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Avertissement
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Si vous arrivez
directement sur cette page, sachez que ce travail est un rapport
d'étudiants et doit être pris comme tel. Il peut donc
comporter des imperfections ou des imprécisions que le lecteur
doit admettre et donc supporter. Il a été
réalisé pendant la période de formation et
constitue avant-tout un travail de compilation bibliographique,
d'initiation et d'analyse sur des thématiques associées
aux concepts, méthodes, outils et expériences sur les
démarches qualité dans les organisations. Nous ne faisons aucun usage commercial et la
duplication est libre. Si vous avez des raisons de contester ce droit
d'usage, merci de nous en faire part .
L'objectif de la présentation sur le Web est de
permettre l'accès à l'information et d'augmenter ainsi
les échanges professionnels. En cas d'usage du document,
n'oubliez pas de le citer comme source bibliographique. Bonne
lecture...
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| Management de Projet en Réseau (multi-sites, multi-organismes, multi-partenaires) | |||
![]() Frank MELIN |
![]() Huong Lan TRINH |
Armand DAUSSE |
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Référence
bibliographique
à
rappeler
pour
tout
usage
:
Méthodologie management de projet_multi partenaires_multi organismes_multi sites. Frank MELIN, Lan TRUNH HUONG,Youssef JOUNDI, Armand DAUSSE, Projet d'Intégration MASTER Management de la Qualité (MQ), UTC, 2009-2010, URL : http://www.utc.fr/mastermq ; Université de Technologie de Compiègne |
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Cet
article présente l'étude des pratiques de management de
projet en mode réseau (multi-sites, multi-organismes,
multi-partenaires). Un comparatif de différents
référentiels conduit à identifier des bonnes
pratiques applicables à tous les secteurs d'activités.
L'outil d'autodiagnostic est basé sur le fascicule documentaire
FDX50 551 (Qualité en recherche - Recommandations pour
l'organisation et la réalisation d'une activité de
recherche en mode projet notamment dans le cadre d'un réseau) et
permet au coordonateur et/ou au chef de projet d'évaluer la
performance à chacune des phases du projet (élaboration,
montage, réalisation, valorisation, clôture et bilan).
Cet outil d’autodiagnostic est téléchargeable gratuitement (www.utc.fr/master-qualite, rubrique "Travaux", n°122). Il est très simple d’emploi et basé sur un tableur à calcul automatique. Les graphes de résultats permettent l’analyse immédiate des situations et des écarts. Les points à améliorer ou les enseignements à tirer sont facilement perceptibles. Mots clés : Projet en réseau, FD X 50-551, ISO 9004, Autodiagnostic. |
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This
article presents a study of practices of project management in network
mode (multi-site, multi-agency, multi-partner). A comparative of
different repositories leads to identify best practices in all sectors.
The diagnostic tool is based on the documentary FDX50 Issue 551
(Quality Research - Recommendations for organizing and conducting a
research project mode in particular through a network) and allows the
coordinator and / or project manager to assess performance at each
phase of the project (design, editing, production, recovery, and
closing balance sheet).
This diagnostic tool is freely downloadable (www.utc.fr/master-qualite, under "Travaux", No.122). It is very easy to use and based on a spreadsheet to automatically calculate. Graphs of results allow immediate analysis of situations and differences. Areas for improvement and lessons learned are easily discernible. Key words : Network Project , FD X 50-551, ISO 9004, Autodiagnostic. |
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| ZONE
DE TELECHARGEMENT |
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| Poster |
Outil d'autodiagnostic |
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Remerciements
La réalisation de
ce travail n'aurait pas été possible
sans le concours de certaines personnes que nous tenons à
remercier très
sincèrement ici Monsieur Gilbert FARGES et Monsieur Jean Pierre
CALISTE,
responsables respectivement des formations « Management de la
qualité» et «
NQCE », pour leurs conseils avisés tout au long du
déroulement du projet et
pour avoir su nous transmettre une partie de leur savoir.
| Sommaire |
Introduction
I. Définition du projet
A. Contexte et
problématique
B. Thème
proposé
C. Planification Dynamique
Stratégique
D. Les risques liés
à la
réalisation du projet et les alternatives
II. Etude comparative des
référentiels
A. Choix des
référentiels
B. Comparaissions des
référentiels
choisis
1.
Critères de comparaison
2.
Résultat de la comparaison
3.
Décision pour traiter la
méthodologie
III. Methodologie
A. Etude synthétique
de la norme FD X 50
551
1. Elaboration
de l’avant projet
2. Montage du
projet
3.
Réalisation du projet
4. Valorisation
du résultat
5.
Clôture du projet
6. Bilan global
et amélioration
B. L’outil d’autodiagnostic
1.
Caractéristique de l’outil
2. Approche de
l’outil
3.
Structuration de l’outil
4. La grille
d’autodiagnostic
5.
Résultat
6.
Représentation graphique des
résultats
7. Fiche de
retour d’expérience
IV. Conclusion
| Introduction |
Dans le
cadre de l’Unité d’Enseignement QP10, nous sommes
chargés d’un projet d’intégration proposée par un
enseignant-chercheur à l’UTC M. Gilbert Farges.
Notre mission
est de définir et de réaliser une
méthodologie pour bien manager un projet en réseau (multi
partenaires, multi organismes, multi sites).
Dans un premier
temps, nous allons décrire la situation et le
contexte pour nous aider à dégager une
problématique et les interrogations qui en découlent.
Dans la
deuxième partie, nous vous présentons une
étude comparative entre les référentiels
applicables pour les activités en mode projet en réseau.
Dans la
dernière partie, nous parlerons de l’outil
d’autodiagnostic que nous avons défini ainsi que la mise en
place de cet outil au sein d’une activité de recherche de l'UTC.
| I. Définition du projet |
Aujourd’hui, les centres de recherche rentrent dans une nouvelle phase de mondialisation. En effet, leurs projets de recherche ne se limitent plus à des processus à l’intérieur d’un site. La collaboration entres différents organismes est devenue un enjeu vital.
On trouve les premières références à des activités communautaires de recherche dans le Journal officiel n° C 208 d’aout 1983 qui lancera le premier Programme Cadre de Recherche et Développement Technologique (PCRDT) pour la période de 1984 à 1987 [1].
Pour son 7ème PCRDT 2007 – 2013, la Commission Européenne a lancé 53 appels à projets [2]. Bien que les thématiques générales soient définies, les sujets précis ouvrent un éventail de possibilités assez large. Par exemple, 29 appels sont, entre autres, ouverts sur les thématiques dites « prioritaires » : santé, agroalimentaire, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), nanotechnologies, énergie, environnement, transport, sciences socio-économiques et humaines, espace et sécurité, avec des sujets ciblés. La principale obligation est que les projets doivent être réalisés en collaboration avec des organismes partenaires émanant de différents pays de l’UE, qu’il s’agisse d’universités, d’industries, de centres techniques, de PME,…
Un exemple plus proche de nous sera l’UTC qui s’efforce de promouvoir une recherche à la fois pertinente dans un domaine donné et ouverte aux interfaces entre les domaines. En 2004, l’UTC participe à 6 projets européens dédiés à la recherche dont 4 réseaux d’excellence [3] :
EUR2EX qui harmonise les applications et infrastructures de recherche dans le domaine du rail
ENACTIVE qui propose des solutions concrètes et efficaces aux principales difficultés rencontrées aujourd'hui dans le domaine des technologies d'interface
PASCAL qui explore les principes des méthodes d'analyse de forme, la modélisation statistique et l'apprentissage automatique
KALEIDOSCOPE qui explore les besoins et développe les technologies d'apprentissage en E-Learning.
Mais l’UTC, qui rassemble près de 300 acteurs de la recherche et 280 doctorants, s’ouvre à des partenariats scientifiques soutenus par des Etablissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) comme :
l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)
l’ANVAR (Agence Nationale de Valorisation de la Recherche)
le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique)
le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)
le CNES (Centre National d'Etudes spatiales)
l’INERIS (Institut National de l'environnement industriel et des risques
Mais ce nouveau contexte a fait
émergé de nouveaux problèmes
liés à la gestion des projets recherche en réseau
(multi partenaires, multi
organismes,
multi sites). Cette organisation en réseau est complexe à
mettre en œuvre et
engendre des difficultés organisationnelles et structurelles.
La commission de normalisation a ressentit ces difficultés et elle a proposé un référentiel: FD X 50-551 [4]. Ce référentiel est recommandé par l’AFNOR pour les entités de recherche qui souhaitent conduire leur activité de recherche en mode projet.
Mais est-ce que ce référentiel nous donne une méthodologie qui correspond à tous les projets en réseau (multi partenaires, multi organismes, multi sites) ? Est-t-il est aussi applicable au sein du monde industriel ?
Afin de répondre à ces questions, un enseignant-chercheur à l’UTC, M. Gilbert Farges, a proposé à ses étudiants comme sujet d’étude de créer un outil d’autodiagnostic qui permettrait d’apporter une méthodologie pour bien manager les projets en réseau.
Il s'agit de prendre connaissance du référentiel FD X 50-551 "Démarche Qualité pour une Recherche en mode projet de multi partenaires (MP), multi-organismes (MO) et multi sites (MS) " et de se l'approprier.
Afin de trouver la méthodologie la plus efficiente pour le management des projets en réseau, nous devons faire une étude comparative entre FD X 50-551 avec les autres référentielles qualités utilisable en recherche comme : Bonne Pratique en Laboratoire, ISO 9001, ISO 17025, FD X50-550, ISO 9004, ISO 10006 (Cf. II-A).
Après cette étude, il nous faut créer un outil d’autodiagnostic sur la démarche préconisée par le FD X 50-551 [a]. Pour cela, nous allons nous inspirer des travaux réalisés précédemment (projets MQ n° 86, 58, 28 et projets biomédicaux « bonnes pratiques biomédicales »). Cet outil sera utilisé par tous les acteurs du projet. La capitalisation des réponses permettra au chef de projet de connaître les axes prioritaires d’amélioration pour mieux manager son projet.
Pour valider cet outil d’autodiagnostic, nous l’appliquerons au moins sur une activité de recherche de l'UTC ou une unité membre du réseau qualité-recherche.
[a]
Autodiagnostic : Désigne un outil
par lequel un organisme peut repérer seule, la cause de ses
dysfonctionnements
(une auto-évaluation reposant sur des phases de bonne
pratique, qui a pour
finalité de lister les thèmes à améliorer)
Afin de bien définir la
problématique et avoir une vision
globale du sujet, nous avons fait un plan dynamique stratégique
(PDS) qui nous
a permis de mieux agir et donner du sens aux actions quotidiennes des
acteurs de
notre projet
(Cf. Figure 1 et annexe).
![]() |
|
Figure
1
:
PDS
du
projet
[13] |
Après avoir fait la PDS, nous avons bien compris la problématique et les objectifs du projet. La PDS nous a permit d'expliciter les missions à remplir pour cette étude.
Les conséquences attendues après
notre étude sont que :
Un des objectifs de notre projet est de trouver une méthodologie qui facilitera la gestion et l’organisation des projets en réseau. Cela permettra de réduire le temps, et par conséquence le coût, de réalisation d’un projet multi partenaires, multi organismes et multi sites.
D. Les risques liés à la réalisation du projet et les alternatives
Pour éviter de tomber dans des impasses au
moment de la
réalisation de notre projet, nous avons listé l’ensemble
des risques du projet.
Afin d’avoir une liste complète, nous avons utilisé
l’outil
"Brainstorming" pour
récupérer toutes les idées des membres du groupe.
Après avoir obtenu 29 idées
pour 4 personnes pendant 10 minutes, nous avons remonté
l’échelle d’abstraction
en regroupant ces idées par item (7 items au total). Les
détails de cette phase
du projet (Figure
2 et Figure
3)
se
trouvent
en
annexe.
![]() |
|
Figure 2 : Diagramme d'affinité des risques projet [13] |
Nous avons voté pour trouver les 3 risques prioritaires et
ainsi dégager les alternatives associées à
ces risques.
![]() |
| Figure 3 : Diagramme des décisions [13] |
Ainsi, nous tenterons d'éviter la non
réalisation du projet QP10.
| II. Etude comparative des référentiels |
Maintenant que nous connaissons les risques projets, nous pouvons
commencer notre étude de façon plus sereine.
A.
Choix des
référentiels
Le porteur du projet nous a proposé une liste de 7 référentiels qui peut nous aider dans notre étude comparative. Nous avons volontairement éliminé certains référentiels de l'énoncé originale et rajouté l'ISO 9004. Ces choix se sont effectués car l'un de nos principaux objectif était d'élargir notre méthodologie pour manager un projet en réseau à tous les secteurs.
Les Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL) regroupent les principes émis par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) [5][6]. L’objectif des BPL est d'assurer l'obtention de données d'essais fiables et de grande qualité sur des substances et préparations chimiques industrielles pour quelles soient acceptées mutuellement par tous les pays.
L’ISO 9001 est une norme relative aux systèmes de management de la qualité [7]. Le respect des exigences émises conduit à une certification que de nombreuses entreprises exploitent grâce à sa renommée mondiale [8].
L’ISO 9004 présente des recommandations pour un succès durable par l'amélioration continue des performances sans être un référentiel de certification [9].
L’ISO 17025 spécifie les exigences de qualité et de compétence propres aux laboratoires d'essais et d’analyses et sert de référentiel pour une accréditation [10].
L’ISO 10006 donne des recommandations sur l'application du management de la qualité aux projets [11]. Cette norme est un recueil de conseils qui exploite l’approche ISO 9001 appliquée à un projet.
Le FD X 50-550 est un fascicule qui fournit des recommandations pour mettre en place une démarche qualité dans les activités de recherche ainsi que dans le fonctionnement des entités dans lesquelles elles sont menées [12].
Le FD X 50-551 est un fascicule destiné aux entités de recherche qui ont à conduire leur activité de recherche en mode projet dans le cadre d'un réseau multi-partenaires, multi-organismes et multi-sites tel que les projets européens [4].
Nous avons remarqué lors de l'étude
de ces référentiels que
2 axes se dégageaient :
Nous avons synthétisé notre
réflexion dans le tableau
ci-dessous (Tableau 1).
| Tableau 1 : Orientation des référentiels | |
| Les référentiels qui ont apportés des notions sur le fond de l'étude | Les référentiels qui ont apportés des notions sur la forme de l'autodiagnostic |
| les BPL | l'ISO 10006 |
| l'ISO 9001 | la FD X 50-550 |
| l'ISO 17025 | la FD X 50-551 |
| l'ISO 9004 | |
B. Comparaissions des référentiels choisis