Séminaire « Enseigner l’écriture numérique ? » les 4 et 5 avril 2012

Un séminaire intitulé « Enseigner l’écriture numérique ?«   s’est tenu les 4 et 5 avril 2012 à l’UTC.

Programme du séminaire

Les enregistrements vidéo du séminaire sont publiés sur le site http://skhole.fr/

 

Argumentaire

Ce séminaire a une double vocation. Sa première est de présenter le projet PRECIP (http://www.precip.fr), ses hypothèses théoriques et ses résultats pratiques susceptibles, entre autres, d’intéresser les enseignants du secondaire. Sa seconde est d’inviter à une réflexion générale sur le statut de l’écriture numérique et de son enseignement à même d’intéresser les nombreux chercheurs préoccupés par le concept et les pratiques d’écriture numérique.
Le projet PRECIP propose une pratique théorique et une théorie opérationnelle des écritures numériques. Avant tout pédagogique, ce projet repose sur deux approches connexes et innovantes de l’enseignement de l’écriture numérique en faisant l’hypothèse que la sensibilisation à une théorie du numérique – dite des trois niveaux – ainsi qu’à des œuvres de littérature numérique en ligne permet de dépasser un enseignement seulement fonctionnel de l’écriture pour tendre à une culture du numérique. La connexion entre ces dimensions pratiques et théoriques permet, en outre, d’analyser les pratiques d’écriture numérique et de concevoir des systèmes d’écriture numérique (http://scenari.utc.fr/ics/co/site_ics.html).
Ce séminaire nous mènera des expériences pédagogiques concrètes menées dans les salles de classes picardes vers des questions générales relatives aux pratiques actuelles d’écritures via le Web. Que l’on parle de « culture technique », de « société numérique » ou de « digital humanities », cela nécessite dans tous les cas une réflexion sur la manière dont l’écriture numérique peut et doit être enseignée. Quel serait le moyen d’enseigner l’écriture numérique, étant entendu qu’un mode d’emploi n’y suffirait pas et que d’emploi il ne saurait s’agir ? On partira en effet de l’hypothèse que le public visé est déjà adapté et familier de l’« écrit d’écran » et que son temps non-scolaire est largement employé à lire et à écrire numériquement. Si le propre d’un milieu ou d’un média est de s’effacer comme tel dans sa familiarité même, comment lui rendre son épaisseur sans donner pour autant un cours d’informatique ? Comment intégrer le média numérique dans la culture scolaire ? Comment l’école peut-elle faire l’impasse sur l’écriture numérique de soi, pourtant pratiquée par ceux qu’elle éduque ? Que serait un manuel d’écriture numérique et quelle place accorder à la littérature numérique ? Comment penser la distinction entre « alphabétisé du numérique » et « lettré du numérique » ? Au-delà de ces considérations croisant écriture numérique et enseignement, nous tenterons également de voir en quoi le concept de « culture du numérique » – en ses différentes acceptions –, peut se révéler utile pour penser les pratiques d’écriture en ligne. A travers le déploiement de toutes ces questions, il apparaîtra sans doute que l’écriture et la lecture numériques offrent de nouveaux horizons pour réconcilier la technique et la culture, la technology et les humanities.

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