ARCHIVES

Voici différentes archives réunies au fur à mesure des travaux d'AJM Bernard


ARCHIVES SONORES


Ecouter l'extrait N°1
Ecouter l'extrait N°2
Ecouter l'extrait N°3
Telecharger toute l'interview

INTERVIEWS DE JEAN LEGENDRE

Jean LEGENDRE ( 1906-1994) fut maire de Compiègne d’octobre 1947 à janvier 1954, puis de 1959 à 1987. Les interviews accordées se situent dans un contexte particulier.

Une histoire de Compiègne. La décennie 80 est celle des histoires urbaines provinciales portées par des maisons d’éditions régionales. Alain JM BERNARD s’emploie alors à réunir les matériaux qui étayeront sa contribution à une histoire de Compiègne des origines à nos jours. Le chapitre s’ intitulera « L’ère moderniste de Jean Legendre ».

La relève des hommes. Entre 1977 et 1987, Jean Legendre a préparé sa succession. La relève générationnelle s’exprime pleinement en 1987 lorsqu’il se retire en faveur de son premier adjoint Philippe MARINI, né en 1950. Compiègne s’ouvrait alors à l’ espace de places que peut briguer l’élite technocratique en province, sur fond de décentralisation voulue par les notabilités assises.

La remémoration. En 1977, Jean Legendre a livré, sous le titre « Mes noces d’argent avec Compiègne », un bilan de ses déjà nombreux mandats. Mais, le travail de mise en intrigue du passé et les procédés de déplacements rhétoriques sont à l’œuvre depuis 1974, ne serait-ce que pour prendre acte du retournement de la conjoncture et de la montée des insatisfactions.

La relance. Le présent prévaut finalement sur l’histoire : en 1986, Compiègne s’enorgueillit d’une expérience de développement local qui doit s’affermir grâce au démarrage de la zone industrielle du Meux et à l’extension du pôle universitaire de Royallieu.

Des archives sonores du temps présent. Pendant les années 80, l’heure était à l’histoire orale : la recherche académique française inventait une nouvelle source ainsi que des protocoles de collecte et de traitement (cf Alain JM BERNARD, Geneviève JOUTARD, Pierrette PEZERAT, Jean-Pierre RIOUX , A la recherche du temps présent. L’histoire orale et son enseignement, CNDP/CRDP d’Amiens, 1987).

Auteur: Béatrice AUBRY, Gilles MOREL
Titre: Jean LEGENDRE et la vie politique locale ( 1945-1971)
Références: Entretien réalisé à l’Hôtel de ville de Compiègne le 21 Mai 1986.
Description: Le député-maire revient sur les élections municipales des années 1945-1971 face à un questionnement informé et serré .
Télécharger l'interview 1
Auteur: Gilles DUPONT, Laurent LEFEVRE
Titre: Jean LEGENDRE et la Zone Industrielle Nord de Compiègne
Références: Entretien réalisé à l’Hôtel de ville de Compiègne le 29 Juillet 1985.
Description: Le député maire revient sur le choix d’industrialiser Compiègne et le pari d’accueillir Colgate Palmolive.
Télécharger l'interview 2
Auteur: Marc SCHLIENGER
Titre: Jean LEGENDRE et la Zone d’activités de Mercières
Références: Entretien réalisé à l’Hôtel de ville de Compiègne le 25 Octobre 1985.
Description: Jean LEGENDRE dresse un bilan de la zone d’activité de Mercières, et aborde le futur : le pôle universitaire de Royallieu, la zone industrielle du Meux.
Télécharger l'interview 3
Retour haut de page




ARCHIVES ECRITES



GUY DENIELOU, L'UNIVERSITE ET L'EMPLOI

Guy DENIELOU, président de l’Université de Technologie de Compiègne ( 1972-1986), devient membre du Conseil Municipal de Compiègne à la suite des élections de 1983. Il suscite aussitôt un Observatoire de l’Emploi puis rédige cette note à destination des Compiègnois. Le texte pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, au regard du contexte et des enjeux technopolitains.

Une expérience de développement local. En 1985, l’heure n’est plus à la politique d’aménagement du territoire et aux nombreuses projections développantes. Il faut identifier les potentialités locales propres à susciter une nouvelle impulsion et l’analyse stratégique distingue le fait universitaire comme avantage concurrentiel particulier.

« Technopolis ». L’action s’accompagne d’ une mise en intrigue performatrice. En effet, depuis la fin des années 60, les fondateurs de l’UTC sont autant des acteurs que des commentateurs du fait technopolitain, et ils participent activement au grand récit des années 80 ; Jacques de CERTAINES, un proche de l’expérience compiègnoise, titre : « La fièvre des technopoles » ( 1988).

Des enjeux débattus. Le fait technopolitain comme processus de développement local est controversé. La compréhension des débats sur les incidences en matière d’emploi implique d’une part de distinguer les effets directs des effets induits, d’autre part d’interroger la spécificité technologique – une université, technologique ou généraliste, aurait, pour certains observateurs, des acteurs technopolitains inclus, les mêmes effets directs.
Les effets directs. Quantifiables, ils sont jugés faibles ou importants. Introduire deux variables permet de dépasser la contradiction: d’une part, le temps ou l’histoire des processus, notamment leur cumulativité, d’autre part l’espace ou les différenciations géographiques. La plupart des technopoles françaises produiraient peu d’effets directs en raison de leur jeunesse relative ou des spécificités des systèmes d’innovation national, régionaux et locaux.
Les effets induits. Dits aussi effets de débordement ou de halo, ils sont essentiels, ne seraient-ce qu’à travers les effets d’image, mais s’avèrent peu appréhendables.

De nouveaux observateurs L’observatoire de l’Emploi permit à un chercheur indépendant- Annick MATHE-MOURET- d’apprécier emplois public et privé à partir d’enquêtes directes. Le projet ne survécut pas au retrait de G. DENIELOU, frappé par la maladie, et aux facilités d’une conjoncture favorable pour le Compiègnois. L’organisme « Oise la Vallée », et des chercheurs indépendants – Raymond LAZZAROTTI, Alain JM BERNARD- ont apporté des réponses diverses et complémentaires à ces questions restées ouvertes.

Le bilan En 2007, le « groupe UTC » est l’un des plus importants employeurs de l’agglomération – le troisième . Il représente 3 % des emplois offerts par l’ARC, avec 1000 emplois directs (700-750 enseignants- chercheurs, employés et ouvriers, plus 300 emplois nés par essaimage, sans les double compte), auxquels s’ajoutent environ 300 emplois induits. Les externalités restant à circonscrire pour la seule agglomération, le fait technopolitain assure vraisemblablement 5 %, peut-être 7 %, de l’emploi local.

Auteur: Guy DENIELOU
Titre: L'université et l'emploi
Références: Guy DENIELOU, L'université et l'emploi, in Bulletin Municipal de la ville de Compiègne, 1985
Description: Les incidences d'une université de technologie en matière d'emploi: le cas UTC.
Télécharger l'archive
Retour haut de page






ARCHIVES IMAGES


Auteur: Elisabeth ANCHELERGUE
Titre: La consultation référendaire de 2005 à Compiègne. Essais cartographiques.
Références: UTC GE 12. Etude interne inédite sous la direction d'Alain JM BERNARD. First draft 2005. Observatoire des Territoires de Compiègne http://www.utc.fr/~abernard
Description: Les Compiègnois se sont singularisés par leurs attitudes face à la question de l'approbation de la Constitution européenne en 2005:

i) Dans le cadran nord du Bassin parisien, le cas compiègnois fait figure d exception, voire d isolat;
ii) A grande échelle, la ville s'affiche duale.

Le modèle de développement local explique-t-il les expressions politiques compiègnoises ?
La capacité compiègnoise à articuler le local et le global discrémine-t-elle
- la ville de son hinterland,
- les gagnants et les perdants de la mondialisation,
- les bénéficiaires et les laissez pour compte du modèle social français ?

Et si les variables socio-économiques renvoyaient simplement et fondamentalement à une vieille structure compiègnoise née du rattachement du faubourg Saint germain à la commune centre... La confrontation des résultats des consultations locales et nationales nuance l'importance de cet invariant.
Voir le document

Retour haut de page