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  • Cursus Humanités et technologie (Hutech)

    Alter­na­tive au tronc com­mun his­to­rique de l'UTC, le par­cours Hutech enseigne com­ment orien­ter le déve­lop­pe­ment tech­no­lo­gique au ser­vice de hautes valeurs humaines et socié­tales. Son for­mat en 3 ans per­met éga­le­ment une pour­suite en mas­ter. Le cur­sus Huma­ni­tés et tech­no­lo­gie est un par­cours de pré­pa­ra­tion à l'ingénierie qui s'adresse aux bache­liers (bac S, ES ou L spé maths) dési­rant tis­ser sciences, tech­nique et sciences humaines afin d'être capables, en tant qu'ingénieurs, de mieux arti­cu­ler les enjeux indus­triels et sociaux.

    Descriptif de la formation

    Ce cur­sus répond à une néces­si­té crois­sante : notre monde a besoin d'ingénieurs capables de por­ter en amont des pro­jets les enjeux humains ou sociaux des déve­lop­pe­ments technologiques.

    Ces tech­no­logues « parlent » la tech­nique ; ils la com­prennent tout autant du point de vue du fonc­tion­ne­ment (ce qui néces­site sou­vent de recou­rir à des sciences for­melles) que de ses enjeux et impacts (ce qui néces­site de s'intéresser à l'humain).

    Qui s'intéresse à la tech­no­lo­gie s'intéresse en effet à l'humain. La tech­nique accom­pagne l'humanité depuis sa nais­sance. Elle est inti­me­ment liée à son déve­lop­pe­ment, elle en est la réa­li­té la plus visible, la plus tan­gible : ce qui dis­tingue une époque d'une autre, cela semble être bien davan­tage l'équipement tech­nique et l'organisation sociale qui en découle qu'un chan­ge­ment du côté des corps, qui semblent iden­tiques depuis des cen­taines de mil­liers d'années. Alors qu'en cinq, dix, vingt ans, du côté de la tech­nique, les condi­tions de vie, les modes d'habiter, de vivre ensemble, de tra­vailler ou de pen­ser changent très vite et très fortement. 

    La fina­li­té de cette for­ma­tion est d'apprendre à enca­drer et à accom­pa­gner le déve­lop­pe­ment tech­no­lo­gique, en étant inven­tif, créa­tif, en tirant pro­fit des mille pos­si­bi­li­tés ouvertes, tout en met­tant constam­ment ces idées en pers­pec­tive avec un pro­jet pour l'humain et pour la socié­té. Ces der­niers élé­ments ne sont pas à pen­ser comme seule­ment des garde-fous qu'on applique après coup, après l'invention : ils pré­sident à l'invention technologique. 

    Un étu­diant Hutech aura donc déve­lop­pé sa capa­ci­té à conju­guer dif­fé­rentes logiques : exi­gences indus­trielles et entre­pre­neu­riales (per­for­mances fonc­tion­nelle, tech­nique et éco­no­mique du pro­duit) et valeurs pour la socié­té et pour l'humain. À l'articulation entre pro­jet indus­triel et pro­jet ou vision pour l'humanité, il y a… vous, acteur de la concep­tion, ani­mé par vos valeurs, et doté d'une res­pon­sa­bi­li­té et d'un libre arbitre. 

    Il s'agit de don­ner la pos­si­bi­li­té à de bons bache­liers scientifiques inté­res­sés par les métiers de l'ingénieur mais aus­si par les lettres et les sciences humaines de ne pas sacri­fier cette seconde dimen­sion de leur curio­si­té intel­lec­tuelle, mais au contraire d'en sai­sir la com­plé­men­ta­ri­té avec la pre­mière.

    Et il s'agit tout autant de don­ner à de bons bache­liers de filières L option math. et ES la pos­si­bi­li­té de nouer un nou­veau contact avec les sciences et les tech­no­lo­gies à par­tir d'une approche qui en fait sen­tir la dimen­sion de culture et d'invention, et les ame­ner ain­si au niveau requis dans ces dis­ci­plines pour acqué­rir un diplôme d'ingénieur (ou un mas­ter pour ceux qui le préféreraient). 

    Quel que soit le bac géné­ral sui­vi, ce par­cours s'adresse aux per­sonnes qui se recon­naî­tront dans les traits suivants :

    • être inté­res­sé par la tech­no­lo­gie : com­ment la tech­nique fonc­tionne et évo­lue, les pro­ces­sus d'invention, le tra­vail d'équipe plu­ri­dis­ci­pli­naire, l'histoire et la pros­pec­tive des inter­ac­tions entre tech­nique et société ;
    • avoir un goût pour la réflexion, l'abstraction, la concep­tua­li­sa­tion, ou encore l'identification et la refor­mu­la­tion des pro­blèmes, aimer se poser des questions ;
    • et fina­le­ment se pro­je­ter comme acteur du déve­lop­pe­ment technologique.

    › Les bache­liers L (option math.) feront fond sur leurs capa­ci­tés de com­pré­hen­sion et d'interprétation des phé­no­mènes humains et sur leurs com­pé­tences pour ana­ly­ser, dis­ser­ter, pro­blé­ma­ti­ser à par­tir des œuvres et des grandes ques­tions lit­té­raires et philosophiques. 

    › Les bache­liers ES pren­dront appui sur leur éclec­tisme et sur leurs bases de com­pré­hen­sion des dimen­sions éco­no­mique et sociale de notre monde. 

    › Les bache­liers S capi­ta­li­se­ront sur leurs acquis scien­ti­fiques, com­plé­tés par leur attrait pour la phi­lo­so­phie notamment. 

    Organisation des études

    Le pro­gramme péda­go­gique asso­cie les sciences de l'ingénieur et les sciences humaines et sociales, pour un pro­fil équilibré : 

    1- Un par­cours com­mun « tronc com­mun Hutech »

    Tous les étu­diants Hutech suivent ce par­cours au même rythme (pro­gramme impo­sé). Il s'agit d'enseignements spé­ci­fiques en termes de mathé­ma­tiques, logique, phi­lo­so­phie, his­toire des sciences et des tech­niques et en métho­do­lo­gie de conception. 

    Ces ensei­gne­ments ont un double objec­tif pédagogique :

    • for­mer l'esprit à abs­traire, concep­tua­li­ser, problématiser ;
    • four­nir des savoirs et savoir-faire pour pen­ser spé­ci­fi­que­ment les inter­re­la­tions homme-technique-société.

    Ce tronc com­mun Hutech com­porte aus­si un choix d'enseignements dis­po­nibles dans d'autres par­cours de l'UTC, tels que des sciences et tech­niques et des langues. 

    2- Des par­cours spé­ci­fiques vers une spé­cia­li­té d'ingénierie

    Ces par­cours scien­ti­fiques et tech­niques sont orien­tés vers une spé­cia­li­té d'ingénieur, choi­sie selon qu'on se des­tine pro­gres­si­ve­ment au génie bio­lo­gique, génie infor­ma­tique, génie urbain, génie des pro­cé­dés ou ingé­nie­rie méca­nique (ou à un mas­ter).

    3- Un stage final d'Hutech

    Ce stage sert de tran­si­tion avec la suite : à la fois appli­ca­tion des savoirs acquis et décou­verte du domaine pro­fes­sion­nel auquel on se des­tine. Les étu­diants effec­tuent ce stage après 5 semestres d'études au cours des­quels leur for­ma­tion éclec­tique leur a per­mis de s'orienter pro­gres­si­ve­ment vers la branche qui leur cor­res­pond le mieux.

    Deux types de poursuite d'étude

    La voie la plus évi­dente, étant don­né l'identité his­to­rique de l'UTC (école d'ingénieurs), est de pour­suivre dans l'une des cinq spé­cia­li­tés d'ingénieur de l'UTC aux­quelles le par­cours donne accès. Une seconde pos­si­bi­li­té est de pour­suivre en mas­ter, le for­mat d'Hutech en 3 ans faci­li­tant cette option pour les étu­diants se décou­vrant un autre attrait que l'ingénierie.

    4 filières 

    L'ingénieur en génie bio­lo­gique a su faire recon­naître son exper­tise, au niveau natio­nal et inter­na­tio­nal, dans les domaines de la bio­mé­ca­nique, du génie bio­mé­di­cal et des bio­tech­no­lo­gies. Pour mener à bien sa mis­sion, l'ingénieur aura besoin non seule­ment de connais­sances en bio­lo­gie mais aus­si en infor­ma­tique, phy­sique, méca­nique, chimie…

    3 filières

    L'ingénieur en infor­ma­tique doit être un acteur de la muta­tion tech­no­lo­gique de tous les sec­teurs de l'économie vers le numé­rique. La for­ma­tion pro­po­sée garan­tit un niveau homo­gène sur les fon­da­men­taux de la pro­fes­sion tout en pré­ser­vant les qua­li­tés d'innovation, de capa­ci­té d'adaptation et d'intégration.

    8 filières

    L'ingénieur en méca­nique répond aux besoins des entre­prises indus­trielles du sec­teur, de la concep­tion à la fabri­ca­tion de pro­duits manu­fac­tu­rés. Il maî­trise l'usage des tech­no­lo­gies inno­vantes et les outils de concep­tion des sys­tèmes com­plexes notam­ment dans les domaines des maté­riaux, de l'acoustique et des vibra­tions, du desi­gn indus­triel, de l'assurance qua­li­té et de la sûre­té, de la méca­tro­nique, de la robo­ti­sa­tion et de la ges­tion de projets.

    4 filières

    L'ingénieur en génie des pro­cé­dés ras­semble des connais­sances et des savoir-faire qui per­mettent la trans­for­ma­tion indus­trielle des matières pre­mières natu­relles ou syn­thé­tiques en des pro­duits éla­bo­rés par une suc­ces­sion d'opérations. La for­ma­tion repose sur des connais­sances fon­da­men­tales en ther­mo­dy­na­mique, méca­nique des fluides, phé­no­mènes de trans­fert, cal­cul de réac­teurs et sur une bonne maî­trise des méthodes de cal­cul et de l'informatique.

    3 filières

    L'ingénieur en génie urbain inter­vient à dif­fé­rentes échelles, du ter­ri­toire au bâti­ment, il est capable de mobi­li­ser les méthodes et les tech­niques des sciences de l'ingénieur afin de répondre aux pro­blèmes com­plexes induits par la ges­tion et le déve­lop­pe­ment des bâti­ments et des villes et par leur inser­tion dans le territoire.

    Débouchés

    Débouchés professionnels

    Les débou­chés pro­fes­sion­nels sont ceux atteints via les pour­suites d'études, à savoir des acti­vi­tés d'ingénieur, de concep­teur, d'aménageur. Toute acti­vi­té où il faut à la fois com­prendre la tech­nique et prendre en compte l'humain sau­ra tirer par­ti des com­pé­tences inter­dis­ci­pli­naires de nos étu­diants, depuis la maî­trise d'ouvrage (aider un com­man­di­taire à défi­nir puis pilo­ter son pro­jet) jusqu'à la réa­li­sa­tion (conce­voir et amé­lio­rer des dis­po­si­tifs socio-techniques). 

    Les étu­diants pas­sés par le cur­sus Hutech peuvent ain­si tout autant occu­per des postes « clas­siques » en y appor­tant leurs valeurs et leurs com­pé­tences que des postes plus stra­té­giques et pros­pec­tifs. Outre les com­pé­tences directes atten­dues après ce cur­sus par les employeurs (être tech­no­logue et savoir prendre en compte l'humain), des qua­li­tés géné­riques sont d'ores et déjà recon­nues : esprit de syn­thèse, capa­ci­té d'argumenter, de navi­guer par­mi une quan­ti­té impor­tante de don­nées, esprit critique. 

    Débouchés en recherche

    L'UTC n'est pas qu'une école d'ingénieurs, c'est aus­si un lieu de recherche, notam­ment par­te­na­riale (avec des indus­triels), qui dis­pose d'une école doc­to­rale impor­tante. Le posi­tion­ne­ment intel­lec­tuel d'Hutech (accent sur l'analyse, la pro­blé­ma­ti­sa­tion, la concep­tua­li­sa­tion) pré­dis­pose les étu­diants à une atti­tude de cher­cheur qui pour­ra faci­le­ment, pour celles et ceux qui le sou­hai­te­raient, se trans­for­mer en acti­vi­té de cher­cheur, à com­men­cer par s'inscrire en thèse après l'obtention de leur diplôme d'ingénieur ou de master. 

    Par­mi les nom­breux labo­ra­toires de recherche, un par­te­naire natu­rel d'Hutech est celui qui regroupe les cher­cheurs en tech­no­lo­gie et sciences humaines : Cos­tech

    Témoignages

    Alice, bac L, en route vers le génie des systèmes urbains 

    « J'ai choi­si Hutech parce que c'est une pour­suite d'études cohé­rente après un bac L option math. J'ai été atti­rée par la plu­ra­li­té des ensei­gne­ments et l'approche dif­fé­rente du métier d'ingénieur et de la tech­nique qui per­met de conser­ver une dimen­sion lit­té­raire et de ne pas avoir l'impression de devoir "deve­nir une S". Le choix de branche, GSU, s'est fait assez natu­rel­le­ment : j'étais déjà inté­res­sée par l'urbanisme en arri­vant à l'UTC, et les pre­miers ensei­gne­ments urbains que je suis ce semestre ne font que confir­mer ce choix. Mon pro­jet, encore nais­sant, est d'articuler les dimen­sions tech­nique et humaine de la ville, qui sont com­plé­men­taires : pen­ser la ville pour l'homme, inno­ver à par­tir du poten­tiel tech­nique, éco­no­mique et social. »

    Thelma, bac ES, en route vers le génie biologique 

    « La filière ES au lycée, c'est l'ouverture au monde. On manie les mots aus­si bien que les chiffres. Cet éclec­tisme, si rare dans le supé­rieur, on le retrouve en Hutech. Dans ce cur­sus, à grand ren­fort de rai­son­ne­ment ana­ly­tique et d'abstraction, l'esprit s'exerce à pen­ser. Hutech, pour moi, c'est la pos­si­bi­li­té d'entrer dans le monde scien­ti­fique sans m'y enfer­mer. C'est l'opportunité de m'orienter vers le génie bio­lo­gique sans pour autant renon­cer aux sciences humaines. »

    Baptiste, bac S, vise le génie informatique 

    « Je savais a prio­ri que je vou­lais faire de l'informatique. Mais il man­quait encore à ce pro­jet une dimen­sion plus "humaine et sociale" per­met­tant de com­prendre les enjeux d'une infor­ma­tique tou­jours plus pré­sente dans notre quo­ti­dien. Hutech m'a inté­res­sé pour ça : acqué­rir éga­le­ment les outils pour com­prendre cette socié­té dans son rap­port avec la tech­nique, notam­ment l'informatique. »

    Alice, bac S, s'est construit un parcours hybridant GSU et GI 

    « Dès le lycée, je déplo­rais le fait qu'il faille faire un choix entre une car­rière pure­ment scien­ti­fique ou littéraire/sciences humaines. Venue d'un bac scien­ti­fique avec options artis­tiques et très inves­tie en his­toire et en phi­lo, j'ai trou­vé dans le pro­jet Hutech un moyen de conti­nuer dans les sciences sans me frus­trer du point de vue de la réflexion sur notre monde et sur notre espèce. La for­ma­tion étant nou­velle, c'est aus­si une chance car elle s'invente avec nous et s'adapte donc aus­si à nos choix qui peuvent être par­ti­cu­liers. La preuve, en arri­vant à l'UTC, j'étais par­tie pour du GSU, plu­tôt sur la thé­ma­tique des villes dans les pays en déve­lop­pe­ment, mais je n'étais pas non plus très fixée. Au cours des pre­miers semestres j'ai décou­vert les sciences cog­ni­tives, l'histoire des tech­niques, le monde de la construc­tion et de l'architecture, mais aus­si les sciences infor­ma­tiques… (car le début de la for­ma­tion, bien qu'orienté, per­met tout de même de tou­cher un peu à tout). Et j'ai réa­li­sé que le numé­rique, les nou­veaux médias d'information et sup­ports mul­ti­mé­dias m'intéressaient éga­le­ment, qu'il y avait des choses qui se jouaient là, aux­quelles je vou­lais par­ti­ci­per. Alors aujourd'hui je construis mon par­cours un peu par­ti­cu­lier entre GSU et GI afin de mêler espace et numé­rique, dans le but de tra­vailler dans la muséo­gra­phie, le mon­tage d'expositions. Je n'arrivais pas tel­le­ment à m'imaginer ingé­nieur en infor­ma­tique ni tra­vaillant pure­ment dans l'urbanisme ou le bâti­ment. J'ai aus­si besoin d'un peu de fan­tai­sie, et la muséo­gra­phie devrait me per­mettre d'intégrer mes aspi­ra­tions artis­tiques à l'application de mon métier d'ingénieur. Je réa­lise actuel­le­ment mon stage final d'Hutech au dépar­te­ment muséo­gra­phie de la Cité des sciences et de l'industrie. »

    Réponses aux questions fréquentes

    Y a‑t-il des différences entre ce cursus et les formations de type double cursus ? Pourquoi choisir la vôtre ?

    À notre connais­sance, notre cur­sus est le seul, par­mi les autres offres com­por­tant à la fois des sciences et des sciences humaines, à conduire au diplôme d'ingénieur, et à recru­ter après bac des bache­liers des trois filières géné­rales pour les orien­ter ensemble vers la tech­no­lo­gie. Notre pro­gramme est d'ailleurs le seul à com­por­ter un volet tech­no­lo­gique. De plus, notre pro­gramme péda­go­gique vise non pas une jux­ta­po­si­tion mais une forte inté­gra­tion des disciplines. 

    Cette dif­fé­rence peut faci­li­ter le choix entre notre cur­sus et les autres offres hybrides :

    • Un étu­diant qui veut "seule­ment" (c'est déjà beau­coup) culti­ver autant les sciences que les sciences humaines, sans les croi­ser par­ti­cu­liè­re­ment, et qui ne se pro­jette pas dans un débou­ché ingé­nieur, a tout inté­rêt à can­di­da­ter à d'autres doubles-cur­sus : s'ils ne lui pro­mettent pas davan­tage qu'une licence, ils ont l'avantage d'être très ouverts et tout autant exigeants ;
    • Un étu­diant qui sait vou­loir s'occuper de technologie (soit très direc­te­ment soit en enca­drant des pro­jets tech­no­lo­giques), qui veut le faire en asso­ciant Huma­ni­tés et tech­no­lo­gie, trou­ve­ra en Hutech un lieu unique où les dis­ci­plines sont à la fois culti­vées avec exi­gence et croi­sées pour for­mer un ingé­nieur différent.

    Je suis en terminale S, et j'hésite entre le tronc commun classique et ce cursus Hutech. Si je réalise en cours de route que le parcours Hutech ne me convient pas, puis-je basculer vers le tronc commun ? 

    Les deux voies sont dif­fé­rentes (sinon, il n'y en aurait qu'une…), et il n'est pas pré­vu de points de pas­sage de l'une à l'autre.

    Cela peut cepen­dant être envi­sa­gé au cas par cas. C'est au jury de tronc com­mun de déci­der d'une telle éven­tua­li­té, en jugeant notam­ment les résul­tats obte­nus. Après avoir répon­du direc­te­ment à cette ques­tion, ajou­tons que si suivre le par­cours Hutech ne repré­sente pas pour vous une évi­dence (et si donc vous hési­tez), vous aurez tout inté­rêt à can­di­da­ter au for­mat classique. 

    Je suis en terminale S, et suis candidat à la fois au tronc commun et au cursus Humanités et Technologie. Vais-je avoir deux entretiens ? 

    Si vous êtes rece­vable pour les deux for­ma­tions, vous n'aurez qu'un seul dépla­ce­ment à pré­voir. Pour Hutech, vous aurez deux entre­tiens, l'un indi­vi­duel (avec un ensei­gnant), l'autre col­lec­tif (5 can­di­dats envi­ron). Cet entre­tien col­lec­tif est le même que pour le tronc com­mun et son résul­tat est com­mu­ni­qué aux deux jurys d'admission.

    Quels sont les critères pour évaluer les candidatures ? Faut-il avoir la mention Très Bien ? 

    En Hutech, nous pro­cé­dons en deux temps : une sélec­tion sur dos­sier (bul­le­tins, notes aux épreuves anti­ci­pées et lettre de moti­va­tion) nous per­met de convo­quer pour un entre­tien uni­que­ment les can­di­dats admis­sibles au vu de leurs résul­tats, c'est-à-dire qui pré­sentent a prio­ri les qua­li­tés sco­laires et la moti­va­tion pour réus­sir à l'UTC. Nous cher­chons avant tout des pro­fils "bons par­tout" (toutes les matières comptent), et un can­di­dat idéal n'a pas de point faible. Mais pour ana­ly­ser les "notes", nous avons dif­fé­rentes façons de cal­cu­ler une moyenne pon­dé­rée afin de ne pas écar­ter un dos­sier du seul fait d'un acci­dent ou d'une fai­blesse iso­lée. Nous savons très bien qu'une moyenne tri­mes­trielle peut être affec­tée par­fois par un seul exa­men raté. Ain­si, nous avons un sys­tème de com­pen­sa­tion (de très bons résul­tats ici com­pensent une fai­blesse ailleurs). Et nous rete­nons le cal­cul le plus avan­ta­geux. Bref, soyez ras­su­rés, même la par­tie chif­frée de votre dos­sier est ana­ly­sée avec soin. 

    Quant à la men­tion au bac : en toute rigueur (et sauf pour les can­di­dats déjà à bac+1), nous pro­non­çons nos admis­sions avant même que vous n'ayez les résul­tats du bac. Cepen­dant, nous remar­quons après coup que la majo­ri­té (envi­ron 75%) de nos admis aura eu men­tion Très Bien. Mais il y a aus­si des men­tions Bien voire Assez Bien, que ce soit par acci­dent lors du bac (par rap­port à ce que leur dos­sier lais­sait escomp­ter) ou que ce soit conforme à leur dos­sier : en effet, la moti­va­tion, la matu­ri­té, un pro­jet ori­gi­nal comptent aus­si, et l'entretien doit per­mettre de par­ler de votre pro­jet de formation. 

    Je suis dans un lycée qui note sévèrement ? Pouvez-vous le prendre en compte ? 

    Nous aime­rions pou­voir vous l'assurer… Mais c'est un vrai pro­blème, pour nous aus­si. Nous ne dis­po­sons pas d'un sys­tème de cor­rec­tion auto­ma­tique des moyennes selon les lycées. Et nous ne pou­vons ni ne vou­lons endos­ser la res­pon­sa­bi­li­té de l'esprit "pré­pa" que cer­tains lycées adoptent. 

    Concrè­te­ment, dans nos cal­culs nous rete­nons ce qui est le plus avan­ta­geux pour vous entre votre moyenne abso­lue (ex : vous avez 1520) ou votre moyenne com­pa­rée à celle de la classe (ex : vous avez 1320 mais la classe a 620). Mais pour le cas des lycées qui notent sévè­re­ment, les écarts entre élèves y sont sou­vent plus faibles, les dif­fé­rences lis­sées, et quelle que soit la façon dont on cal­cule, il est plus dif­fi­cile de vous mettre en valeur. 

    C'est le résul­tat à l'épreuve natio­nale du bac­ca­lau­réat qui est ‑ou plu­tôt était !- cen­sé nous per­mettre d'en avoir le cœur net. Mais le calen­drier qui nous est impo­sé ne nous per­met plus d'attendre ces résul­tats (il y a encore peu, nous attri­buions un tiers de nos places en juillet). 

    À quoi sert l'entretien, qu'en attendez-vous ? 

    L'entretien indi­vi­duel est un échange, qu'il convient d'envisager dans une pers­pec­tive gagnant-gagnant :

    • Vous avez tout inté­rêt à vous y mon­trer tel(le) que vous êtes, car les qua­li­tés pour être recruté(e) sont celles qui per­mettent ensuite de réus­sir, de prendre du plai­sir, et donc de res­ter ! Il n'y a pas à "réus­sir" l'entretien en tant que per­for­mance tech­nique ou d'acteur. Ne vous met­tez donc pas une pres­sion qui consis­te­rait à cher­cher à appa­raître autre que vous êtes, faites-nous et sur­tout faites-vous confiance.
    • Nous avons tout inté­rêt à don­ner à voir qu'il fait bon tra­vailler avec nous, et cela com­mence en met­tant en œuvre nos valeurs dès l'entretien, pour que vous puis­siez éven­tuel­le­ment vous y recon­naître : vous accueillir, vous écou­ter, com­prendre ce qui vous inté­resse, répondre à vos ques­tions, dis­cu­ter avec vous de votre pro­jet pour véri­fier que notre rela­tion sera fructueuse.

    Bref, une ambiance que nous vou­lons à la fois sérieuse (il y a un enjeu pour vous et pour nous) et décon­trac­tée (l'authenticité ne requiert pas l'austérité).

    L'entretien indi­vi­duel com­porte ain­si deux objectifs : 

    • Vous per­mettre de vous pré­sen­ter, d'exposer votre dyna­mique de for­ma­tion, vos réflexions, ce que vous cher­chez. C'est bien de votre pro­jet de for­ma­tion que nous par­lons alors, pour véri­fier ensemble que notre cur­sus est un bon endroit pour vous, et que nous pour­rions éta­blir une alliance péda­go­gique fructueuse.
    • Se pro­je­ter ensemble dans un exemple concret de sujet qui pour­rait vous intéresser. Évi­dem­ment, à votre âge nous n'attendons pas de vous d'exprimer un pro­jet pro­fes­sion­nel. Mais nous pen­sons par contre que vous devez pou­voir iden­ti­fier au moins un exemple de sujet tech­no­lo­gique à enjeu socié­tal auquel vous aime­riez contribuer.

    Pour ce second objec­tif, nous four­nis­sons aux can­di­dats convo­qués un petit texte com­plé­men­taire qui doit les aider à sélec­tion­ner dans l'actualité un sujet per­ti­nent. Cela peut être un élé­ment de dis­cus­sion lors de l'entretien (atten­tion, ce n'est pas une "inter­ro", c'est une dis­cus­sion, pour se projeter). 

    Enfin, nous pou­vons être ame­nés à vous pro­di­guer quelques conseils : étant don­né ce que vous met­tez en avant, vous trou­ve­riez plu­tôt votre bon­heur ailleurs, vous ne serez pas bien avec nous ; ou au contraire, nous aimons aus­si que l'entretien s'inverse : répondre à vos ques­tions et vous per­mettre de voir si nous pou­vons satis­faire vos exi­gences. Bref, nous vous conseillons de faire éga­le­ment de cet entre­tien un outil de déci­sion pour vous. 

    Quelle proportion de L, ES et S dans une promotion ?

    Aujourd'hui, nous attei­gnons envi­ron 25% de L et ES, en comp­tant aus­si les par­cours "aty­piques" (exemple : avoir fait un an de pré­pa lit­té­raire ou artis­tique, ou encore une année en éco-droit, bref avoir arrê­té sciences et maths pen­dant un an). 

    Évi­dem­ment, il est actuel­le­ment plus dur d'avoir des can­di­dats L et ES, qui aient à la fois de très bons dos­siers et soient encore ouverts à l'ingénierie alors qu'ils se sont construits dans ce sys­tème cli­vant des trois bacs. Quand on y pense, il est éton­nant de voir à quel point le fait d'imposer à des jeunes per­sonnes de 15–16 ans de choi­sir entre les lettres OU les sciences OU l'économique et social donne lieu à une essen­cia­li­sa­tion, c'est-à-dire peut conduire à se défi­nir comme L ou S ou ES, à dire "je suis L" (sous-enten­du : "je ne suis pas S"). S'il y avait un seul bac géné­ral, ces jeunes gens se pen­se­raient autrement. 

    Mais comment font des L pour réussir des études d'ingénieurs !?

    Les mots clés : pro­gres­si­vi­té et pro­gramme adap­té ! Les réponses à ces ques­tions concernent d'ailleurs les autres bache­liers, puisque l'ensemble du pro­gramme est com­mun. Com­men­çons d'ailleurs par noter qu'une fois les étu­diants admis, nous pou­vons pra­ti­que­ment oublier leur bac d'origine et que même en maths ou logique, on constate que les notes obte­nues ne dépendent pas du bac d'origine : un ES ou L peut très bien avoir de meilleures notes qu'un S, et ça n'est pas du tout humi­liant pour un S ; c'est juste que le bac d'origine n'est plus dis­cri­mi­nant pour les résul­tats, et c'est l'une de nos grandes fiertés ! 

    Concrè­te­ment, com­ment faisons-nous ? 

    › Côté maths 

    L'astuce est de com­men­cer par des maths plus théo­riques, plus abs­traites (ex : étude des rai­son­ne­ments, des modes de démons­tra­tion, de la logique mathé­ma­tique). Ain­si, les cha­pitres étu­diés en maths ne suivent pas la ter­mi­nale S. 

    Ajou­tons que cer­tains sujets s'apparentent à des jeux mathé­ma­tiques (ex : l'hydre, le Rubik's cube). Et que l'évaluation se fait en par­tie sur dos­sier per­son­nel, avec un angle d'attaque choi­si. Il n'y a plus une seule réponse ni une seule façon de faire, il y a à cher­cher et che­mi­ner. Ce à quoi les L sont sans doute plus habitués. 

    Enfin, nous avons mis en place quelques séances que nous appe­lons "la friche mathé­ma­tique", au cours des­quelles les étu­diants qui ont des dif­fi­cul­tés sur un thème pré­cis viennent béné­fi­cier du sou­tien d'un enseignant. 

    › Côté sciences

    Nous intro­dui­sons pro­gres­si­ve­ment les sciences, nous nous concen­trons sur les sciences utiles pour la branche visée. Hutech n'est pas rem­pli de toutes les sciences, on se pré­pare à faire ce qui est per­ti­nent (donc inté­res­sant et moti­vant pour l'élève) pour pou­voir poser ses futurs gestes d'ingénieur.

    › De manière générale 

    Comme à l'UTC en géné­ral, le tra­vail en groupe est faci­li­tant et pré­fi­gure le monde pro­fes­sion­nel. Il y a une grande entraide au sein de chaque pro­mo­tion et entre les promotions. 

    Comment, concrètement, liez-vous humanités et technologie ? 

    Très concrè­te­ment, nous réa­li­sons plu­sieurs actions : 

    1. Nous allons jusqu'à mettre en place une métho­do­lo­gie propre au tech­no­logue Hutech, avec sa "trousse à outils" qui ras­semble des outils (intel­lec­tuels, for­mels) for­gés à par­tir de dif­fé­rentes dis­ci­plines. Exemples :

    • En his­toire, on sait voir com­ment des tech­niques, à une époque, sont inter­dé­pen­dantes, se ren­forcent, et se déve­loppent ensemble. C'est la notion de sys­tème tech­nique qui, si on la déve­loppe avec rigueur, per­met de mieux com­prendre, dans un pro­jet tech­no­lo­gique don­né, quelles sont les forces en pré­sence, d'où vient la situa­tion actuelle. On apprend ain­si à pen­ser sys­tème. Par exemple, com­ment dans l'automobile sont inter­dé­pen­dants non seule­ment les moteurs et les châs­sis mais aus­si les per­for­mances des pneu­ma­tiques, des asphaltes, des freins, des car­bu­rants, jusqu'aux savoir-faire des conduc­teurs. Aujourd'hui, toute inno­va­tion dans l'automobile est prise dans ce réseau de dépendances.
    • En his­toire tou­jours, on a un concept qui per­met de voir com­ment un choix tech­nique fait à telle époque consti­tue un "sen­tier" sur lequel tous les sui­vants ont ten­dance à res­ter. Ana­ly­ser cela, repré­sen­ter ce méca­nisme grâce à un sché­ma de "dépen­dance du sen­tier" per­met lors d'un pro­jet d'innovation d'expliciter et mesu­rer la situa­tion dont on hérite, et d'envisager des réponses pos­sibles. Doit-on res­ter dans cette ornière et pro­fi­ter du sys­tème exis­tant, ou au contraire sera-t-il fécond de déployer l'énergie néces­saire pour sor­tir des sen­tiers battus ?
    • En phi­lo­so­phie, l'aporie de la connais­sance (lire ou relire Ménon !) est une magni­fique façon de pen­ser le carac­tère impos­sible ou para­doxal de tout pro­jet d'innovation. L'aporie nous dit qu'il est impos­sible de rechercher.

    Com­ment t'y pren­dras-tu, Socrate, pour cher­cher une chose dont tu ne connais pas du tout ce qu'elle est ? Par­mi les choses que tu ignores, laquelle te pro­poses-tu de cher­cher ? À sup­po­ser même que, par une chance extra­or­di­naire, tu tombes sur elle, com­ment sau­ras-tu que c'est elle, puisque tu ne l'as jamais connue ?

    - Pla­ton, Ménon, 80 e.

    La for­mule "pro­jet d'innovation" relève de la même contra­dic­tion, voire consti­tue un oxy­more : on orga­nise du temps, des per­sonnes, des moyens pour trou­ver quelque chose à une échéance don­née, mais par défi­ni­tion on ne sait pas ce que c'est ni même si ça existe. Pour aggra­ver cela, remar­quons qu'il faut abso­lu­ment que ce qu'on va décou­vrir ne soit pas évident (sinon, les concur­rents le trou­ve­ront aus­si). Ne pas être évident, cela signi­fie que cela ne doit pas décou­ler de manière directe de l'état des connais­sances, ou état de l'art. C'est d'ailleurs l'un des cri­tères, en droit des bre­vets, pour pou­voir reven­di­quer une inven­tion : que notre geste ne soit pas évident. On est alors ten­té de par­ler de "génie" : mais alors le para­doxe s'intensifie. On voit bien qu'inventer est un tra­vail, et nous sommes ten­tés de s'en remettre à un coup d'éclat. "Faire" de la phi­lo­so­phie, c'est se don­ner les moyens tout d'abord d'identifier pré­ci­sé­ment cette pro­blé­ma­tique bien réelle de la vie pro­fes­sion­nelle, pour ensuite y répondre en mana­geant de tels pro­jets en consé­quence. Ce peut être fait en ré-inter­pré­tant la réponse que Socrate a faite au jeune Ménon… pour la suite, il faut venir en cours 😉 

    2. Le choix de la tech­no­lo­gie comme sujet cen­tral est en lui-même inté­gra­teur, puisqu'il s'agit d'un sujet com­plexe, à mul­tiples dimen­sions. De plus, cer­tains ensei­gne­ments sont spé­ci­fi­que­ment conçus comme inté­gra­teurs : le cycle d'histoire des tech­niques se ter­mine par une UV (au doux sigle de HT05) qui mixe les UV pré­cé­dentes et l'UV de métho­do­lo­gie de concep­tion. De même, les ensei­gne­ments de type "pro­jet" ou le stage final d'Hutech (fin de 3ème année) sont des moments de mise en œuvre croi­sée des dif­fé­rents apprentissages. 

    3. Les ensei­gnants des dif­fé­rentes dis­ci­plines se connaissent et font des liens entre leurs cours. Il peut arri­ver aus­si qu'un ensei­gnant assiste au cours d'un col­lègue. Les étu­diants sont éga­le­ment acteurs de l’inter-discipline, car c'est "en eux" que la ren­contre est maxi­male. C'est un plai­sir pour nous de voir les étu­diants de pre­mière année s'étonner et se satis­faire des forts liens qu'il y a entre les dif­fé­rentes matières. 

    Quel est le volume horaire hebdomadaire ? Comment ça marche, les "crédits" ?

    Le volume horaire enca­dré est d'environ 25 heures par semaine. Et il faut comp­ter, en moyenne, autant de tra­vail per­son­nel. Soit 50h par semaine ! Autant dire que cela demande une sérieuse orga­ni­sa­tion et une belle hygiène de vie. 

    Les cré­dits ECTS sont issus du pro­ces­sus de Bologne, et sont stan­dar­di­sés au niveau euro­péen afin de faci­li­ter les échanges. Quelques chiffres pour vous aider à vous repérer :

    • L'étudiant doit obte­nir 180 cré­dits en 3 ans, soit en moyenne 30 cré­dits par semestre.
    • L'étudiant suit chaque semestre 6 à 7 matières (ou uni­tés de valeur, UV) qui rap­portent (en cas de réus­site) 4 à 6 cré­dits chacune.
    • Il est dit qu'1 cré­dit cor­res­pond à envi­ron 25 heures de tra­vail cumulé (cours, TD, TP + tra­vail per­son­nel et en groupe). Ain­si, obte­nir 30 cré­dits en un semestre néces­site de déli­vrer 750 heures de tra­vail. Un semestre fai­sant envi­ron 16 semaines, on retombe sur le même ordre de gran­deur : 75016 = 47h de tra­vail par semaine.

    Que se passe-t-il si l'on échoue aux examens ? 

    Comme pour tous les par­cours de l'UTC, il n'y a pas de "redou­ble­ment". Si lors d'un semestre un étu­diant échoue à une UV, cela peut être sans grande consé­quence, puisqu'il s'agira de cumu­ler pro­gres­si­ve­ment les cré­dits obte­nus et d'obtenir 180 cré­dits en 3 ans. Mais si de tels échecs ponc­tuels se renou­vellent, il se peut que l'étudiant n'atteigne pas les objec­tifs glo­baux. Un jury se réunit alors pour l'autoriser (ceci n'est pas auto­ma­tique) à effec­tuer un semestre supplémentaire. 

    Si un étu­diant échoue à plu­sieurs UV un même semestre, un jury de sui­vi exa­mine sa situa­tion et entend l'étudiant (assis­té de son conseiller – il s'agit d'un ensei­gnant qui l'accompagne durant sa sco­la­ri­té). Des voies de pro­grès sont éta­blies. Si elles ne portent pas leur fruit, l'étudiant concer­né peut se voir réorien­té le semestre sui­vant (c'est-à-dire exclu de la formation). 

    Qu'en est-il de la possibilité de choisir ses enseignements chaque semestre ? 

    L'une des pro­messes de l'UTC est que tout étu­diant pour­ra éla­bo­rer son pro­jet bien à lui. Cela se tra­duit par dif­fé­rents choix : choix d'une par­tie des ensei­gne­ments chaque semestre, choix de la branche ou du mas­ter, choix des sujets de tra­vail (expo­sés, dos­siers, pro­jets). Cela peut même aller jusqu'à éla­bo­rer une "filière libre" qui est à che­val entre deux branches d'ingénierie.

    Cepen­dant, tous ces choix se font évi­dem­ment sous cer­taines contraintes (l'occasion de vous pré­pa­rer pour le bac de phi­lo : "La liber­té est-elle l'absence de contrainte ?"). 

    En Hutech, nous esti­mons qu'au glo­bal, vous aurez choi­si envi­ron 50% de vos ensei­gne­ments. Mais c'est pro­gres­sif : si en fin de par­cours vous aurez beau­coup de marge de manœuvre, pour les 3 pre­miers semestres ce ne sera pas le cas, pour plu­sieurs raisons : 

    • Nous tra­vaillons en petit effectif (25 étu­diants pour les cours spé­ci­fiques au cur­sus) et nous pro­po­sons des ensei­gne­ments pro­gres­sifs, avec une logique, un ordre à res­pec­ter (c'est vrai pour 5 ensei­gne­ments de maths, 5 d'histoires des tech­niques, 4 de phi­lo­so­phie, 3 de logique).
    • La mise en place de ce par­cours regrou­pant les trois types de bacs néces­site pour le corps ensei­gnant une cer­taine maî­trise des conte­nus péda­go­giques acquis pro­gres­si­ve­ment, pour contre-balan­cer l'hétérogénéité des filières ini­tiales dont sont issus nos étudiants.

    Ain­si, le pre­mier semestre vous aurez le choix pour seule­ment 2 ensei­gne­ments sur 7 (la langue + un ensei­gne­ment tech­nique ou scien­ti­fique). Et puis cela aug­men­te­ra pro­gres­si­ve­ment, en fonc­tions de vos goûts et de votre projet. 

    Y a‑t-il des périodes hors de l'UTC : En entreprise ? À l'international ?

    Le cur­sus com­porte une période en entre­prise (en France ou à l'étranger), et selon le sou­hait des étu­diants éga­le­ment une période dans une uni­ver­si­té étran­gère. Le réseau inter­na­tio­nal de l'UTC est très important. 

    À la fois "Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie" et "école d'ingénieurs", l'UTC a pour prin­cipe de pro­po­ser des études qui tout en étant d'ordre uni­ver­si­taire (il ne s'agit pas de "for­ma­tion pro­fes­sion­nelle" direc­te­ment adap­tée à tel poste), sont en prise avec les pro­blé­ma­tiques des entre­prises et institutions. 

    À noter qu'un stage court en entre­prise, d'environ un mois, est à effec­tuer entre les deux pre­miers semestres, qui signe l'importance que l'UTC attache à ce que les étu­diants soient en contact avec le monde de l'entreprise dès le début de leurs études. 

    Pourquoi prévoyez-vous une poursuite d'études en Master ? Est-on admis en ingénierie ou en master selon nos résultats aux différentes matières, ou a‑t-on le choix ?

    Tout étu­diant qui réus­sit au sein de ce cur­sus est capable d'entrer ensuite selon son choix en cycle ingé­nieur ou en Mas­ter. Même si l'UTC est d'abord et his­to­ri­que­ment une école d'ingénieurs (et une école doc­to­rale), elle a créé plu­sieurs Masters. 

    Pour notre nou­veau cur­sus Huma­ni­tés et Tech­no­lo­gie, le choix d'un cycle en trois ans (com­pa­tible avec le LMD euro­péen) montre bien que la voie du Mas­ter n'est pas une échap­pa­toire : c'est un pro­jet plein et entier, qui per­met­tra à cer­tains étu­diants de don­ner à leur second cycle une colo­ra­tion cor­res­pon­dant aux affi­ni­tés déve­lop­pées lors du cur­sus si celles-ci s'avéraient ne pas cor­res­pondre aux ingé­nie­ries proposées. 

    Ain­si, nous ima­gi­nons que cer­tains étu­diants pour­raient s'engager dans notre cur­sus pour deve­nir "tech­no­logues" (c'est-à-dire deve­nir capables de pen­ser et d'orienter le déve­lop­pe­ment tech­no­lo­gique en pre­nant en compte l'humain, le social, etc.) sans pour autant vou­loir deve­nir "ingé­nieurs" (c'est-à-dire œuvrer dans l'encadrement direct des pro­jets tech­no­lo­giques). Ils pour­raient choi­sir par exemple d'articuler droit et tech­no­lo­gie, ges­tion des connais­sances et tech­no­lo­gie, stra­té­gie et tech­no­lo­gie, etc. De tels Mas­ters existent à l'UTC ou par exemple au sein de nos par­te­naires de "Sor­bonne Universités". 

    Si l'on décide de faire autre chose au bout des trois ans, obtient-on un diplôme ? 

    Tout comme le tronc com­mun, ce cur­sus n'est pas une fin en soi, il est une voie d'accès au cycle ingé­nieur (ou mas­ter, voir plus haut). C'est pour­quoi ce cur­sus n'est pas une licence et ne délivre donc pas ce titre. Le for­mat de 3 ans a été choi­si pour faci­li­ter la com­pa­ti­bi­li­té avec les mas­ters et plus géné­ra­le­ment adop­ter le rythme du LMD européen. 

    Cepen­dant, un étu­diant qui, ayant réus­si son par­cours, sou­hai­te­rait pas­ser en Mas­ter (à l'UTC ou hors UTC) peut sur demande se voir déli­vrer le "Bache­lor Huma­ni­tés & Tech­no­lo­gie" de l'UTC.

    À noter que le prin­cipe des cré­dits ECTS (euro­pean cre­dits trans­fer sys­tem) est de faci­li­ter la mobi­li­té des étu­diants au sein de l'Europe et entre établissements. 

    Ce cursus donne-t-il vraiment accès à un diplôme d'ingénieur ? Quel choix ai-je pour poursuivre mes études ?

    Du moment que vous êtes accep­té dans ce cur­sus et que vous réus­sis­sez vos études (obten­tion d'au moins 180 cré­dits ECTS en trois ans, comme en licence par exemple), votre pas­sage en génie infor­ma­tique, génie bio­lo­gique ou génie des sys­tèmes urbains vous est acquis, et c'est à vous de choi­sir entre ces trois diplômes d'ingénieur ou une pour­suite en Mas­ter (voir plus bas). 

    Si vous pas­sez en ingé­nie­rie, vous obte­nez en fin de compte le même diplôme d'ingénieur que les étu­diants issus du tronc com­mun clas­sique, ou entrés direc­te­ment en branche après un pre­mier cycle hors de l'UTC.

    Le sup­plé­ment au diplôme indi­que­ra votre par­cours spé­ci­fique. Et c'est de toute façon à vous qu'il appar­tien­dra, selon vos aspi­ra­tions, de valo­ri­ser tel ou tel aspect de votre for­ma­tion lors de vos can­di­da­tures à des emplois. 

    En résu­mé, il y a deux façons de pré­pa­rer le diplôme d'ingénieur UTC direc­te­ment après bac : le tronc com­mun clas­sique (ouvert aux seuls bacs S) et le cur­sus Hutech (ouvert aux trois bacs généraux). 

    Quels débouchés professionnels pour les ingénieurs Hutech, en quoi cela intéresse-t-il les entreprises ? 

    Lorsque nous avons éla­bo­ré le concept "Hutech", nous avons bien enten­du inter­ro­gé nos par­te­naires des entre­prises pri­vées ou publiques. D'autres nous ont contac­tés spon­ta­né­ment pour nous dire com­bien cela répon­dait à leurs attentes. 

    En clair : elles ont besoin d'ingénieurs qui voient au-delà de la tech­nique, qui sachent por­ter les enjeux humains, autant pour le conte­nu des pro­jets (enjeux socié­taux des pro­duits) que pour leur mise en œuvre (enjeux humains et intel­lec­tuels pour le meilleur dérou­le­ment pos­sible des pro­jets d'innovation – voir plus haut l'exemple du Ménon), qui soient par­ti­cu­liè­re­ment aptes à prendre du recul, déve­lop­per une vision stra­té­gique sur la tech­no­lo­gie, ana­ly­ser, pro­blé­ma­ti­ser, for­mu­ler clairement. 

    Quant aux débou­chés, il faut être pré­cis : il ne s'agit pas de créer un nou­veau métier, mais de pro­po­ser une approche com­plé­men­taire des ingé­nieurs clas­siques bien connus. D'ailleurs, ingé­nieur n'est pas un métier, c'est un diplôme. Les métiers occu­pés par les ingé­nieurs sont extrê­me­ment variés. 

    Un Hutech, après sa branche, aura un diplôme d'ingénieur de l'UTC en GB, GI ou GSU : il ne sera pas stric­te­ment "ingé­nieur Hutech", mais par exemple "ingé­nieur GSU". Il pour­ra pré­ci­ser qu'il a sui­vi la voie Hutech avant d'entrer en GSU et qu'il s'est spé­cia­li­sé durant GSU dans tel domaine. 

    Étant avant tout ingé­nieur UTC, il aura dès lors accès aux métiers de tous les ingé­nieurs de l'UTC. Mais, évi­dem­ment, on suit ce par­cours pour déve­lop­per une pos­ture par­ti­cu­lière : inter­dis­ci­pline, com­pé­tences par­ti­cu­liè­re­ment déve­lop­pées dans l'analyse, la pro­blé­ma­ti­sa­tion, la prise en compte de l'humain et avant tout un goût et une habi­le­té pour être por­teur de sens. On vise­ra donc des res­pon­sa­bi­li­tés ou des postes tirant par­ti de ces compétences. 

    Pre­nons quelques exemples de postes idéaux : 

    › En génie biologique

    Un poste de chef de pro­jet (ou d'adjoint au chef de pro­jet), par exemple pour ré-inven­ter un sys­tème d'hémo-dialyse qui vise à chan­ger la qua­li­té de vie des patients en pre­nant en compte une exi­gence en termes d'autonomie (ne pas avoir besoin de se rendre tous les deux jours en cli­nique) et en termes plus géné­raux de bien-être (ce qui néces­site d'avoir fait un peu de phi­lo­so­phie pour pou­voir por­ter sérieu­se­ment cette question). 

    › En génie informatique

    Ima­gi­nons un pro­jet qui consiste à créer un "logi­ciel" d'entreprise de type ERP (Enter­prise Resource Plan­ning) qui est le véri­table sys­tème ner­veux d'une orga­ni­sa­tion. On le sait, lorsqu'on intro­duit un tel sys­tème, cela change les tâches indi­vi­duelles des tra­vailleurs (cer­taines sont auto­ma­ti­sées, cer­taines dis­pa­raissent, de nou­velles appa­raissent) ain­si que l'organisation col­lec­tive. L'histoire est emplie de petites et grandes catas­trophes asso­ciées à ces chan­ge­ments où l'on demande aux Hommes de s'adapter à des choix tech­niques faits loin du ter­rain. Un ingé­nieur GI-HuTech aura appris, entre autres, à pen­ser le tra­vail (phi­lo­so­phi­que­ment et socio­lo­gi­que­ment), et sau­ra donc prendre un tel pro­jet par le bon bout : com­men­cer par com­prendre en quoi consiste le tra­vailler du ser­vice concer­né. Par ailleurs, par sa for­ma­tion en sciences et tech­no­lo­gies cog­ni­tives, il connaî­tra les intri­ca­tions étroites entre les outils et la pen­sée ; il sau­ra dès lors déve­lop­per des outils au ser­vice des pro­ces­sus de pensée. 

    › En génie des sys­tèmes urbains

    Ce serait par exemple un poste d'assistant à maî­trise d'ouvrage (AMO) un peu nou­veau, qui allie des com­pé­tences très fortes en tech­nique, en ges­tion de pro­jet, et en "enjeux socié­taux et humains". Son rôle est d'aider un com­man­di­taire (qui peut être un maire par exemple, non spé­cia­liste de l'urbain ni de l'architecture) à faire les bons choix et à pilo­ter son pro­jet. Un GSU-Hutech-AMO sera par­ti­cu­liè­re­ment apte à por­ter en même temps les enjeux de sens (quel est le sens de ce pro­jet ?), socié­taux (quels impacts, quel vivre ensemble, quel pro­jet pour la ville ?), humains (quelles rela­tions, modes de vie, sen­sa­tions, quelle qua­li­té d'habiter veut-on pri­vi­lé­gier ?), tech­niques (quels choix faire, com­ment tirer le meilleur par­ti des tech­no­lo­gies, com­ment orga­ni­ser la construc­tion ?) et éco­no­miques (com­ment maî­tri­ser les coûts glo­baux et les délais ?). 

    Contact et documentation

    Contact

    Res­pon­sable du cur­sus
    Nico­las Salz­mann
     +33 (0)3 44 23 52 09

    Contact

    Ser­vice des admis­sions
    Valé­rie Kopins­ki
     +33 (0)3 44 23 43 15

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