L'ambition de l'UTC : faire circuler la connaissance

La recherche technologique à l'UTC repose sur une recherche diversifiée qui multiplie ainsi les frontières et les interfaces, et où les concepts se frottent, se frictionnent et dégagent des innovations. Aussi, la recherche à l'UTC est interdisciplinaire et interculturelle.

Il s'agit de croiser non seulement les disciplines, mais aussi les postures et les lieux de recherche, et ainsi faire circuler les savoirs et pratiques entre les disciplines, l'université et la société, le laboratoire et l'entreprise, mais aussi entre le public et le privé. 

L'UTC rassemble près de 300 acteurs de la recherche et 280 doctorants. Elle s'efforce de promouvoir une recherche à la fois pertinente dans un domaine donné et ouverte aux interfaces entre les domaines (transport et communication, biologie, ingénierie pour la santé, mécanique, informatique et sciences humaines et sociales). Les projets ainsi créés sont au coeur d'une recherche partenariale publique / privée.

La Recherche Technologique

Lorsque l'on parle de " la technologie ", il est généralement fait référence à l'étude des techniques, ce qui est à distinguer " d'une technologie ", qui regroupe les méthodes et techniques autour de réalisations industrielles.

L'UTC est une plateforme de recherche technologique qui allie une polyvalence scientifique à une focalisation sur des secteurs technologiques d'application ou de finalisation. En effet, la technologie n'appartient à aucune discipline scientifique en particulier, mais elle les convoque depuis les terrains où elle se construit et en fonction des différentes problématiques qu'elle suscite.

La recherche technologique est donc une manière de faire de la recherche susceptible de mobiliser un ou plusieurs domaines scientifiques comme la biologie, la mécanique ou encore la chimie. On parlera ainsi par exemple de recherche technologique en biotechnologie, en mécatronique, en génie des procédés. Une définition de la recherche technologique a été donnée par Guy Deniélou à la création de l'UTC : "la technologie est le nom que prend la science quand elle a pour objet les produits et outils de l'industrie humaine."

› Cela implique pour l'UTC :

  • d'allier une polyvalence scientifique, mobilisant une grande diversité de disciplines, à une convergence technologique, c'est-à-dire une focalisation sur des axes technologiques d'application pertinents d'un point de vue sociétal
  • de disposer de structures d'animation dans les domaines de la formation et de la recherche, suscitant l'échange et la créativité
  • de favoriser de nouveaux types de dialogue avec ses partenaires institutionnels et le monde socio-économique via un écosystème d'innovation et de créativité, ancré au niveau local et de rayonnement international

Une polyvalence scientifique

L'UTC veut se donner les moyens d'avoir une réponse intégrée et intégrante sur un nombre restreint de problématiques de référence en mobilisant une grande diversité de disciplines scientifiques. Ces problématiques relèvent d'enjeux sociétaux, de difficultés posées par les métiers et rencontrées dans l'interaction avec la société, où la production de connaissances est justifiée et mobilisée par les besoins de la société et des hommes selon les exigences de l'action et de son opérationalité.

Cette diversité scientifique est mise au service d'une convergence technologique qui se décline à l'UTC autour de 3 axes thématiques d'innovation qui sont abordés selon une approche interaction homme-systèmes technologiques :

  • Technologies bio-inspirées et bio-économie

  • Transports intelligents propres et sûrs et intégrés

  • Ingénierie et santé

A travers ses 9 unités de recherche, l'UTC développe une logique de site concentrant, sur un même lieu à Compiègne, des compétences humaines et scientifiques fondées sur la diversité et la complémentarité facilitant l'interdisciplinarité. Cette logique corrobore ainsi ses thématiques et prolonge ses axes de développement. L'UTC est ainsi fortement impliquée dans deux pôles de compétitivité à vocation mondiale : i-Trans, qui porte sur les transports terrestres, et Industries et Agro-ressources (IAR), qui porte sur les biotechnologies et en particulier sur l'exploitation de la plante entière à des fins industrielles.

Son ancrage territorial, à travers notamment sa forte participation à la politique régionale de recherche, permet de construire des structures d'ambition et de visibilité nationales et internationales.

Création du 1er Collegium UTC / CNRS

L'UTC et le CNRS se sont récemment associés dans la création du 1er Collegium UTC / CNRS : un dispositif unique ancré dans la formation, la recherche et l'innovation favorisant toujours plus l'interdisciplinarité. Cette création s'inscrit dans une démarche commune pour développer des partenariats, renforcer la recherche technologique et accroître leur visibilité.

Partenariats soutenus par le Ministère Délégué à la Recherche ou des EPIC

L'UTC a développé des partenariats scientifiques notamment soutenus par des EPIC (Etablissements publics à caractère industriel et commercial) comme :

  • l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)
  • le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique)
  • le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)
  • le CNES (Centre National d'Etudes spatiales)
  • l'INERIS (Institut National de l'environnement industriel et des risques)
  • le CEREMA (Centre d'Etudes et d'Expertise sur les Risques, l'Environnement, la Mobilité et l'Aménagement)
  • le CETIM (Centre Technique des Industries Mécaniques)

Partenariats avec les entreprises

Les partenariats avec le secteur économique et les entreprises vont jusqu'à la création de laboratoires communs. Un laboratoire commun est un projet scientifique important, généralement d'une durée de quatre ans, entre un ou plusieurs acteurs du secteur économique et une ou plusieurs unités de recherche de l'établissement, impliquant des moyens financiers et humains de chacun des partenaires.

Cinq laboratoires communs ont été créés :

  • UTC-Valeo pour le développement de l'alterno-démarreur
  • PROCEDIS, associant l'UTC et l'INERIS (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques) pour la mise en commun des moyens et compétences en procédés et analyses
  • LATIM, associant l'UTC, le CNRS et le CETIM (Centre Technique des Industries Mécaniques) sur les technologies de traitement de l'information en mécanique
  • SIME, associant l'UTC, le CNRS et SUEZ Environnement, pour le développement de systèmes intelligents des métiers de l'eau
  • LHN associant l'UTC, le CNRS et le CETMEF (Centre d'Études Techniques Maritimes et Fluviales) sur l'hydraulique numérique.

Le laboratoire commun est un excellent outil pour mener une action partenariale pérenne ; c'est aussi un moyen dans lequel le transfert et la fertilisation croisée sont facilités.

Partenariats avec la Région Hauts-de-France

Le plan stratégique pour l'innovation en Hauts-de-France s'organise autour de 3 priorités, qui s'articulent en 7 axes. Ces 3 priorités s'appuient sur un tryptique formation/recherche/entreprise :

  • Focalisation : accroître la visibilité de la Picardie sur quelques secteurs forts en termes de compétitivité industrielle et de recherche
  • Secteurs émergents : préparer le développement économique de demain en stimulant l'innovation au sein de secteurs émergents
  • Projets : faire émerger davantage de projets d'innovation au sein d'un dispositif régional mieux coordonné

› 7 axes stratégiques pour l'innovation en Hauts-de-France :

  • Mécanique, matériaux, fibres
  • Agro-ressources, chimie verte
  • Transport, multi modalité, logistique avancée
  • Bâtiment durable
  • Autonomie des personnes, santé
  • Maîtrise des risques et environnement
  • Création de l'Agence Régionale de l'Innovation de Picardie

Partenariats internationaux

L'UTC a choisi une stratégie de coopérations internationales fortes avec un nombre limité de pays afin d'éviter la dispersion.

  • Chine : sur le modèle de l'UTC et en lien avec l'Université de Shanghai, les 3 universités de technologie Belfort-Montbéliard, Compiègne et Troyes ont créé l'Université de Technologie Sino-Européenne de Shanghai (UTSEUS). Elle permet notamment une fertilisation croisée en recherche par la création de laboratoires communs et de doctorats en cotutelle, comme par exemple avec la création du laboratoire Complexcity.
  • Mexique : LAFMIA est un laboratoire commun franco-mexicain créé avec l'INPG, l'Ecole Centrale de Nantes et le CINESTAV, organisme de recherche mexicain. Ce laboratoire a reçu le soutien du ministère délégué à la recherche et du CNRS
  • Brésil : de nombreuses collaborations académiques existent avec plusieurs états et plusieurs universités
  • USA : des projets scientifiques sont cofinancés France-NSF
  • Liban : une formation master recherche, conduisant à des projets de recherche commune, a été créée avec l'université libanaise. Cette coopération intéresse plusieurs unités de l'UTC.

La Recherche à l'UTC

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