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Filière Aménagement et Ingénierie Environnementale (AIE)

L’évolution de l’environnement résulte en grande partie de ses relations avec la société qui le façonne. Le développement socio-économique actuel, sous-tendu par l’exploitation effrénée des ressources naturelles et des énergies fossiles et les processus nécessaires d’artificialisation appellent à de nouveaux regards en termes de connaissances en aménagement environnemental et échelles d’intervention. Désormais, l’étude de la question des interactions aménagement/environnement, dans un but de durabilité, se pose à diverses échelles de l’espace. En plus de ces échelles d’interventions classiques (le bâti, la ville et le territoire), l’ingénieur AIE devra porter une attention particulière à l’échelle spatiale supranationale. Celle-ci rend plus pertinente l’analyse des impacts environnementaux (émissions, diffusions et impacts réels) en les dissociant des frontières administratives classiques et devrait permettre d’aller au-delà des objectifs fixés par le protocole de Kyoto. Contrairement aux pratiques actuelles où l’environnement est souvent perçu comme une contrainte réglementaire, la filière AIE vise tout d’abord à développer une prise de conscience de l’importance de l’environnement en aménagement – urbanisme. Le caractère international de cette filière ne peut qu’être favorable au développement d’une culture plus large des enjeux et approches environnementaux.

Enseignements

Le développement et l’approfondissement de connaissances (savoir et savoir-faire) scientifiques et techniques relatives aux interactions aménagement / environnement est un défi majeur. Dans le cadre de la filière AIE et sans privilégier un thème par rapport à un autre, ce défi vise, d’une part, à mieux connaître et comprendre les thématiques :

  • de l’eau, de l’air, du sol (émission et diffusion de polluants, système d’épuration),
  • des déchets (filières de traitement et de valorisation),
  • du bruit (nuisances et mesures de lutte),
  • des risques naturels et technologiques (analyse des risques, réduction des vulnérabilités).

D’autre part, dans le cadre d’ateliers-projets, l’objectif est d’approfondir ces connaissances, voire d’imaginer des réponses appropriées aux impacts environnementaux spécifiques. En effet, il semble difficile d’imaginer qu’une mesure compensatoire, par exemple, puisse être systématiquement appliquée aux abords d’un aménagement sans la moindre adaptation au contexte particulier de celui-ci.

Stages et relations industrielle

Les stages peuvent être effectués soit dans des bureaux d’études soit dans des agences d’urbanisme ou des collectivités territoriales.

En termes de compétences, l’ingénieur AIE peut participer, au sein d’une équipe projet, à différentes études dont :

  • étude générale de diagnostic environnemental,
  • étude d’impacts environnementaux (études préliminaire et de faisabilité),
  • étude de déchets, de dangers,
  • dossier d’installations classées (ICPE)
  • études multicritères d’installation d’un centre intégré de traitement de déchets, d’un
  • parc d’éoliennes…

En tant qu’ingénieur GSU, l’ingénieur AIE pourra également participer à la réalisation :

  • de documents d’urbanisme réglementaires ou informatifs tels que : plan local d’urbanisme (PLU) et son volet environnemental, schéma de cohérence territorial (SCOT), plan de prévention des risques (PPR), atlas des zones inondables, plan de déplacement urbain (PDU) (dont l’impact sur l’air)…,
  • d’opérations d’aménagement classique : zone d’aménagement concertée (ZAC) avec PLU ou plan d’aménagement de zone (PAZ).

International

Avec un semestre d’études à l’étranger obligatoire, la filière est définitivement tournée vers l’international. La convention signée avec l’ÉTS à Montréal permet d’ailleurs, aux étudiants qui le désirent, d’y poursuivre leurs études en maîtrise ou d’y effectuer leur stage en laboratoire ou en entreprise.

Les échanges sont possibles avec de nombreuses universités à travers le monde (Canada, Brésil, Chili, Pays Bas, Turquie, Corée du Sud, Italie, Pologne…).

Débouchés

Les diplômés sont d’abord employés en tant que chargé de mission au sein d’une équipe projet (Maîtrise d’Ouvrage MO ou Assistance à MO), puis en tant que chef de projet dans des Bureaux d’Études Techniques (études d’impacts environnementales, modélisation thermique…), des agences d’urbanisme (études prospectives, programmation urbaine…), les services techniques de collectivités territoriales, dans le consulting et/ou de la création d’une entreprise (type BET) innovante, la R&D (si master plus doctorat).

Exemples de métiers : ingénieur études et environnement, ingénieur projet / assistant au maître d’ouvrage, ingénieur R&D, chef de projet stratégie Carbone, chargé d’affaires en programmation architecturale et urbaine…

Formations complémentaires

L'UTC propose également un Doctorat en modélisation des systèmes urbains.

› La formation GSU est accessible dans le cadre de la formation continue / VAE.

Contact

Responsable de la filière
Nassima Mouhous-Voyneau
Tél : 03 44 23 79 95 | Contacter par mail

Responsable pédagogique
Fabien Lamarque
Tél : 03 44 23 79 00 | Contacter par mail

Coordination des stages
Nathalie Molines
Tél : 03 44 23 44 60 | Contacter par mail

Guide de l'étudiant

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Plaquette du Génie des Systèmes Urbains

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