Projet SACRED : Séminaire Approche Communicationnelle des REcherches sur les Données

Le laboratoire COSTECH de l’UTC, l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS et le laboratoire CEDITEC de l’Université Créteil-Val de Marne organisent pour l’année 2012-2013 le séminaire SACRED dans le cadre des Projets Exploratoires en Sciences de la Communication du CNRS. Il propose un espace de discussion interdisciplinaire pour analyser les enjeux théoriques et pratiques des recherches portant sur la libération de données en ligne. Ce projet prend la forme de deux séminaires et d’une journée d’étude, et vise à traiter les enjeux des données numériques selon trois axes : une perspective historique et épistémologique de la place des données dans la pratique scientifique, une réflexion sur les enjeux politiques de l’ouverture des données, et l’identification de nouvelles formes de médiations nécessaires à la réappropriation des données numériques.

Séminaires

  • Vendredi 30 novembre 2012, 15h00-18h00 : « Les enjeux des digital methods pour la recherche en SHS »

Intervenant : Bernhard Rieder, Université d’Amsterdam – Discutant : David Berry, Swansea University.

  • Jeudi 20 décembre 2012, 15h00-18h00 : « Data-driven science : ruptures et continuités »

Intervenant : Bruno J. Strasser, Université de Genève & Yale University – Discutant : Guillaume Carnino, Université de Technologie de Compiègne.

Journée d’étude

En partenariat avec le Réseau DEL (Démocratie électronique), www.certop.fr/DEL/

  • Jeudi 14 février 2013, 9h30-18h00 : « Penser l’écosystème des données : les enjeux scientifiques et politiques des données numériques » – Programme à venir.

Les séminaires et la journée d’étude auront lieu à l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC), 20 rue Berbier-du-Mets, 75 013 Paris.

Merci de s’inscrire auprès de :

Jean-Christophe Plantin : jean-christophe.plantin@utc.fr

Clément Mabi : clement.mabi@utc.fr

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Call for Paper – International Symposium Towards an Ecology of Data. Political and Scientific Issues of Digital Data.

February 14th, 2013

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)

20 rue Berbier-du-Mets, Paris, France

There is currently a growing number of data produced and disseminated in professional, public and scientific spaces. These data come from various sources: governments posting their operational data within Open Data initiatives, companies opening non-strategic data, scientists increasingly sharing banks of data, or Internet users.

Traditional ways of processing data seem insufficient in front of these big data. This fact calls for new means of thinking how to extract, store (grids, cloud computing …), share, analyze and visualize data. The Web 2.0 related term “data science” (i.e. extracting, processing, analyzing data) now concerns a large number of activities similarly facing large data sets, such as scientific research or data journalism.

This symposium will cover the theoretical and practical implications of social research based on data. It calls for critical works that identify the quantitative leap induced by large masses of data available for social sciences, and the related disciplinary and epistemological consequences, e.g. notions of author or producer, public and private actors strategies, citizen uses of data, emerging ecosystems of data processing, local initiatives currently developing Open Data services and applications with related business issues.

Epistemological reflections, work in progress and position papers are welcome and can cover one of the following areas:

  1. 1. Digital data and social sciences: History and Epistemology

Large data corpora have been processed for a long time within scientific practices: what is the precise nature of the qualitative leap brought by current technologies? Does the presence of massive data change social science practices? What are the needs, expectations, challenges and emerging solutions? Do these new methods of processing digital data imply epistemological changes?

  1. 2. The politics of Open Data, citizen participation and local eco-systems.

In recent years, Open Data initiatives have been set off by both law changes and actors’ specific demands. It aims to make public data available and reusable. This movement raises many questions: Is it a public service improvement, a regional development tool? What is the relationship between supply and demand, top/down and bottom/up initiatives? Who are those who really understand the data? Can these uses be interpreted as civic empowerment or democracy renewal, as suggested by the proximity between « Open Data » and « Open Government »? How can traditional participatory democracy use these data? What are the possible links between public data and already implemented territorial e-democracy practices?

  1. 3. New sociotechnical mediations, training and professionalization.

Which elements should compose the knowledge base necessary to understand issues around these data? What are the new forms of mediation facilitating citizen uses of released data and its applications? This third axis will highlight, for each category of actors, the type of skills required to be able to understand the data ecosystem in all its complexity, from technical to political aspects. What are the solutions implemented by the various professions facing this flow of data? What types of mediation would increase effective ownership of released data by civil society? What are the training needs to sustain and develop these efforts? How are these new forms of data management skills reorganizing professions (particularly journalism), companies and administrations involved in Open Data?

Submission

We welcome proposals based on current experiments, theoretical reflections and comparative analysis. They can be written in English or in French.

Proposals should be 1000 words long, short bibliography included. Selected contributions will be published in a special issue of a French-speaking academic journal.

Proposals should be sent to:

Clément Mabi: clement.mabi@utc.fr and Jean-Christophe Plantin: jean-christophe.plantin@utc.fr

Deadlines

• Deadline for submission of proposals: November 15th 2012

• Notification of acceptance: December 15th 2012

• Symposium: February 14th 2013

Scientific Committee

David Berry (Swansea University, College of Arts and Humanities)

Mélanie Dulong de Rosnay (CNRS-ISCC)

Clément Mabi (UTC-Costech)

Jean-Christophe Plantin (UTC-Costech)

Bernard Rieder (University of Amsterdam, Media studies department)

Valérie Schafer (CNRS-ISCC)

Laurence Smith-Monnoyer (UTC-Costech)

Bruno J. Strasser (Université de Genève & Yale University)

Stéphanie Wojcik (UPEC-Ceditec)

A symposium organised with the SACRED research project, funded by the CNRS (Institute of Communication Sciences).

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Appel à Communication – Journée d’étude: Penser l’écosystème des données.

Les enjeux scientifiques et politiques des données numériques

14 février 2013

Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)

20 rue Berbier-du-Mets, 75 013 Paris

Le projet SACRED est financé dans le cadre des Projets Exploratoires en Sciences de la Communication du CNRS.

On assiste actuellement à la production et à la diffusion d’un nombre toujours plus important de données dans l’espace scientifique, professionnel et public. Celles-ci proviennent de diverses sources : des administrations qui mettent en ligne leurs données de fonctionnement dans le cadre de démarches Open Data, des entreprises qui ouvrent certaines de leurs données non stratégiques, du monde scientifique qui pratique de plus en plus le partage des banques de données d’étude, ou encore des internautes.

Les moyens de traitement traditionnels paraissent insuffisants face à ces « grandes masses de données » (Big Data) qui demandent un renouvellement de la réflexion sur les processus d’extraction, de stockage (grilles, informatique en nuage…), de traitement, de partage, d’analyse et de visualisation des données. Si le terme de data science provient de l’économie numérique, les activités qu’il recouvre (extraction, traitement, analyse des données) dépassent ce cadre, pour désormais prendre place dans d’autres secteurs confrontés aux grands ensembles de données, tels la recherche scientifique ou le journalisme des données.

Cette journée d’étude vise à interroger les enjeux théoriques et pratiques des recherches portant sur la « libération des données ». Elle sera l’occasion d’une réflexion critique sur le saut quantitatif qu’induisent les grandes masses de données pour la recherche, les tournants notamment disciplinaires et épistémologiques qu’elles peuvent entrainer, la notion d’auteur ou de producteur dans un tel contexte, les stratégies développées par les acteurs publics ou privés, les formes de l’appropriation civile et citoyenne des données, ou encore sur l’écosystème des flux de données qui se met en place actuellement. La multiplication des initiatives locales qui visent à développer des applications de services reposant sur l’utilisation des données libérées, et les enjeux commerciaux qui y sont afférents seront aussi au cœur de cette journée d’étude.

Les réflexions épistémologiques, travaux en cours et position papers sont les bienvenus et peuvent s’articuler autour de l’un des axes suivants :

1- Les données numériques et la recherche en SHS: histoire et épistémologie

Cet axe vise à historiciser la question du traitement et de l’utilisation des grands corpus de données qui existent depuis de nombreuses années et à analyser précisément la nature du saut qualitatif rendu possible par les technologies actuelles. Est-ce que la présence massive de données change la pratique des chercheurs-euses en SHS ? Quels sont les besoins, les attentes, les difficultés et les solutions qui émergent ? Les nouvelles méthodes de traitement des données numériques impliquent-elles des changements épistémologiques ?

2- Les enjeux politiques de l’ouverture des données, participation citoyenne et écosystèmes locaux.

Depuis quelques années, la démarche d’ouverture des données (Open Data), qui vise à rendre disponibles et réutilisables des données publiques afin de permettre leurs utilisations par de nouveaux acteurs, se développe sous le fait des évolutions législatives et de la demande de certains acteurs. Ce mouvement pose de nombreuses questions : doit-on y voir une amélioration des services publics, un outil de développement territorial ? Quelles sont les relations entre offre et demande, initiatives top/down et bottom/up ? Qui sont vraiment ceux qui se saisissent des données ? Ces réutilisations sont-elles un facteur « d’encapacitation » citoyenne et de renouvellement du fonctionnement de la démocratie comme le suggère la proximité entre les concepts « d’open data » et de « gouvernement ouvert »? La libération des données peut-elle être mobilisée par les acteurs traditionnels de la démocratie participative ? L’ouverture des données publiques s’articule-t-elle avec d’autres pratiques de démocratie électronique déjà mises en œuvre dans les territoires ?

3- Nouvelles médiations sociotechniques, formation et professionalisation.

Ce dernier axe vise à identifier les éléments susceptibles de composer un socle de connaissances nécessaires afin de saisir les enjeux de la libération des données et de réfléchir aux nouvelles formes de médiations susceptibles de faciliter l’appropriation citoyenne des données libérées et des applications proposées. Il s’agira d’identifier, pour chaque catégorie d’acteurs, le type de compétences à acquérir pour être capable d’appréhender l’écosystème des données dans toute sa complexité, de la technique au politique. Quelles sont les solutions mises en place par les différentes professions concernées par cet afflux de données ? Quels types de médiations faut-il mettre en place pour une appropriation effective par la société civile des données libérées ? Quels sont les besoins de formation pour les pérenniser et les développer ?

Il s’agit également de comprendre comment ces nouvelles formes de spécialisation dans la gestion de données viennent réorganiser certaines professions (on pense particulièrement aux journalistes), entreprises et administrations concernées par l’ouverture des données.

Soumission

Les propositions de communication peuvent porter sur des expériences en cours, des réflexions théoriques ou des analyses comparatives. Elles peuvent être faites en français ou en anglais.

Les propositions de communication doivent comporter 1000 mots, brève bibliographie comprise. Une sélection des contributions fera l’objet d’une publication dans le cadre d’un dossier spécial dans une revue francophone.

Les propositions sont à envoyer à :

  • Clément Mabi : clement.mabi@utc.fr
  • Jean-Christophe Plantin : jean-christophe.plantin@utc.fr

Calendrier

  • Date limite d’envoi des propositions de communication : 15 novembre 2012
  • Notification d’acceptation : 15 décembre 2012
  • Journée d’étude : 14 février 2013

Comité scientifique

David Berry (Swansea University, College of Arts and Humanities)

Mélanie Dulong de Rosnay (CNRS-ISCC)

Clément Mabi (UTC-Costech)

Jean-Christophe Plantin (UTC-Costech)

Bernard Rieder (University of Amsterdam, Media studies department)

Valérie Schafer (CNRS-ISCC)

Laurence Smith-Monnoyer (UTC-Costech)

Bruno J. Strasser (Université de Genève & Yale University)

Stéphanie Wojcik (UPEC-Ceditec)

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L’identité numérique sous emprise culturelle. De l’expression de soi à sa standardisation

Lors de notre réunion du 18 novembre, Fanny Georges, Maître de conférence à l’Université Paris III- Sorbonne Nouvelle, interviendra sur le thème suivant : « L’identité numérique sous emprise culturelle. De l’expression de soi à sa standardisation ».

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Réunion du jeudi 3 novembre : intervention de Jérôme Valluy

« Observation « externe », observation participante, observation numérique ? »
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