biomédical, en tant qu’exploitant de dispositifs médicaux, est directement concerné par l’application de ce décret.
Inventorier les dispositifs médicaux, mettre en place une organisation qui s’assure de l’exécution de la maintenance et du contrôle qualité (interne ou externe) de ces derniers, telles sont les obligations que tout exploitant est tenu de respecter. L’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) fixe, non seulement les critères d’acceptabilité, mais également la périodicité et la nature de la maintenance et des contrôles qualité.
L’exploitant du dispositif médical doit prendre en compte et utiliser les méthodes d’essais validées par le COFRAC pour mettre en place ses protocoles de contrôle qualité. Le COFRAC propose une liste d’essais validés et répertoriés par domaine d’activité (essais électrique, physique et mécanique) dont celui des dispositifs médicaux. Toutefois, ces essais ne s’appliquent qu’à un nombre restreint d’appareils médicaux ou de tests (ex : norme 601.1 relative à la sécurité électrique) ne couvrant pas l’ensemble du parc hospitalier.
L’exploitant ne pourra être accrédité que s’il utilise des méthodes d’essais validées par le COFRAC ou en faisant une demande d’accréditation auprès de ce dernier le cas échéant.
Dans le cas de méthodes d’essais non répertoriées par le COFRAC, les exigences du décret du 5 décembre 2001 seront également respectées dans la mesure où le service biomédical s’engage dans une démarche d’accréditation pour faire valider ses méthodes d’essais.
La validation de ces méthodes d’essais doit être une action préalable à leur accréditation.
Accréditer une méthode d’essais spécifique suppose que cette dernière offre des garanties raisonnables d’exactitude, est reproductible et est décrite dans un document clair et intelligible.
Une anticipation possible du décret
du 5 Décembre 2001
Depuis la parution du décret, de nombreux services biomédicaux cherchent à rationaliser leur démarche sur la mise en conformité de la maintenance et du contrôle qualité des dispositifs médicaux.
Accréditer l’activité de contrôle qualité fait appel à un schéma analytique basé des processus cohérents et robustes. Par conséquent, l'accréditation est un moyen d'instaurer la confiance.
I. Présentation de la norme ISO 17025
La norme ISO 17025 est entrée
en application le 1er Octobre 2001, en remplacement progressif de
la norme NF 45001. Elle constitue une reconnaissance de l'aptitude
des laboratoires à effectuer des essais déterminés,
en les engageant à formaliser au mieux leur démarche qualité
et leurs compétences analytiques.
Figure 1 : Genèse de la norme ISO 17025. Source : sudqualite.org
Ce référentiel est principalement
dédié aux activités d'essais ou d'étalonnages
et stipule des exigences de qualité organisationnelle et de
maîtrise métrologique afin de garantir la validité
des résultats délivrés. Il donne lieu à une
"accréditation", reconnue internationalement, révisée
annuellement et valable trois ans.
Un laboratoire voulant s'engager dans la démarche d’accréditation, et bénéficier ainsi d'une confiance accrue de la part de ses clients, doit répondre à certaines exigences. Celles-ci sont détaillées dans la norme ISO 17025, reprise par le document 1002 de l'organisme accréditeur (le COFRAC) : si la norme définie des objectifs à atteindre, le document du COFRAC précise comment procéder.
La norme ISO 17025 reprend l'ensemble des exigences
des normes qualité ISO 9000 (version 1994) qui ont été
jugées applicables aux laboratoires d'essais. En cela, l'accréditation
selon l'ISO 17025 se présente comme une première étape
vers une certification ISO 9001. Cet aspect comporte un intérêt
certain pour des laboratoires appartenant à des entités
déjà certifiées aux normes qualité. Il conforte
également l'idée selon laquelle les laboratoires pourraient
développer un système qualité unique répondant
à la fois aux exigences de l'ISO 9000 et de l'ISO 17025.
La norme ISO
17025 donne, dans ses annexes, la correspondance avec l’ISO 9002 :1994.
Les exigences
relatives au management s’inspirent directement de l'ISO 9001.
Citons à
titre d'exemple :
·
la politique et les objectifs qualité
doivent être formalisés
·
la maîtrise des documents, internes et
externes, est accrue.
·
le recours à la sous-traitance n'est
plus exceptionnel mais le laboratoire reste responsable vis à vis
du client, qui a donné son accord écrit à la sous-traitance.
·
les actions correctives : responsabilités
définies, enquête pour analyse des causes et vérification
par audits spéciaux de l'efficacité des actions.
·
les actions préventives : mise en œuvre
et suivi de plans d'actions afin d'exploiter toute source potentielle
d'amélioration.
Pour
comparer avec l'ISO 9001, l'objectif premier de l'ISO 17025 est la garantie
de la fiabilité du résultat délivré et de
son expression.
Pour
un service biomédical, le choix entre les deux référentiels
est fonction des besoins et des objectifs stratégiques de l'équipe.
Par exemple :
§
une certification (ISO 9001) est une garantie pour les contractants ou parties
prenantes d'avoir leurs attentes satisfaites de manière continue,
§
une accréditation (ISO 17025) est une garantie pour les contractants ou parties
prenantes de la robustesse des résultats délivrés.
Le service biomédical est donc au cœur
d'une organisation pouvant réunir une certification de son système
qualité, avec éventuellement une démarche d'accréditation
du service, visant à reconnaître la maîtrise des mesures
réalisées sur les dispositifs médicaux.
Quelque soit le choix du référentiel, les apports sont appréciables en terme d'amélioration des processus quotidiens, de maîtrise documentaire, de capitalisation des savoirs et savoir-faire et donc d'efficience globale pour le service.
L’organisation :
Les
laboratoires qui appartiennent à de grandes institutions doivent :
La
norme ISO 17025 ne centre pas les responsabilités sur un directeur
technique mais plusieurs personnes peuvent assurer la responsabilité
globale des opérations techniques. La description de fonction de chaque
membre de la direction doit être clairement décrite.
Le
système qualité :
La
norme définit clairement le contenu de la déclaration de la
politique qualité.
Le
contrôle de la diffusion des documents :
La revue
de contrat :
Un
rapprochement avec la norme ISO 9001/ISO 9002 a été réalisé.
La revue de contrat a pour objectif d’assurer que le fournisseur
et le client ont compris et sont d’accord sur la prestation.
La sous
traitance des essais et/ou de la calibration :
Elle ne peut être réalisée que par des laboratoires déjà accrédités.
Les fournisseurs :
De
nouvelles conditions apparaissent. Elles sont basées sur la norme
ISO 9000 et ont pour objectif d’assurer que les laboratoires définissent
les spécifications du matériel avant de procéder à
son achat.
Avant leur mise en service, des vérifications conformément
aux critères précédemment établis doivent
être réalisées.
Les
contrôles des essais et des étalonnages non conformes :
En
cas de détection de non conformités, des actions correctives
doivent être immédiatement mises en place.
Les
actions correctives :
Des
audits supplémentaires doivent être réalisés
par les laboratoires pour s’assurer de l’application des exigences de
la nouvelle norme.
Les
actions préventives :
Ce
paragraphe précise que les laboratoires doivent établir des
procédures qui leur permettent d’identifier les causes potentielles
des non conformités et les opportunités d’amélioration
du système qualité.
Le contrôle
des enregistrements :
Le
support électronique est toléré mais il doit être
validé.
Les audits internes :
Les
auditeurs internes devront être qualifiés et un plan d’audit
interne doit être instauré.
D’autre part, si des non conformités affectant les résultats
sont constatées, les clients devront en être informés
par écrit.
2.1 Analyse et mesure de l'incertitude
(paragraphe 5.1.1)
Ce paragraphe définit les nombreux facteurs qui déterminent l'exactitude et la fiabilité des essais effectués par un laboratoire. Ces facteurs peuvent comprendre des éléments provenant
Ce paragraphe introduit les prescriptions et
indique les paragraphes 5.2 à 5.8 dans lesquels sont traités
les facteurs techniques pouvant influer sur la qualité des essais.
Il est complété par des prescriptions sur la maîtrise
et la surveillance de la qualité, d'une part, et sur le contenu
du rapport d'essai, d'autre part.
Pour répondre à
cette exigence dans le manuel qualité, il est possible de dresser
une liste de tous les éléments susceptibles d'influencer
la qualité des essais.
2.2 Divers facteurs à prendre en compte
(paragraphe 5.1.2)
Cette exigence traite en premier lieu de la maîtrise des incertitudes. Il s'agit donc d'adapter les performances au domaine technique d'essai et d'acquérir un niveau d'exigence.
Les facteurs qui rentrent en compte dans le test de sécurité électrique des dispositifs médicaux sont :
Ces facteurs vont être développés dans les exigences ci-dessous.
2.3 Personnel
Compétence du personnel technique (paragraphe 5.2.1)
Cette exigence a pour but de définir les différents types d'activités du personnel :
De
plus, elle impose la supervision du personnel. Par, exemple, un planning
de formation peut être prévu. A partir de l'évaluation
de niveau de départ de la personne, il permettra d'étaler les
formations dans le temps pour amener la personne au niveau de compétence
souhaité.
Les compétences des divers
opérateurs devront être contenus dans un dossier. Néanmoins,
la norme n'impose pas de niveau de formation, ce qui implique, que le
laboratoire doit décider des spécifications concernant chaque
type de personnel du laboratoire.
Description des objectifs de la formation du personnel (paragraphe 5.2.2)
Les engagements de la direction en matière de formation et la stratégie adoptée doivent être déployés concrètement dans le programme de formation mis en place. Ces engagements seront traduits dans l'identification des besoins en formation et dans la mise en œuvre de cette formation. Toutes les traces de ces actions seront conservées pour prouver leur mise en place.
Choix des collaborateurs (paragraphe 5.2.3)
De la même façon que pour les collaborateurs en cours de formation, la supervision des personnes employées à titre temporaire est requise. Il paraît donc difficile de se priver d'une procédure permettant au personnel d'appoint d'avoir l'information minimale nécessaire sur les aspects techniques et de management du système qualité à mettre en œuvre. La création d'une forme de livret d'accueil facilitera la diffusion des documents pertinents. Néanmoins, ces personnes devront être accompagnées dans leurs premiers pas techniques jusqu'à l'obtention de l'assurance de leur compétence, tout en conservant à la fois la preuve des supervisions réalisées.
Description des fonctions du personnel (paragraphe 5.2.4)
Une fiche devra définir précisément les responsabilités des différentes personnes au sein du laboratoire. On s'attachera à définir les aspects liés au flux technique et les aspects liées au flux administratif.
Habilitation à délivrer des rapports d'essai (paragraphe 5.2.5)
Ce paragraphe traite de la conservation des éléments permettant d'assurer la qualification du personnel, d'une part et des enregistrements des autorisations délivrées par la direction qui s'engage sur cette compétence d'autre part. Ces éléments pourront être rédigées dans une « fiche d'habilitation » qui précisera par exemple les essais pour lesquelles un technicien a été reconnu compétent. Elle devra être co-signée par la direction et par le titulaire attestant d'une part l'engagement de la direction au regard du contenu de la fiche, et d'autre part, la prise de connaissance des informations par le titulaire.
2.4 Installations et conditions
ambiantes
Installations d'essais et conditions ambiantes (paragraphe 5.3.1)
Cette
exigence concerne non exclusivement les sources d'énergie, l'éclairage
et les conditions ambiantes.
Le paragraphe 10 de la norme EN 60-601 définit ses conditions d'environnement :
Surveillance des conditions ambiantes (paragraphe 5.3.2)
Après avoir défini les caractéristiques d'environnement pouvant influencer la qualité des essais, le laboratoire doit :
Le laboratoire doit décider de l'arrêt lorsque les conditions ambiantes dépassent les niveaux acceptables. Il est donc important de déterminer l'autorité qui pourra prendre une telle décision. Cette exigence suppose que la mesure des conditions ambiantes soit réalisée par des instruments étalonnés.
Séparation des éléments (paragraphe 5.3.3)
Il
s'agit ici de trouver le meilleur compromis entre l'exigence d'ergonomie
qui implique de rapprocher certaines zones d'essais et celle de manutention
d'objet en séparant celles qui présentent des caractères
incompatibles.
Dans notre cas on s'attachera
surtout à vérifier la compatibilité électromagnétique,
ainsi que les courants de fuites hautes fréquences lors du test
de sécurité électrique des bistouris.
Réglementation de l'accès aux zones d'essais (paragraphe 5.3.4)
Le
laboratoire mettra en place les moyens les plus adaptées en ce qui
concerne l'accès aux bancs de test.
Pour la sécurité
électrique, un simple panneau limitant l'accès aux personnes
du laboratoire et aux visiteurs accompagnés pourrait suffire.
Entretien du laboratoire (paragraphe 5.3.5)
Le
domaine d'activité et les risques générés par
un mauvais entretien doivent être pris en compte pour choisir les procédures
d'entretien appropriées.
Si on utilise la sous-traitance il sera important de définir
les responsabilités de nettoyage entre le personnel du laboratoire
et le personnel extérieur, d'une part, l'engagement de confidentialité
que le laboratoire doit obtenir de cette société de sous-traitance
d'autre part.
2.6 Méthodes d'essais
et validation
Application
des méthodes d'essais (paragraphe 5.4.1)
Cette
exigence aborde ici deux points qui seront développés ultérieurement
: l'estimation de l'incertitude et les techniques statistiques.
Quatre types de documents sont donc
exigés :
|
Type d'action |
Type de document |
|
Les méthodes d'essais |
document opérationnel et de réalisation des essais |
|
Les procédures d'essais |
documents organisationnels explicitant le partage des responsabilités entre les différents secteurs du laboratoire |
|
Les instructions d'utilisation du matériel |
document organisationnels de type notice interne |
|
Les instructions de manutention et de préparation des échantillons |
documents opérationnels de manipulation des objets soumis à essais |
L'ensemble de ces documents opérationnels doit bien sûr être géré et mis à disposition du personnel.
Cette exigence fait ressortir trois types de mode opératoire :
Sélection
des méthodes d'essai (paragraphe 5.4.2)
Cette exigence implique que les méthodes d'essai permettent de :
Méthodes développées par le laboratoire(paragraphe 5.4.3)
Ce paragraphe définit la :
Cette exigence s'applique aux laboratoires qui réalisent par exemple des essais de performance de produits. Elle oblige les laboratoires qui font de la recherche et développement à élaborer un plan afin de revalidée des méthodes constamment remises à jour.
Méthodes
non normalisées (paragraphe 5.4.4)
Si le laboratoire effectue des essais non définis par une norme, le laboratoire doit élaborer et valider ses méthodes, informer le client avant mettre en œuvre sa méthodologie.
Notre laboratoire ne sera pas concerné par cette exigence, la norme EN 60601-1 définie très clairement les exigences concernant la sécurité électrique des dispositifs médicaux.
Validation des méthodes
(paragraphe 5.4.5)
Avant de se lancer dans le processus de validation d'une méthode interne, il convient d'en évaluer l'opportunité technique et financière. Les méthodologies ne peuvent donc être appliquées qu'une fois leur opportunité confirmée, qui relève d'une décision politique de la direction. La laboratoire pourra utiliser une procédure simplifiée lorsque les modifications par rapport au texte de référence sont mineures, c'est à dire lorsqu'il s'agit d'une simple adaptation.
Pour notre laboratoire, les méthodes employées sont celles décrites par la norme EN 60601-1, qui définie les tests à réaliser ainsi que les valeurs limites. Le laboratoire ne devra donc pas élaborer de méthodes internes, ces exigences ne sont pas à prendre en compte pour la mise en œuvre de ces essais de sécurité électrique.
Estimation de l'incertitude de
mesure (paragraphe 5.4.6)
De même que pour la validation des méthodes, l'estimation de l'incertitude est un travail difficile nécessitant la maîtrise d'un certains nombre d'éléments théoriques et statistiques.
Maîtrise des données
(paragraphe 5.4.7)
La vérification des calculs et transfert de données peut être effectuée à différents niveaux d'organisation. Elle peut être réalisée en autocontrôle par le technicien ou par un responsable technique qui analyserait données initiales et données finales. Les logiciels, ordinateurs et appareils automatisées, doivent être traités, du point de vue de la documentation associée, de la même façon que d'autres équipements : notice d'utilisation, entretien, conditions ambiantes d'utilisation ...
2.7 Équipement
Pour un bon usage de l'équipement
(paragraphe 5.5.1)
Un
inventaire des équipements, des essais auxquels ils sont destinés
et des prescriptions correspondantes de mesurage, permettra d'assurer que
le laboratoire dispose bien de l'ensemble de la traçabilité
nécessaires à l'étendue de l'accréditation qu'il
demande.
Le laboratoire doit également choisir les modalités d'étalonnage, de vérification, de calibrage ou de contrôle appropriés pour assurer que l'équipement est suffisamment maîtrisé.
Vérification de l'équipement
(paragraphe 5.5.2)
La périodicité des
programmes d'étalonnages, c'est à dire les planning, devrait
être choisie par le laboratoire en fonction des dérives
connues ou supposées des équipements utilisés.
La norme impose une vérification
avant mise en service, par conséquent, cette exigence s'appliquera
aussi après une réparation ...
Pour les testeurs de sécurité électrique, la périodicité est de 1 an, celle-ci pourra être éventuellement raccourcie en fonction de l'utilisation de l'équipement.
Le référentiel porte aussi sur le « contrôle en service », les différents autotests réalisées lors de la mise en service du testeur répondront à cette exigence.
Liens entre le personnel et l'usage de l'équipement
(paragraphe 5.5.3)
Cette exigence montre que la maîtrise de la qualité du laboratoire va au-delà de la simple juxtaposition des principes suivants : « équipement, personnel, locaux et consommables », car il existe de nombreux liens entre tous ces éléments. Cette exigence porte plus particulièrement sur la relation entre la matériel et le personnel autorisé à l'utiliser.
Le laboratoire doit donc mettre en place des modes opératoires intitulés « utilisation et entretien de ... » disposant d'un sommaire standardisé. Lors de la réalisation d'instructions internes d'utilisation des équipements, il est indispensable d'identifier les raisons qui justifient leur rédaction. Le meilleur moyen est de faire rédiger ces modes opératoires d'utilisation par le technicien qui relèvera les successions des actions qu'il conduit au fur et à mesure.
Identification des équipements
(paragraphe 5.5.4)
Pour
mettre en œuvre cette exigence, on utilisera un numéro d'identification
interne plutôt que le numéro de série fournit par
le fabricant afin d'éviter éventuellement des doublons.
On distingue trois types d'équipement
qui peuvent être définis de la manière suivante :
|
Le matériel de mesure |
matériel fournissant ou représentant une valeur raccordable directement ou non aux étalons nationaux ou à des matériaux de référence certifiés. |
|
Le matériel d'analyse ou d'essai |
appareils qui devront être calibrés et contrôlés avec les moyens les plus appropriés représentant l'état de l'art |
|
Le matériel intermédiaire |
matériel ne fournissant pas de résultat ou ne représentant pas une mesure matérialisée, mais dont la qualité participe à la qualité du résultat final |
Identification des équipements
(paragraphe 5.5.5)
Cette exigence définie ce qu'on appelle
dans la plupart des cas une fiche de vie. Ce paragraphe regroupe
les éléments d'identité de l'équipement, les
éléments de suivi de la conformité de l'équipement,
les éléments de maintenance visant à maintenir la
conformités de l'équipement aux spécifications initiales.
Il serait pertinent de mettre en œuvre un suivi des différents coûts
associés à cette équipement.
Disposition
des procédures et planification des instruments de mesure (paragraphe
5.5.6)
Ce paragraphe ne concerne que les instruments de mesure, la procédure de maintenance y est imposée. Les autres procédures ne devront exister que si elles présentent un intérêt en terme de gestion d'un risque particulier (ex : transport des équipements de mesure que si le matériel est déplacé).
Réparation des défaillances
des équipements (paragraphe 5.5.7)
La norme impose un étiquetage spécifique des équipements présentant un dysfonctionnement. Elle rappelle qu'il est nécessaire d'avoir une procédure afin de gérer les non-conformités.
Codification
des équipements du laboratoire (paragraphe 5.5.8)
Une étiquette précisant la prochaine date d'étalonnage doit figurer sur l'équipement afin que l'opérateur puisse identifier si l'équipement qu'il va utiliser est conforme pour sa périodicité d'étalonnage.
Vérification
de l'état de fonctionnement de l'équipement (paragraphe
5.5.9)
Cette exigence s'applique sur un équipement mis à disposition de deux sections dont l'une n'est pas soumise à l'accréditation et qui se trouve régulièrement dans cette position.
Vérification intermédiaire
(paragraphe 5.5.10)
Si cela le nécessite, il faut réaliser des vérification intermédiaires (entre 2 étalonnages) en fonction des risques liés à l'utilisation des équipements (notamment au niveau de la fiabilité des mesures).
Disposition de procédures
(paragraphe 5.5.11)
Les certificats d'étalonnage devront être archivés et les opérateurs pourront y avoir accès afin d'apporter éventuellement des facteurs de correction.
Protection des équipements
(paragraphe 5.5.12)
Cette exigence doit s'appliquer au cas par cas, néanmoins pour certains équipements il faudra mettre en place des modes opératoires afin de garantir le bon réglage de l'équipement pour qu'il accomplisse sa fonction.
Généralités
(paragraphe 5.6.1)
Tout équipement de mesure devra être raccordable aux étalons nationaux ou internationaux pertinents. Cependant, il faut intégrer l'étalonnage des équipements qui servent à surveiller les conditions ambiantes.
Prescriptions spécifiques
: l'étalonnage (paragraphe 5.6.2)
Pour les laboratoires d'essai, l'exigence est réduite aux seuls équipements dont les fonctions de mesurage ont une incertitude qui a une influence significative sur le résultat final.
Etalons de référence
et matériaux de référence (paragraphe 5.6.3)
Pour la réalisation du test de sécurité électrique, on n'utilise pas d'étalon pour calibrer nos testeur. Le laboratoire ne sera donc pas concerné par ces exigences. Elle pourra éventuellement être applicable aux appareils qui mesure les conditions ambiantes.
Dans le cadre d'un laboratoire d'essai de la sécurité électrique on ne réalisera pas d'échantillonnage.
Manutention des objets d'essai et d'étalonnage
a. Procédure de protection
des objets d'essai et d'étalonnage (paragraphe 5.8.1)
Le laboratoire doit avoir des procédures pour le transport, la réception, la manutention, la protection, le stockage, la conservation d'objets à tester.
b. Identification des objets d'essai (paragraphe
5.8.2)
Le laboratoire doit mettre en œuvre un système assurant l'identification du dispositif à tester afin de garantir sa traçabilité dans le laboratoire par exemple par la mise en place d'un système à code barre.
c. Enregistrement des objets non
conformes (paragraphe 5.8.3)
Cette exigence traite ici de l'aspect technique et opérationnel de la revue de contrat. En cas d'écart ou de doute, le laboratoire doit procéder à un enregistrement et à une prise de contact avec le client.
L'élaboration d'un « dossier essai » permettant la vérification de l'objet à la réception, puis l'enregistrement et la gestion de l'objet jusqu'à son retour au client permet de prendre en compte les enregistrements des paragraphes 5.6.1 à 5.6.3. Il convient de définir les critères techniques d'acceptation de l'équipement à la réception et de les enregistrer pour que le personnel chargé de cette vérification puisse le faire selon des processus clairs.
Procédures
et installation (paragraphe 5.8.4)
Les critères d'acceptation à
la réception doivent non seulement être satisfaisant, mais
il doit également exister des dispositions et des installations permettant
de maintenir l'intégrité de l'équipement dans tous
le laboratoire. Les étapes préalables à la réalisation
des essais doivent faire l'objet de toutes les instructions pertinentes
en prenant en compte les installations existantes.
Les conditions de mise en sécurité,
lorsqu'elles sont nécessaires, doivent être définies
et mise en œuvre.
2.10 Surveillance de la qualité, des résultats
d'essai et rédaction des rapports.
Assurer
la qualité des résultats d'essai et d'étalonnage (paragraphe
5.9)
Pour développer l'assurance qualité
et le management de la qualité, le laboratoire doit procéder
à un contrôle qualité, c'est à dire à
une vérification des résultats d'essai ou des processus du
laboratoire.
Le laboratoire doit donc conduire une
réflexion importante sur la nature des contrôles qualité
nécessaires à l'obtention de la confiance sur les résultats
obtenus. Il faut donc définir le processus d'analyse et les responsabilités
organisationnelles et techniques capables de décider du lancement
des action correctives nécessaires en cas d'écart.
Rapport sur les résultats (paragraphe
5.10.1 à 5.10.3)
Ce paragraphe définit les différents éléments du rapport d'essai. S'il s'agit d'essais ou d'étalonnages effectués pour des clients internes ou s'il existe un accord écrit avec le client, les résultats peuvent être consignés de manière simplifiée.
Certificats
d'étalonnage ( paragraphe 5.10.4)
Ce paragraphe apporte des précisions pour les laboratoire qui délivrent des certificats d'étalonnage, ce qui n'est pas le cas de notre laboratoire d'essai.
Avis
et interprétations (paragraphe 5.10.5)
Les avis et interprétations sont autorisés avec certaines limitations logiques : les bases sur lesquelles ils se reposent sont formellement identifiées et écrites, et ils apparaissent clairement différenciées des résultats eux-mêmes.
Résultats
d'essai et d'étalonnage obtenus auprès de sous-traitants (paragraphe
5.10.6)
Lorsqu'un
étalonnage a été effectué par un sous-traitant,
le laboratoire qui a exécuté cette tâche doit délivrer
le certificat d'étalonnage au laboratoire contractant.
Dans le cas de notre laboratoire, il n'y
a pas de sous-traitant, il ne faut donc pas tenir compte de cette exigence.
Présentation des résultats
a. Transmission électronique des résultats
(paragraphe 5.10.7)
Pour respecter cette exigence, il convient d'intégrer les recommandations de la Société Française d'Informatique de Laboratoire.
b. Choix de la présentation
du rapport (paragraphe 5.10.8)
Le rapport est le produit du laboratoire. Pour le client, c'est ce qui reste de la prestation. En plus de la qualité des résultats fournis, le fond et la présentation du rapport, donnent une image de la qualité du laboratoire. Ces deux éléments doivent être pris en compte dans l'élaboration des différents formulaires.
c. Amendements aux rapports d'essai et aux certificats
d'étalonnage (paragraphe 5.10.9)
Lorsqu'un rapport est réémis
dans sa totalité en raison d'une erreur du laboratoire, il convient
de s'interroger sur l'opportunité d'obtenir le retour du premier
original envoyé afin de ne pas voir ce document utilisé de
façon erronée. Sur le deuxième document figure toutes
les indications, notamment l'annulation du précédent rapport
et son remplacement par celui-ci.
Cette demande de retour a pour but de
sensibiliser le client au profond changement qui affecte le document. Cependant,
ceci doit être fait avec la plus grande diplomatie, le client pouvant
imaginer que le laboratoire met en doute son intégrité alors
qu'il ne s'agit que de l'aider à éviter des erreurs par l'utilisation
non intentionnelle de résultats erronés.
Dans un monde où les clients deviennent de
plus en plus exigeants en matière de qualité de produit, l’existence
ou non d’une démarche qualité chez un fournisseur est
devenu est un caractère rédhibitoire quant au choix de ce dernier.
Avec les normes ISO 9000, chacun s’efforçait de fournir l’assurance
que la qualité de son produit ou de son service était conforme
aux exigences de ses clients (version 1994) puis d’en assurer la gestion,
nous dirons plus communément, le management de sa qualité (version
2000) en vue d’apporter une amélioration continue à de
ses différents processus.
L'organisme
désirant être accrédité adresse une demande définissant
clairement la portée d'accréditation et accompagnée de
son manuel qualité au COFRAC.
La demande
est établie sur papier à en tête de l'organisme concerné
selon le modèle de demande d'accréditation.
S'il le juge
opportun pour l'examen de recevabilité, le COFRAC peut envoyer un questionnaire
d'évaluation préalable au demandeur pour le remplir et le retourner.
L'organisme
adresse le dossier de candidature dûment rempli au COFRAC. Celui-ci
procède à l'étude de recevabilité pour juger l'opportunité
de poursuivre le processus d'accréditation.
A l'issu de
l'examen, l'organisme reçoit un accusé de réception déclarant
la suite réservée à sa demande.
Si la demande
est jugée recevable, le COFRAC désigne l'équipe d'audit
chargée de procéder à l'évaluation de l'organisme.
L'équipe
d'audit comprend un responsable d'audit, un ou plusieurs auditeurs qualité
et un ou plusieurs experts techniques selon les domaines couverts par la portée
d'accréditation.
L'équipe d'audit procède
à :
-
L'examen des dispositions prises par l'organisme
demandeur pour assurer la qualité de ses prestations conformément
à l'un des référentiels d'accréditation choisi.
-
L'examen de la compétence de l'organisme pour
réaliser les prestations objet de sa demande d'accréditation
en conformité avec les exigences techniques spécifiques.
Elle établit
un rapport destiné à la commission sectorielle. Ce rapport comprend
les fiches d'écarts constatés par l'équipe d'audit, complétées
par les propositions d'actions correctives que compte entreprendre l'organisme
et l'avis de l'équipe d'audit.
Le dossier
d'évaluation est examiné par la commission sectorielle concernée
laquelle donne un avis sur l'octroi ou le refus de l'accréditation.
La décision
finale, prise par le directeur, est notifiée à l'organisme en
motivant, s'il y a lieu, le refus de l'accréditation.
Au bout de
chaque année, l'organisme subit un audit de suivi. Le renouvellement
a lieu tous les trois ans, trois mois avant l'expiration de la durée
de validité.
Mettre en place une démarche d’accréditation
peut se justifier par :
II. Le décret du 5 décembre 2001
Le décret d’application L 665-5 du 5
décembre 2001 de la Loi du 1er juillet 1998, a précisé
les obligations de maintenance et de contrôle qualité de dispositifs
médicaux, dont la liste reste à établir par l’AFSSAPS.
Le défi, pour l’ensemble des services
biomédicaux, est donc de démontrer leur aptitude à assumer
ces exigences réglementaires qui garantissent la sécurité
des patients et des utilisateurs. L’accréditation ISO 17025 peut
constituer une solution potentielle, elle est à dissocier de l’accréditation
hospitalière, ANAES. Qu’il s’agisse de méthodes
d’essai normalisées ou à valider, elle apporte en effet
la preuve de la maîtrise de la métrologie (étude de la
mesure liée à son incertitude).
Inventorier les dispositifs médicaux, mettre en place une organisation qui s’assure de l’exécution de la maintenance et du contrôle qualité (interne ou externe) de ces derniers, telles sont les obligations que le décret du 5 décembre 2001 exige pour les services biomédicaux hospitaliers. L’AFSSAPS fixe non seulement les critères d’acceptabilité mais également la périodicité et la nature de la maintenance et des contrôles qualité.
Une anticipation possible du
décret du 5 Décembre 2001
Depuis
la parution de ce texte, de nombreux services biomédicaux cherchent
à rationaliser leur démarche sur la mise en œuvre de la
maintenance et du contrôle qualité des dispositifs médicaux.
Le seul référentiel relatif au contrôle de qualité
en matière d'accréditation est la norme européenne
ISO/CEI 17025, qui est spécifique aux laboratoires d'essais.
Reconnaissance
formelle de la compétence technique d'un organisme à effectuer
une prestation concrète (définition du COFRAC), l’accréditation
peut constituer une réponse robuste et fiable à cette problématique.
Accréditer l’activité de contrôle qualité
fait appel à un schéma analytique basé des processus
cohérents et solides. Par conséquent, l'accréditation
est un moyen d'instaurer la confiance, permettant aux autorités
(AFFSAPS), et à la société de juger, si les services
biomédicaux, exécutent les tâches qu’il ont sous leur
responsabilité avec un haut niveau de fiabilité.
Il
est donc possible d'envisager un atelier biomédical certifié
ISO 9001 pour tout ou une partie de ses activités, et accrédité
ISO 17 025 pour les contrôles qualité. En effet, on retrouve
beaucoup de corrélations entre ces 2 normes, notamment sur l'organisation
du système qualité.
Figure 2 : Corrélation entre la norme ISO 17025 et ISO 9001.
Si
un service biomédical décide de se faire accréditer
EN ISO/CEI 17025, il devra alors prouver :
-
qu'il gère un système de management
de la qualité,
-
qu'il est techniquement compétent,
-
qu'il s'appuie sur des référentiels
(exemple : norme EN NF 60601-1 pour les tests de sécurité
électrique),
-
qu'il est capable de produire des résultats
techniquement valables et mesurables.
Le
décret du 5 décembre 2001 engendrera
lors de son application des surcoûts importants dans l’exploitation
des dispositifs médicaux. Même si la communauté biomédicale
ne remet pas en cause cette mesure, qui améliorera inéluctablement
la qualité et la sécurité des soins, il convient
de s’interroger sur les moyens financiers qui seront mis en œuvre pour
mener à bien cette nouvelle mission.
Une
étude comparative de coût permettra au service biomédical
d’évaluer le bien fondé d’une démarche volontaire
d’accréditation en matière de contrôle qualité
face à l’externalisation de ces prestations de service.
La dernière grande réforme du
système hospitalier français public et privé, « le
plan Juppé », ainsi que la maîtrise des dépenses
budgétaires, ont suscité le développement au sein
des hôpitaux d’une réflexion sur les moyens de rationalisation
des dépenses, avec un triple souci « de responsabilisation,
de qualité des soins et d’une meilleure insertion de l’hôpital
dans son environnement ».
Il s’agit en fait de comparer l’offre de prestations
du Laboratoire Central des Industries Electriques (LCIE) et de l’Apave
à cette solution. Tout dépendra des directions stratégiques
définies par l’hôpital qui devra choisir entre une réorientation
des activités du service biomédical, à savoir, une
externalisation des contrôles qualité, ou la mise en place
de l’accréditation qui nécessitera un investissement supplémentaire
en terme de ressources humaines et économiques.
En d’autres termes, la stratégie de contrôle
doit être le fruit d’une analyse pertinente puis que nos moyens,
de surcroît, très hétérogènes nous imposent
d’être sélectif en la matière. A noter également
que cette stratégie est sujette à modification puisque
notre perception du risque (expérience, matériovigilance)
évolue.
Les méthodes de mise en
place du contrôle qualité
A défaut d’avoir à disposition
une liste de normes harmonisées par produit, on s’accorde à
dire que les préconisations des constructeurs de dispositifs médicaux
en matière de contrôle qualité sont aujourd’hui la
seule référence dont peut tenir compte un service biomédical.
Or, ces recommandations obéissent à
des contraintes et des exigences souvent en décalage avec les
moyens dont disposent ces services.
L’ingénieur biomédical, au même
titre que les industriels, se doit d’effectuer une analyse des risques
afin d’optimiser, selon leur criticité, les priorités en
matière de contrôle qualité.
Cette analyse doit pouvoir prendre en compte
non seulement toutes les évolutions en terme de technologie de
matériels mais aussi les conséquences d’éventuels
dysfonctionnements.
Le schéma ci-dessous représente
le processus d’élaboration de tout protocole de contrôle
qualité par l’ingénieur biomédical.
Figure 3 : processus d'élaboration d'un
protocole de CQ Un service biomédical ne pourra être
accrédité que « pour des essais ou types d’essais
déterminés » en élaborant et en appliquant
, soit par l’analyse des référentiels existants soit en
prenant en compte les recommandations constructeurs, des protocoles de contrôle
qualité par type de dispositif médical. Perspectives Il ne paraît pas utopique d’imaginer
à terme une collaboration active entre services biomédicaux
dans le domaine du contrôle qualité. La diversité des
équipements rend en effet difficile une pluridisciplinarité
totale dans le domaine. Chaque service pourrait se constituer « pôle
d’excellence » d’un domaine précis du contrôle
qualité, où il aurait fait la preuve de sa compétence.
Cette solution, séduisante pour la communauté, se heurte cependant
à deux problèmes majeurs : -
l’absence (ou l’obsolescence) de référentiels
nationaux, notamment dans le domaine de l’imagerie -
la compétence du COFRAC à valider les
méthodes d’essai mises en œuvre n’a pas encore été
vérifiée. Le manuel qualité
en est le « porte parole » ; il décrit
l’ensemble de la gestion et de l’organisation du système
qualité. Il fait appel à différentes procédures. Une première
version de ce manuel, sous forme d’ébauche, est disponible
en annexe 1. Notre système
qualité fait appel à deux types de procédures :
·
Les procédures dites « générales » Une procédure décrit la manière
spécifiée d’effectuer une activité ou un processus. Chaque procédure générale répondra
aux exigences d’ordre organisationnelles citées dans les paragraphes
de la norme ISO 17025, semblable aux exigences de la norme ISO 9001 :1994. Un exemple de procédure générale
a été développé, il s’agit de la procédure
de maîtrise de la documentation qui explique la façon d’élaborer,
de vérifier, de valider et de diffuser tous les documents de notre
démarche qualité. Cette procédure figure en annexe 2 de ce rapport. Néanmoins, il est nécessaire de mettre
en place toutes les autres procédures explicitant notre organisation
et qui sont exigées par la norme ISO
17025.
Retour sommaire Chacune des exigences organisationnelles de la norme
ISO 17025 citées ci-dessus doit faire l’objet de la mise en
place de procédures au sein du laboratoire qui prouvent notre conformité à ces dernières. Une même procédure peut répondre
à une ou plusieurs exigences de cette norme. ·
Une procédure d’essai Cette procédure est unique, quel que soit
le test effectué. Elle décrit l’ensemble de l’organisation
du test effectué depuis la réception du matériel à
contrôler jusqu’à sa restitution au client. La conformité
à la norme ISO 17025 est respectée par la prise en compte
des exigences techniques de cette dernière. La validation de cette
procédure est indispensable pour prouver notre robustesse dans nos
méthodes d’essais. Cette procédure d’essai, première
version, en est à son stade d’élaboration ; elle
doit être, à elle seule, capable de répondre aux exigences
techniques de la norme ISO 17025. Cette première version est disponible
en annexe 3. La procédure
d’essai fait appel au mode opératoire spécifique
au contrôle à effectuer. Le mode opératoire
décrit l’enchaînement des tâches à réaliser
pour effectuer l’essai auquel il se rattache. Il représente
le protocole de contrôle qualité concerné. Nous avons choisi
une telle structure documentaire afin qu’elle permette une certaine
évolutivité des activités du laboratoire. En
effet, si le laboratoire souhaite effectuer à terme des étalonnages,
il lui suffira de les formaliser dans une procédure d’étalonnage
étant au même niveau que celle d’essai. De plus, s’il
veut accroître son activité en réalisant de nouveaux
essais (exemple : contrôle qualité défibrillateur,
bistouris, …), il lui suffira de décrire les nouveaux modes
opératoires (protocoles) s’y rattachant. Le laboratoire doit
avoir trois types de modes opératoires : -
mode opératoire d’essai, -
mode opératoire de manutention et de préparation
des objets, -
mode opératoire d’utilisation des objets. Le mode opératoire
d’essai nous concernant dans ce projet, contrôle de sécurité
électrique sur les DM, est disponible en annexe 4. Le technicien chargé
d’effectuer un contrôle donné (sécurité
électrique) suivra le protocole en question en enregistrant ses
mesures sous forme informatique (voir étude de faisabilité
réalisée ci-après) ou sous forme papier (voir exemple
ci-dessous). Ces actions nous permettront de garantir une certaine traçabilité,
une des exigences essentielles de la norme ISO 17025. Ces enregistrements
permettront au laboratoire de remettre au client un rapport d’essai
validé et dont les résultats seront sous assurance qualité. Page
N° : 1 / x Dossier de suivi N° : Non
du laboratoire : Adresse
du laboratoire : Non
du client : Adresse
du client : Appareil
médical : Classe : I II
TBTS Type : B
BF CF Marque
de l’appareil : N°
de série de l’appareil : Date
de réception : Non
du technicien :
Signature : Conditions
ambiantes : Température
entre 10° et 40° : Humidité
entre 30% et 70% : Pression
atmosphérique entre 700 hPa et 1060 hPa : TEST ELECTRIQUE Date
de l’essai : RESULTAT Tension
secteur PH-Terre : N-Terre : PH-Neutre : Résistance d’isolement PH/Neutre
-Enveloppe : Résistance
de terre : Courant de fuite à la terre Polarité
normale : Polarité
normale sans le neutre : Polarité
inverse : Polarité
inverse sans le neutre : Courant de fuite sur l’enveloppe Polarité
normale : Polarité
normale sans le neutre : Polarité
normale sans la terre : Polarité
inverse sans le neutre : Polarité
inverse sans la terre : CONFORME
NON CONFORME "AVERTISSEMENT" ce
document ne peut être reproduit sans autorisation écrite
du laboratoire. Les impacts des coûts directs ou indirects
de l'indisponibilité des équipements, la perception des gains
potentiels liés à une plus grande disponibilité et
à une meilleure image de qualité sont autant de facteurs qui
ont accentué la perception des résultats attendus d'une gestion
effective de la maintenance. - la nature et la performance de l'équipement
; La seule
connaissance de ces informations n'est pas suffisante, il faut veiller à
leur accessibilité. Cette dernière condition rend indispensable
la " puissance de traitement
" de l'informatique Nous avons donc
étudié la possibilité d'enregistrement des données
collectées par les ECME sur une GMAO. .
Figure 4 : Représentation des liaisons entre ECME et la G.M.A.O. Le problème
peut se schématiser de la manière suivante : Après avoir
contacté différents fournisseurs, les renseignements que ces
derniers nos ont transmis sont présentés dans le tableau ci-dessous :
GMAO / Fabricant ECME METRON GAMIDA SYSTEMIS Possibilité
de rapatrier les données sous forme de fichier texte. L’archivage
ne pourra pas être réalisé dans la GMAO. SOPHIE Interface informatique
en cours d’étude. OPTIM Bientôt avec ANSUR : possibilité
d’enregistrer les rapports de mesure en mode « fichier
lié ». Chaque rapport sera automatiquement archivé
et « attaché » au fichier de suivi
du DM testé dans la GMAO. Avec PROSOFT :
possibilité de rapatrier les rapports de mesure en format
« texte ». L’archivage dans la GMAO
est possible, mais sera réalisé manuellement par le
technicien. Possibilité
de rapatrier les données sous forme de fichier texte. L’archivage
ne pourra pas être réalisé dans la GMAO. Si le rapatriement des données sur la GMAO
est réalisable, le technicien pourra envoyer à distance
les données du contrôle qualité réalisé
sur le serveur intranet de l’établissement. Il faudra pour
cela qu’il dispose des autorisations nécessaires (login, mot
de passe), lui permettant de réaliser cette opération. Il
devra pour cela disposer d’un logiciel de type PC Anywhere, qui permet
d’ouvrir une fenêtre de commande du serveur à distance,
en se connectant à ce dernier. Le logigramme ci-dessous présente notre méthodologie
de travail. Elle nous a servie à élaborer une première
ébauche de l’architecture du banc. Une étude de satisfaction
client ultérieure nous permettra d’apporter des modifications
afin d’améliorer continuellement cette première proposition. Le
diagramme de causes à effet (ISCHIKAWA) Il a été
inventé par le professeur K. ISHIKAWA en 1950. Il est nécessaire
d'avoir préalablement identifié le problème et réalisé
un brainstorming pour rechercher toutes les causes possibles concernant
la dérive de l'indicateur de qualité. Il permet
de visualiser de façon simple l'ensemble des causes potentielles
concernant le constat d'un effet quel qu'il soit. Il a pour but d'analyser
une situation où l'effet à corriger peut être produit
par plusieurs causes et rechercher les causes principales et secondaires
produisant l'effet. La visualisation
des données sur un seul diagramme permet l'étude des relations
qui existent entre un effet et ses causes présumées regroupées
en familles. Cependant,
cet outil ne permet pas d'identifier avec certitude toutes les causes réelles. Les règles
de construction d'un diagramme causes-effet sont les suivantes : ·
Définir clairement le problème, en
terme d'effet, que l'on traite et l'inscrire sans ambiguïté
dans une case à droite du diagramme. ·
Identifier les grands domaines ou catégories
dans lesquels les causes du problème trouvent leur origine. En règle
générale on se limite à cinq catégories, les
" cinq M " (Main d'oeuvre, Méthode, Milieu, Machines, Matériaux)
mais le service biomédical ne doit pas adopter systématiquement
cette classification ; il peut en choisir une différente, mieux adaptée
au problème qu'il a à traiter. Une fois les catégories
définies, celles-ci sont portées sur le graphique en arête
de poisson. ·
Rechercher le maximum de causes possibles. Le banc devra s’adapter aux différentes
exigences de la tâche à réaliser, aux diverses habitudes
et connaissances des différents utilisateurs. Cette flexibilité permettra d’atteindre
les objectifs suivants : ·
Adaptation à la diversité des utilisateurs ·
L’outil doit s’adapter à l’homme
et non l’inverse L’utilisation du banc devra être explicite :
les éléments fournis doivent permettre à l’utilisateur
de maîtriser le lancement et le déroulement des opérations.
(conditions de réponse à la norme ISO 17025). Le diagramme d’Ishikawa fait apparaître
deux catégories de facteurs prépondérants : a. Ceux liés au contexte professionnel - Architecture, - Espace, - Accès aux zones de test. b. Ceux liés à l’interaction
utilisateur/matériel - Formation, - Habitudes de travail, - Confort d’utilisation. Ergonomie Le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS),
ainsi que l’Institut National de Recherche et de Sécurité
(INRS) ont mis au point des guides d’ergonomie pour l’aménagement
de postes de travail (avec ordinateurs). (en exemple, une partie d’un de ces guides
est fournie en annexe 5). Nous nous sommes inspirés de ces recommandations,
fidèles à la législation, afin d’établir
les principes architecturaux généraux de notre banc d’essai.
Ces paramètres pourront constituer des indicateurs intéressants
quant à l’ergonomie du poste de travail mobile. En tenant compte des dimensionnements et des poids
des divers ECME présents sur le marché, nous avons suivi ces
guides. Ce travail a abouti à la réalisation des plans
d’un prototype de banc mobile. Liste
non exhaustive des ECME couramment utilisés dans les services biomédicaux. Cette liste est classée par type de test. ECME Marque Type Dimensions Poids Sécurité Electrique METRON QA 90 30,5 x 34,2 x 13,2 cm 5.8 kg Gamida tech 601 Pro Series 12,5 x 41 x 28 cm 7,7 kg Gamida tech 505 Pro Series Gamida tech 180 Integral Process Unimet 1000 ST ECME Marque Type Dimensions Poids Défibrillateurs METRON QA 40 M 28 x 24,8 x 9,8 cm 1.85 kg Metron QA 45 28. x 24.8 x
9.8 cm 2.06 kg Gamida tech QED-6M et QED 6H 27 x 24 x 10 cm 2,2 kg ECME Marque Type Dimensions Poids Bistouris METRON QA ES 39,5 x 34,2
x 13,2 cm 9.8 kg Gamida tech 454 A Gamida tech RF 303 ECME Marque Type Dimensions Poids Respirateurs METRON QA-VTM 27 x 35 x 9,5 cm 3.5 kg Gamida tech Ventis+Log Système portable Gamida tech Vt Plus 25 x 25 x 13 cm 4,5 kg Seres Vigil Air ECME Marque Type Dimensions Poids Pousse-Seringues et Pompes METRON Lagu Gamida tech IDA 4 30 x 18 x 23 cm 4,9 kg Gamida tech IDA 2 PLUS ECME Marque Type Dimensions Poids Tensiomètres METRON QA-1290 23 x 33,5 x 11,5 cm 3,5 kg Gamida tech BP PUMP 25 x 25 x 13 cm 3,4 kg Integral Process Smart Arm ECME Marque Type Dimensions Poids Simulateurs Patients METRON PS-410/420/430/320 3,4 x 9,4 x 15,6 cm 0,4 kg Gamida tech LH 1,2 & 3 13 x 20 x 4 cm 400-500 g Integral Process SP 200 & 500 Divers tests. ECME Marque Type Dimensions Poids Analyseur d'halogénés RIKEN KEIKI IF 18 Sonde Température KANE MAG KM 330 Incubateur GAMIDA KOALA SpO2 NELLCOR SRC2 Radiomètre UV VILBER LOUMAT UVR 460 Lux Mètre ROLINE R01332 Lux Mètre LUTRON LX102 Mesureur Pression Universel GAMIDA DPM 2+ Matériel
présent sur le banc. Ø
Exemplaire original de la norme Ø
Manuel qualité, avec la structure documentaire
associée : procédures, protocoles, modes opératoires Ø
Les ECME sont présents avec leur notice d’utilisation Ø
Un nombre suffisant de câbles (secteur, informatique
pour une éventuelle connexion au réseau de l’établissement) Ø
Des détrompeurs secteurs Ø
Un ordinateur portable équipé de :
o
Logiciel de gestion de l’ECME o
Logiciel de connexion à un serveur distant
(type « PC anywhere ») pour le rapatriement éventuel
des données sur GMAO Ø
Eventuellement une imprimante Ø
Les fiches de rapports et d’enregistrement
d’essai Ø
Appareils de mesure des conditions ambiantes (thermomètres,
hygromètres, manomètre, …) Notre démarche nous a amené à
considérer deux méthodes de conception différentes. Bancs
mobiles constitués de bras amovibles Types de bras amovibles
permettant l’adaptation de matériels au pied central
Avantages :
La documentation risque d’être égarée.
La solution retenue fut donc la suivante : Bancs
mobiles type « chariot » La documentation est classée dans un tiroir
prévu à cet effet. Les ECME sont placés dans un habitacle semi-fermé,
garantissant leur protection. Le système est robuste, et facilement déplaçable,
il s’inspire des chariots fréquemment rencontrés dans
le milieu hospitalier (réanimation, certains services biomédicaux,
…) L’informatique s’y intègre facilement.
Les impératifs de mobilité et de modularité seront facilement
respectés.
La norme ISO 17025 représente un support permettant
une plus grande crédibilité, une reconnaissance nationale et
internationale de compétence, ainsi que la possibilité d’effectuer
des contrôles pour d’autres sites en tant que tierce partie. Pourquoi un service biomédical, ayant développé
des compétences dans un domaine technologique particulier, ne pourrait-il
pas réaliser ces essais en son sein, mais également dans le
cadre d’accords passés avec d’autres établissements ? Le développement d’une coopération
entre les services biomédicaux hospitaliers, notamment au travers de
ce type de démarche, ne peut être bénéfique que
pour l’ensemble de la profession. La conception de bancs mobiles s’intègre
parfaitement dans cette démarche. La réalisation de ce type
de structure permettrait en effet d’effectuer les contrôles qualité
de manière externalisée. Pour que ce concept soit viable, il
faudra s’assurer d’une totale modularité de ces bancs.
Les propositions architecturales que nous avons formulées devront être
mises à l’épreuve (réalisation de prototypes) afin
de s’inscrire dans une démarche d’évaluation et
d’amélioration continue. Quoi qu’il en soit, la possibilité
d’être accrédité, sur un nombre plus important de
contrôles qualité, repose sur la réalisation de référentiels
nationaux. Si le contrôle de sécurité électrique
est une méthode normalisée (norme EN 60-601), de nombreux domaines
ne possèdent pas de référentiels en terme de contrôle
qualité (ex : échographie, radiologie conventionnelle,…).
La mise en place de méthodes
d’essai normalisées par type de dispositif médical pourrait
être le résultat d’une collaboration entre exploitants
et fournisseurs, supervisée par le G-MED, organisme notifié.
La formation de groupes de travail à l’écoute des évolutions
technologiques de l’appareillage est indispensable dans un avenir proche
pour mettre en place des méthodes d’essai performantes. Cette démarche, en permettant de prouver la
maîtrise et la crédibilité des contrôles qualité
des dispositifs médicaux, contribuera à la qualité des
soins et à la sécurité du patient. 1 - Accréditation: 2- Certification: 3 - Assurance qualité: 4- Démarche
qualité: 5- ECME : 6- Mission: 7- Procédure: 8- Processus: 9- Produit:
10- Protocole : Descriptif de techniques à appliquer et/ou
de consignes à observer. 11- Qualité: 12- Qualité
des soins: 13- Référence: 14-Référentiel: 15- Traçabilité: SITES INTERNET GIGLEUX R., IRACANE M.,
« Mise en œuvre d'un banc de test de sécurité
électrique selon la norme ISO 17025 »,2001-2002, Projet
DESS "TBH", UTC. http://www.utc.fr/~farges/dess_tbh/01_02/Projets/acc_secu_elec/accreditation.htm
BOISDE C., CASSARO J.,
DEROUBAIX A., MINARET G., SENECHAL J., « mise en œuvre d'un banc
d'un équipement de laboratoire, selon la norme ISO 17 025 »,
2001-2002, module GE 37, UTC. DESGIPPES D., GALLOFRE
J., GANDON M., « La sécurité électrique des dispositifs
électromédicaux », 1999-2000, rapport
SPIBH, UTC. FARGES G., « sécurité
électrique des dispositifs médicaux », cours de juillet
2001. FARGES G., LABARRE A.,
LORIMIER A., TAUPIAC S., « Contrôle qualité et NF EN 45
001 : du service biomédical au laboratoire biomédical »,
février 2001, vol 22 n°1, p6-8, RBM NEWS. NF EN 45 001, «
Critères généraux concernant le fonctionnement des laboratoires
d'essais », décembre 1989, éditions AFNOR. NF EN 60 601-1, «
Appareils électromédicaux : règles générales
de sécurité », novembre 1990, éditions AFNOR. NF EN ISO/CEI 17 025,
« Prescriptions générales concernant la compétences
des laboratoires d'étalonnages et d'essais », mai 2000, éditions
AFNOR. NF EN 9001 : 2000,
« Systèmes de management de la qualité, Exigences »,
décembre 2000, éditions AFNOR. REVOIL G., « Assurance
qualité dans les laboratoires d'analyses et d'essais », éditions
AFNOR,
1995. REVOIL G., « Qualité dans les laboratoires d'analyses
et d'essais », éditions AFNOR,
2001.
Pour résumer :
Les démarches qualité sont
une tendance de fond pour encore de nombreuses années au sein des
structures sanitaires. Le secteur biomédical trouve une réponse
cohérente et efficace à l’arrêté du 5 Décembre
2001 avec l’accréditation ISO 17025. Celle-ci peut en effet
servir de référence pour démontrer sa capacité
à mettre en œuvre le contrôle qualité face à
une sérieuse concurrence de la sous-traitance.
III.
Méthode de mise en place d'une
activité de contrôle qualité de sécurité
électrique.
A.
Définition du contrôle
qualité
La "frontière" n'est pas toujours bien définie entre maintenance
préventive et contrôle-qualité mais elle existe pourtant
bien :
- au cours d'une maintenance préventive par exemple, le technicien
dispose d'un "kit" de maintenance, c'est-à-dire qu'il va devoir changer
certaines pièces constitutives du ventilateur (ex : les valves, le
filtre de l'humidificateur, les tuyaux des circuits inspiratoires et expiratoires
etc.) ;
- par contre, pour un contrôle-qualité, le technicien aura
un protocole de différents tests à effectuer sur le ventilateur
(ex : contrôle des fréquences, réglage de la FiO2, réglage
des débits, contrôle du trigger etc.).
Bien que la maintenance préventive diffère du contrôle-qualité,
ces deux activités n'en sont pas moins complémentaires puisque
l'une peut déclencher la réalisation de l'autre et réciproquementB
- Pourquoi faire du contrôle-qualité ?
Avant même de parler de motivations liées à la réglementation,
la motivation première de la réalisation du contrôle-qualité
est d'assurer la sécurité du patient, de l'utilisateur et
des tiers.
En réalité, du point de vue réglementaire, cette motivation
existe également puisque c'est la transcription de l'une des exigences
essentielles formulées dans l'article 100A, adopté le 7 mai
1985 par le Conseil des Ministres européen ; cet article avait pour
objectif la suppression des entraves réglementaires nationales aux
échanges en vue de l'établissement du marché unique.
Cet article, intitulé "Nouvelle approche en matière d'harmonisation
technique et de normalisation" limite dans des "principes de base" l'intervention
de l'autorité publique réglementaire, au niveau des produits
industriels, à des exigences essentielles, avec des objectifs de
sécurité et de santé.
Dans cette nouvelle approche, on trouve :
- un principe : la libre circulation au
sein des états membres ;
- des moyens : la conformité à des exigences essentielles,
décrites dans des directives, et non plus la conformité à
des normes partielles et souvent incomplètes ;
- des références : des normes européennes harmonisées
et la conformité aux exigences essentielles ;
- les modalités de vérification de cette conformité
;
- une preuve : la marquage CE, attestant la conformité aux exigences
essentielles et autorisant sa mise en vente sur la marché européen.
La réalisation du contrôle-qualité
s'inscrit donc parfaitement dans la réponse à ces exigences
essentielles de sécurité et de santé.
Par ailleurs, en langage "qualité"
et comme le montre le schéma ci-dessous, le contrôle-qualité
fait partie intégrante de la maîtrise de la qualité,
c'est-à-dire de toutes "les techniques, activités à
caractère opérationnel utilisées pour satisfaire aux
exigences pour la qualité" (Cf. ISO 8402).
B.
LE TEST DE SÉCURITÉ
ÉLECTRIQUE
La norme NF EN 60 601-1 détermine
les règles générales de la sécurité électrique
des équipements médicaux. Elle définit les courants
de fuite et courants auxiliaires patient à mesurer. Les valeurs limites
de ces courants sont fixées selon la classification des appareils.
Bon nombre d'entre eux font l'objet de normes spécifiques qui modifient
ou complètent la norme générale.
L'étude combinée de ces normes permet de développer
des procédures de contrôle de sécurité électrique.
Celles-ci regroupent l'identification de l'équipement, la liste du
matériel nécessaire, le schéma du montage et les résultats.
La sécurité dans l'utilisation du courant électrique
occupe une place prépondérante dans les normes. Dans le domaine
médical, pour assurer la sécurité et éviter
tout risque pour le patient et les opérateurs, les différentes
associations normatives ont publié des prescriptions précises.
La norme IEC 601.1 est le document général complété
ou modifié par un certain nombre de prescriptions spéciales
regroupées dans les Règles Particulières de Sécurité
des Appareils Electromédicaux
LA NORME IEC 601.1
Elle regroupe tous les types d'appareils
médicaux sans distinction, qu'ils soient électriques ou non.
Elle est présentée en dix sections
C.
Présentation du projet
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Le laboratoire DESS TBH effectue des contrôles de sécurité
électrique sur les dispositifs médicaux. Pour réaliser
ces contrôles, le laboratoire dispose d’équipements de
contrôle adéquats.
1.
Objectif
Mettre en place un banc de contrôle
de sécurité compatible avec la norme ISO 17025.
Ce banc devra répondre à
des exigences techniques mais également des exigences en matière
d’ergonomie, de confort et de mobilité.
2.
Structure Documentaire
Notre étude nous a mené
à mettre en place un système d’assurance de la qualité.
La structure documentaire ci-dessous précise le fonctionnement de ce
système :
Le tableau ci-dessous en donne les principaux
titres :
Paragraphe de la norme ISO 17025
Titre de la procédure
4.4
Revue des demandes, appels d’offres et contrats
4.5
Sous-traitance des essais et des étalonnages
4.6
Achats de services et de fournitures
4.7
Services à la clientèle
4.8
Réclamations
4.9
Maîtrise des travaux d’essai non conformes
4.10
Actions correctives
4.11
Actions préventives
4.12
Maîtrise des enregistrements
4.13
Audits internes
D.
Traçabilité informatique :
étude de faisabilité
Les conditions de mise en oeuvre d'une telle gestion impliquent la connaissance
de très nombreux paramètres identifiant :
- les conditions de maintenance ;
- l'activité de production ;
- la disponibilité opérationnelle ;
- les coûts.
Il s'agit donc de recenser les ''passerelles'' informatiques éventuelles
existant entre les ECME ( ou leurs logiciels associés), et les logiciels
de GMAO couramment utilisés dans les services biomédicaux.
Cette étude nous a paru intéressante à mener, un système
de ''rapatriement'' des données permettant une intégration
aux méthodes de travail existantes, un gain de temps et donc de productivité.
E.
Bancs de tests mobiles et modulables :
étude de faisabilité
1. Méthodologie
de travail
2. Analyse des éléments liés à
la réalisation du banc
3. Solutions envisagées
Schéma général de l’organisation d’un banc
à bras
Conclusion et perspectives
GLOSSAIRE
Bibliographie